Derniers Avis : Plaire, aimer et courir vite - Page 14
Plaire, aimer et courir vite
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nicolas t.
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2,0
Publiée le 11 mai 2018
Comme toujours chez Honoré, les intentions sont bonnes mais le résultat laisse à désirer... Une histoire utile et forte mais une mise en scène molle, un montage lâche, beaucoup de longueurs et de scènes inutiles, et des dialogues trop littéraires. En suivant les deux personnages en parallèle, on s'ennuie, difficile de s'identifier à l'un ou à l'autre. Heureusement Podalydes et Lacoste sont très bons et apportent une légèreté bienvenue. Deladonchamps a le rôle ingrat du condamné, il fait ce qu'il peut mais son manque de charisme nuit à la crédibilité du film.
très touchant, ému, sentimental, et drôle, voilà, tout qu'il y a dans ce film. Ce film raconte un adulte écrivant-âgé qui veut chercher un vrai d'amour dans sa vie après avoir échu plusieurs repris. Un jour qu'il trouve un jeune qui est son bon allure, malgré tout, il est trop tard pour dire à ce jeune qu'il l'aime beaucoup pour sa vie et le seul homme avec qui cet écrivant attendait presque sa vie pourrie. Cas sa vie est dramatiquement effectuée par sida.
Ce film m'a beaucoup touché et beaucoup imaginable car il m'a rappelé une vraie histoire d'amour, mon mari et moi. Même si on n'a pas le même âge, on s'aime vraiment. Je pense que Jacques, est une personnalité de mon mari et ce jeune homme est la mienne. Pourquoi j'ai dit que ce film est comme le nôtre? Mon mari, avant, il avait beaucoup essayé de trouvé un quelqu'un dans sa vie. En revanche, il y n'avait que des gens qui voulaient profiter bien sur son sentiment. Comme Jacques en a essayé.
Je me souviens une scène qui est exactement comme la nôtre est un moment où Jacques est hospitalisé. Jacques est en état critique et fatigué, mais il embrasse le jeune homme dans le lit en disant que "je suis fatigué et qu'on dort" cette phrase a été utilisé la même chose quand mon mari était hospitalisé et il a dit que je suis fatigué et qu'on dort en m'embrassant dans le lit.
En revanche, le final, le film et notre histoire n'est pas le même, les deux; Jacques et le jeune homme n'est pas ensemble cas Jacques est décédé à cause du sida. Mon mari et moi, on est ensemble.
Je prends cette occasion de vous raconter notre histoire. On s'est rencontré depuis 2012, et on est ensemble en 2013. Et voilà, en 2018 on s'est marié avec une galère d'attente de 6 mois (dossiers, procès administratif, procès d'avocat, procès de procureur...) c'était un peu long non et un racisme non? Malgré tout, on a fait beaucoup la force et avec patience pour que notre vie en couple soit marchée.
C'est un peu perso, mais si vous êtes dans la même situation que la nôtre, vous comprendrez que la vie en couple est spéciale et souvent dramatique. S'il est possible, aimez beaucoup un quelqu'un que vous pensez que celui est le vôtre dans la vie, et satisfaites tout que vous avez avec cette personne. Ensemble pour que le racisme soit éliminé, entre les femmes, les hommes, les gay, et les lesbiens.
Sur la filmographie de Christophe Honoré il me semble que ce film est le plus intéressant, le plus important dans une carrière portée par la diversité et le risque contenu. Il nous parle cette fois des amours masculines à l’époque où le Sida fait des ravages ( le début des années 90 ) , quand cette maladie est loin d’être sous contrôle. Jacques, un écrivain à la réputation grandissante est déjà soigné pour sa séropositivité. Il fait la connaissance à Rennes d’un jeune étudiant qui sexuellement pratique l’alternance. Mais leur rencontre va complètement bouleverser l’ordre des choses pour le jeune homme, qui pour la première fois de sa vie est vraiment amoureux. Deux personnages auxquels le cinéaste s’attache avec brio ( beaucoup d’élégance et de pertinence dans la mise en scène, et des dialogues !... ) tout en retenant un environnement propice à des échanges savoureux. Podalydès-Deladonchamps, le duo est extraordinaire quand au milieu s’intercale Vincent Lacoste, brillant, même s’il porte toujours cette même désinvolture, ce regard nihiliste qui semble devenir une marque de fabrique. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Chronique romanesque au temps des années sida. Beaucoup de sexe, mais aussi de la tendresse et de la compassion entre homme. Le film est parfois un peu lent, mais Vincent Lacoste est convaincant dans son rôle de jeune gay qui se cherche. Un film sur le désir gay.
