The Yards
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Georges P.
Georges P.

96 abonnés 866 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2014
Un très bon thriller efficace qui change des bons et des méchants. Et un réquisitoire sur les magouilles politiques et les appels d'offre. Visionnaire ?
Patrick M.
Patrick M.

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2014
C’est un film envoûtant, à la violence suave et à la beauté secrète, qui rivalise aisément avec les plus grands films de Copolla, Scorsese ou Visconti .

Un film mélangeant des accents lyriques (le scénario pourrait très bien être une intrigue d’opéra), et fantastiques, comme dans cette scène d'hôpital où Leo ne trouve pas le cran de tuer ...

Un film poétique aussi, avec une rue aux "bruits silencieux", et une lumière, rasante et chaude, qui oppresse les couleurs et creuse les noirs: "Dieu, que le noir est lumineux quand il est bien filmé ! » (Jean-Jacques Bernard, Première

Seul bémol: la fin, trop étrangère à l’ensemble du scénario et bien moralisatrice (on dit qu’elle n'était pas celle voulue par le cinéaste, mais imposée par le producteur, Miramax, Harvey Weinstein …

Paradoxe, peut-être, ce film "bigarré" est l’un des meilleurs films noirs dans lequel on se plonge avec délectation. Un film hors concours qu’il faut absolument voir !
Florian M
Florian M

7 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2014
The Yards est un drame sur le sujet de la réinsertion sociale et professionnelle d'un ancien jeune prisonnier. Interprété par un duo majestueux (Mark Wahlberg et Joaquin Phoenix), l'histoire arrive à nous plonger petit à petit dans une sorte "d'engrenage" dont on se demande comment vont en sortir les acteurs. Chapeau bas pour le réalisme de ce film, qui laisse perplexe sur l'efficacité du système de réinsertion des détenus et qui dénonce un monde toujours plus corrompu par les intérêts de chacun. 4/5
J-Daniels
J-Daniels

20 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2014
Un film difficile à classer, ressemblant beaucoup à un film de gangster sans pour autant en être vraiment un, la seule qualification vraiment appropriée bien que vague est celle de drame . "The Yards" c'est l'histoire d'un jeune homme de 24 ans qui sort de prison, ses proches lui offrent un nouveau travail, oui mais voilà, le travail en question n'est pas vraiment ce qui se fait de plus légal et le jour où les choses tournent mal, le jeune en question que ses proches voulaient aider devient pour eux un poids dont ils souhaiteraient se débarrasser . Le pitch de base montre déjà une certaine complexité qui ne fait que s’accroître tout au long du film grâce à un scénario très bien construit, qui se devine et en même temps parvient à surprendre, ainsi que des personnages très bien construits . Si ce film n'est pas vraiment un film de gangster, c'est surtout car il ne répond pas à l'idée traditionnelle que l'on a de ce type de film, en effet ici pas de trafic de drogues ni d'armes, pas de prostitution, pas de tripot clandestin . Non, ici il s'agit de gangsters en col blanc, trafic d'influence, corruption et autre dans un milieu où la violence ( du moins physique ) est donc très peu présente et où tout réside dans l’ambiguïté, dans le non-dit . En cela l'histoire est très fidèle au milieu en cause avec des personnages complexes, ambiguës et parfois peu cohérents avec eux mêmes . Un milieu encore plus singularisé par une réalisation à la fois noire et froide, ainsi que par l'interprétation réussie des acteurs qui subliment cette ambiguïté avec Mark Wahlberg qui oscille entre le gamin paumé et le délinquant chevronné, Joaquin Phoenix entre l'anonymat d'un cadre commercial et le charisme incroyable d'un Tony Montana, James Caan qui par moment rentre dans la peau du parrain ( où il jouait d'ailleurs le rôle de Sonny Corleone ) et une Charlize Theron méconnaissable en jeune femme riche qui prend pourtant des airs de junkie . En bref, un film vraiment spécial, une très bonne histoire, une bonne réalisation, une interprétation sans faute, malgré tout par moment on trouve ça un peu long, à d'autre, on se dit qu'il aurait fallu approfondir davantage, en tout cas un film qui mérite d'être vu ne serait-ce que pour son propos singulier .
Anonymous :)
Anonymous :)

