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    Parasite
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    1 307 critiques spectateurs

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    Kiwi98
    Kiwi98

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    4,0
    Publiée le 5 juin 2019
    (Bien sûr, il est hérétique de lire ce texte (ni aucun autre) si vous n’avez pas vu le film…

    Difficile de résister à la tentation du « Parasite ». Lauréat de la Palme d’Or au Festival de Cannes, le dernier né de Bong Joon-ho semble bel et bien faire l’unanimité. Et c’est vrai, il s’agit là d’un film qui vaut le déplacement, rien que pour la structure ludique de son espace narratif, et sa jubilatoire satire sociale. Bref, il s’agit là d’un film mastodonte, qui n’est pas sans évoquer les racines du cinéma de Bong Joon-ho. Le long de sa filmographie, le cinéaste a toujours regardé d’un œil quadrillé les otages de la misère qu’il met en scène ; mais au delà, le cinéma de Bong Joon-ho est, principalement, un cinéma fondé sur l’intelligence collective. À l’exception de « Mother » (à jamais son plus beau film), les long-métrages du maitre coréen mettent quasiment toujours en exergue la collaboration, souvent là où elle n’aurait pas lieu d’être. Et à ce titre, « Parasite » est une totale allégorie des rapports de force.

    En mettant en scène une arnaque qui n’en est pas vraiment une, « Parasite » s’attaque aux faux semblants au travers du jeu des parures aux symboliques particulièrement exacerbées. L’argument est celui-ci : la famille Ki-taek est au chômage, vivant dans un sous sol ne laissant même pas entré le wifi. Un jour, le fils est pistonné pour enseigner des cours d’anglais particuliers au sein de la famille Park, solidement implantée dans la haute société sud-coréenne. Débute alors un engrenage machiavélique dans lequel Bong Joon-ho semble particulièrement à l’aise. Certes, il connaît l’exercice, et cela se voit, et surtout, cela s’entend. La finesse des dialogues n’a d’égale que le plaisir pratiquement envoutant que procurent certaines séquences, se liant entre elles via la cohérence des allégories. Par exemple, le fils de la famille Park, véritable Basquiat junior (et l’explication de son don n’est autre qu’une scène démentielle) se plaisant à jouer aux amérindiens, figure de l’influence américaine sur la culture coréenne mais aussi symbole de la violence. Autre séquence symbolique, un moment où la famille Ki-teak rentre chez elle après une dure nuit chez les Park : ils ne cessent de descendre des escaliers sous la pluie, et de traverser des tunnels, jusqu’à leur sous-sol. Cette séquence s’octroie une véritable mélancolie, au travers de laquelle se cristallise la charge politique de Bong Joon-ho. Ici, les pauvres se dévorent entre eux, tandis que les riches, confortablement assis sur leur superficialité, sont tous simplement ignorants du bien triste spectacle se déroulant sous leurs yeux, jusqu’à l’implosion.

    Chambre de la honte, ampoule parlante, manigance fruitée et carnets du sous-sol se donnent donc rendez-vous pour l’amour de l’arme blanche. Face à une telle légion d’acuité, autant dire qu’il est difficile de bouder son plaisir. Et pourtant, c’est à cet instant que « Parasite » trouve ses limites, puisque l’œuvre cultive tellement l’effet de surprise qu’elle finit par ne plus surprendre. À force de faire affaire avec la symbolique, Bong Joon-ho prive le film du réel, et vient la sensation que « Parasite » se complaît dans le bruit dans la simple idée. Difficile d’ailleurs de parler du film sans dévoiler nombre de rebondissements de l’intrigue, intrigue qui parfois tend à s’épanouir dans une limpidité embarrassante, notamment lorsque le film arrive dans sa zone de climax. En bref, « Parasite » a tendance à épuiser son propos, et gaspiller certaines de ses dernières munitions, même si ses balles perdues constituent toujours d’exquises friandises pour nos yeux.

