La Comtesse aux pieds nus
Note moyenne
3,9
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83 critiques spectateurs

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TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2009
Assurément 5* tant ce film frôle la perfection.C'est une oeuvre cinématographique qui est comparable à Phédre de Racine ou à la Cinquième Symphonie.Rien n'est laissé au hasard et le procédé de narration qui comporte 6 flash-bachs racontés par 3 personnes augmente le coté ultra-classique de ce drame.Tout est si beau qu'il est vain de décrire les multiples plans mettant oh combien en valeur Ava Gardner.C'est avec "Pandora" le film ou elle est la plus resplendissante.Depuis son apparition retardée, puisque on la sent d'abord danser sans la voir,puis la danse avec un de ses amants dans un camp gitan et sa tête qui se découpe dans un judas clair...Tout est fascinant.Linda Darnell à qui Mankiewicz avait promis le rôle n'aurait pas fait mieux.Tous ces compliments étant mérités,il n'en reste pas moins que bien que très admiratif,je n'aime pas ce film ou plutôt, je n'aime pas l'esprit de cet immense realisateur.Ici, il a tout conçu avec une liberté totale: mise en scène
et scénario.Il s'est donc mis à nu.Cet homme ne croit pas au bonheur,c'est évident et il n'hésite pas au travers des nombreux dialogues face à face à nous le prouver.Maria se comporte comme une Cendrillon lucide mais hyper égoiste avec ses amants de passage qui n'en peuvent mais et ses deux premiers compagnons encore pires qu'elle.Quant au troisième,monstre absolu ,il n'aura pas une pensée pour cette femme qu'il sait cependant être très amoureuse de lui.Il y a des artistes comme cela d'une grande intelligence mais d'un cynisme inquiétant.En dehors de "Madame Muir" qui me fait verser des larmes cinématographiques ,les autres films de Mankiewicz ne me touchent guère...Il y a tout un mode entre lui et mon réalisateur préféré John Ford.
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 octobre 2008
Rarement ai-je visionné film plus soporifique ! «La comtesse aux pieds nus» (1954) est un monument d'ennui; j'en baille rien que d'y songer encore. Un chef-d'oeuvre universellement reconnu? C'est possible, mais, désolé, il m'a laissé plus froid que le cap Nord au creux de l'hiver. D'abord c'est outrageusement bavard. Cette logorrhée interminable qui, du début jusqu'à la fin, explique tout est assommante. Il est classique de louer «l'esprit» de la prose de Mankiewicz. Je la trouve pour ma part inutilement redondante et sa drôlerie réputée est tout à fait «téléphonée». Mais, plus grave, la réalisateur est totalement rebelle au langage propre de l'image. Hormis les mimiques archiconvenues des acteurs, les images de son film ne montrent, ne disent, ni ne suggèrent rien! Et la musique? Elle est sirupeuse, bien sûr omniprésente, et elle vous colle aux doigts. Et les flash-back? Soyons sérieux! Citizen Kane date de 1941, ça commence à dater. D'autant plus que Carné usait déjà du procédé en 1939. Et le personnage de Maria Vargas? Il ne m'a pas convaincu une seule seconde tant les tirades que lui a données le réalisateur sonnent faux. Et le jeu des acteurs? Il est plus académique que le pire des tableaux de Gérôme. Et le tout baigne dans une ambiance ouatée, artificielle, carameleuse, fadasse, avec des décors kitsch à souhait, qui m'a causé l'une des crises d'urticaire cinéphilique les plus graves qu'il m'ait été donnée de contenir. Je ne comprendrai décidément jamais rien au cinéma hollywoodien.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 juin 2008
Il est difficile de trouver des mots pour exprimer la beauté de ce film : l'intelligence avec laquelle l'histoire est racontée, laissant entrevoir la réalité, sans jamais la montrer totalement... C'est peut être ce qui change tant par rapport aux films d'aujourd'hui, la finesse, l'intelligence avec lesquelles le spectateur est perçu. Au delà de cela, l'histoire, les acteurs, les images tout porte un magnifique film. La relation qui se noue entre Humphrey Bogart et Ava Gardner tout au long du film semble aux delà des explications, comme s'ils se comprennaient sans paroles ; quand au compte Torlano Favrini (le prince charmant...) il semble torturé par des pensées dont on ne comprend la significations qu'à quelques minutes de la fin du film... une fois encore sans aucune explication, simplement...
