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Un polar captivant, traité avec élégance. Entre liens du sang, mafia, manipulation, trahison, et vengeance, il s’agit d’une tragédie familiale au scénario très bien écrit, et à l’ambiance sombre et oppressante. Joaquin Phoenix et Mark Wahlberg crèvent l’écran. Un superbe drame qui vient s’ajouter à la très belle filmographie de James Gray et qui témoigne du grand talent du réalisateur !
Tout l'univers de James Gray est bien appris. Je clos, à titre provisoire, sa filmographie. Et autant dire qu'il a véritablement un style bien à lui. Un genre, où la famille et les choix sont centrales. Mais si il y avait l'historique dans The Immigrant, la romance dans Two Lovers, la désinvolture dans La nuit nous appartient et le sanglant dans Little Odessa, dans The Yards, c'est un peu un medley, en plus fade. Je pense réellement qu'il tient une réelle maîtrise dans les histoires d'amour, mais quand il s'agit de nous raconter des polars/bis ou thriller authentique, j'ai une certaine réticence à comprendre le message qu'il veut bien nous faire passer.
Un excellent film ! Nous sommes dans la continuité de "Little Odessa". Cette fois, James Gray ne s'intéresse pas à un seul individu lié au grand banditisme, mais au système en lui même dans ce qu'il a de plus vicieux et de plus pervers. C'est un système qui n'obéit qu'à l'argent. A la différence de beaucoup de films de gangsters, cette fois la famille n'a rien de sacré et d'idéal. C'est elle qui est la première victime de ce système. Comme dans "Little Odessa", nous voyons qu'il conduit à la destruction et à la mort. Ce monde ne mène nulle part. J'ajouterais que les acteurs sont très bon, mais particulièrement Joaquin Phoenix. Petit à petit, nous assistons à la déchéance du personnage. La musique est très bien choisie et la lumière joue un rôle important. Je sais que James Gray est fan de Coppola. On voit qu'il s'est inspiré de lui pour les lumières, ou la couleur au sens plus large. Comme pour "Little Odessa", nous avons des couleurs assez pales, froide, glaciale, qui évoque la tristesse, le manque de joie et la mort. Donc nous avons un très bon film !
Bon film avec de bons acteurs. On retrouve dans ce film la pâte de James Gray et ses thèmes de prédilection (la famille, la rédemption, l'injustice...).
Il s'était révélé auprès des cinéphiles avec "Little Odessa" et il lui fallut 6 ans pour revenir, en partie à cause d'un planning décalé. Considéré comme un chef d'oeuvre aujourd'hui avec des acteurs de grand standing, "The yards" a pourtant failli couler la carrière de J. Gray à cause d'un bide colossal. Malgré une sélection à Cannes et une critique dithyrambique, le public n'accorda que peu d'importance à ce drame shakespearien, évocation sombre du destin d'un homme qui décide de faire ce qui est juste dans un monde corrompu. Le script est dense et les persos bien campés, les acteurs sont magnifiques et la mise en scène de Gray est à tomber, bien appuyé par la sublime composition de H. Shore bref, c'est effectivement un grand film. Bien sûr c'est assez lent et l'action est peu présente mais ce n'est pas le plus important dans ce film, c'est le débat intérieur d'un garçon perdu et qui évolue dans un monde pourri à tous les étages. C'est noir, c'est beau et c'est du grand cinoche. A voir absolument. Plus de films sur
un polar magnifique sur la famille et la manipulation. résultat : un chez-d'oeuvre avec un mark wahlberg parfait, un James gray au sommet de son art, et un joaquin phoenix plus détestable que jamais.
The Yards navigue avec aisance et sobriété à l'intérieur des codes du genre policier, mais creuse discrètement le sillon d'un film de gangsters impressionniste, dont l'originalité repose sur le choix d'un héros à la présence intermittente. La mise en scène traduit brillamment ce point de vue atypique grâce à l'utilisation récurrente de rétroviseurs, judas ou miroirs, qui médiatisent le regard du spectateur et lui donnent un accès tronqué, indirect, au milieu sans pitié du rail new-yorkais.
C'est précisément ce détournement du regard, cette extériorité du point de vue, qui permet d'accéder au coeur de l'univers mystérieux où évoluent l'oncle et le meilleur ami de Leo, et à son inquiétante étrangeté.
