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Un visiteur
2,0
Publiée le 4 août 2012
Largement surcoté, alors oui il y a les éléments de base dans le scénario et les acteurs pour un bon film mais le résultat reste franchement fade. Au bout d'un quart d'heure on sait à peu près ce qui va se passer donc pas de suspense, le rythme est poussif et pour l'action macache!
Leo Handler vient de sortir de prison et prend pour unique décision de rester dans le droit chemin. Mais quand il est entraîné de nouveau dans le crime par le biais de son meilleur ami Willie, les problèmes reviennent à la charge... Avec "The Yards", James Gray réalise là un polar dramatique d'une sobriété, d'une simplicité et d'une élégance rare, faisant tout le sel de sa mise en scène. En effet, si l'intrigue du film paraît assez sommaire à première vue, la richesse des personnages, le jeu contrasté des acteurs et les jeux d'ombres permettent à "The Yards" de facilement sortir des terres battues. Grâce aux personnages de Wahlberg et Phoenix, James Gray propose deux points de vue et une intensité totalement différents. Ainsi, on s'identifie vite dans le personnage de Leo Handler qu'interprète avec un premier degré assez désarmant mais d'une grande sincérité Mark Wahlberg, en totale retenue, tandis que Joaquim Phoenix joue avec un ironie et sarcasme un personnage à l'opposé de Leo, pourtant son meilleur ami. Mais plus le film avance, plus le film monte en tension et le suspense s'amplifie petit à petit avec brio, sans tomber dans l'esbroufe visuelle lourdingue chère aux révélations de certains thrillers américains. En gardant une ligne directrice simple mais efficace, James Gray signe un thriller familial,aux jeux de lumière splendides et à l'interprétation excellente, supportée de plus par des seconds rôles parfaitement campés par James Caan en tête ainsi que Charlize Theron, qui compensent le manque de conviction de Faye Dunaway, un peu dans les nuages, semble t-elle. Au final, si "The Yards" ne provoque pas de véritable choc ni de réelle originalité, c'est dans sa capacité à raconter une histoire banale de façon personnelle, passionnée et travaillée qui saute aux yeux du spectateur. Remarquable.
"The Yards" dont le titre québécois est "Trahison" débute paisiblement puis s’alourdit peu à peu pour s'enfoncer dans une atmosphère grave et inquiétante. James Gray fait preuve, selon moi, de beaucoup de maîtrise dans la mise en scène et travail volontairement l'aspect anxieux et préoccupé de ses acteurs pour aboutir ce drame bien sombre comme on les aime! Une situation qui, au fur et à mesure, échappe aux protagonistes talentueusement interprétés par le quatuor Wahlberg, Phoenix, Theron, Caan... Un long métrage très juste et très bien écrit qui ne triche pas et qui fait de lui un polar très respectable.
James Gray a un certain talent pour raconter des histoires de truands avec beaucoup de sobriété et de réalisme. Les dialogues sont posés, et la photographie est belle et contrastée, rappelant vaguement "Le Parrain" par moment. Même les musiques sont mélancolique et discrète, à l'image du film. A l'interprétation, Phoenix et Wahlberg démontrent encore une fois une grande maîtrise.
Pour son deuxième film, James Gray confirme son talent inné pour le polar, jouant avec les codes du genre mais offrant toujours quelque chose de nouveau. Ici c'est plus un drame familial qu'un film avec des gangsters et l'ambiance sombre colle parfaitement à la quête de rédemption d'un Mark Wahlberg qui a été rarement été aussi bon. La corruption, la lutte fratricide, l'échec, la famille, autant de thèmes que le cinéaste aborde avec justesse offrant à Joaquin Phoenix le premier rôle fabuleux d'une longue collaboration et à Charlize Theron une de ses plus belles prestations. Et puis il y a James Caan et Faye Dunaway dont le talent vient compléter le tout pour un pur bijou de cinéma.
Un bon film , les acteurs sont excellent pourtant je suis pas fan de ces acteurs mais le scénario est crédible , j'ai pris plaisir à le regarder et à revoir plus tard sans probléme .....
