Derniers Avis : Sale temps à l'hôtel El Royale - Page 13
Sale temps à l'hôtel El Royale
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Damien H.
15 abonnés
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4,5
Publiée le 16 novembre 2018
Violent, drôle, barré, ce film coche de nombreuses cases. Les personnages hauts en couleurs et la folie des situations se mélangent pour un cocktail explosif et jouissif, magnifiquement portés par une réalisation impeccable, très graphique, jouant sur la symétrie et les plans séquences.
Attention cependant, un début assez lent et un rythme très particulier pourront en rebuter certains. Au final, on adore ou on déteste ce film.
Un huis clos plutôt sympa avec une première partie avec les chapitres par personnage très intéressant et la 2 ème quand tout le groupe est réuni en gros avec l arrivée de MR THor ça devient moins bien un peu déjà vu. Il reste le casting sympa avec cynthia erivo en tête une révélation. Petite plus avec les musiques qui collent bien au film et son époque
« Sale temps à l’hôtel El Royale » ou l’art d’une mise en scène très théâtrale ! Quel ingénieux dispositif à la manière d’un véritable décor de théâtre que le spectateur n’est d’ailleurs pas le seul à contempler de sa lorgnette ! On n’en dira pas plus sur ce détail, mais de découvrir cet hôtel sur le déclin à cheval sur la Californie et le Nevada, avec ces astuces qui évoqueraient presque une maison de poupée, est déjà une trouvaille remarquable de la part de Drew Goddard. Et quand on ajoute la panoplie de personnages, tous très curieux et même mystérieux au départ, au point de se demander à quelle sauce ils vont être mangés, on ne fait en réalité que d’aller de surprise en surprise ! Que ce soit Jeff Bridges, Lewis Pullman, Dakota Johnson, Cynthia Erivo, tous sont surprenants, différents dans des rôles assez déjantés ! Difficile de s’imaginer jusqu’où tous ces clients et leur réceptionniste, vont nous embarquer tant les événements vont virer au surréalisme le plus fou et autant dire qu’on n’est loin d’avoir encore tout vu ! Il ressort de cette histoire une montée en puissance, dont les conséquences vont nous laisser totalement béats et dépassés... Et comme Drew Goddard a aussi l’art de filmer ses acteurs, avec une lumière qui là aussi nous donne l’impression de les voir sur les planches, on est vraiment aux anges ! Chaque client au sein de cet hôtel a en effet sa part d’ombre plus ou moins avouable, en tous cas bien dissimulée, et tout ce décalage entre eux, va provoquer l’impensable jusqu’à la folie ! On aboutit à des moments délirants, complètement loufoques et bon nombre de scènes sont incroyables comme une certaine synchronisation parfaite entre un marteau et des battements de mains qui va faire des éclats ! Du cinéma plein d’inventivité à l’humour noir et grinçant, où l’Amérique de la fin des années 60 est formidablement retranscrite (avec son lot de réminiscences par rapport au contexte historique), que ce soit cette ambiance de motel, ces carrosseries de voiture, cette esthétique flamboyante d’une époque révolue ! Un pur régal !
Un peu à la sauce des "Huit salopards" sorti en 2016, nous voici ici plongés dans un huis clos hôtelier à la fin des années 60 avec 7 personnages ayant chacun des secrets plus ou moins lourds à porter. Ce "Secret Story" cinématographique possède vraiment beaucoup de charisme avec une réalisation soignée et un casting de très bonne facture. A part deux ou trois scènes inutiles et longuettes, j'ai vraiment adhéré à l'ambiance particulière de cet hôtel à cheval entre deux Etats. C'est donc plutôt bon et un brin violent, un vrai cocktail pétillant plein de surprises et de rebondissements. Même si Tarantino reste le maître du genre, ce film vaut le détour. --> Site CINEMADOURG <--
Sale Temps à l’hôtel El Royale fait clairement penser au film « les Huit Salopards » (de Tarentino, sortie en 2016), mais ça se passe à peu près 100 ans plus tard, forcément les Cowboys ont laissé la place aux hippies ! On retrouve une mise en scène lente, très centrée sur les personnages, tous aussi charismatiques qu’énigmatique. La bande originale est un sacré point fort du film : Rock, disco, très groovy, les années 70 dans toute leur splendeur ! On se laisse très facilement accrocher par l’intrigue, porter par les révélations, les retournements, l’ambiance est excellente ! Le casting aussi est très bien choisi pour ne rien gâcher du spectacle. Bref, On est dedans du début jusqu’à la fin, c’est bien fait, c’est classe, c’est donc à voir !