Mais plus encore qu'un film de gangsters, The Yards, comme tous les premiers films de James Gray, est avant tout une tragédie. Le scénario laisse peu de place à l'ambiguïté: pour entrer dans la lumière, il faut repousser les autres dans l'ombre. Le clair-obscur dont joue subtilement la photographie du film rejoint ainsi une opposition plus concrète (et même violente dans ses implications) entre l'ascension et la chute.
Que toute cette trame soit elle-même prise dans la toile de relations familiales embrouillées, voire incestueuses, ne fait que renforcer cette dimension tragique et permet au film de dépasser le simple spectacle pour atteindre une certaine épure théâtrale.
C'est précisément ce détournement du regard, cette extériorité du point de vue, qui permet d'accéder au coeur de l'univers mystérieux où évoluent l'oncle et le meilleur ami de Leo, et à son inquiétante étrangeté.
Mais plus encore qu'un film de gangsters, The Yards, comme tous les premiers films de James Gray, est avant tout une tragédie. Le scénario laisse peu de place à l'ambiguïté: pour entrer dans la lumière, il faut repousser les autres dans l'ombre. Le clair-obscur dont joue subtilement la photographie du film rejoint ainsi une opposition plus concrète (et même violente dans ses implications) entre l'ascension et la chute.
Que toute cette trame soit elle-même prise dans la toile de relations familiales embrouillées, voire incestueuses, ne fait que renforcer cette dimension tragique et permet au film de dépasser le simple spectacle pour atteindre une certaine épure théâtrale.
Doté d'un excellent scénario, "The Yards" entraîne le spectateur dans une histoire sombre à goût de famille et de corruption. De ce fait, la réalisation démontre le long-métrage comme étant réaliste et mafieux. Par ailleurs, les acteurs sont excellents, tous autant qu'ils sont. Ainsi, le film est divertissant et très captivant grâce à un ensemble maîtrisé.
James Gray qui réalisera sept ans plus tard "La nuit nous appartient" a déjà traité du film noir et des conflits familiaux avec "The yards". Construit comme une tragédie dont l'issue est inéluctable façon "Le parrain", c'est la mise en scène classique mais classieuse et son rythme lent qui donne à "The yards" toute sa puissance émotionnelle. "The yards" est l'oeuvre d'un cinéaste qui aime le cinéma, qui croit en ses personnages, et qui fait confiance aux spectateurs. C'est aussi un grand directeur d'acteur et "The yards" ne déroge pas à la règle. Une bombe.
Excellent et noir polar sans quasiment de violence, où on est plongé dans un monde corrompu et où essaie de survivre le jeune Léo, sorti de prison pour des erreurs de jeunesse et qui sera entrainé, malgré lui, dans une spirale qui aurait pu lui être fatale. Magnifique jeu d'acteurs avec en particulier Mark Wahlberg et un inquiétant Joaquin Phoenix, étonnant en parfaite ordure. A classer dans les grandes réussites du genre.
Entre thriller et drame, le film propose un scénario solide et prenant.
Bon film. Je m'attendais à un peut mieux mais il n'est pas mal du tout. Bon thriller et policier à la foi.
Duo d'acteurs principaux excellent.
Duo d'acteurs principaux excellent.
Le jeune Léo sort de prison avec la ferme intention de réussir sa réinsertion. Mais sa famille, adepte des procédés mafieux et prête à tout pour sauvegarder ses intérêts, ne va pas l'y aider. Formidable film sur les magouilles politiciennes et la corruption, mais aussi sur la trahison. Le New-York des voies ferrées et des petits trafics nocturnes est très bien filmé. Joaquin Phoenix, en petite frappe qui finira rongé par la culpabilité, est à son meilleur niveau. En revanche, Mark Wahlberg, quoique touchant, en fait parfois un peu trop en "bon garçon naïf qui se fait entuber".
On est pris dans cette histoire du début à la fin.
James Caan est extraordinaire. Et tous les autres aussi....
James Caan est extraordinaire. Et tous les autres aussi....
Un polar comme je les aime : noir, tendu, intense, psychologique. Bonne histoire assez classique mais très prenante. Rythme assez lent, des longueurs. Très bon casting, Mark Wahlberg surprenant, Charlize Theron envoûtante et sexy.
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