«The Yards» se détache de la production actuelle du genre dans lequel il s'inscrit (plus ou moins le film de gangster) par sa qualité, l'ambition de son auteur et malgré tout (et fort heureusement) la sobriété qui le caractérise. Si son long métrage demeure d'un classicisme certain, James Gray renouvelle quelque peu le sujet en évitant un à un les pièges inhérents à ce type d'exercice. Fort de l'héritage de ses maîtres, il se place dans la droite continuité de Coppola et de Scorsese mais il a par ailleurs la bonne idée de s'inspirer d'autres illustres cinéastes tels que Luchino Visconti ou Elia Kazan, pour obtenir un résultat finalement loin de se limiter aux figures récurrentes du genre (ses héros sont avant tous des marginaux, ses personnages sont archétypiques mais ont en eux des caractères transgressifs qui les éloignent du conformisme pur). Certes la famille demeure au coeur de ses préoccupations, mais elle est présentée d'une toute autre façon que chez Coppola : bien moins idéalisée, et réactualisée en vertu des changements qu'elle connaît de nos jours (père absent, difficultés financières, recomposition de la famille,...). Il s'agit pourtant d'une tragédie familiale ambitieuse (bâtie sur le modèle d'un opéra selon Gray), soutenue par une excellente partition d'Howard Shore (classique, voire insipide, mais totalement adéquate, à l'image de tous les éléments du film) et par une mise en scène sobre mais assez puissante. Gray a voulu réaliser une grande fresque dans la plus pure tradition, et c'est en grande partie ce qu'il a réussi à faire. Il manque cependant à «The Yards» l'étincelle qui fait d'un honnête long métrage un grand film, qui fait d'une bonne galerie d'acteurs une distribution éclatante, d'une forme maîtrisée une esthétique inoubliable. Bref, il manque à James Gray les moyens de transcender son cinéma : son film est excellent dans le genre auquel il se réfère (il égale aisément Coppola), mais une fois cette considération dépassée, il ne soutient pas la comparaison avec la plupart des grands films du 7e art. Pas de quoi crier au chef-d'oeuvre donc (on en est loin), néanmoins le talent de James Gray est indéniable et en germe, ne demandant qu'à s'épanouir. La suite nous dira s'il a su s'améliorer ou s'il avait déjà atteint ses (honorables) limites avec «The Yards». [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Ce thriller sur la corruption dans le monde des transports new-yorkais qui vire au drame n'a rien de très surprenant. La réalisation est assez lente et les acteurs ne semblent pas à leurs meilleurs niveaux.
James Gray est souvent considéré par certains cinéphiles comme un des meilleurs scénaristes-réalisateurs au monde, le digne héritier d'un Martin Scorcese qui tarde à se renouveler.
Souvent, The Yards est cité comme un des meilleurs films de la décennie. Je l'ai enfin vu. Et je ne suis absolument pas d'accord. Loin de moi l'envie de vous dire que The Yards n'est pas un bon film, loin de là. C'est même un bon film. Mais le rythme y est tellement lent au début qu'arrivé au rythme de croisière du film, au bout d'une bonne heure, je m'ennuyais déjà, le mal était fait. Si le scénario est vraiment intéressant et possède d'excellents rebondissements et personnages, la réalisation n'est pas à la hauteur, tout juste démonstrative quand elle devrait être rythmée. Les acteurs sont néanmoins très bons, sauf peut-être Joaquin Phoenix, dont on voit dès la première image qu'il est louche, rien qu'à son regard vicieux...
C'est assez ennuyeux, étant donné que ça tue un peu tout suspense. La musique d'Howard Shore est très pompière, comme pour renforcer le fait que c'est une tragédie Shakespearienne qui se joue devant nos yeux. Dommage, j'aurais aimé un peu plus de subtilité.
