Parasite
Note moyenne
4,5
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1 582 critiques spectateurs

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moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2020
Bong Joon Ho tricote son intrigue avec malice et minutie, nous offre des plans superbes, une anxiété qui monte en puissance pour un final en apothéose. Un chef d'œuvre.
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2020
Si l'oscar délivré pour Parasite en 2020 peut souffrir quelques contestations tant son rival Joker fut une claque hors norme, on ne peut retirer les nombreuses qualités de ce film coréen. Peu connaisseur du monde coréen, Parasite peut être une porte ouverte vers ce cinéma d'un autre monde et une merveilleuse vitrine du cinéma asiatique. Le film marque, cela est indéniable, on passe par de nombreuses émotions tout au long des aventures de cette famille qui tente à tout prix de survivre malgré le manque de moyens. Si le début est une vraie comédie avec quelques comiques de situation, le film bascule petit à petit dans l'absurde puis la critique sociale avant de s'enfoncer sans crier gare vers l'horreur et la violence. Parasite vous prend aux tripes avec cette confrontation impossible entre ces différentes classes sociales. Parfaitement filmé avec de bon comédiens (le père et la fille surtout), on est bluffé par les qualités du scénario et le déroulement de l'histoire qui a de quoi surprendre. Pour gagner l'oscar, il faut un film qui marque, c'est bien le cas ici, mais il est toujours difficile de contenter tout les candidats à la statuette dorée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 décembre 2024
Dans Parasite, la famille Kim, modeste et opportuniste, s’immisce dans le quotidien des riches et naïfs Park grâce à une série de manipulations. Ce thriller social, mêlant habilement comédie noire, satire et drame, explore les inégalités de classe avec une brutalité sous-jacente et un humour grinçant. Mais alors que l’équilibre des apparences vacille, le film bascule dans une tension suffocante, jusqu’à un dénouement bouleversant.

Note : ★★★★★ - (5/5) -  - Excellent

Bong Joon-ho orchestre cette fresque avec une maîtrise exceptionnelle. Chaque scène regorge de détails signifiants, et la mise en scène, d’une fluidité magistrale, renforce l’idée d’un piège se refermant inexorablement sur ses personnages. La photographie et les décors, notamment la maison des Park, deviennent des personnages à part entière, symbolisant la fracture sociale au cœur du récit.

Avec un scénario imprévisible et une critique subtile des dérives du capitalisme, Parasite transcende les genres pour offrir une expérience à la fois palpitante et dérangeante. Le jeu des acteurs, impeccable, renforce l’impact émotionnel et la portée universelle du film.

Point fort : Son scénario imprévisible, qui garde le spectateur en haleine jusqu’à un final aussi bouleversant qu’inoubliable.
thetitus
thetitus

10 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2019
Voici un film vraiment formidable! Thriller et comédie à la fois. Scénario avec rebondissements permanents. Acteurs tous au top. Très bonne photographie. Choix de musiques, originales ou classique (Haendel j'adore), excellent. J'ai bien envie d'aller le revoir. Une Palme d'or non seulement méritée mais qui restera comme un formidable cru!
Nadia L
Nadia L

12 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 juin 2019
Ce film a visiblement conquis le monde (Palme d'Or, presse et spectateurs)... ben pas moi !
J'y suis allée pleine d'enthousiasme, en suis revenue extrêmement déçue : la lutte des classes sud-coréennes est traitée de manière bête et méchante, caricaturale, lourdingue, brutale, malsaine, invraisemblable et cerise sur le gâteau, bien gore (...). Grotesque, on s'ennuie ferme !
Encore une fois, je ne comprends pas la Palme d'Or.
Marc T.