67 abonnés 533 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2014
Six ans après son premier long-métrage, "Little Odessa" à l'image du reste de sa filmographie, le prodige James Gray récidive avec un grand polar noir, une tragédie familiale dans la lignée de Francis Ford Coppola. Léo Handler vient de sortir de prison et rentre chez lui avec la ferme intention de rester dans le rang. Son oncle Franck lui propose un boulot dans sa société de métro et Leo sera témoin malgré lui des méthodes mafieuses de l'entreprise : sabotage, corruption, meurtre, et connaissant les lourds secrets de ses proches, deviendra une cible. Le réalisateur américain James Gray continue de s'attaquer à l'image de la famille et à ses grandes tragédies dans ce drame Shakespearien contemporain qui laisse le spectateur pantois. La réalisation frôle la perfection et ce à plusieurs niveaux, le travail sur les couleurs est assez prodigieux, les couleurs sont sombres et monochromes, beaucoup de gris, de marron, ce qui accentue le côté obscur des personnages, souvent effacés de l'écran. L'ambiance est glaciale, sans la moindre once de chaleur, plaçant le film dans une froideur et une noirceur absolue. Le travail sur la photographie est remarquable, tout en clair-obscur, ainsi que les jeux de lumière et les contrastes. La partition, subtilement composée par Howard Shore, imprègne au film une ambiance tragique avec notamment de longues notes sombres au rythme lent. L'excellent scénario permet au réalisateur d'exploiter de nombreuses thématiques et d'exploiter en profondeur la psychologie de chaque personnages. "The Yards" jouit d'un casting de haute volée composée de quelques stars au talent indéniable : Mark Wahlberg s'offre l'une de ses plus belles compositions dans ce rôle où il interprète un jeune homme mal intégré qui ne trouve pas sa place dans la société, l'élégant Joaquin Phoenix, l'hésitante Charlize Theron et le charismatique James Caan complètent les rangs. Ainsi, "The Yards" est un drame familial puissant et intense qui prouve que James Gray est un réalisateur de talent d'une grande maturité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 juin 2014
Pour moi, il y a deux types de chefs d'oeuvres : le film qui arricve et qui bouscule tous les genres, qui ne ressemble à rien de ce qu'on connait (Holly Motors, A bout de Souffle, In the modd for love...), ou le film qui s'empare d'un genre pour en proposer une vision singulière qui marquera l'histoire.
The Yards fait partie du second type de chef d'oeuvre selon moi. James Gray est immense cinéaste (cf critique du sublime Two Lovers), que les grands festival juque là n'ont pas récompensé à sa juste valeur.
The Yards est un film noir, sur le repentir, l'honeur familial, les magouilles politiques... Un sujet comme on l'a vu 1000 fois au cinéma. Oui mais ! James Gray nous offre là un film superbement photographier, admirablement mis en musique, avec un rythme très personnel à la fois rapide (on ne s'ennuit jamais) et lent (on a le temps d'entrer dans els viscicitudes des différents personnages). A ranger dans la classe du Parain, de l'Impasse et autres Affranchis pour un film où les thèmes favoris de Gray se retrouve une nouvelle fois ( la famille, le choix, la loyauté...).
A ne pas manquer pour les amateurs de films noirs
Béatrice G.
Béatrice G.

109 abonnés 458 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2014
Un thriller sombre, implacable même. L'interpétation, que ce soit la vieille garde (James Caan, Faye Dunaway, entre autres) ou les figures alors montantes (Joaquin Phoenix, Charlize Theron et même Mark Wahlberg) est tout en justesse et sobriété. On retrouve bien entendu la "patte Gray" avec cet esthétisme léché, dépouillé, presque froid, très propre en tout cas; on la retrouve également au niveau du rythme: pas des plus dynamiques. C'est là ce qui constitue peut être le seul bémol que j'adresserai à ce film et encore: ça tient quand même plus d'une lenteur posée et travaillée que d'une langueur apathique et molle. Après le brillant Little Odessa et le moindre, mais néanmoins pas mauvais, The Immigrant, mes pérégrinations dans la filmographie de James Gray se poursuivent donc sous les meilleurs auspices.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mai 2014
Agréablement surpris par ce film. Un scénario poignant et un excellent jeu d'acteurs.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 juillet 2014
Six ans après "Little Odessa", le brillant James Gray sort "The Yards", un polar très sombre à l'atmosphère toujours aussi étouffante. Un scénario solide et efficace. On y suit Léo Handler, un jeune homme d'une vingtaine d’années, qui vient de sortir de prison. Son seul souhait est de trouver un travail afin de se réinsérer correctement dans la société... Son oncle qui dirige l'Electric Rail Corporation l'embauche au sein de son entreprise... Mais bientôt, Léo va découvrir les sombres affaires qui ont lieu dans cette entreprise et se retrouver dans une situation très compliquée... On explore une fois de plus le milieu mafieux avec liens du sang, amitié, trahison et vengeance. La mise en scène est travaillée, chaque plan est soigné. La bande originale de Howard Shore est superbe. Mark Wahlberg est très bon. Joaquin Phoenix (récompensé à deux reprises pour son rôle), James Caan et Charlize Theron dans les seconds rôles sont aussi excellents. Un très bon film, un polar d’excellente qualité.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2015
James Gray avait frappé fort pour son premier long-métrage, "Little Odessa", et fait encore nettement mieux avec ce second film, plus riche émotionnellement. Car, s'il est d'une grande noirceur, il reste empreint d'espoir et d'humanité, ce qui le rend d'autant plus bouleversant. Chaque personnage est ainsi d'une passionnante complexité, à commencer par Leo Handler (Mark Whalberg), héros désespérément seul de cette sublime tragédie familiale. Les liens du sang et ce qu'ils impliquent obsèdent le réalisateur, qui fait preuve ici de son exigence habituelle, tant dans l'écriture que dans la mise en scène et la direction d'acteurs, tous exceptionnels. Le plus frappant chez lui réside dans sa manière de ne jamais céder à la facilité en réalisant un film finalement assez austère, mais jamais à l'excès. Voilà un mot qui semble banni du vocabulaire du cinéaste, qui signe un chef-d'oeuvre d'une maîtrise, d'une profondeur et d'une intelligence rares.
Oriwa
Oriwa