    Si il ne s’écarte donc pas des défauts récurrents au cinéma de Bong Joon-ho — à savoir un cachet démonstratif impropre à la suggestion —, « Parasite » laisse cependant sur une satisfaction totale. D’une intense rigueur et d’une scintillante méchanceté, cette comédie sibylline nous emmène d’un sous sol à l’autre, illustrant les dysfonctionnements des rapports humains jusqu’à l’intérieur même des cellules familiales. Pas de doutes, nous avons là un film qui fera date dans l’histoire du cinéma sud-coréen, qui n’a certainement pas finit de faire émerger les trésors cachés dans sa cave.
    ɱ ʌ T ɦ ɪ ƨ
    ɱ ʌ T ɦ ɪ ƨ

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    4,0
    Publiée le 25 décembre 2019
    -Parasite, ayant reçu la palme d'or du festival de Canne, est un film réalisé par Joon-Ho Bong sortie le 05 juin 2019 au cinéma avec plus de 259 237 entrées sur 38 semaines. Les acteurs principaux sont Kang-Ho Song (Ki-Taek) et Woo-sik choi (Ki-Woo) ainsi que Park-So dame (Ki-Jung)
    -Toute la famille de Ki-Taek est au chômage, ils s'intéressent fortement à la riche famille de monsieur Park. Un jour leur fils arrive à se faire embocher pour donner des cours particulier d'anglais chez les park. C'est le début de quelque chose d'incontrôlable dont personne ne sortira véritablement indemn.
    -Le scénario m'a vraiment plu, ce film mérite amplement la palme d'or ! Les images sont très belles, les acteurs sont très bons et l'émotion est forte.
    L'histoire est captivante, le réalisateur à réussi à nous faire plonger dans un univers très stressant !
    Le film tient en haleine jusqu'à la dernière minute !
    Un très beau travail cinématographique
    Alice025
    Alice025

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    5,0
    Publiée le 29 mai 2019
    Un film qui mérite amplement sa Palme d'or, j'en suis ressortie absolument conquise ! Le réalisateur Bong Joon-Ho (Okja, Snowpiercer, Memories of murder dans les plus connus...) revient en force dans ce film qui mélange à la fois tous les genres (comédie, thriller, drame...) avec une facilité vraiment déconcertante.
    Le début de l'histoire peut rappeler l'ancienne Palme d'or 2018 « Une affaire de famille », mais si le sujet peut présenter une similitude sur le fond, il est totalement différent sur la forme.
    Plus déjanté, plus sombre, plus machiavélique, ce que je peux vous dire sans spoiler (et c'est bien dur...), c'est que l'histoire qui nous est racontée va vous faire passer par un panel d'émotions, difficile de rester de marbre sur son siège.
    Deux familles : l'une riche et superficielle, l'autre pauvre mais malicieuse. Ce contraste et la rencontre entre ces deux dernières vont créer un véritable engrenage qui va, bien sûr, nous faire vibrer, mais aussi nous faire réfléchir à cette lutte des classes et à ces inégalités sociales qui perdurent encore aujourd'hui. Ce que j'ai aussi beaucoup apprécié, c'est que Bong Joon-Ho nous dépeint deux familles qui ont chacune leurs qualités et leurs défauts, ce n'est pas simplement noir ou blanc. Et c'est en partie grâce à ce certain réalisme et à leur amour envers leur famille respective que ce film m'a marqué.
    « Parasite » est absolument surprenant, drôle et déchirant à la fois, il mérite vivement d'être vu et revu. Un superbe travail cinématographique.

    http://cinephile-critique.over-blog.com
    Jean-Marc P.
    Jean-Marc P.

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    5,0
    Publiée le 7 juin 2019
    Ce qui hisse "Parasite" au rang de chef d'oeuvre, c'est la facilité apparente avec laquelle le film de Bon Joon-ho nous transporte du thriller aux atours tantôt du film d'horreur ou de la comédie vers une autre pièce beaucoup plus sombre de la satire sociale. Ses niveaux de lecture se superposent dans une virtuosité de mise en scène et un rythme la renverse, un voyage aussi dense et divers d'émotions qu'il nous ramène à l'essence même du cinéma. Qu'il est porté haut avec cette Palme d'or !
    Serge V
    Serge V

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    2,0
    Publiée le 6 juin 2019
    ahurissant mais tellement habituel ! une palme d ' or de Cannes encensée par la critique ( et même par les spectateurs ! pour un film au scénario intéressant au début , une famille pauvre s ' incruste chez des gens très riches par des manoeuvres habiles ( et pas très vraisemblables ) ,mais ensuite le film part dans des épisodes sanglants et à la limite du ridicule , nous sommes dans le grand guignol ! en sortant de la salle, je me suis demandé , il n ' y avait pas de meilleurs films dans la sélection ? une grande déception !
    andika
    andika

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    5,0
    Publiée le 12 juin 2019
    Parasite, film coréen de Bong Joon Ho, petit génie du cinéma, est d'une intelligence rare. Primé d'une Palme d'or unanime au Festival de Cannes 2019, il conte l'histoire d'une famille sans le sou, frappée par le fléau du chômage, qui va trouver son salut au travers d'une autre famille, riche celle-ci.