312 abonnés 615 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mars 2020
J'en attendais peut être trop, surtout que la première moitié du film allait réellement dans le sens espéré, tout en finesse, en subtilité, pas à pas. Et puis patatras, arrive un évènement inattendu et avec lui le début d'un basculement vers un mélange de genres, mélange qui m'a complètement détaché de l'histoire et de ses personnages, à tel point que chaque mort me laissait totalement de marbre. Je passe sur la fête d'anniversaire qui, même si elle montre clairement le propos de Bong Joon Ho, est à la limite de la guignolerie. Fort heureusement, le final se réoriente vers la délicatesse et la finesse, nous laissant sur une note mélancolique. Mais là où je rejoins surtout les critiques unanimes c'est dans la maitrise de la caméra, des plans, de la photo et de la colorimétrie (la version noir et blanc doit d'ailleurs gâcher le contraste pauvres/riches). A souligner aussi une musique peu présente mais à chaque fois très soignée.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2019
Les débuts du film rappellent "Une affaire de famille" d'Hirokazu Kore-Eda : une famille d'attachants pieds-nickelés qui enchaîne les magouilles pour survivre. Mais à mesure que l'intrigue s'installe, on comprend que le réalisateur veut aller plus loin et qu'il nous a réservé quelques surprises. La critique sociale est violente et le génie de Bong Joon-Ho est d'avoir su l'exprimer avec subtilité, uniquement par l'image, en jouant sur les lumières, les sons (les odeurs !) et les objets de second plan tels ces innombrables escaliers qui séparent les deux mondes. On suit le fil de la dérision jusqu'au climax. C'est beau, violent, rythmé et drôle, nourri par une belle "brochette" d'acteurs. Jouissif.
tonyhw
tonyhw

55 abonnés 200 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 décembre 2019
Scénario paresseux et décousu, personnages caricaturaux, interprétation dénuée de finesse… Comment l'auteur de "Memories of Murder", "The Host" et "Mother" a-t-il pu tomber aussi bas ? Et surtout, comment ce navet tapageur et lourdingue a-t-il pu obtenir la Palme d’or ?... Je suis convaincu que s'il avait été tourné en France par un cinéaste français il se serait fait démolir par la critique, à juste titre…
symphonie10
symphonie10

19 abonnés 87 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 juin 2019
"Palme d'or" ce n'est pas une référence... mais critiques enthousiastes des spectateurs.... On parlait de critique sociale, de thriller... en fait c'est bavard bavard c'est une histoire laide sans aucun intérêt, un film dont j'ai envie de faire comme si je ne l'avais pas vu. La seule qualité de ce film c'est la photographie, la technique du réalisateur mais pour quel propos ?? Les pauvres puent, les riches sentent bons. Les pauvres même dans un bel endroit ne peuvent s'empêcher d'être qui ils sont : vulgaires et sales. Quelle critique sociale ? C'est manichéen. Pour quelle morale ? Celle qu'il faut travailler dur pour devenir riche ! Nul nul nul
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2021
Donc là, on a affaire à ce qu’on peut appeler une leçon de cinéma… Et quelle leçon de cinéma !!!
Déjà, au niveau de l’écriture. Le film est clairement inclassable. Bong Joon Ho change régulièrement le registre de son film en le faisant passer de la comédie, au drame, à la critique de société, au thriller ou encore à d’autres genres plus improbables que je vous laisserai découvrir. Et ces changements il les fait avec une facilité déconcertante, tout en apportant réellement quelque chose à un scénario malin et plein de surprises.
Il réussit par la même à nous offrir tout un panel d’émotions. Le rire, bien sûr, parce que le film est drôle, très drôle même, que ce soit par ses dialogues, son comique de situation ou parfois un humour noir jouissif. Mais il réussit aussi à nous stresser, nous révolter, venir essayer de nous tirer une larmichette… pour nous amener à un final… bluffant... Et réussir à nous faire ressentir autant d’émotions contradictoires en 2h, c’est vraiment la classe.
Mais c’est aussi une leçon de mise en scène. Bong Joon Ho ne place jamais sa caméra au hasard et on a souvent le droit à des plans aussi magnifiques qu’ingénieux (je pense notamment à certains plans larges qui m’ont bluffé, qui ne sont pas là pas juste pour faire joli, mais permettent aux spectateurs de suivre plusieurs actions à la fois. Effet immersif garanti).
Alors oui, c’est du cinéma coréen, et ça pourrait en rebuter certains. Vous auriez dû voir la tête de mon ami quand il a compris que je l’emmenais voir un film coréen en VOST. Mais au final je pense ne pas mentir en disant qu’il a beaucoup aimé l’expérience. Parce que c’est clair qu’entre l’occident et l’Asie il y a un gouffre culturel, et entre notre cinéma et le leur c’est pareil. Dans le cinéma asiatique il y a souvent un côté outré et décalé. Il suffit de voir la différence entre un film d’animation des studios Ghibli (Le château ambulant, Mon voisin Totoro, Princesse Mononoké…) et un Disney, et pourtant la qualité des animés asiatiques n’est plus à démontrer. Et bien, pour ce qui est des films, c’est un peu pareil.
Bref, si vous êtes déjà amateur du cinéma asiatique, FONCEZ, et si vous n’avez jamais découvert le cinéma asiatique quoi de mieux que de démarrer par un TRES grand film.

