Du grand Coen, Sang pour sang tout comme Fargo mais surtout No Country for Old Men, une atmosphère éprouvante et sombre sous une réalisation sec et fluide. Le final est prenant. A voir absolument.
Bon, que se passe t-il entre les frères Coen et moi ? Y a que deux films d'eux deux que j'aime bien, The Big Lebowski et surtout A serious man. Les autres sont tous, pour moi, complètement surestimés. Et là Sang pour sang est une nouvelle interrogation. J'ai trouvé ça loupé. Je ne sais pas ce que les gens trouvent aux Coen. Le scénario est très faible et puis la mise en scène des Coen, de façon générale, ne m'inspire pas. Je trouve ça pompeux et faussement inspiré, y a des fausses situations, c'est raté. Les dialogues sonnent faux, bref. Enfin j'ai quand même envie de voir leur prochain, Inside Llewin Davis, grand prix à Cannes 2013, mais je crains aussi de trouver ça raté, comme la grande majorité des films de Coen que j'ai vu. Bref, Sang pour Sang tourne à vide, c'est un thriller sans inspiration et franchement dispensable.
Sang pour sang, le premier film des frangins (génies) Coen, un policier à première vue simple et lent mais qui s’avère être un foutu micmac complètement barré, faut comprendre et aimer le style, et quand cela arrive tout roule, un film à l'image des Coen, parfait.
Ce premier long métrage des frères Coen porte en lui tout les thèmes qu'ils exploiteront dans tout leurs autres films. "Sang pour sang" est un film noir plein d'ironie. Les personnages sont à la fois stupides, cupides et pervers. L'intrigue est une spirale infernale d'où ils ne sortiront pas indemnes.
Putain il faut bien avouer que les frères Coen sont forts, très forts même ! Dès leur premier long métrage, on les sent déjà sûrs d’eux, de leur mise en scène, de leur capacité à trouver le ton juste de chaque scène. Leur sens de la narration est déjà parfait, toujours empreint d’un humour noir féroce et ravageur si caractéristique. Nul besoin de longs dialogues ou d’interminables tirades, la tension est là, palpable, insufflant un sentiment d’étouffement très fort. De ce méli-mélo policier, on dégagera aussi la première et déjà excellente apparition de Frances McDormand, impeccable, à l’image du reste du casting, qui a dû avoir bien du mal à interpréter cette belle bande de paumés ! Déjà un classique.
Sang pour Sang : le 1er film des frères Cohen, de purs génies pour des cinéphiles avertis, un brin (c'est un euphémisme...) satiriques, aimant les situations dramatiques incarnées de façon authentiques, ultra réalistes, avec toujours une écriture (de Joel Cohen) qui amènent à des scènes d'une ironie subtile et pourtant optimales. La BO est toujours au rendez-vous, particulièrement pour ce film. Il manque sûrement de moyens, de choses auxquelles on aurait du mal à mettre un nom, mais finalement, non ... ce film se vit avec harmonie, sans fioritures, mais avec un scénario où le maître mot est : le quiproquo ! Rigolo... Avec leur actrice fétiche (Frances McDormand) parfaite pour leurs films, qui joue toujours de manière fine, cette femme loin d'être sublime, d'une banalité sans nom, limite bête (et même franchement potiche) mais d'une innocence presque touchante ... et c'est ce qui en fait son charme et que ses divers rôles qui lui sont attribués lui vont comme un gant ... pour le reste de la distrib' (à part Marty) les acteurs tiennent bien leurs rôles, mais sans plus. Ils se fondent dans le style et l'ambiance monocorde du film. Et ce n'est finalement pas là l'essentiel, qui est dans ce que j'ai énoncé précédemment, et met d'autant plus en avant le talent (qui s'avérera grandissant) des frères Cohen ... À regarder donc, même 30 ans après ...
Très puissante, étouffante parfois, cette chronique semble tuée dans l'oeuf à cause d'un usage maladroit de la violence. Que faire ? Seule la forme est réussie.
Un navet sinistre redécouvert sur le tard après les succès des frères Cohen. Y a rien : scénario déjà vu et revu et indigent, mise en scène pauvre que l'on croit recherchée, mise en scène d'étudiant en étude audiovisuelle. Bon pas grand chose à retenir. On passe
Les films des frères Coen sont très inégaux, pas toujours une réussite et celui-ci fait partie, opinion personnelle, des échecs. L’idée à la base du scénario a pu être bonne, mais le scénario qui en est sorti et les personnages qui l’animent sont totalement nases. On dirait des demeurés avec un QI au ras des pâquerettes, des pieds nickelés qui accumulent gaffe sur gaffe que c’en est lassant. De plus, pour créer un pseudo suspense, les personnages, en plus d’être idiots, pour servir l’arbitraire scénaristique, agissent au ralenti, comme s’ils avaient des cerveaux de méduse. Bref, cela donne un film du genre « tout ça pour ça » et qui nous fait regretter le temps perdu à le regarder.
Première réalisation des Coen et déjà un très bon film. Un film noir virtuose (par la mise en scène) avec un scénario farfelu. Des acteurs excellents ainsi que la B.O. Excellent premier film.
Pas mal mais sans plus, j'ai trouvé ce thriller plutôt lent et à part le "détective privé", les autres personnages n'ont pas vraiment de charisme. Au moins, il y a deux scènes qui sont marquantes!
Premier film des frères Coen, «Blood Simple» (USA, 1983) synthétise leurs expériences précédentes, notamment la formation de Joel dans «The Evil Dead» (USA, 1981) de Sam Raimi, et annonce l’absurdité morbide de leur grand cinéma. L’intrigue est celle d’un patron de bar qui voit sa femme partir avec son employé. L’homme (Dan Hedaya), fou de jalousie, engage un détective privée pour les surveiller puis pour les tuer. La folie meurtrière qui gagne lentement le film nait de la convoitise d’une femme, interprétée par Frances McDormand. Ce déchirement est métaphorisé dès le premier plan : une route tranchée par une ligne médiane jaune. La lutte ensanglantée et obscure pour cette femme mènera les trois hommes du film, le mari, l’amant et le détective, à la mort. «Blood Simple» est un film d’angoisse mis en images comme un film d’horreur. Les mouvements de caméra alertes et nerveux effraient et dynamisent les actions pour mieux les rendre terrifiantes. C’est surtout dans le montage et le son qu’il faut y voir l’horreur du film. Ainsi en est-il, pour exemple, lors d’une scène, semblable à «A history of violence» de Cronenberg, où le souffle du chien se cadence pour synchroniser nos battements de cœur au rythme de la frayeur. Les réminiscences des meurtres, lorsque la femme voit en rêve son mari mort qui vomi une marrée de sang, rappelle également l’horreur. Car l’œuvre est assurément un film de genre, dans le sens où l’intrigue importe moins que la sensation qu’elle induit. On peut se demander pourquoi l’amant se sent-il obliger d’enterrer en secret le mari alors qu’il n’en est pas le meurtrier. Les Coen assignent leur goût pour l’absurde en préférant au réalisme des comportements, l’intuition du genre. Entamant leur cinéma avec cette œuvre, les Coen plongent totalement leur univers dans le chaos. Le détective privée (Emmet Walsh), personnage fascinant du film, est cet ange de l’apocalypse qui, in fine, libère la femme de ses convoiteurs.
Les frères Coen déçoivent avec ce film qui est bien trop lent. Cette lenteur est clairement la raison pour laquelle ce film est un échec à mes yeux, ça aurait pu être beaucoup plus intéressant, dommage.