histoire à la tarentino, rebondissements intéressant.. et des morts en pagaille ... mais surtout, Cynthia Erivo est le diamant de ce film, ses passage de chant a capela font vibrer les tripes ! allez l'écouter au cine ! n'attendez pas ca en dvd ou netflix : vous passerez à côté de cette merveille
et en plus, c'est même pas une comédie musicale ! non, c'est du pur suspens meurtrier crapuleux... mais voilà, y'a Cynthia Erivo à capela presque 4 ou 5 fois
Après le film d'horreur "La cabane dans les bois" réalisé en 2012, on retrouve un nouveau huis-clos signé Drew Goddard mais cette fois-ci empreint de mystère digne des polars d'antan. C'est avant tout une intrigue de personnages, une enquête imprévisible et étonnante qui séduit par sa singularité, sans nous perdre par son côté bavard. Dans les années 60, l'Hôtel El Royale est atypique car il est traversé par la frontière entre la Californie et le Nevada. Autrefois réputé par les riches et les puissants de ces états, il est désormais vide et froid. Renfermant bien des secrets, il sera le lieu de scènes de crimes lorsqu'un ensemble d'inconnus viennent y passer la nuit. Cette nuit promet d'être longue... Ce huis-clos est séduisant, inclassable et barré. Entre film noir, décalage total et thriller, cet hôtel révèle un lot de surprises imprévisibles, réussissant toujours à nous re-captiver par ses twists suite à une scène un peu trop bavarde. C'est personnellement l'intrigue de personnages qui m'a emballé, donnant l'impression d'être en pleine partie de Cluedo : en effet, le mystère plane lorsque une chanteuse, un faux-prêtre, un commercial et une hippie séjournent dans le même hôtel... Découpé en segments se focalisant sur chaque personnage, le scénario use des flash-backs et change de points de vue pour une même situation. C'est rythmé par la violence de l'action soudaine tout comme étonnamment émouvant via des scènes très sensibles. Jeff Bridges et Lewis Pullman offrent des petites pépites d'émotions qui détonnent et font du bien dans un thriller tandis que Cynthia Erivoest nous envoute quand elle chante. Tout ça participent au décalage très charmeur du long-métrage. Un plateau de jeu intriguant, une atmosphère 60's dépaysante et ses musiques soul, des pions aux personnalités opposés, des passages secrets et des meurtres : "Sale temps à l'hôtel El Royale" a tout pour plaire et la mise en scène de Goddard ne fait que rendre cet univers plus insolite et trépident qu'il ne l'est déjà visuellement. Tout parait parfait voire brillant. Mais une fausse note a totalement diminué mon engouement ; et cette fausse note s'appelle Chris Hemsworth. L'acteur en soit ne me dérange pas mais son personnage, un assassin hippie, leader d'une secte et accompagné de ses sbires, ne m'a pas paru à la hauteur de toute la montée de tension fabriquée par l'ensemble des rouages du film. C'est vraiment bête car au lieu de continuer à jouer avec nos attentes de spectateur sans cesse contournées, la scène finale est servie sur un plat d'argent oubliant tout suspense et enjeux. Personnellement, je n'y ai pas cru et bien que l'imprévisibilité est toujours de mise, cette fin découd tout ce qui précède. Alors, il y a sûrement une explication dramaturgique avec la fin du mandat du président Nixon aux Etats-Unis, mais sorti de son contexte, on ne voit qu'un blond bien foutu, chemise ouverte, qui fait son petit chef malsain gratuitement. Dommage, c'était si bien parti...
Drew Godard propose ici assurément l’un des meilleurs films de cette fin d’année. Le casting est excellent puisque l’on on retrouve des têtes d’affiches en état de grâce : Jon Hamm (Mad Men), Dakota Johnson, Jeff Bridges (True Grit) ou encore Chris Hemsworth (Thor), mais également des visages inconnus qui viennent sublimer cette pléiade d’artistes : Cynthia Erivo et Lewis Pullman. Côté scénario, on se persuadera même parfois d’assister au nouveau film de Tarantino, tant l’empreinte du maître est présente. La bande son est également de même niveau. Enfin, l’originalité de ce chef d’œuvre, à la manière de Tarantino, est de présenter de manière méticuleuse et ordonnée l’intrigue centrale sous plusieurs point de vue, répartis eux-mêmes en différents chapitres, ce qui tient en haleine le spectateur durant l’intégralité des 02h41. Pour résumer, ce chef d’œuvre marquera durablement les spectateurs : les rebondissements sont nombreux et l’évolution psychologique est également surprenante. Si ce film révolutionnaire vous laisse indifférent, arrêtez le cinéma tout de suite.
Ce film aurait pu être un grand film. L'idée de base étant bonne : ) tout cela dans un huis-clos assez intriguant et "excitant" à la fois. C'est plutôt bien réalisé, dans la première moitié du film du moins. Ensuite, il y a malheureusement de nombreuses longueurs. Certaines scènes ou situations peuvent faire parfois penser à du Tarantino. Intéressant mais un petit peu décevant!! 12 / 20.
