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Lapin-54
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2,5
Publiée le 8 janvier 2022
Un grand classique porté par deux monuments du cinéma : Humphrey Bogart et Ava Gardner mais finalement une grande déception. L'ensemble est mal ficelé, parfois mal joué (le duel des riches par exemple). L'histoire n'a guère de sens. Restent les 2 acteurs principaux qu'on a plaisir à voir.
La narration de la voix off est bien écrite, et la beauté d'Ava Gardner captive encore de nos jours. Cependant j'ai trouvé beaucoup de longueurs à cette oeuvre de Mankiewitz, qui n'est pas sa meilleure selon moi.
C’est un film riche et profondément humain que Mankiewicz écrit et réalise avec une constante détermination à prendre à témoin son propre monde pour lui dire comment il va… Un conte , Cendrillon, le prince charmant et très vite derrière l’histoire que l’on raconte aux enfants, la vie en illustrations réelles, à travers le filtre déformant d’un scénario malin. Nous voici au cœur du cinéma hollywoodien quand une petite chanteuse espagnole est appelée à devenir une star américaine. Elle en rêvait, mais comprend très vite que ce monde là n’est pas le sien. Mankiewicz en rapporte les éléments constitutifs d’une mise en scène souvent grandiloquente, mais toujours appropriée à la charge émotionnelle conduite par l’héroïne. Ava Gardner en personne plus rayonnante que jamais, habitée par la grâce et l’intelligence. Humphrey Bogart me parait tout à côté un rien palot, mais c’est le jeu qui veut ça . Hollywood est vraiment sans pitié. AVIS BONUS Trois angles différents dont un long entretien avec le réalisateur, pour en apprécier l'œuvre et le parcours Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Flashbacks sur la vie d’une star racontée en voix off, notamment par un immense Humphrey Bogart, témoin et confident privilégié d’une Ava Gardner resplendissante. Libéré de ses obligations auprès des grands studios et cumulant les casquettes de metteur en scène, scénariste et producteur, Joseph L. Mankiewicz donne à ce conte une image acerbe du monde hollywoodien et de l’aristocratie jet-setteuse. La richesse de la prose narrative, incisive, parfois tendre mais toujours pertinente, est révélatrice d’un état satirique amer. La galerie des seconds rôles également, atteignant son apogée avec celui d’Edmond O’Brien. Un très beau film, mélancolique, affublé de longueurs toutefois.
La comtesse aux pieds nus n'est pas le chef d'oeuvre annoncé par d'éminents critiques. La première demi heure, lors de l'action sise en Espagne, est remplie de clichés insuportables et enrobée d'une musique sirupeuse et pénible ; on craint alors le pire. Je n'ai jamais pensé qu'Ava Gardner était une très bonne actrice et Humprey Bogart me paraît emprunté et fatigué. Une scène où Ava Gardner est quand même sensationnelle et sexy est celle où elle est matée l'été en maillot de bain par des hommes. Ceci étant, le film est réussi sans aucun doute. Une belle qualité d'images réalisées par Freddie Francis et surtout ce qui fait la plus grande force du film de Mankiewitcz : la diversité des points de vue qui enrichit la narration d'une façon considérable bien servie par un montage au top. La comtesse aux pieds nus est agréable et parfois touchant mais il y a quelque chose d'incontestablement vieilli dans le propos. Les meilleurs films de Mankiewitcz semblent pour moi être Le limier et Soudain l'été dernier.
C'est une réalisation de Mankiewicz, qui date un peu donc, l'affiche nous le rappelle d'ailleurs, de part sa construction. Le film comporte deux stars, Bogart et Gardner. Ce qui est original c'est la façon de narrer l'histoire de cette jeune espagnole, devenue une star du cinéma hollywoodien un peu malgré elle, par la fin et en donnant la parole à divers personnages dont le fameux scénariste incarné par Bogart.
Film le plus personnel de Mankiewicz qui offre une réflexion sur les illusions du cinéma dans une version désenchantée de Cendrillon . Comme toujours chez Mankiewicz , flashs back habiles, changement de points de vue, faux semblants et dialogues ciselés, confrontation peuple, bourgeoisie et aristocratie. Interprétation impeccable . Le film est devenu un classique instantané en France , même si l'on peut penser , avec le public américain de l'époque, que le tout est est sans doute trop bavard et que, finalement, la thématique , hors cinéphilie prononcée, est bien peu universelle .
En dépit du peu d’action et de sa longueur, ce film n’est pas du tout ennuyeux. Critique efficace d’Hollywood et d’une bourgeoisie de parvenus jet-setteurs, Mankiewicz brille par les dialogues et la tension entre les personnages avec une construction en flashs backs. La scène de la gifle est présentée deux fois avec deux angles différents. Ava Gardner est superbe particulièrement dans la scène où elle danse parmi les gitans.
Film très intéressant. Intéressant pour le portrait, d'une belle valeur artistique, qu'il dresse de l'Amérique à travers le visage et le destin de cette fameuse comtesse. Ce qui frappe dans la mise en scène c'est son esthétisme très travaillé. De beaux plans, de beaux mouvements de caméra et surtout des acteurs de qualité. Le scénario est également intéressant : belle réflexion sur la célébrité mais également sur l'amour, la vie, la mort. Bref l'on est convaincu mais pas persuadé. La Comtesse aux pieds nus est certainement un grand film mais l'on aura toujours dans la tête L'aventure de Madame Muir, bien plus beau, bien plus réussi, qui mérite lui le terme de chef d'oeuvre.
