L'Eté en pente douce
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Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 avril 2026
L’Été en pente douce s’inscrit dans cette veine du cinéma français populaire abordant la thématique spoiler: du traumatisme par la métaphore de la malédiction
: soit un personnage issu d’une communauté qui la retrouve après des années de séparation de façon à régler ses comptes avec elle, mais qui doit lutter avec les non-dits et l’hypocrisie de personnes mettant au crédit de la superstition leur propre lâcheté. Nous pensons notamment à L’Été meurtrier (Jean Becker, 1983) ainsi qu’à La Maison assassinée (Georges Lautner, 1988), sans oublier les adaptations des romans de Marcel Pagnol par Claude Berri, Jean de Florette et Manon des Sources (1986). Avant La Reine blanche (Jean-Loup Hubert, 1991) et sa satire de la bonne société bretonne, Gérard Krawczy porte au cinéma l’adaptation du roman de Pierre Pelot et se vautre dans la complaisance : visiblement obsédé par les formes de Pauline Lafont, qu’il place la moitié du temps spoiler: entièrement nue
devant la caméra, il multiplie les spoiler: insultes, les moqueries et les rumeurs
sur la moralité de son personnage pour mieux tenter de cacher sa propre incapacité à dépasser ou à déplacer spoiler: l’image sexualisée
. Ce n’est que dans son sens de la répartie que ladite Lilas atteste une spoiler: indépendance farouche, vite rattrapée – sinon anéantie – par son assujettissement au masculin regardé comme détenteur d’une tranquillité de vie tant souhaitée
.
L’erreur du film est ainsi de refuser l’ambiguïté, la complexité et l’opacité au profit d’une lumière blafarde écrasant tout et tout le monde, sans forcer le trait comme l’aurait fait un Bertrand Blier. Si l’atmosphère demeure réussie grâce à la musique et tire de la misère et du tragique une drôlerie surprenante, il faut reconnaître que les comédiens s’engagent dans un léger surjeu à la théâtralité impropre, rusticité oblige.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2020
Un joli film, simple et dramatique. L’histoire tourne quelque peu en rond mais les personnages sont attachants et bien interprétés. On retiendra surtout la présence de la sensuelle et regrettée Pauline Laffont.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2021
Sorti en 1987, L’été en pente douce nous plonge dans une atmosphère particulière, à la fois poisseuse, sensuelle et merveilleusement vulgaire. Superbement porté par une brochette d’acteurs plus géniaux les uns que les autres – la regrettée Pauline Lafont, les regrettés Jean-Pierre Bacri, Jacques Villeret et Jean Bouise, ainsi que Guy Marchand – cette adaptation d’un roman de Pierre Pelot nous offre des personnages faisant preuve tour à tour d’une certaine tendresse et de la médiocrité la plus absolue. Portrait grotesque et outrancier d’une certaine France semi-rurale des années 80, cette ode à la liberté est aussi une critique au vitriol de la méchanceté crasse des petites gens. La lumière est très belle, la musique magnifique.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2023
« L’été en pente douce » de Gérard Krawczyk (1987). Le trio - Jean-Pierre Bacri, Jacques Villeret et Pauline Lafont – il fallait l’oser en termes de casting, trio auquel il faut ajouter Guy Marchand (toujours épatant dans ce type de rôle) et Jean Bouise dans un rôle plus classique, d’homme placide. Ce film se laisse toujours regarder avec un grand plaisir et pour ma part, les mimiques effarouchées de Jacques Villeret et sa fameuse réplique « C’est la nature » font partie du patrimoine du cinéma français !
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2021
Cette comédie grinçante dans le sud de la France par un été chaud nous fait découvrir un joli trio d'acteurs: Bacri, Villeret et Lafon. Tous les 3 donnent à cette histoire une belle énergie. Les sentiments y sont exacerbés par la chaleur: on y voit les comédiens tout en sueur. Avec des seconds rôles comme Marchand et Bouise le scénario est bien étoffé et nous raconte une histoire un peu bizarre de personnes en quête de sens dans leur vie. La vie de village est aussi détaillée avec ces petits cancans et autres. Un beau et bon film.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2023
La ressortie en salle de " l'été en pente douce" permet de voir ou de revoir ce film qui a gardé une certaine aura en raison de la présence de Pauline Laffont, fille de Brigitte qui décédera accidentellement.

Il faut reconnaître que Pauline Laffont dont la présence à l'écran ( indéniable) n'est pas sans rappeler celle de sa mère ( il y a des références moins nobles) , mérite d'être vue et connue.

Tourné et sorti un peu après le grand succès de Jj Beineix ( 37,2 le matin), " l'été en pente douce" essaie visiblement de surfer sur la même vague.

