Ava
Note moyenne
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Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juin 2017
On connaissait Léa Mysius coscénariste des "Fantômes d'Ismaël". La voici à présent réalisatrice d'un premier film. L'histoire est celle d'une très jeune fille qui devrait passer des vacances d'été tranquilles en bord de mer, n'était qu'elle apprend qu'elle est atteinte d'une maladie oculaire qui la conduit irrémédiablement à la cécité. Vivant dans la seule compagnie d'une mère ne songeant qu'à se dégoter un amant et ne voulant pas s'encombrer des problèmes de sa fille, Ava se trouve réduite à la solitude et à la révolte. Aussi lorsqu'elle rencontre un beau gitan ténébreux vivant en marge dans un blockhaus sur une plage des Landes, elle va connaître non pas la traditionnelle romance d'été mais un grand amour aussi sauvage que profond. Si le film est éclairé d'une belle lumière solaire dans les trois premiers quarts d'heure, la suite va s'obscurcir en même temps que la jeune héroïne est promise à s'enténébrer progressivement. Le film nous conduit peu à peu dans un condensé de "Pierrot le Fou" et de "Bonnie and Clyde". Et la fin qui perd gravement en intensité et en crédibilité témoigne d'une influence un peu sommaire de Tony Gatlif et d'Emir Kusturica, du moins celui du "Temps des gitans". Voilà ce qui nuit à l'équilibre du film : un scénario certes passionnant pendant une bonne heure mais se perdant progressivement dans les incertitudes du documentaire en milieu manouche et dans les velléités du film d'action. Dommage car tout l'aspect animal de la passion dévorante d'Ava, toute la métamorphose subite de l'adolescente en jeune femme libre de ses choix, sont pleinement convaincants. Et la prestation de Noée Abita qui se donne entièrement à son personnage et à son amour fou et merveilleusement charnel figure parmi les réussites majeures de ce film.
desiles ben
desiles ben

32 abonnés 204 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2017
Beau film qui évite l'écueil du mélodrame auquel aurait pu conduire le point de départ de l'histoire. C'est, au contraire, un film lumineux,l'histoire d'un amour dont chaque instant est vécu avec une intensité décuplée par l'urgence car chacun sait la partie perdue d'avance. Des images magnifiques, notamment à la fin : la mariée gitane au bord du chemin, le couple de jeunes fuyards qui s'enfonce dans la nuit. Les deux protagonistes illuminent l'écran.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 août 2017
Mouais... Je ne dis pas, « Ava » a ses moments et Léa Mysius est capable de jolis éclairs, filmant plutôt bien ses décors comme ses personnages, donnant à l'œuvre une certaine authenticité... Mais bon, j'ai beau ne pas être le genre de spectateurs à qui s'adresse le film, plusieurs choses m'ont quand même bloquées. Certes, un peu moins de « pose auteuriste » que de coutume, mais l'ensemble manque quand même de passion, aussi bien dans les dialogues que certaines situations, notamment dans la dernière partie. C'est dommage car on ressent bien le mal-être qui envahit Ava après avoir appris qu'elle allait perdre la vue, ses réactions, son comportement, ses errements ayant quelque chose de sensible, ce qui se gâte malheureusement beaucoup avec spoiler: l' « histoire d'amour » qu'elle connaît avec Juan
 : à partir de là, presque tout m'a agacé. Une seule question : pourquoi ? Pourquoi toute cette « intrigue » inintéressante et complètement à côté de la plaque vis-à-vis du propos initial ? Alors oui, cela permet une rupture de ton et donne un « nouvel élan » au récit, mais le film était tellement plus subtil, intelligent lorsqu'il abordait la complexe relation mère-fille que cette spoiler: triste fuite vaguement criminelle
... Heureusement, Laure Calamy confirme sa belle présence à l'écran dans ce qui est sans doute le personnage le plus réussi, et la volonté d'offrir une histoire changeant du tout-venant est à saluer : insuffisant toutefois pour en faire autre chose qu'une étrange curiosité s'égarant, comme son héroïne, en cours de route.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juin 2017
Il est difficile d’être sévère avec un premier film surtout que celui-ci n’hésite pas à prendre des chemins de traverse bienvenus dans le cinéma hexagonal. Nuançons cependant, car Céline Sciamma (« Naissance des pieuvres »), les sœurs Coulin (« 17 filles ») ou Julia Ducorneau (« Grave ») sont passées par là avant Léa Mysius mais cela montre l’avènement d’une génération de nouvelles réalisatrices qui aiment à traiter de la gent féminine par le prisme de l’adolescence. Malheureusement, « Ava » souffre d’un traitement trop bicéphale et inégal avec deux parties trop marquées et qui ne se valent pas ainsi que de nombreux défauts inhérents à certains films français que l’on qualifiera d’auteur…