    Confrontation entre le confort de la richesse et la tristesse de la pauvreté. Entre d'un côté la débrouillardise d'une famille qui souffre, et l'ingénuité d'une famille vivant dans le confort. Il s'agit d'un terreau fertile pour la satire. Mais pas une satire grasse et démagogique, bien au contraire.

    Au fur et à mesure de la prédation de la famille riche par la famille de chômeurs, on ne cesse de mettre en avant la naïveté de ces "victimes" tout en soulignant combien le personnage de la mère de famille est gentil et ne fait de mal à personne.

    Et pourtant, malgré cette innocence, le darwinisme social ne laisse aucune place à la pitié. Pour survivre, il faut s'adapter coûte que coûte. Mais le prix de la préservation est parfois lourd. Et le tribu à payer peut s'avérer exorbitant. C'est ce que montre cette histoire.

    Avec un scénario implacable, alternant les styles, on en arrive à un climax qui marque, notamment grâce à ses contrastes. Et là est le talent de Bong Joon Ho, c'est la force des contrastes qu'il dépeint. En faisant cohabiter dans les mêmes séquence des genres diamétralement opposé. Contraste entre des scènes que des films d'épouvantes ne renieraient pas, et des moments de pure comédie. Contraste entre l'opulence d'une maison où rien ne manque, et un entresol occupé par une famille désœuvrée et vulnérable à la moindre petite inondation. Contraste enfin entre des hommes et des femmes qui même s'ils vivent à proximité les uns des autres, n'appartiennent pas au même monde. Mais à quoi cela tient ? A rien qu'une petite odeur sans doute.

    Comment ne pas mentionner cette réalisation en tout point parfaite. Avec une science du cadre absolument saisissante, où à travers ce que nous montre le metteur en scène, le registre du film change du tout au tout.

    Enfin, le casting est excellent. Même si l'on entend pas un seul mot de coréen, on ne peut être que touché par la performance de l'immense Song Kang-Ho, qui livre une belle composition, avec toutes les émotions que cela comporte.

    Oui à la satire, surtout lorsqu'elle est intelligente et qu'elle n'épargne personne. On rit de tout le monde, et on est en empathie avec tout le monde. Les pauvres ne sont pas les gentils innocents et les riches, les grands méchants capitalistes. Tout est plus contrasté... Après The Square en 2017, le festival aime définitivement les films satiriques !
    ralf73
    ralf73

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    1,0
    Publiée le 1 juillet 2019
    Voilà une palme d'or affligeante : certes, à la base, un idée de scénario originale sur laquelle aurait pu être construit un film intéressant , si elle avait été développée avec intelligence, finesse et mesure. Mais là hélas, trois fois hélas , on est très vite dans la bouffonnerie, et on va crescendo dans l'outrance, l'invraisemblance la plus totale, jusqu'au grotesque de l'apocalypse finale.
    Mais tout cela a plu au jury et à la plupart des critiques ! Comprenne qui pourra....
    Chris46
    Chris46

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    4,0
    Publiée le 3 juillet 2019
    " Parasite " très bon film sud-coréen de Bong Joon Ho .

    C’est l’histoire de la famille Ki-Taek qui est au chômage et qui ne sait plus comment faire pour gagner de l’argent et se sortir de leur situation difficile . Ils s’intéresse alors fortement au train de vie de la richissime famille Park . Un jour leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park . Il va alors avoir l’idée de faire engager toute sa famille en montant des stratagèmes pour évincer le personnel actuel . C’est alors le début d’un engrenage incontrôlable , dont personne ne ressortira indemme ...