76 abonnés 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2014
Une ambiance déjà sombre pour Gray, que ce soit dans la lueur ou dans les relations entre les personnages. Mark Wahlberg y est très bon, discret mais intense.
 Kurosawa

676 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2014
"The Yards" est le deuxième film du génial James Gray. Ce dernier s'attaque là plus à une histoire de famille qu'à une histoire sur la mafia. Gray développe avec brio les rapports (intensément complexes) entre les différents personnages (souvent destinés à l'impasse). Car la force majeure du film est bien de toujours échapper à la facilité. L'accession à la liberté, et non à la rédemption (comme chez Scorsese), se fait obligatoirement par un choix aux conséquences graves. De plus, l'intensité du thème du dilemme est représentée par un langage qui s'effectue plus par le regard que par les mots. En faisant durer le plan fixe sur un visage au lieu d'exercer le classique et rapide champ/contre-champ, Gray démontre l'intérêt qu'il porte à capter l'intériorité de ses personnages, et par conséquent, à représenter leur fragilité la plus profonde et sincère. Avec ce tel degré d'humanité dans la mise en scène, il est bien difficile de ne pas être ému, ou même bouleversé devant certains plans. D'une noirceur glaçante et d'une précision chirurgicale dans la réalisation, "The Yards" est un pur film de personnages, eux -mêmes interprétés par des comédiens magnifiques de justesse, et qui sonne comme la confirmation d'un auteur qui n'a pas fini de nous éblouir.
Benjamin A

816 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2014
Deuxième film du rare James Gray, The Yard nous propose un portrait d'une famille mafieuse à l'entrée du XXIème siècle. On va suivre Léo, jeune homme plutôt réservé et qui sort de prison, il va tenter de se réinsérer "légalement" dans la vie active avec l'aide de son meilleur ami Willy. Il va donc entrer dans la société de son oncle et peu à peu va découvrir ce qui se cache réellement derrière. Entre trahison, loyauté, amitié ou encore liaison dangereuse James Gray brasse plusieurs thèmes chères à ce genre de film, et il le fait merveilleusement bien. C'est subtil et souvent poignant. Il montre aussi toutes ses qualités de metteurs en scène, c'est original et vraiment bien filmé. La photographie est superbe, très nette. The Yards est aussi porté par une troupe de talentueux comédiens et en premier lieu Joaquim Phoenix, qui fait ressortir toute la dramaturgie de son personnage. Mark Whalberg, Charlize Theron et James Caan, très sobre, sont impeccable. Un grand film signé James Gray, dramatique et passionnant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 janvier 2014
Excellent film de James Gray qui répète et étrenne après Little Odessa ses obsessions narratives : la famille, le déchirement fratricide, la communauté new yorkaise, la religion, etc. dans un film de gangsters crépusculaire. Leo (Marc Walhberg), sorti de prison, trouve du travail dans l'entreprise mafieuse de son oncle où travaille son ami d'enfance Willie (Joachim Phoenix). Les deux, autour desquels gravite une femme, finiront de détruire leur amitié dans les rouages du business. Comme toujours chez Gray, la force du propos réside dans l'intrication du film noir (avec son antihéros soumis aux aléas) et de la tragédie (par l'affrontement des frères symboliques). Il en découle une satire d'un système corrompu. Quelque part entre Balzac et Scorcese, Gray instille sa patte, techniquement parfaite, et idéologiquement conservatrice : la Famille incarne toujours chez Gray un idéal révolu placé sous le signe du manque (le père est tôt parti) et de la déchirure. Ou comment le film noir mime la violence, sous sa forme économique, pour mieux rétablir l'ordre et la morale ; soit la pureté, quelque chose d'assez américain.
septembergirl

671 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2014
Un polar captivant, traité avec élégance. Entre liens du sang, mafia, manipulation, trahison, et vengeance, il s’agit d’une tragédie familiale au scénario très bien écrit, et à l’ambiance sombre et oppressante. Joaquin Phoenix et Mark Wahlberg crèvent l’écran. Un superbe drame qui vient s’ajouter à la très belle filmographie de James Gray et qui témoigne du grand talent du réalisateur !
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