Le long-métrage réalisé en 1954 commence dans un cimetière, où Harry Dawes, scénariste et réalisateur joué par Humprey Bogart, assiste aux funérailles de la star hollywoodienne Maria d’Amato, interprétée par Ava Gardner. C’est alors que l’homme se souvient et nous raconte l’histoire de cette Cendrillon moderne. Joseph L. Mankiewicz, qui a aussi signé de grands classiques comme Le Limier ou Eve, dresse le portrait intimiste d’une actrice en passant son regard derrière les coulisses du cinéma. Construit sur sept flash-backs énoncés par une voix-off, La Comtesse aux Pieds nus décrit l’industrie hollywoodienne, la puissance des grandes fortunes mais aussi l’aristocratie italienne. C’est un conte mélancolique teinté d’amertume dans une période où l’âge d’or du cinéma est empli de joies et de couleurs. Ava Gardner parvient l’inaccessibilité tout en nous émouvant de toute cette névrose qui l’entoure. La Comtesse aux Pieds nus est une œuvre touchante où les dialogues priment enfin sur le strass et les paillettes. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Incontestable chef d'œuvre. Le milieu du cinema hollywoodien est dépeint àvec pertinence. En relation avec la déliquescence des rapports sociaux aux EU. Bogart et mettent leur immense talent au service du propos. Les dialogues sont ciselé avec pertinence La réalisation est précise sobre et efficace sans affectation.
Un grand film mélodramatique signe du célèbre metteur en scène josef mankiewicz qui a réalisé de nombreux films brillants. Il retrace dans celui ci un portrait de cette jeune femme vivant dans la pauvreté joue par la très belle ava gardner, rêvant à une carrière à Hollywood et qui va toucher du doigt son but, car elle rencontra un réalisateur joué par bogart à la solde d un producteur odieux et irascible qui va lui donner une carrière et surtout de mauvaise rencontre qui décrit les côtés sordides de ce milieu qui n est pas un conte de fée. Et petit à petit elle va connaître une issue dramatique, dans une dernière scène assez déchirante. Un très bon film dont mankiewicz s est inspiré du conte de Cendrillon pour raconter la vie de cette jeune femme. Les personnages sont très bien joué grâce à une très bonne distribution, petite mention pour humphrey bogart dont on voit à l ecran malheureusement les stigmates de la maladie et qui est très poignant.
Un de mes films préférés. Du très grand cinéma. Une belle histoire sur le cinéma. Joseph Mankiewicz, Ava Garner et Humphrey Bogart au sommet de leur art. A voir et à revoir.
Un beau titre, représentatif de l’itinéraire de cette femme devenue comtesse, née dans le dénuement et le ruisseau. Itinéraire singulier pour cette femme sensuelle, aucun des trois hommes qu’elle va suivre (trois hommes représentant trois milieux « décadents », celui du cinéma de studio, celui de l’argent roi et celui de l’aristocratie mourante) ne devenant, pour des raisons différentes, son amant. Un magnifique film, dont la qualité principale est l’écriture. Ecriture du film, qui consiste en une succession de flash-backs, narrés par trois personnages différents. Avec des innovations (du moins, à ma connaissance) : à l’intérieur d’un flash- back, un autre, narré par -encore- un autre personnage ; dans deux flash-backs différents, la même scène racontée deux fois, sous un angle et par un personnage différent. Ecriture des dialogues, certes abondants, mais fins et ciselés. Pour cela, Joseph Mankiewicz a parfois été qualifié d’homme de théâtre ou de littérature. Ce serait oublier la pertinence de sa mise en scène cinématographique, discrète, mais à la fois adaptée, intelligente et expressive. Le choix des plans épouse parfaitement l’évolution de la situation ou la psychologie des personnages. Dans sa démarche, Mankiewicz s’oppose à la tradition spectaculaire Hollywoodienne : au moment de la découverte de la « comtesse », il ne montre que les spectateurs du cabaret qui la regardent, elle n’existe alors que par l’image et l’effet qu’elle produit ; entre les deux personnages principaux, interprétés par les deux stars du film, aucune idylle n’aura de place et la relation restera parfaitement platonique ; et lors de la disparition de la comtesse, le spectateur n’entendra que le bruit de coups de feu. Cette « opposition » s’exprime aussi par le verbe, le personnage de Harry étant bien sûr son alter égo : il fait passer par sa bouche nombre de ses réflexions et considérations sur son art, et sur l’univers de sa production : rapports et parfois interdépendance entre la réalité et la fiction, rôle fondamental du réalisateur, pouvoirs excessifs des producteurs, le tout dans une vision désenchantée … Une œuvre majeure du cinéma Américain, extrêmement riche, toujours intelligente, parfois émouvante, de surcroît magnifiquement servie et portée par le charisme de Humphrey Bogart et l’éclat de Ava Gardner.
Seul maître à bord (il se produit pour la première fois en dehors des studios), Mankiewicz s'adonne ici à ses penchants littéraires (voix off envahissante, dialogues réjouissants mais sur-écrits) et règle ses comptes : avec Holywood, la jet-set et l'hypocrisie en général. Sans Zanuck pour le tempérer, il cède au démonstratif, s'éloignant de la subtilité d'"Eve" ou de la fluidité narrative de "Chaînes conjugales". Mais il demeure malgré tout le grand cinéastes de l'ambivalence et sauve le personnage d'Ava Gardner en préservant jusqu'au bout son mystère, et en chargeant Bogard, son alter-ego dans le film, d'un poids incommensurable de mélancolie. Alors que le récit avait commencé de façon un peu mécanique et démonstrative, il parvient peu à peu à laisser la vie irriguer son programme et la deuxième partie, crépusculaire, se fait de plus en plus émouvante. Un bilan en demie-teinte, donc, pour un film à la fois lesté par son discours et gagné in extremis par la grâce (quand même, Ava Garner !) et l'émotion (Bogard a rarement été aussi émouvant).