    " Parasite " est un très bon film venu tout droit de Corée du Sud mis en scène par le réalisateur Bong Joon Ho à qui l’on doit des films comme " The Host " ou " Snowpiercer , le Transperceneige " . Ce film a fait sensation lors du festival de cannes de 2019 en remportant pas moins que la palme d’or . Porté par ce prix somptueux , par des critiques dithyrambiques et un joli succès à l'internationale ( surtout pour un film coréen ) le film avait de quoi attirer la curiosité . Alors que vaut ce " Parasite " dont on a pas mal entendu parler ? Et ben que c’est vraiment un très bon film . Je pense qu’on peut le dire sans exagération que c’est l’un des meilleurs films de l’année 2019 . Ce film coréen est une bouffée d’air frais par rapport à tout les films actuels formater qu’on bouffe toute l’année . L’histoire est vraiment prenante et originale avec cette famille de chômeurs qui aimerait sortir de leurs situation morose . Et pour cela ils vont tenter de mettre en place des stratagèmes pour tenter de faire embaucher chacun des membres de leurs famille chez une famille riche à la place du personnel en place sans se faire démasquer . Évidemment tout ne va pas se passer comme prévu et à partir de la ils vont être embarquer dans des situations tragi-comiques pas possible avec son lot d’humour et de drame et on va se demander comment va se terminer cette histoire qui va nous tenir en haleine jusqu’à la fin grâce à un très bon suspense et pas mal de rebondissements dont certains franchement inattendu . Le film démarre doucement et plus on va avancer dans l’intrigue plus sa va monter crescendo pour atteindre son paroxysme dans la dernière heure .
    Je pense qu’on aurait quand même pu exploiter un peu plus le délire mais bon la je chipote un peu le film reste très bon .
    Le film mélange avec brio plusieurs genres cinématographiques comme la comédie , le drame , le thriller pour virer également sur le film d’horreur . La première partie est plutôt amusante avec la mise en place des différents stratagèmes pour faire virer le personnel de la maison des Park qui est très amusant . La où la seconde partie vire plus au thriller

    spoiler: quand la famille Ki-Taek risque de se faire démasquer et qu’ils vont tout faire pour pas se faire découvrir avec un suspense qui se met en place

    . Avant de terminer limite sur le film d’horreur

    spoiler: quand tout part finalement en vrille et que sa se poursuit dans des couloirs sombres et que sa termine en boucherie dans le jardin pendant l’anniversaire avec tout le monde qui zigouille tout le monde

    . J’aime bien quand un réalisateur arrive à jongler avec plusieurs genres cinématographiques dans le même film comme c’est la cas ici .
    Tout les acteurs du film sont vraiment très bon et interprètent tous très bien leurs rôles respectifs aussi bien les acteurs qui incarnent les membres de la famille Park que ceux qui incarnent les membres de la famille Ki-Taek . Ils sont vraiment tous crédibles dans leurs rôles .
    Je trouve sa très bien qu’il n’est pas doubler les acteurs en français et qu’on est laisser le film dans sa langue originale ( sous titré ) car sa nous immerge encore plus dans le film et dans la vie de ses deux familles coréenne .
    Le film aborde le thème de la différence entre les riches et les pauvres . Un thème que semble affectionner le réalisateur Bong Joon Ho qui abordait déjà ce thème dans l’un de ses précédents films ( " Snowpiercer " ) . Et il nous montre vraiment les trains de vie très différents des deux familles au travers de quelques séquences très marquantes

    spoiler: comme la séquence mémorable de l’inondation de l’espèce de cagibi qui sert d’appartement à la famille Ki-Taek à cause d’une forte pluie tandis qu’au même moment la famille Park profitait tranquillement de leur luxueuse maison sans être inquiété par la moindre inondation

    . Je pense que le réalisateur a vraiment voulu nous montrer les trains de vie très différents en Corée entre les riche et les plus pauvres et le contraste est vraiment frappant . Ce qui est bien dans ce film c’est qu’il n’y a pas de manichéisme avec d’un côté les méchants riches et de l’autre côté les gentils pauvres comme sa peut être le cas avec certains films qui aborde le contraste riche / pauvre . Non riche ou pauvre ils sont tous de gros enfoir** on va pas se mentir . D’un côté t’a la famille Park avec le mari qui méprise au plus haut point ceux qui sont en dessous de lui en commençant par son personnel . De l’autre côté tu à la famille Ki-Taek qui font des choses franchement immorale pour s’incruster dans la vie de cette famille riche et pour profiter de leur train de vie . Des gros profiteurs en sommes avec aucune morale . Et si sa ne suffisait pas

    spoiler: on découvre au cour du film d’autres pauvres qui vont se fritter avec la famille Ki-Taek pour profiter du train de vie de la famille Park et qui n’on aucune morale non plus

