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Justin Navi
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3,5
Publiée le 16 août 2026
Un film de bonne facture, surtout pour les années 80. L'ambiance du film est pesante comme le climat de cet été dans le Sud, et de ce village replié sur lui même. Pauline Lafond et JP Bacri sont très bons, Guy Marchand toujours bien dans son personnage de sale gars comme dans Coup de torchon. Villeret par contre ne semble pas à l'aise dans celui du neuneu de la famille.
L’Été en pente douce s’inscrit dans cette veine du cinéma français populaire abordant la thématique spoiler: du traumatisme par la métaphore de la malédiction : soit un personnage issu d’une communauté qui la retrouve après des années de séparation de façon à régler ses comptes avec elle, mais qui doit lutter avec les non-dits et l’hypocrisie de personnes mettant au crédit de la superstition leur propre lâcheté. Nous pensons notamment à L’Été meurtrier (Jean Becker, 1983) ainsi qu’à La Maison assassinée (Georges Lautner, 1988), sans oublier les adaptations des romans de Marcel Pagnol par Claude Berri, Jean de Florette et Manon des Sources (1986). Avant La Reine blanche (Jean-Loup Hubert, 1991) et sa satire de la bonne société bretonne, Gérard Krawczy porte au cinéma l’adaptation du roman de Pierre Pelot et se vautre dans la complaisance : visiblement obsédé par les formes de Pauline Lafont, qu’il place la moitié du temps spoiler: entièrement nue devant la caméra, il multiplie les spoiler: insultes, les moqueries et les rumeurs sur la moralité de son personnage pour mieux tenter de cacher sa propre incapacité à dépasser ou à déplacer spoiler: l’image sexualisée . Ce n’est que dans son sens de la répartie que ladite Lilas atteste une spoiler: indépendance farouche, vite rattrapée – sinon anéantie – par son assujettissement au masculin regardé comme détenteur d’une tranquillité de vie tant souhaitée . L’erreur du film est ainsi de refuser l’ambiguïté, la complexité et l’opacité au profit d’une lumière blafarde écrasant tout et tout le monde, sans forcer le trait comme l’aurait fait un Bertrand Blier. Si l’atmosphère demeure réussie grâce à la musique et tire de la misère et du tragique une drôlerie surprenante, il faut reconnaître que les comédiens s’engagent dans un léger surjeu à la théâtralité impropre, rusticité oblige.
J'ai détesté durant le visionnage mais en y repensant par la suite, je garde malgré tout une tendresse pour ce film.
Fane hérite de la maison de sa mère coincée entre deux garages dans un petit village. Après avoir enlevé Lilas des mains de son compagnon violent, il part vivre dans la maison avec cette femme qu'il apprend à aimer et y retrouve son frère, amoindri suite à une opération cérébrale. Leurs voisins les frères Voke ont des vues sur leur maison, et sur Lilas.
Jean-Pierre Bacri est très bon, forcément, et Jaques Villeret fait ce qu'il peut mais c'est toujours casse-gueule ce genre de rôle. Pauline Lafont est nue. Très souvent.
Ce que je retiens particulièrement de ce film, c'est cette chaleur étouffante. On sent que les protagonistes en souffrent et la tension du film en dépend pour beaucoup.
Je ne le regarderai probablement plus jamais mais je suis content d'avoir découvert Jean-Pierre Bacri dans un rôle torturé, plus triste que bougon.
très bon film. un directeur photos génial, tous les acteurs sont formidables, et Pauline Lafond dans le rôle de la bimbo blonde pas si nunuche que ça tiens ici un de ces plus beau rôle.
Un drame moite, avec des personnages atypiques et attachants qui se démènent pour vivre leur vie au mieux dans les cités dortoirs ou la campagne pas plus accueillante. Les acteurs sont formidables et donnent une vraie épaisseur à une histoire pour le coup très quelconque.