Tout le film relate l'histoire, la courte carrière de Maria Vagas, ses rêves, ses déceptions et toute cette histoire est entrecoupé par les scènes de son propre enterrement où différentes personnes se souviennent, prenant tour à tour la narration, jusqu'à la toute fin, où la réalité sera révélée...
Un film magnifique, comme beaucoup de ceux de Mankiewicz, où l'histoire semble se mêler à la réalité...
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2008
Homme aussi éclairé qu’il est cynique, Joseph L. Mankiewicz réalise dans «The Barefoot Contessa» (USA, 1954) le portrait dramatique d’Hollywood. Eclatée, la narration se partage entre trois hommes, trois caractères dont les différences donnent une image complémentaire et additionné de Maria Vargas, star élu par le cinéma américain après sa découverte en Espagne et un succès au cinéma. Entre les flash-back qui relatent la rencontre de cette belle femme innocente avec le milieu du cinéma, son enterrement a lieu. Le décor et la position des personnages dans cet enterrement sont la clé d’entrée du charme de l’œuvre. La tombe de la défunte est ornée de sa statue sculptée dans un blanc nacré, témoin de sa candeur. Le corps molesté par une mère violente, par le cinéma qui en a fait un objet du désir, et par une mort affreuse, la statue de Maria Vargas surplombe les hommes présents à l’enterrement comme pour les dominer enfin et éternellement. La narration, empruntée par Joseph L. Mankiewicz à son propre frère, Hermann, pour son scénario de «Citzien Kane», opère sur l’image de Maria un changement de focale, une multiplicité de point de vue. Pour chaque point de vue, le monde est vu différemment. Dans cette fluctuation des percepts, Maria Vargas demeure immuable, imperturbablement douce et naïve. Le monde du cinéma, par lequel tout commence, mène l’actrice sincère à une mort inéluctable. Hollywood, que maudissait Mankiewicz, est la machine de la corruption. Harry Dawes, réalisateur ami de Maria Vargas interprété avec élégance par Humphrey Bogart, raconte à son producteur l’histoire de Faust. Le cinéma est le diable là où l’amour véritable se fait dieu. C’est dans le refus violent du diable pour le dieu que Maria Vargas, dans son élan innocent trouvera la mort. Le mélodrame efficace de Mankiewicz, pertinemment porté par une triple narration, est accompagné d’une musique de Mario Nascimbene et dont les accords subtils sont aussi émouvants que la blanche sculpture.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mai 2007
Une histoire de cinéma, d’émotion, de grandeur, de décadence. (…) Même s’il dépeint les cruautés d’un univers, le cinéaste nous rappel qu’il en fait partie, qu’il l’aime, qu'il en dépend.
LUDOS
LUDOS

9 abonnés 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2007
Ava Gardner dans son plus beau rôle, peut-être un peu sa propre vie, est merveilleuse et s'élévait au rang des mythes du cinéma..
Un drame magnifique signé par le grand Mankiewicz.
Un de mes 10 films préférés.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un chef - d'oeuvre !
Humphrey BOGART, loin des rôles de "tough guy" nous émeut.
Ava GARDNER, sublime, joue ce qu'elle a toujours été: une femme charmante séduisant tous les hommes.
Orchestré de main de maître par MANKIEWICZ, l'histoire triste d'une "Cendrillon" nous est racontée avec originalité et nous laisse...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Donnant tout son sens au mot tragédie, ce superbe et admirable film de Mankiewicz est un poème incantatoire, constamment sublime, qui égratigne l'arrivisme et le pouvoir, l'amour impossible, l'idéal infranchissable, les démons intérieurs. Ce film est tout, un chef-d'oeuvre édénique, sublimé par les acteurs et la perfection de l'ensemble.
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