    . Bref il y en a pas un pour rattraper l’autre .
    Le film est très bien mis en scène par le réalisateur qui nous offre d’ailleurs de très beau plan .
    La fin du film est

    spoiler: terrible avec le père de la famille Ki-Taek qui est rechercher par toute les polices et qui est contraint de se cacher dans le sous sol de la maison des Park . Avec son fils qui fait la promesse de devenir riche pour pouvoir racheter un jour la maison afin que son père puisse un jour quitter le sous sol tranquillement et vivre dans la maison sans être inquiété . Une fin à la fois positif qui laisse un message d’espoir sur le destin du père mais très triste et mélancolique à la fois car avant qu’il ne devienne riche sa risque de prendre un sacré bout de temps et son père va donc devoir patienter dans le sous sol un sacré bout de temps . Il peut même ne jamais devenir riche et son père est alors condamné à ne jamais quitté son sous sol

    .
    Pour résumer " Parasite " est un très bon film nord-coréen très prenant qui nous tient en haleine du début à la fin qui mérite à la fois son succès et sa palme d’or .
    Le cinéphile
    Le cinéphile

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    4,0
    Publiée le 31 mai 2019
    Quoi qu'il en soit Parasite n'a pas volé sa Palme d'Or tant le film de Bong Joon-Ho est d'une maîtrise absolue et d'une écriture extrêmement précise. C'est difficile d'en dire plus sans spoiler tant le film regorge de rebondissements jusqu'à un final touchant.

    https://www.facebook.com/la7emecritique/

    https://onsefaituncine.com/2019/05/29/parasite-une-palme-dor-totalement-meritee/
    Shephard69
    Shephard69

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    4,5
    Publiée le 16 juin 2019
    Palme d'Or du dernier festival de Cannes, un nouveau long-métrage signé par le réalisateur coréen Bong Joon-ho qui se situe à mi-chemin entre "Funny games" de Michael Haneke ou le plus récent "Us" de Jordan Peele pour cette histoire d'intrusion mais adoptant cette fois le point de vue des agresseurs et "Panic room" de David Fincher pour ce huis-clos extrêmement riche en rebondissements. Avec en toile de fond, une peinture de la lutte des classes, un thriller diablement excitant, parfaitement maîtrisé tant au niveau de son écriture que de son rythme sans failles ni temps morts. Une première partie qui met lentement en place le canevas de son intrigue et du plan machiavélique, génialement tordu de la famille d'antagonistes puis une seconde moitié orientée vers l'inévitable confrontation due à l'enfermement. Un dernier segment qui tourne presque au film d'épouvante gore, violent mais toujours impeccablement contrôlé. Un scénario extrêmement malin, surprenant, touffu mais sans jamais proposer trop de pistes. Une perle de mise en scène dans la lignée des précédentes oeuvres du réalisateur, un humour noir caustique à souhait franchement très drôle, des acteurs très inspirés, l'excellent Song Kang-ho au jeu toujours aussi juste en tête. Une sacrée claque.
    Malevolent Reviews
    Malevolent Reviews

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    4,5
    Publiée le 30 juillet 2019
    Après la déception Okja, Bong Joo-ho revient sur grand écran et nous livre un septième film traitant une fois n'est pas coutume sur les classes sociales. L'histoire d'une famille de chômeurs vivant laborieusement dans un entresol miteux et qui va petit à petit s'immiscer dans la vie des Park, richissimes cadres reclus dans une villa high-tech. Le fils chômeur va donner des cours d'anglais à leur fille puis va conseiller d'intégrer sa sœur en tant que art-thérapeute, puis son père, etc... Une famille de faussaires et d'arnaqueurs de haut niveau, des parasites aussi intelligents qu'insouciants. Mais le mieux avec un plan, c'est de ne pas en avoir... Présentant une comédie amère déjantée, le réalisateur parvient à nous introduire sans peine dans une folle aventure humaine peuplée de personnages à la fois attachants et vicieux, vivant moult rebondissements où le spectateur est tenu en haleine comme un asthmatique à sa Ventoline. Garni d'une interprétation sans faille allant du fidèle Song Kang-ho (présent un film sur deux depuis Memories of Murder) aux nouveaux venus Cho Yeo-jeong, Park So-dam et le génial Choi Woo-sik, le long-métrage alterne efficacement entre comédie, drame, thriller et fantastique, le metteur en scène coréen usant allègrement de son lexique pour délivrer un film complet, comme une apothéose de son style. Finalement peu "asiatique" dans la forme, Parasite est d'une élégance rare, plans léchés et mouvements de caméra fluides se mouvant dans une gestion de l'espace exemplaire. En un temps record, le spectateur parvient à identifier clairement les lieux, personnages et enjeux pour mieux se laisser piéger dans la suite des événements. Ainsi, sans être le chef-d'œuvre annoncé ni une claque de haute volée, Parasite reste en soi une superbe comédie dramatique incroyablement maîtrisée, visuellement époustouflante et l'un des meilleurs films coréens de la décennie. De là à obtenir une Palme d'Or "à l'unanimité"...
    Chris58640
    Chris58640