Merci Christophe Honoré pour votre très beau film. Ayant été concerné au premier rang par le VIH en 1991 en perdant mon ami, j'ai beaucoup apprécié votre vision de cette relation qui m'a précisement rappelé la mienne. A la différence près que je suis resté auprès de lui jusqu'à la fin de sa vie un matin de septembre 91 à Necker. C'était ça nos vies d'homosexuels à l'époque. Celle de gens encore insouciants dans la tempête, malgré l'ouragan qui décimait des vies.Vous avez tout à fait bien recréé cette insouciance et cette gravité en même temps qui étaient présentes à chaque instant. Aimer pleurer et vivre vite , aurait pu être un autre titre. J'ai bien compris aussi que Vincent Lacoste était l'incarnation de Christophe Honoré et je me suis demandé si Pierre Deladonchamps n'était pas l'incarnation de Hervé Guibert dont je me rappelle une vidéo à la fin de sa vie où il mimait un boxer faisant de l'exercice avec le peu de forces qu'il lui restait . En dehors de quelques longueurs et un monologue trop long de Vincent Lacoste affalé et saoul sur un canapé, ce film est tout a fait plaisant et fait un bel hommage à tous ceux que cette maladie a fauchés et continue de le faire encore aujourd'hui avec la disparition récente de Halim Brachida un garçon que je n'ai connu que sur le net et qui s'est éteint à une trentaine d'années il y a à peine un mois de ça !
Plus beau film de Christophe Honoré ever. Lumineux grâce à Vincent Lacoste qui empêche le film de tomber dans le pathos. La fin du film est d'ailleurs bouleversante.
« Plaire, aimer et courir vite ».Trois mots, trois verbes, une simplicité, un voyage, une authenticité.
Le débuts des 90's. Jacques (Pierre Deladonchamps) habite à Paris. Arthur (Vincent Lacoste) habite à Rennes. Lorsqu'ils se rencontrent (en pleine séance de cinéma, ce qui n'est pas anodin) les trois verbes peuvent se conjuguer. « Plaire » à travers un regard, des sourires, le sourire du regard et les transpirations des corps dénudés. « Aimer » ou s'interroger sur cette chose singulière, déroutante et envoûtante qu'est l'amour. Jacques, écrivain et père en a une vision consolidée qu'il nourrit à travers de grands noms Ginsberg, Whitman tandis qu'Arthur est encore en train de se découvrir, il tombe amoureux des filles, il couche avec des garçons et se définit avant tout comme un breton lecteur. Parcours initiatique pourrait-on dire dont l'une des plus belles illustrations se situe lorsque muni d'un appareil photo, il se recueille sur les sépultures de Koltès et Truffaut au cimetière de Montmartre. « Courir vite » enfin, spontanéité de l'amour, peur peut-être que l'être aimé ne suit pas le même rythme que l'amoureux mais intensité nécessaire car Jacques est atteint du Sida. Ses jours sont comptés alors qu'Arthur découvre sa « première véritable » histoire d'amour. C'est ici que réside la beauté de ce film, sa grâce, sa quintessence d 'émotion dans cette vérité éternelle du cœur. Mais ce serait oublier la prestation impeccable des acteurs, qui jouent TOUS à merveille. Vincent Lacoste et sa bonne bouille apportent une réelle verve d'humour ; Pierre Deladonchamps quant à lui a vraiment la « gueule » pour ce film tandis que Denis Podalydès est toujours excellent. La photographie est vraiment travaillée avec soin, les scènes nocturnes notamment. Enfin gros coup de cœur pour la BO (Anne Sylvestre, Massive Attack) « Plaire, aimer et courir vite » c'est un processus, une aventure, que le spectateur s'apprête à défier, une aventure existentielle remplie de désirs dans une assiduité toujours assurée de rendre hommage à la littérature, à la poésie, au cinéma ; l'affiche de « QUEEN » Isabelle Huppert dans Orlando n'étant pas utilisée pour me déplaire !
PS : Ne venez pas me dire qu'il y a « trop » de films sur l'homosexualité en ce moment. Qu'il soit hétéro ou homo, le cinéma (à l'inverse de certains hommes stupides) ne trace pas de frontières, l'amour quel qu'il soit pour lui c'est une ouverture, un partage..
Le retour, enfin, d’une belle œuvre de cinéma français (présentée en compétition ce soir à Cannes) comme je n’en serai jamais rassasié.
Christophe Honoré, que j’avais laissé avec Les chansons d’amour et Les bien-aimés, filme à merveille les rencontres, la délicatesse des sentiments, les corps qui s’entremêlent, l’espièglerie de dialogues sur la vie, l’amour, les états d’âmes. Magnifiquement écrit, porté par une belle mise en scène, « Plaire, aimer et courir vite » séduit parce qu’il met de la légèreté dans le drame intime de Jacques incarné par un Pierre Deladonchamps magnétique, qui compose avec Vincent Lacoste et Denis Podalydès un trio que l’on aime instantanément.
Quand l’intelligence de « Call me by your name » rencontre l’urgence d’aimer de « 120 battements par minute », à Paris en 1993, tout en marquant son style si personnel, il y a effectivement de quoi plaire, aimer et courir vite au cinéma.
Lent, trop de scènes / dialogues banals et inintéressants, acteurs pas très agréables à voir (pour un film gay...). Nombreuses séquences peu crédibles. Photographie délavée et manquant de luminosité, mouvements de caméra et cadrages n'apportant aucune émotion ou intensité, toujours trop plats. Au final, aucun intérêt à aller au ciné pour ce genre de téléfilm ennuyeux...
c'est très lent et ça ne démarre jamais, plombé par une fausse gravité, copie à revoir. Sérieusement, il n'y a pas de scénaristes à faire bosser un peu ? Ce sujet a été déjà traité par d'excellents réals, et de manière bien plus inspirée. Trop littéraire, ça aurait fait un superbe roman