J en avais toujours écouté du bien, je ne l ai pas trouvé si extraordinaire. James Gray aime le drame, je dirais même presque la tragédie car on sent comme dans ses autres films des personnages écrasés, que se soit par leur passé, leur famille ou entourage et cherchant à se débattre contre des événements qui se retournent systématiquement contre eux. Il aime aussi filmer la destruction autour de ses personnages, de leur vie, leur avenir mais surtout de ceux qu ils aiment par peur de les perdre. L ambiance de The Yards ou la corruption est partout, ou la justice n est qu un arrangement perpétuel en fonction de ce qui pourrait arranger tel ou tel décideur. C est intéressant à regarder mais ça m'a jamais passionné, j ai trouvé que par moment il se dégageait du film une certaine torpeur qui m a gêné, chose qui n existait pas du tout dans la nuit nous appartient, le meilleur film encore à ce jour de James Gray.
Bonne réalisation de James Gray. Ce Thriller bénéficie d'un très bon scénario nous contant une belle histoire familiale ou la tension monte graduellement, pour tourner au drame. Le casting de choix regroupe des acteurs talentueux avec Mark Wahlberg ( Leo Handler) excellent dans le rôle principal, James Caan qui incarne Frank, l'oncle de Leo ; Charlize Theron très émouvante, est Erica, la cousine de Léo. Joaquin Phoenix ,également très convaincant, dans le rôle de Willie Gutierrez, le fiancé d'Erica. Après "La Nuit nous appartient" et le très bon "Little Odessa", The Yards est le troisième film de James Gray abordé. Le pitch : Leo sort de prison, il a pris 16 mois pour vol de voiture. Il rentre à la maison familiale ou une fête est organisée pour son retour ; il retrouve sa mère, sa cousine Erica et Willie son ami d'enfance. Demain, il ira chercher du travail à Electric Rail Corporation que dirige son oncle Frank.
Ce film m'était inconnu, et à tors, puisque j'ai découvert là un thriller passionnant comme je les aime. Un peu dans le même style que la nuit nous appartient avec déjà Joaquim Phoenix et Marc Whalberg, ce film mélangeant business, famille, corruption, est vraiment intéressant. Beaucoup de rebondissement, une chasse à l'homme réussit, et un casting impressionnant. Une belle découverte !
Film noir, particulièrement sombre et insensé par une bonne partie de la presse spécialisée, « the Yards » ne rencontra pas son public au moment de sa sortie et ça me parait un peu logique. Sans être renversant, le scénario est plutôt solide alors que la mise en scène de James Gray, bien que soignée, pêche par son manque de rythme et d’ardeur évidente, rendant l'ouvrage un tantinet fade. On est donc trop souvent gagner par l’ennui malgré un casting appétissant à l’interprétation globalement positive.
Un magnifique drame sombre, violent, froid, fataliste, irrévocable. Une mise en scène parfaite, véritable leçon de cinema qui offre la part belle à ses personnages typiques mais si attrayants. Peu surprenant le long métrage de Gray subjugue son spectateur avec une facilité déconcertante. Lancinant et irréversible, les éléments s'enchaînent calmement jusqu'à un final inévitable. Du grand art
Bon, j'aime ce que fait James Gray, en trois films il a su me satisfaire, mais jamais ses films ne m'ont vraiment transcendé ou transporté. C'est aussi le cas de ce The yards. Alors qu'on soit clair : ça reste très bon : il y a une histoire sympa, des dilemmes cornéliens pour presque tous les personnages, de très bons acteurs (Joaquim Phoenix et Mark Wahlberg sont au top, l'un comme à son habitude, l'autre surprenant de retenue, auquel on peut facilement s'identifier), des passages puissants, de bons rebondissements... Mais bon, ça reste assez classique, Gray y apporte son esthétique visuelle mais bon, il ne nous sort pas un scénario si inventif que ça (mais bon, ça passe quand-même). Par contre je trouve qu'a certains moments du film quelques longueurs se font sentir. Un très bon film de Gray, classique mais réussi.
Film à l’atmosphère très sombre, drame familial dans les bas fonds de New York. Plongée dans la pègre, la maffia, les affaires et solidarités familiales dans ces milieux glauques en marge de la justice. Un film sans grande action, un peu lent mais qui renforce la noirceur du sujet. Avant tout un très grand film d’acteurs dans des rôles peu mis en valeur par le souffle épique mais plutôt par les ambiances, les silences, les attitudes. Révélation de 3 jeunes prodiges, Joaquim Phoenix, Mark Wahlberg et Charlize Theron. Un film pas facile, pas un grand spectacle ni un grand divertissement mais un très bon film , intelligent, exigeant pour le téléspectateur.
Voilà j'ai vu tous les James Gray à ce jour (mis à part le dernier The Immigrant) et je peux dire que sa filmographie est plutôt très raccord. Il suffit de regarder celui-ci pour ne citer qu'un exemple, de ce qui sur le papier peut paraitre bateau, un sujet éculé par excellence, qui devient une œuvre picturale quasi hypnotique, là est toute la différence, la patte James Gray. C'est un très grand réalisateur et bien un de mes préférés. Tout simplement un grand film noir, qui ne détrône pas certains chef-d'œuvre pour autant car l'enjeu est presque inexistant. Mais que c'est envoutant, les scènes s'enchainent en toute simplicité. Jamais on en fait trop, les prestations ajoutent de l'authenticité à l'ensemble. The Yards est le premier grand classique du réalisateur, Little Odessa était plus hermétique et âpre, là on a un film de gangster à l'univers encore très sombre (d'ailleurs c'est pas pour rien si l'essentiel de l'intrigue se déroule de nuit) mais qui peut parler à tout le monde. C'est tellement réaliste qu'on arrive à se sentir aussi mal que le protagoniste, victime d'une trahision plutôt contrariante... Encore une fois avec Two Lovers et La nuit nous appartient un exemple type de film qui ne se raconte pas, mais qui se vit !