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    4,0
    Publiée le 10 juin 2019
    Une palme d’or coréenne de 2h20, en VOST, fallait-il que les critiques soient élogieuses pour que je me décide à laisser une chance à ce long métrage ! En fait, la longueur du film et la barrière de la langue ne sont pas vraiment des problèmes pour « Parasite » (curieusement au singulier !) car le film est techniquement ultra maîtrisé et le propos, à savoir la lutte des classes entre les très riches et les très pauvres et la rancœur de plus en plus aigue qu’elle suscite, est à la fois terriblement d’actualité et universel. 2h20, c’est long et surtout sur la fin, on se dit que le réalisateur Bong Joon Ho aurait pu élaguer un peu, raccourcir certaines scènes, s’épargner certaines digressions. Mais dans l’ensemble, son film est parfaitement tenu. Pas trop bavard, laissant à l’humour (noir) une vraie place, rythmé et assorti d’une musique très à propos, « Parasite » se suit sans ennui, et étant donné le pari de départ, ce n’était pas gagné d’avance ! Le soin apporté aux décors saute aux yeux : que ce soit le décor improbable (en tous cas improbable à nos yeux d’occidentaux) de l’appartement biscornu de la famille de Ki-Woo, que ce soit la magnifique maison d’architecte de la famille du très riche Mr Park, ou encore les scènes de rue dans la ville (Séoul ?), dans le métro, dans la rue, tout est filmé sous l’angle qui convient. Les effets géométriques qui sont induits par les escaliers, les lignes à haute tension, les rues, les immeubles font leur effet : on sent que visuellement le film a été longuement pensé, réfléchis et soigné. C’est toujours difficile de se projeter dans un pays si différent du nôtre, mais grâce au sérieux de la réalisation et à l’humour un peu macabre qui parsème le film, on y arrive malgré tout assez bien. Les acteurs du film me sont bien évidemment inconnus, mais je les trouve tous excellents avec une petite mention spéciale pour Lee Jeong-eun, la gouvernante initiale de la maison. On croit son rôle secondaire, effacé mais il n’en est rien et dans la seconde moitié du film, cette actrice à la chance de pouvoir laisser libre court à son talent dans tous les registres. Le seul et court passage où elle imite la grandiloquence des informations nord-coréenne vaut le détour. Que ce soit elle où bien les autres acteurs comme Song Kang-Ho (le père pauvre), Cho Yeo-jeong (l’épouse riche) ou Park So-Dam (la sœur pauvre, dont la force de caractère et la beauté impressionne d’emblée), tous parviennent à incarner leur rôle sans jamais trop en faire (ou alors volontairement comme dans la scène où le père s’entraine à mentir), sans jamais sombrer dans la caricature ou inversement se laisser écraser par les autres acteurs. Le film est très équilibré de ce point de vue, il n’y a pas à proprement parler de rôles titres et de rôles secondaires, tant la galerie de personnage est bien mise en valeur. Comme je le disais, le propos du scénario est intemporel et universel. Les très pauvres réussissent à intégrer le monde des très riche en mettant « le pied dans la porte », c'est-à-dire en forçant le destin, puisque le destin ne fait pas son boulot ! Mais là où le film est malin, c’est qu’il multiplie les rebondissements sans qu’on ne les voit jamais vraiment arriver, et ce plus ou moins jusqu’aux scènes finales. En fait, il n’y a pas moyen de deviner où le film se dirige, et quand on voit comme le cinéma français ou américain peuvent paraitre stéréotypés ou téléphonés parfois, c’est drôlement rafraichissant. On se laisse surprendre, par des rebondissements parfois un peu gros mais qu’importe, pour une fois qu’un film nous embarque dans son délire sans qu’on ait l’impression qu’il suivre un cahier des charges, on en va pas mégotter ! Dans « Parasite », les très pauvres sont un peu fainéants, très malhonnêtes et pour finir, carrément violents (ils font penser aux personnages de « Affreux, Sales et Méchants », pour ceux qui connaissent) mais il est impossible d’éprouver à leur encontre le moindre mépris, tant le contraste avec la famille riche est choquant. De leur côté, ils ne sont pas du tout antipathiques mais ils vivent dans leur bulle, dans leur monde et n’ont aucune envie de savoir comment on peut vivre autrement : le monde tel qu’il va leur convient parfaitement. spoiler: Dans certaines scènes, la famille riche rempli son caddy sans compter alors qu’au même moment, les pauvres, victimes d’une inondation, se battent pour quelques guenilles. Les deux scènes sont montrées en alternance, reliée par un coup de téléphone de l’une à l’autre. On peut trouver que c’est démonstratif, presque caricatural mais à l’écran, cela fonctionne très bien.
    Et l’on sent bien que la famille riche nourrit malgré elle la rancœur de la famille pauvre, avec cette indifférence, avec quelques remarques involontairement blessantes, quelques gestes malheureux (mettre le doigt sous son nez quand on est incommodé par l’odeur) et que tout cela va mal finir. Et de ce point de vue, on n‘est pas déçu ! spoiler: La violence qui colore la fin du film n’est pas inutile ou gratuite, elle est presque démystifiée comme si le film flirtait avec la parodie de film d’horreur, style « Get out » par exemple
    . D’ailleurs, on peut dire que « Parasite » est un film en deux parties : satire sociale dans un premier temps, film de genre dans un second, pour finir sur une note presque délicate. Un grand écart aussi étonnant que réussi. En résumé, je dirais qu’il faut laisser à « Parasite » sa chance de nous plaire, ne pas s’arrêter à sa longueur ou à la barrière de la langue ou de la culture. Ce film est l’occasion de découvrir un cinéma différent mais surtout audacieux et original, justement récompensé à Cannes il ya quelques jours.
    GyzmoCA
    GyzmoCA