Personnages dépassés par les évènements, liens du sang plus fort que tout, hommes ne sachant s’exprimer que par la violence ou la corruption… Des thèmes que l'on trouve dans ce film et qui réapparaîtront dans " La Nuit nous appartient ". Gray complète son casting avec des seconds rôles solides, Faye Dunaway et Ellen Burstyn en tête. Et qu’il arrive à se débrouiller avec ses rares décors pour éviter de tomber dans le théâtre filmé, tout en mettant en place une dramaturgie forte, quasi Shakespearienne. Et même à rendre Mark Wahlberg crédible alors qu’à l’époque pas grand monde ne misait sur lui pour un rôle un peu solide. Ce qui est presque un exploit en soi, même s’il est aidé par un rôle de jeune naïf pas très difficile à interpréter. Ce qui est intéressant, c’est que Gray filme « à l’ancienne ». Pas de mouvement de grue super complexe, pas d’ostentatoire gratuit, pas de superflu. Il se contente de filmer simplement son histoire, mais il le fait bien. Il n’est donc pas forcément un grand metteur en scène, car il montre trop peu pour qu’on puisse en juger. Par contre il démontre clairement son savoir faire pour la direction d’acteurs. Tous sont impeccable, sans en faire des caisses et le casting est relativement homogène (chose plutôt rare), aucun acteur ne faisant retomber le niveau général. Bien écrit, bien réalisé, prenant du début à la fin, « The Yards » mérite donc bien sa réputation d’excellent petit film, et je ne peux que vous encourager à vous le procurer.
« The Yards » est un film noir signé James Gray et constitue son deuxième long métrage après le remarqué « Little Odessa ». Mais avec « The Yards », le réalisateur passe au niveau supérieur avec un long métrage dense et somptueux. Grand admirateur de Francis Ford Coppola, James Gray déroule une histoire d’hommes d’affaires véreux et de politiciens corrompus et l’inscrit dans les rapports d’une famille qui se trouve au cœur de ce système. Lorsque Leo Handler sort de prison et rejoint sa famille, il est bien décidé à rentrer dans le rang et à apporter sa contribution à la société. Souhaitant trouver un emploi honnête, il se rend chez son oncle Frank, patron de l’Electric Rail Corporation, principal fabriquant de pièces pour le métro du Queens. Leo ignore alors que son oncle règne d’une main de fer sur le métro de la ville, n’hésitant pas à utiliser des méthodes peu orthodoxes vis-à-vis de ses concurrents et à corrompre les politiciens et autres décideurs. Leo se trouve rapidement impliqué dans une sale affaire aux côtés de son ami Willie Gutierrez, compagnon et futur époux de sa cousine Erica. Les rapports familiaux sont bel et bien au centre de ce drame sombre et passionnant. Le rythme du film est assez lent, privilégiant une mise en scène parfois empreinte de solennité, en particuliers dans les scènes se déroulant au sein de la famille. Point ici d’action trépidante et de portraits taillés à la serpe. Les personnages sont bien définis et magnifiquement interprétés par des acteurs au sommet. On citera Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix et James Caan, interprète il y a 40 ans de Santino Corleone dans « Le Parrain » de Coppola. Faye Dunaway et Charlize Theron sont également très bien. James Gray privilégie une description majestueuse ornée de dialogues justes dans une superbe photographie teintée de noir et de marron qui accentue le côté lugubre du récit. Sorti en 2000, « The Yards » a été salué par la critique mais n’a pas connu le succès commercial qu’il méritait. Ce superbe film, certainement un des meilleurs de la décennie passée, est l’œuvre d’un réalisateur précieux qui a confirmé depuis tout son talent, avec deux films tout aussi remarquables, « La nuit nous appartient » et « Two lovers ».
Un plongée assez passionnante au coeur d'une famille secrète. Le film fait d'ailleurs penser au prochain film du réalisateur La nuit nous appartient, ces deux films ressemblent à une tragédie grecque ou les héros semblent dépassés par les évènements et subissent leurs propres erreurs . Dans The Yards le personnage de Mark Wahlberg, tout juste sorti de prison, se retrouve peu après emmêler dans une affaire de meurtre dont il n'est même pas coupable. On remarque que le film se passe en grande partie la nuit, on évoque alors l’incertitude du destin du héros tout comme dans La nuit nous appartient mais le film se terminera par une rédemption du héros qui se passera le jour. D'ailleurs la première image du film fait échos à la dernière . Je reproche seulement au film un manque de clarté dans sa dernière demi-heure .