Le deuxième long métrage de James Gray, après "Little Odessa" et avant "We own the night", est une nouvelle fois un drame familial sur fond de sombre polar. On suit le destin de Leo (Mark Wahlberg), tout juste sorti de prison pour avoir porté la chapeau sans dénoncer ses comparses, qui souhaite rester clean désormais pour ne pas contrarier sa mère malade du cœur. Il pense trouver un job (plus ou moins) honnête chez son oncle (James Caan), spoiler: mais il se retrouve bien vite pris au piège dans une affaire de meurtre initiée par Willie (Joaquin Phoenix), son pote de toujours et homme de main dudit oncle.
On retrouve dans "The yards" (2000) les thématiques chères à James Gray : les rapports familiaux, les conflits moraux individuels entre loyauté et probité, la rivalité amoureuse... Gray signe ici un film noir à la réalisation soignée, faisant la part belle à l'interprétation d'acteurs investis, à l'image de Wahlberg, que je n'ai jamais vu aussi touchant, Phoenix et Caan, toujours ambigus à souhait, ou Charlize Theron, qui hérite du rôle féminin et s'en empare avec talent. On est dans le registre du thriller contemplatif, pas dans un pur film de gangsters, donc l'oeuvre de Gray manque parfois de rythme. Toutefois, pour avoir vu récemment "Blood ties" de Canet et "The drop" de Roskam, je constate que les européens n'ont pas encore le savoir faire de l'américain, expert incontestable du polar familial.
Ca commence avec les ingrédients typiques du cinéma de Gray. Puis un élément perturbateur surgit assez rapidement et vient redistribuer les cartes. Dès lors, "The Yards" part dans un dérapage contrôlé grâce auquel le cinéaste va parvenir à déconstruire brillamment le système qu'il a exposé froidement en premier lieu. Comme quoi une machine parfaitement huilée peut vite déraillée... Dans la lignée de "Litlle Odessa", la mécanique propre à Gray, elle, marche parfaitement bien. Première collaboration avec Joaquin Phoenix et déjà une réussite !
Une pure merveille de cinéma noir qui valut à James Gray le statut de nouveau maitre du genre avant qu'il ne s'oriente vers un autre style moins maitrisé. Refusant tout sensationnalisme et effets de style, il entoure son film d'un classicisme et d'une sobriété éclatante, grâce à un scenario remarquablement écris et mis en scène avec une précision et une science du cadre qui rappelle parfois "Le Parrain" de Coppola. Le casting est lui aussi impressionnant avec quasiment que têtes d'affiches qui complètent ce métrage qui est surement un des meilleurs films noirs contemporains grâce au talent inné d'un réalisateur qui n'a pas son pareil pour instaurer un suspense et une tension dans ce genre.
De James Gray j'ai pu voir Two Lovers, qui m'a bien emballé, et La Nuit Nous Appartient (que j'ai du voir 2-3 fois) qui ne m'a guère ému et même plutôt ennuyé. Soit 50% de sa filmo en fait! Je reconnais du talent au bonhomme mais un petit truc qui lui manque, surtout pour la Nuit Nous Appartient, c'est un peu de folie. Et là j'ai vu le même film, une histoire de corruption, de famille, avec une ambiance de nuit, plutôt bien foutue, mais loin des maîtres étalons du genre (Coppola, Scorsese). Tout ça est hyper sage, très, trop calme en fait. Et finalement guère passionnant. A vrai dire passé la 1ère heure, j'ai regardé d'un oeil, parce que tout ça était très lent et sans grand enjeu. En fait on peut considérer que c'est un peu trop long, ou qu'il en manque et que tout ça aurait pu être plus étoffé. Mais là on est entre deux, et on s'ennuie ferme. Donc bon c'est pas mal, mais insuffisant pour ma part.
Après son premier film très remarqué, "Little Odessa", James Gray vient nous prouver ses réels talents de cinéaste avec "The yards". Un casting monstrueux et les performances qui vont avec, un choix musical collant parfaitement à ce scénario de grande envergure, "The yards" ne mettra pas longtemps à nous charmer. James Gray apporte un point de vue remarquable au 7ème art, et nous donnera envie par la même occasion, de suivre ses prochains projets de près. Fort, vrai, et poignant, le cinéaste arrive à nous faire ressentir de puissantes émotions, dues à son excellente direction.
The Yards est un huis clos d'une banlieue américaine dans lequel James Gray évoque pour la première fois les sentiments humains, montrant avec brio comment, poussé à bout, un homme peut devenir un monstre. Joaquin Phœnix excellent dans son rôle habituel de séducteur tourmenté, Mark Walbergh impressionnant campant un jeune homme désorienté qui retrouve peu à peu ses repères dans une situation catastrophique. Dialogues tranchants. Du pur James Gray.
Dans une atmosphère sombre, tant par l'ambiance qu'avec les images l'auteur nous dépeint une mafia qui gangrène une entreprise, une famille et au delà les politiques et la police de la ville. Englué dans une sale histoire, l'un des membres de cette famille va jouer sa carte pour sortir du piège ou on a voulu l'enfermer