L’image est volontiers granuleuse et la caméra est rarement statique ; alors que la chronique d’un été de cette jeune adolescente qui va perdre la vue aurait mérité un traitement plus esthétique. Cela n’empêche pas quelques très belles scènes comme cette séquence d’ouverture avec le chien noir ou lorsqu’Ava et son petit ami se peinturlurent d’argile pour braquer les nudistes. Ensuite, cette histoire de cécité avancée aurait pu être une piste de scénario très intéressante. Et même si elle conditionne certains comportements de l’héroïne, elle n’est pas assez présente sur la forme comme sur le fond, apparaissant au final comme un gadget de scénario dont la réalisatrice n’a plus su que faire. Mais on reprochera surtout à « Ava » d’être beaucoup trop long dans sa première heure, avec de nombreuses scènes inutiles et une impression de tourner en rond.

Heureusement, dans le dernier tiers du long-métrage lorsqu’Ava se retrouve avec Juan, l’atmosphère du film se fait plus envoûtante et la cavale des deux jeunes amants se fait aussi bien mystique que palpitante. On a tout autant droit à de jolis moments sentimentaux comme à d’autres plus graves. Il y a de l’idée dans ce premier film, une envie de cinéma, une proposition d’autre chose mais qui reste encore à l’état de brouillon, inabouti. En revanche, force est de constater que Mysius sait choisir ses acteurs. La jeune Noée Abita est tout bonnement confondante de naturel dans sa méchanceté d’adolescente et ses moues boudeuses tandis que Laure Calamy et Juan Cano lui offrent un contrepoint parfait. Un film imparfait et trop long mais qui déborde d’idées, ce qui donne envie de suivre le futur de ceux qui y ont participé.
Pauline_R
Pauline_R

194 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2017
Un excellent premier film, très libre et qui offre une vision de l'adolescence à la fois originale, fine, qui ne tombe jamais dans la caricature. Prenant par son scénario assez bien ficelé, toujours lumineux, Ava révèle surtout un bel espoir, Noée Abita, qui peut faire penser à Adele Exarchopoulos, et confirme toujours plus le talent de l'incroyable Laure Calamy.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2017
Diplômée de la Femis, section scénario, en 2014, Léa Mysius a présenté "Ava", son premier long métrage en tant que réalisatrice (et scénariste !), à la Semaine de la Critique du dernier Festival de Cannes et ce film s’y est vu attribuer le Prix SACD. Auparavant, Léa Mysius s’était fait connaître par la réalisation de 3 court-métrages, tous primés dans divers festivals, et par sa participation à l’écriture du scénario de "Les fantômes d’Ismaël" d’Arnaud Desplechin.

13 ans, les vacances d’été au bord de la mer dans les Landes, la plage, une lumière éclatante, une mère très libre, très compréhensive mais également très envahissante et irresponsable : presque tout semble réuni pour que ce mois d’août représente une période de bonheur intense pour la jeune Ava. Sauf qu’Ava souffre d’une maladie dégénérative, la rétinite pigmentaire, et qu’un médecin vient de lui apprendre qu’elle allait perdre la vue plus vite que prévu. Comment vivre ce qui sera peut-être, sans doute même, son dernier été de lumière, comment affronter ce problème de la perte prochaine d’un sens essentiel, comment renforcer ses autres sens, alors même qu’elle est à l’âge où s’annonce la perte de l’adolescence, à l’âge où elle doit construire son corps d’adulte, à l’âge où se manifestent pour elle les premiers appels de la sexualité ? Il y aurait vraiment matière pour elle à sombrer dans une noirceur absolue qui ne serait pas seulement celle vers laquelle ses yeux vont la conduire si ne survenaient pas la rencontre d’un grand chien noir et celle de Juan, un jeune et beau gitan que tourmente la police locale.

