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Raw Moon Show
154 abonnés
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3,5
Publiée le 21 août 2025
La dernière image ? Beaucoup de moments m'ont marqué, à commencer par l'incroyable travelling du début qui laisse à penser que Dario Argento a pu s'en inspirer pour son plan séquence / morceau de bravoure dans Tenebre tourné 6 ans plus tard.
Mais beaucoup d'autres moments restent en mémoire comme cet instant suspendu où le personnage principal s'aperçoit chez lui derrière sa fenêtre depuis les toilettes du pallier (sacré pallier en forme de U si l'on en croit la géographie des lieux depuis la cour de l'immeuble). Impressionnant, comme l'est cette rencontre avec l'ex locataire au visage bandé sur un lit d'hôpital et qui à la vue du nouveau locataire a soudain l'air effrayé. Toute la séquence finale, où chaque habitant de l'immeuble est comme "au spectacle", est également fabuleuse. David Lynch a probablement lui aussi beaucoup emprunté à ce film pour son fameux "cinéma mental" (Twin Peaks / Lost Highway / Mulholland Drive / Inland Empire).
Le Locataire prend l'exact contrepied de Rosemary's Baby car il va creuser non pas du côté de l'entreprise diabolique prise au pied de la lettre et au premier degré mais du côté de la folie, d'une personnalité trouble aux penchants dissociatifs, de la schizophrénie saupoudrée de paranoïa comme maladie mentale agissant de façon sournoise sur le personnage principal, pourtant bien sous tout rapport dans les premières minutes du film et dont la vision du monde se trouve peu à peu grimée à l'image de son apparence physique qu'il va modifier (sans vraiment s'en rendre compte) au fil du temps...
Le film dans la façon dont il fait grimper la tension Kafkaienne est magistral jusqu'au final en apothéose qui fait évidemment se répéter les mêmes fins dernières pour le locataire et celle qui l'aura précédé.
Mais une idée émerge alors lentement : Dans le tout premier plan séquence, il me semble reconnaître derrière la fenêtre de la chambre d'où Simone Choule a sauté les traits de Roman Polanski... On ne sait pas quand a vraiment commencé le désordre mental du personnage campé par ce dernier. On sait juste qu'il vient d'apprendre (par une connaissance) qu'un appartement était à louer dans l'immeuble. En ce cas, qu'est-ce qui empêche de penser qu'il connaissait déjà Simone Choule, qu'il en était fou au point de la jeter par la fenêtre et de prendre sa place jusqu'au bout, jusqu'à devenir elle ? Je dis cela puisqu'un moment clé du film est celui où Simone Choule semble effrayée sous les bandages en découvrant près de son amie (jouée par Isabelle Adjani, qui relèvera ce détail plus tard) le fameux M. Trelkovsky.
Aux angles morts la grande oeuvre. le Locataire en est une assurément !
Récit d'une folie, univers kafkaïen (Polanski n'a t-il pas joué Grégoire dans l'adaptation au théâtre de "La Métamorphose" ?), "Le Locataire" est un film étouffant, où le drame s'installe au fil du récit, aussi insidieux qu'irréversible. Dans le rôle principal, le cinéaste est époustouflant, donnant à son personnage une humanité étonnante.
Habituellement, je trouve que les films de Roman Polanski sont sur le dessus du panier (Le pianiste, quelle claque, ou encore Rosemary Baby, quelle inventivité !). Ici, je n’ai pas accroché, car le héros qui devient fou je n’y ai pas cru. Il y a sans doute une bonne chose, comme ces voisins insupportables qu’on a tous connus, mais pour le reste…Bien également pour le casting (j’ai mis en VF pour avoir les voix françaises), l’ambiance glauque de l’appartement, et la grande beauté d’Isabelle Adjani alors très jeune. Regardable mais pour moi moyen.
Dans ce brillant huis-clos psychologique, le metteur en scène Roman Polanski nous propose l’exploration de l'angoisse et son plongeon dans la folie. Sa réussite repose sur le fait que le spectateur ne sait jamais vraiment si ce qu’il voit est la réalité ou la projection de l’esprit dérangé de Trelkovsky, le personnage principal interprété par Polanski lui-même. Les stigmates du drame déroulé dans son appartement laissent une trace de malaise permanent et l’étrangeté des voisins fait évoluer le personnage sympathique vers une personnalité plus trouble puis à la paranoïa. Le mystère permanent dans une ambiance austère accroche le spectateur tandis que la mécanique inconsciente se déroule. C’est redoutable !