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    4,5
    Publiée le 19 mars 2020
    Oscar du meilleur film (le premier en langue étrangère), palme d’or pour ne citer que les récompenses les plus prestigieuses, Parasite est la grande réussite de l’année 2019. Le film oscille entre le drame familial ou social et le thriller. Le scénario est écrit sur les oppositions entre les faibles et les forts, entre les pauvres et les riches, mais il sait rester subtil en donnant une vision sans préjugés, sans grosse caricature entre ces deux mondes.

    Le cinéma Coréen connait depuis de nombreuses années une grosse évolution et commence sérieusement à concurrencer les films Hollywoodiens. Parasite en est le plus gros symbole.

    Les acteurs sont bons, on les adore, on les déteste en fonction des situations, preuve qu’il campe leur rôle parfaitement.

    Ce film fera date dans l’histoire du cinéma . Sorte de pulp fiction version coréenne dans sa mise en scène où tout peut partir en vrille en un instant .

    Il y a aura un avant et un après Parasite .
    mat niro
    mat niro

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    5,0
    Publiée le 21 juillet 2019
    Force est de constater que la Palme d'Or 2019 du Festival de Cannes est amplement méritée. Bong Joon-ho signe ici un film hybride, un mélange entre comédie et thriller tout à fait délicieux. Le coréen ne se gêne pas pour égratigner la bourgeoisie de son pays, laissant pénétrer chez cette "caste" une famille de chômeurs déjantés. De là, va en découler des situations cocasses avec un scénario jubilatoire et des acteurs formidablement dirigés ( je pense à Song Kang-ho prodigieux en chef de famille). Un film merveilleux!
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    3,0
    Publiée le 6 juin 2019
    Quand j’ai appris que Bong Joon Ho avait reçu la Palme d’Or pour ce « Parasite », je n’ai pas pu m’empêcher de me dire : « Ah tiens ! Cannes a décidé de se remettre à récompenser le cinéma. » Bah oui. J’avais beau ne pas avoir encore vu ce film, pour moi récompenser Bong Joon Ho c’était forcément récompenser le cinéma avant tout. Le vrai cinéma. Le cinéma de la richesse technique au service du regard hors pair. Et maintenant que j’ai vu « Parasite », je peux désormais vous confirmer mon a priori. Oui, « Parasite » est bien un film remarquablement mis en scène, brillamment mis en forme et somptueusement mis en mouvement. C’est beau. Très dynamique dans son intrigue. Il y a une idée à chaque plan. Tout matche à merveille. C’est vraiment du très bel ouvrage. Là-dessus, je n’ai pas été déçu… Et pourtant. Pourtant – je dois bien l’avouer – j’ai apprécié ce film sans me sentir transporté pour autant. La magie n’a pas opéré. J’ai vu un spectacle propre et minutieux mais sans qu’à aucun moment une flamme ne vienne m’embraser. Pourquoi ? Eh bien peut-être justement parce que « Parasite » ne se réduit en grande partie qu’à ça : à son talent plastique et métrique, mais sans pour autant que cet art ne soit mis au service d’un propos du même acabit. Car franchement, où veut vraiment en venir Bong Joon Ho avec cette intrigue ? Des riches. Des pauvres. Des pauvres qui spolient les riches. Mais en retour des contreparties pour rappeler que si les pauvres sont aussi vilains c’est surtout parce qu’ils ne sont pas riches. spoiler: Et à la fin une petite galipette pour sous-entendre que la perversité du système repose sur le fait que cette violence physique des pauvres contre le riches est aussi stimulée par les violences symboliques des riches sur les pauvres, et qu’au fond les pauvres resteront toujours esclaves du système puisqu’en définitive ils chercheront à le reproduire pour eux-mêmes.