Pour la réalisation de ce premier long métrage, Léa Mysius a décidé de tenter un pari audacieux : le mélange des genres. En effet, elle a fait commencer son film par un épisode naturaliste racontant l’histoire d’une adolescente qui a le sentiment de ne pas trouver sa place dans la société, qui a l’impression que personne ne la voit, et elle le fait progressivement glisser vers un monde de fantasme flirtant parfois avec le fantastique, avec, en particulier, une magnifique scène de cauchemar dans laquelle se télescopent de façon très crue des visions liées à la sexualité et les rapports qu’Ava entretient avec sa jeune sœur. Le résultat est plutôt bluffant et le mélange de sensualité et d’énergie qui en découle place, sans l’ombre d’un doute, la jeune réalisatrice parmi les grands espoirs du cinéma français.

C’est toujours avec plaisir qu’on découvre les premiers pas réussis, dans l’exercice de la réalisation d’un long métrage de fiction, d’un ou d’une jeune cinéaste. Léa Mysius semble vouloir continuer à pratiquer les deux voies qu’elle s’est ouvertes depuis sa sortie de la Fémis : d’un côté, l’écriture de scénarios pour des films qu’elle ne réalise pas elle-même, de l’autre, l’écriture de scénarios pour des films qu’elle réalisera dans la foulée. En tout cas, concernant ces derniers, c’est avec une certaine impatience qu’on va attendre le prochain.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juillet 2017
Beaucoup d'invraisemblance dans cette histoire, une seconde partie assez poussive et moins réussie, une mère insupportable (brillamment jouée par Laure Calamy) dont on a du mal à comprendre certaines réactions, une jeune actrice, belle, touchante mais dont le jeu est quand même limité. Sinon la réalisation est réussie, notamment les scènes sur la plage (ouverture, baignade...), mais le tout reste très surfait.
isakkk
isakkk

17 abonnés 212 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2017
Très bon jeu d'acteurs pour ce film intéressant mais trop démonstratif dans sa facture et son aspect visuel. Un peu de modestie aurait aidé le propos. Il me semble aussi que l'auteur manque d'empathie envers tous les personnages: la mère à l'ouest, son jeune amant intéressé, la fille inadaptée... aucun n'est attachant et les gitans sont tous plus laids et caricaturaux les uns que les autres. Dommage, un film intéressant et ambitieux mais qui n'a pas les moyens de ses ambitions et qui agace par beaucoup d'aspects (tu l'as vu mon plan comme il est beau mon plan, tu l'as vue la couleur comme elle est belle la couleur...)
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 juin 2017
Etonnant et magnifique road beach movie entre une ado qui découvre qu'elle va perdre la vue qui vit dans une situation familiale peu équilibrante et un gitan marginalisé par sa "tribu ". Cette histoire très forte parfaitement maitrisée dans un rythme ou tout s'entrechoque avec brio nous tient en haleine jusqu'au bout et on ne voudrait pas que cela s'arrête !!!
des images puissantes et crues, des dialogues sobres et incisifs, une" lumière" tant dans les images que dans l'esprit du scénario, une musique aussi bien rhytmé que les images, des comédiens excellents font de ce premier long métrage une oeuvre révélatrice d'un vrai talent !!!
cela fait vraiment plaisir de voir un film aussi envoutant , touchant et cependant drôle malgré les sujets délicats traités.
On se dit que oui une nouvelle génération de réalisateurs est là pour remplacer ceux qui nous sortent des biopics conventionnels, attendus et...chiant......donc a voir d'urgence , et a suivre tant les talents de la réalisatrice et des comédiens sont là!!!!!
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2017
Ce film libre, authentique, inventif et rempli d'émotions est une superbe découverte. L'actrice Noée Abita, dans un rôle difficile, en est une autre. Immanquable.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2017
Premier long métrage de la cinéaste Léa Mysius, Ava est une petit bouffée de fraicheur. Une histoire aussi belle que tragique pour le portrait d’une femme fille passant rapidement de l’enfance à l’âge adulte. La mise en scène est agréable, il y a quelques longueurs mais l’ensemble est bien maîtrisé. La jeune actrice Noée Abita est une vraie révélation. Elle ressemble beaucoup à Adèle Exarchopoulos, c’est parfois troublant. C’est sa première apparition à l’écran et nous la reverrons surement. Laure Calamy (Rester vertical, Dix pour cent) est aussi très convaincante dans le rôle de la mère. Un premier film bien sympathique donc, fait avec tact, sensibilité et une certaine intensité, aussi drôle que triste, aussi sombre que solaire. Une actrice et une réalisatrice à suivre...
joelle g
joelle g