Film très décevant. Le début ne part pas si mal mais ensuite le scénario s'enlise et ne prend pas. Film beaucoup trop long, vu le peu de choses racontées, 1h30 aurait largement suffit !
Déjà six ans depuis la sortie du premier et excellent film de Drew Goddard La cabane dans les bois. La bande-annonce de celui-ci était alléchante. Au final, c'est une légère déception qui domine. On est là devant du Tarantino light. Techniquement, c'est plutôt bien fait. L'interprétation est aussi de qualité. Le scénario est plutôt sympathique...par moment. La mise en scène suit le mouvement. Des scènes surprenantes, des très violentes, d'autres inutiles, des brusques accélérations mais aussi des temps morts. Et donc le tout un peu trop long. On attendait plus de nerf, de folie, de délire. Même si l'arrivée du toujours très sexy Chris Hemsworth aux deux tiers du film dynamite un peu le dénouement. On passe un moment pas désagréable, mais on est passé à côté du grand thriller d'action qu'on espérait...
Le scénariste Drew Goddard avait surpris son monde grâce à son premier film « La Cabane dans les bois » il y a quelques années. Un long-métrage qui démarrait comme un simple film d’horreur pour adolescents et qui déconstruisait le genre par le biais d’une dimension méta dans sa seconde partie totalement délirante. Surprenant mais un peu trop déconcertant. Si « Sale temps à l’hôtel El Royale » bénéficie d’un scénario tout aussi retors et qui sort des sentiers battus, il ne prend pas pour autant le même chemin introspectif avec le polar que son aîné. Et c’est tant mieux car l’originalité a ses limites dans certains cas. On pense un peu à l’excellent « Identity » de James Mangold avec ces inconnus coincés dans un motel avec un secret mais le déroulement sera moins psychologique et plus classique en dépit de nombreux rebondissements bien sentis. Cependant, on ne peut s’empêcher d’être un peu déçu par une oeuvre au postulat doté d’un gros potentiel et qui le gâche par quelques petites sorties de route.
Et le problème principal de ce suspense rétro vient de sa durée. Deux heures et vingt minutes c’est beaucoup trop long! Une demi-heure de moins n’aurait pas été préjudiciable à sa qualité et aurait accouché d’un format plus adapté à un genre qui se doit d’être rythmé. Pourtant, et c’est paradoxal, un personnage ou deux en plus dans cet hôtel aurait ajouté du piment à l’affaire mais aurait aussi pu combler cette durée trop généreuse, qui se traduit parfois par trop de bavardages inutiles et des séquences étirées plus que de raison. Le bon côté des choses est que le film prend bien le temps de présenter ses personnages, ce qui s’avère de moins en moins courant à notre époque, tout comme son contexte en optimisant au maximum le lieu de l’action. Enfin, cette intrigue pour le moins intrigante retombe un peu comme un soufflé, l’épilogue étant un tantinet décevant au regard des pistes mises en branle et certaines zones d’ombres restant mystérieusement opaques (le meurtre dont on parle à la télé, les personnes sur le film gardé par le réceptionniste, …).
Drew Goddard sait pourtant instaurer un climat empli de mystère et il parvient à maintenir notre attention grâce à son histoire pour le moins peu commune. Machiavélique et intelligente, elle ne prend pas le spectateur pour un idiot et le fait participer. On apprécie les astuces narratives employées tels que les retours en arrière, le chapitrage ou même le fameux procédé de la séquence vue de différents points de vue comme dans « Rashomon ». L’ambiance inquiétante et l’humour noir parfois présent nous font tout de même passer un bon moment pour une oeuvre hors des modes qui aurait gagné à pousser le concept encore plus loin et surtout en étant plus clair et concise. Ajoutons le plaisir d’une bande originale délicieusement rétro et on obtient un jeu de massacre imprévisible qui dresse le portrait d’une certaine Amérique sous Nixon moribonde.
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Ce film aurait pu être un grand film. L'idée de base étant très bonne : montrer la violence de la société (armée, police, secte, bandit, personne faible mentalement) et comment celle-ci peut être amenée, tout cela dans un huis-clos assez intriguant et "excitant" à la fois. C'est plutôt bien réalisé, dans la première moitié du film du moins. Ensuite, il y a malheureusement de nombreuses longueurs et scènes qui m'ont semblé de trop. C'est un peu un Tarantino qui n'aurait pas été très bien monté. Intéressant mais/puis décevant.
Il y a du Tarantino et des frères Cohen dans cet hôtel. Pourtant, malgré un bonne maîtrise générale, le film s'étire trop en longueur et certains dialogues font perdre le rythme. Dommage, il y avait un excellent potentiel.