« Le film « Le locataire » raconte l’histoire d’un homme timide, d’origine polonaise, qui venait visiter un appartement inoccupé dans un quartier populaire de Paris. Il apprend vite que la locataire précédente s’est jetée par la fenêtre quelques jours avant. Il s’installe finalement dans l’appartement, il sera bientôt victimes de hostilités de la part des voisins. Justement, pourquoi les voisins le méprisent-ils ? Sont-ils exigeants ? Pourquoi des regards noirs ? Pourquoi les voisins restent debout sans bouger, dans un cabinet collectif de toilettes, fixant à travers d’une fenêtre en face de l’appartement ? Leurs comportements sont tout de même inquiétants ! Du coup, on est devenu paranoïaque avec le locataire déboussolé et oppressé par tous ces regards ! Pas mal, ce film qui a réussi à me faire plonger dans un climat angoissant à cause du jeu des lumières qui amplifie la noirceur des expressions du visage, et des décors tristes et vieillis ! C’est un bon thriller psychologique avec une pointe du film « Fenêtre sur Cour » d’Alfred Hitchcock ... on suit le comportement du locataire qui cherche à se protéger mais il n’y arrive pas, on scrute ses réactions pour énumérer des hypothèses sur le pourquoi il n’arrive pas à se sortir de ce cercle vicieux ? Le piège se renferme sur lui ... Au fur et à mesure, il sera difficile de voir ce qui est réel ou imaginaire... Bon, on découvre un peu trop tôt que .... Je ne vous dit pas plus. J’aurais préféré que cette découverte se produise à la dernière minute du film ... bon ! Film assez dur à voir ! La caméra qui essaie de se rapprocher vers la fenêtre en s’éloignant d’elle, en même temps est réussie. C’est une des techniques utilisée par Alfred Hitchcock ! Elle est vertigineuse, nous empêchant bien de réfléchir !
Ce que je n’ai pas aimé, disons, pas du tout aimé, c’est la présence des acteurs du Splendid, Gérard Jugnot, Josiane Balasko et Michel dans le film « Le locataire ». Rien qu’en les voyant’ j’ai l’impression qu’ils cassent le fil dramatique ... ils sont visiblement comiques même s’ils jouent dans leur propre rôle, disons, le plus sobre possible ! C’est raté ... et paradoxal avec le film ! Ils auraient du être simplement sympas sans être comiques ! Dommage !Isabelle Adjani est assez surprenante dans sa maîtrise des émotions et des jeux d’acteur, ce qui n’est pas forcément le cas dans ses films suivants !
Enfin, le film «Le locataire » est, pour moi, aussi un réel plaisir de redécouvrir Paris dans les années 70 avec de petites voitures citadines colorées, des vêtements à la fois colorés et ternes, des marques connus dans un bar avec un flipper, Ricard, Suze ... Ah oui, « les Gitanes », « Les Gauloises bleues » ! Bonjour la nostalgie ! Dans une scène, on reconnaît le lieu : la construction du Forum des Halles ! Ça m’a fait drôle de la voir ! Bon, allez, il est pas mal, ce film ! Dommage pour la fin un peu farfelue, pas vraiment cohérente .... mmmhh ! »
Un jeune homme timide et réservé emménage dans un appartement dont la précédente occupante s’est jetée par la fenêtre. Une fois de plus, le réalisateur Roman Polanski plonge dans la folie d’un personnage névrotique. Incarnant lui-même le rôle principal, le cinéaste signe une œuvre cathartique dépourvue de la moindre finesse et aux effets le plus souvent grotesque.
Roman Polanski signe avec Le Locataire une œuvre intrigante et angoissante, portée par une ambiance oppressante et une lente descente dans la paranoïa. La mise en scène est maîtrisée, et le cadre claustrophobique de l'immeuble participe à une tension palpable. Cependant, le rythme du film peut paraître un peu lent, surtout dans sa première moitié, où les événements s'installent progressivement, parfois au détriment de l'engagement du spectateur.
Cela dit, la fin est mémorable et parvient à sublimer l’histoire en offrant une conclusion à la fois puissante et perturbante. C’est une œuvre singulière, mais elle demande une certaine patience pour en apprécier pleinement la portée.