102 abonnés 945 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2017
Une belle surprise que ce film ....jeune réalisatrice et casting inconnu...la jeune Noée Abita en tête..magnifique.....dans son jeu et dans sa présence à l'écran.
Un sinopsis orignal ....comment une jeune fille de 13 ans réagit elle quand elle apprend qu'elle va perdre progressivement la vue.....ses derniers jours au soleil...
De belles images , tout particulièrement la scéne où la jeune Ava se baigne les yeux bandés , nue , et ressort de l'eau ....
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2017
L'adolescence : un passage pas toujours simple pour tout le monde, où notre corps et nos pensées nous amènent à refuser notre vie. C'est autour de cette thématique qu'est construit le film. Ava, 13 ans, se sent en décalage avec les autres et surtout avec sa mère. Elle apprend qu'elle va perdre la vue et décide de vivre quelque chose de fort, l'Amour, avant de la perdre définitivement. C'est beau, envoutant, prenant. La réalisation est maitrisée et reflète bien le cadre dans lequel Ava vit tous ses changements. Les acteurs sont tous attachants. La musique rythme bien le film. Une belle ode à l'adolescence.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2020
Qui a dit que le cinèma français ètait mort ? il est plus vivant que jamais dans cette ode èclatante à la jeunesse! Elle a surpris son monde, Lèa Mysius, très prometteuse dans ses courts-mètrages : son premier long-mètrage, "Ava", est une totale rèussite malgrè son sujet douloureux! Ava, 13 ans, perd la vue mais ne perd rien de la rage de vivre! Tel un funambule, elle avance sur un fil incertain! Les lumières basses se font rares! Est-ce que ses rêves vont disparaître aussi ? Accompagnez là vous ne le regretterez pas! Un sens aigu de la mise en scène avec beaucoup d'idèes et une bande son envoûtante, en osmose avec sa jeune hèroïne! On est toujours au coeur des situations! Les plus belles scènes sont celles auxquelles on ne s'attend pas! Un film solaire et sauvage, à l'image de Noèe Abita, intrigante et bluffante! La rèvèlation fèminine de l'annèe 2017, c'est elle! Empreint d'idèalisme, "Ava" est rèsolument ètonnant, et de mille façons! Merci Arte...
Dionys C.
Dionys C.

16 abonnés 90 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 décembre 2020
Très déçu par ce film qui parait en fait un cours-métrage... d'1h30 ! Cela fait amateur dans le mauvais sens du terme, bourré d'incohérences et notamment le choix d'une actrice de 18 ans pour incarner une ado de... 13 ans ! On n'y croit pas une seconde. Tout sonne faux, on passe chaque fois à côté de tout ce qui pourrait être intéressant comme la réaction à sa maladie, l'éveil des sens, la relation fille-mère : tout sonne faux ! Un navet bien que certains intellos de bas étage y verrons un film d'auteur, moi je ne vois qu'un film brouillon et parfois de mauvais goût. Il ne suffit pas d'exhiber la nudité pour en faire un film sensuel ou érotique : ça manque de classe !
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