Quelle idée faut-il se faire de l’humanité pour en brosser un portrait aussi méprisant que se le permet G.Krawczyk dans ce film indigne où, d’une certaine façon, seule la malheureuse Pauline LAFONT s’en sort avec les honneurs. Ainsi, Jacques VILLERET s’efforce (laborieusement) de composer un simple d’esprit, Jean-Pierre BACRI pas rasé se laisse aller sans peine à interpréter un bon à rien, employé indélicat de la supérette locale qui peut compter sur la complaisance (rémunérée) du vigile de l’établissement, Guy Marchand – qui vaut autrement mieux – n’est qu'un garagiste lubrique et vulgaire, Jean BOUISE- comédien de talent - campe ici, sans conviction, le père du précédent, Claude CHABROL, lui, exulte manifestement dans le rôle du curé du village et même Dominique BESNEHARD y devient, dans le même registre caricatural, un notaire apeuré promptement éconduit par le garagiste devenu héritier de sa mère. Ce n’est ni drôle, ni réaliste, et l’histoire du cinéma n’en retiendra rien. Les habitants du village (Martres-Tolosane, en Haute- Garonne) ont néanmoins fêté en juin 2016, sans la moindre honte, l’événement que fût le tournage du film trente ans auparavant.
La ressortie en salle de " l'été en pente douce" permet de voir ou de revoir ce film qui a gardé une certaine aura en raison de la présence de Pauline Laffont, fille de Brigitte qui décédera accidentellement.
Il faut reconnaître que Pauline Laffont dont la présence à l'écran ( indéniable) n'est pas sans rappeler celle de sa mère ( il y a des références moins nobles) , mérite d'être vue et connue.
Tourné et sorti un peu après le grand succès de Jj Beineix ( 37,2 le matin), " l'été en pente douce" essaie visiblement de surfer sur la même vague.
Ce ne sera pas le cas, malgré un casting formidable ( Bacri et Marchand ) avec aussi la présence de Jacques Villeret.
Cette espèce de faux polar rural dont le scénario tourne autour d'une très sexy jeune femme sincère qui fait tourner la tête à son entourage, à gardé un certain charme.
On a ici affaire à un cinéma qui mise sur la stylisation de la photo, sur sa distribution et sur un côté provocateur d'ailleurs très réussi.
Adapté du roman éponyme de Pierre Pelot, un film noir attachant autour de trois marginaux en quête de bonheur, qui se heurtent à la cruauté d’un village, porté par un casting impeccable, avec notamment la regrettée Pauline Laffont et l’attendrissant Jacques Villeret.
Un film unique, une ambiance très forte, des acteurs tous magnifiques, même les plus petits rôles, un sujet très fort... Bref un chef d’œuvre digne du meilleur de BEINEX et BESSON.
Un très bon film. Dur et réaliste. Puissant et déroutant. Le rythme et le cadre sont prodigieux. Les acteurs jouent de manière juste et l’humanisme du film est très forte.
chef d'oeuvre absolu, un film qui vous maintient sous tension tout le long, des cadrages et une lumière incroyables, et au final le plus grand rôle de Jean-Pierre Bacri
J'ai voulu voir ce film après la découverte de Pauline Lafont dans "Poulet au vinaigre". Il s'avère que l'actrice est toujours aussi sublime et qu'elle nous révèle encore une fois son corps et ses courbes de rêve, un vrai plaisir pour les yeux. Jacques Villeret dans son rôle d'attardé est très convaincant, comme toujours un très bon acteur. Jean Pierre Bacri en gueulard, buveur de bière, a aussi un rôle fait pour lui. Un petit film sympathique et assez drôle qui se regarde avec facilité. Une oeuvre sans grande ambition mais agréable et émouvante.
« L’été en pente douce » de Gérard Krawczyk (1987). Le trio - Jean-Pierre Bacri, Jacques Villeret et Pauline Lafont – il fallait l’oser en termes de casting, trio auquel il faut ajouter Guy Marchand (toujours épatant dans ce type de rôle) et Jean Bouise dans un rôle plus classique, d’homme placide. Ce film se laisse toujours regarder avec un grand plaisir et pour ma part, les mimiques effarouchées de Jacques Villeret et sa fameuse réplique « C’est la nature » font partie du patrimoine du cinéma français !