Un thriller d’intérieur pour Polanski à mettre au côté de Répulsion et de Rosemary’s Baby. Ce locataire est un film qui veut créer sa tension par le malaise comme ses plans fixes sur les mystérieux voisins. Mais pour le coup cette tension est mal maîtrisée mal tenue. Au lieu de vraiment monter crescendo, Polanski l’a laissé retomber et doit tout reprendre ensuite. Il y a quand même de très bons passages, le final notamment est très réussi et mérite de s’attarder sur ce film.
Dernier volet de la trilogie de Polanski sur les appartements maléfiques, un thriller psychologique brillant et glaçant sur un homme sombrant dans la paranoïa et la schizophrénie. La composition de Polanski est hallucinante.
Un Drame réalisé en 1976 par Roman Polanski, adapté du roman de Roland Topor. Le cinéaste Polonais interprète également le rôle principal de ce Thriller : Trelkovsky gentlemen sérieux, citoyen français, est nouveau locataire d'un appartement dont la locataire précédente s'est jetée par la fenêtre quelques jours auparavant. Des choses bizarres surviennent dans l'immeuble ou Trelkovsky découvre un trou de Judas dans le mur. Le film nous offre une affiche prestigieuse : Les collègues de Trelkovsky (Roman Polanski) : Bernard Fresson, Gérard Jugnot et Romain Bouteille, ses voisins Michel Blanc, Claude Piéplu le locataire du dessus, Jacques Monod le cafetier, Rufus le Dr Badar ami de Stella. Isabelle Adjani, que l'on voit trop peu, se révèle très brillante dans le rôle de Stella , l'amie de la locataire précédente. Sur de superbes images et une ambiance austère, ce film au rythme lent se montre malheureusement trop long. Le scénario se révèle très déstructuré, avec beaucoup de personnages embrouillant l'intrigue, et trop d'évènements de voisinages insignifiants. Dans sa dernière partie, il distille néanmoins un sentiment de malaise intéressant se communiquant parfaitement au spectateur.
En vacances d'Hollywood après le remarquable Chinatown, Polanski se place ici au centre du jeu, un jeu pervers sur la manipulation mentale et la paranoïa. Dans une progression lente, le piège se referme avec beaucoup de subtilité sur son personnage de plus en plus torturé (à cet égard, l'on se rend quand même compte qu'il demeurait bien plus à l'aise derrière la caméra que devant celle-ci), le réalisme froid se muant de temps à autre en scènes absurdes illustrant assez adroitement la folie ambiante. Troublant et efficace.
"Le locataire" donne l'impression de regarder un film d'épouvante fantastique, mais c'est en fait une plongée dans la folie que nous propose Polanski. Souvent rudement efficace et angoissant, le film connait quand même quelques petites baisses de régime par ci par là, mais Polanski montre encore une fois toute l'étendue de sa maîtrise.
Un Polanski cauchemardesque où la mise en scène excelle. Un scénario lent mais où la lenteur justement se justifie afin d'illustrer au mieux la lente descente aux enfers du personnage dans la paranoïa schizophrénique. Des personnages secondaires pour certains finalement assez inutiles et une fin pas très claire mais ça reste malgré tout un bon moment de cinéma.
Chef d'oeuvre du film de genre, 'Le Locataire' est parfois drôle, souvent terrifiant. Surtout, il a le mérite de résister à une unique interprétation : où se situe la limite entre les hallucinations du personnage et la réalité ? qui est-il vraiment ? le film doit-il être compris plus largement comme une fable sur l'anti-sémitisme ?
Il s'agit incontestablement d'une oeuvre angoissante,doté d'un climat paranoïaque,où il est difficile de différencier réalité et imagination du personnage.Roman Polanski interprète lui-même ce timide archiviste qui emménage dans un appartement,d'où la précédente occupante s'est suicidée.Son jeu est loin d'être irréprochable,mais il parvient tout de même à retranscrire le malaise général.Pourquoi est-li harcelé par ses voisins?Pourquoi y a t-il des canines dans le mur?Pourquoi les gens restent debout fixement dans les toilettes d'en face?Autant de questions sans réponses,qui font basculer Polanski dans la folie pure.Si la première heure est particulièrement efficace,vu les mystères qui s'accumulent dans cet immeuble,le changement de cap rend la seconde partie plus granguignolesque et au final aisément devinable."Le Locataire" souffre par ailleurs d'un montage déficient,et par conséquent d'une tension irrégulière.Gênant.Cependant,Polanski possède indéniablement le talent pour rendre dérangeant cette lente plongée vers les abîmes.Et les personnages secondaires évoluent sur un fil entre ironie et effroi.La musique,enfin,appuit efficacement les effets voulus.