Ce ne sera pas le cas, malgré un casting formidable ( Bacri et Marchand ) avec aussi la présence de Jacques Villeret.

Cette espèce de faux polar rural dont le scénario tourne autour d'une très sexy jeune femme sincère qui fait tourner la tête à son entourage, à gardé un certain charme.

On a ici affaire à un cinéma qui mise sur la stylisation de la photo, sur sa distribution et sur un côté provocateur d'ailleurs très réussi.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 juin 2011
Magnifique film ... Atmosphère bien retranscrite ... Acteur actrice impeccable ... Jolie réalisation ... Photo impeccable ...
Iggy bebs
Iggy bebs

10 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 décembre 2023
très bon film. un directeur photos génial, tous les acteurs sont formidables, et Pauline Lafond dans le rôle de la bimbo blonde pas si nunuche que ça tiens ici un de ces plus beau rôle.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 février 2012
Des mots crus,des dialogues comiques et une galerie de personnages intéressants.
Jeune Ras
Jeune Ras

13 abonnés 469 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2022
Un très bon film. Dur et réaliste. Puissant et déroutant. Le rythme et le cadre sont prodigieux. Les acteurs jouent de manière juste et l’humanisme du film est très forte.
Michaël
Michaël

8 abonnés 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2024
J'ai détesté durant le visionnage mais en y repensant par la suite, je garde malgré tout une tendresse pour ce film.

Fane hérite de la maison de sa mère coincée entre deux garages dans un petit village. Après avoir enlevé Lilas des mains de son compagnon violent, il part vivre dans la maison avec cette femme qu'il apprend à aimer et y retrouve son frère, amoindri suite à une opération cérébrale. Leurs voisins les frères Voke ont des vues sur leur maison, et sur Lilas.

Jean-Pierre Bacri est très bon, forcément, et Jaques Villeret fait ce qu'il peut mais c'est toujours casse-gueule ce genre de rôle. Pauline Lafont est nue. Très souvent.

Ce que je retiens particulièrement de ce film, c'est cette chaleur étouffante. On sent que les protagonistes en souffrent et la tension du film en dépend pour beaucoup.

Je ne le regarderai probablement plus jamais mais je suis content d'avoir découvert Jean-Pierre Bacri dans un rôle torturé, plus triste que bougon.
djeff17
djeff17

5 abonnés 173 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 août 2023
Quelle idée faut-il se faire de l’humanité pour en brosser un portrait aussi méprisant que se le permet G.Krawczyk dans ce film indigne où, d’une certaine façon, seule la malheureuse Pauline LAFONT s’en sort avec les honneurs. Ainsi, Jacques VILLERET s’efforce (laborieusement) de composer un simple d’esprit, Jean-Pierre BACRI pas rasé se laisse aller sans peine à interpréter un bon à rien, employé indélicat de la supérette locale qui peut compter sur la complaisance (rémunérée) du vigile de l’établissement, Guy Marchand – qui vaut autrement mieux – n’est qu'un garagiste lubrique et vulgaire, Jean BOUISE- comédien de talent - campe ici, sans conviction, le père du précédent, Claude CHABROL, lui, exulte manifestement dans le rôle du curé du village et même Dominique BESNEHARD y devient, dans le même registre caricatural, un notaire apeuré promptement éconduit par le garagiste devenu héritier de sa mère. Ce n’est ni drôle, ni réaliste, et l’histoire du cinéma n’en retiendra rien.
Les habitants du village (Martres-Tolosane, en Haute- Garonne) ont néanmoins fêté en juin 2016, sans la moindre honte, l’événement que fût le tournage du film trente ans auparavant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 août 2012
Film pas désagréable tenant surtout par son atmosphère pesante mettant en avant les effets nausébonts de la curiosité malsaine et du mépris d'une communauté villageoise sur ce ménage à trois et par le regard posé sur les illusions vaines de ces personnages attendrissants. Le film manque cependant d'une certaine justesse dans l'interprétation (malgrè le talentueux J.Villeret et la ravissante P.Laffont; seul J.P Bacri semble véritablement en adéquation avec son personnage et nous régale vraiment) et d'inspiration dans les phases charnières du films, les confrontations entre les principaux protagonistes n'ayant bien souvent que peu d'envergure.
alexdu85
alexdu85

9 abonnés 391 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2010
Film sympa , les acteurs sont bons , bon petit film.
Simon Pierre
Simon Pierre

4 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 août 2023
Dingue !
Je ne sais pas comment j’avais pu échapper à ce film.

L’ambiance campagne fin 80 façon panier de crabe, tous les acteurs sont très très très bons. Un vrai style. A voir !
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