    Ma foi oui – pourquoi pas – mais non seulement je trouve ça un peu court, facile et réducteur, mais surtout je trouve ça assez malsain. Parce que l’air de rien, derrière un discours qui semble critiquer un certain ordre social (plus qu’il ne l’analyse d’ailleurs), on se retrouve quand-même régulièrement avec une démarche très rétrograde et droitière, posant très souvent le riche en victime et le pauvre en parasite. Les premiers sont benêts quand les seconds sont fourbes, manipulateurs et peu respectueux. Et même si le film essaye d’opérer une bascule lors de son dernier tiers, il est néanmoins discutable sur sa démarche. Pourquoi partir d’une situation initiale où on vient confirmer le préjugé « les pauvres viennent tondre la laine sur le dos des riches » ? A qui s’adresse Bong Joon Ho au juste avec ce film ? Et si son but était de s’adresser à une certaine bourgeoisie dans le but de casser ses préjugés, pourquoi opérer une bascule aussi molle ? Au fond, à la fin, le film nous dit juste : spoiler: « Le fossé entre les riches et les pauvres est trop grand. Il est plus qu’économique. Il est aussi culturel. Il est aussi dans l’habitus. Même une fois dans les belles maisons, les pauvres seront toujours chassés par la première pluie et renvoyés dans les égouts. OK. Mais c’est tout ? Parce qu’au final c’est quand même à une belle résignation qu’on assiste là ! Cette idée du « bon bah après tout c’est comme ça. C’est triste mais il faut l’accepter. »
    Pour le coup Bong Joon Ho livre un propos incroyablement conservateur, se réduisant à un simple constat, à mille lieues de la passion révolutionnaire et sanglante de son compère Park Chan Wook. Or, pour le coup, cette démarche discursive ne pose pas souci qu’au dangereux gauchiste que je suis, elle perturbe aussi le cinéphile. Parce qu’au fond, la mécanique a beau être belle et huilée, elle tourne un petit peu à vide dans la mesure où, au lieu de creuser une situation, « Parasite » s’arrête au simple constat enrobé de symboliques assez lourdes. Tout est d’ailleurs finalement à l’image de cette grosse pierre allégorique que Min offre à la famille de « Kevin ». spoiler: Min est celui qui fait rentrer tout ce petit monde dans ce grand jeu de parasitage social. Il est celui qui est à la fois l’initiateur de l’ascension puis celui de la chute. Chute qui entraîne l’hécatombe familiale au point qu’elle suscite chez le héros un rire autant chirurgical que cynique. Le rire de celui qui a compris qu’en définitive il aurait encore mieux fallu ne pas lutter socialement. Un rire causé par le fracas de cette même pierre symbolique. Celle qui lui est retombée sur la face et qui finit au fond de l’eau, là où est sa place.
    Cette pierre est certes bien ouvragée, elle sait nous coller à la peau, mais au fond elle ne reste qu’une grosse pierre un peu lourde alors que moi, spectateur, j’étais un petit peu comme le personnage de la mère : j’attendais qu’on m’offre quelque-chose à me mettre sous la dent. Du coup tant pis. Je me suis contenté d’admirer la finesse de l’ouvrage à défaut d’admirer la finesse de la vision. Parce que, oui, malgré une certaine déception je n’en perds pas pour autant l’essentiel : au jeu des Palmes cannoises, au moins celle-ci a su mettre en avant ce qu’il y a de plus précieux dans un film : le cinéma. Mais bon, encore une fois, tout ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
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