https://www.facebook.com/CritiquesCinemaetFestivaldAvignon
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2019
Depuis longtemps je n’avais pas vu une telle unanimité de critiques extrêmement positives des journaux les plus contestataires du « système » à ceux beaucoup plus conservateurs qui ont noté ce film comme un vrai chef d’œuvre. Et puis le jury du festival de Cannes lui a attribué la Palme d’or...c’est dire : aucun risque de déception alors.
Je n’ai pas mis en doute leurs analyses et je me suis dit que j’allais avoir la révélation de ma vie...

1ere déception : Le film à Paris n’est proposé qu’en VO, or 1er mauvais point: je déteste voir un film dont j’ignore totalement la langue. À part « KansaAmnida » qui veut dire « merci » cette langue coréenne m’est totalement étrangère . Et passer le film à lire les sous-titres est une épreuve que je n´aime pas, d’autant qu’en France nous avons d’excellents doubleurs.
Mais chez nos plus grands distributeurs français il semble que tout le monde parle coréen...

2eme déception : Le scénario
Très simple : les gentils pauvres désœuvrés vont se taper l’incruste chez les idiots de jeunes riches, en usant de stratagèmes assez border-line; et ces imbéciles de jeunes riches vont tomber dans le panneau. Mais les gentils pauvres vont bien évidemment découvrir que tout n’est pas si simple....Ooooook !

Une belle réussite tout de même: les acteurs qui sont tous excellents et la réalisation, les prises vues, la photo est également très belle. C’est vrai.
Et puis plusieurs passages sont vraiment assez drôles, on frise l’humour façon « fais pas ci, fais pas ça », en mieux. Mais quand cela vire au gore: là moi j’ai été assez surpris et pour tout dire déçu. J’attendais désespérément mieux, ou plus fin tous les cas. Même si la toute fin esquisse cela.

En réalité tout ce film m’a mis assez mal à l’aise, car on se doute bien que la belle arnaque va mal tourner. Mais globalement à cet égard le suspens est assez bien mené.

Conclusion parler d’immense chef d’œuvre pour ce film PARASITE , c’est franchement assez exagéré. Un bon film oui. C’est sûr. Assez amusant. Mais pas un « chef d’œuvre ».
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2019
« The Host », « Mother », « Snowpiercer », « Okja »… On ne peut s’empêcher de citer quelques films de Bon Joon-Ho tellement ses œuvres sont grandes. Son retour sur la croisette en 2019 est un événement. « Parasite » nous emmène au sein d’une famille qui vit dans la misère dans les entresols et qui fait preuve de débrouillardise pour joindre les deux bouts. D’entrée de jeu, le cinéaste sait nous faire rire par des situations risibles que seules les pauvres connaissent. Un jour, le fils reçoit une roche de collection censée lui offrir prospérité. Mais c’est surtout lorsqu’on lui propose un emploi de professeur d’anglais dans une famille ultra-riche, après que sa sœur lui ait falsifié des diplômes, que la comédie sociale prend des allures de satire noire. La pauvre famille est considérée comme un parasite pour la haute société. Cette classe sociale qui vit effacée des autres, telle des cafards, va enfin pouvoir prendre sa vengeance. Après quelques magouilles, les autres membres de la famille vont également finir par obtenir un poste dans la famille qui méprise les besogneux et qui fuit l’odeur des pouilleux. Grâce à un récit ingénieux et hilarant, le réalisateur sud-corréen déploie un stratagème à double sens pour nous divertir et nous faire réagir. Chaque prestation est impeccable et délivre des moments qui resteront mémorables pour longtemps.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2019
Bong Joon-ho n'est plus à présenter.

Détenteur de la Palme d'Or 2019 (marquant également la 1e Palme coréenne de l'histoire pour les 100 ans du cinéma coréen), ce grand plasticien du XXIe siècle reçoit enfin son 1er prix (oui seulement son premier) pour son nouveau long-métrage "Parasite"

Un de mes réalisateurs favoris, découvert à l'époque à la sortie de son film ayant eu le de succès (The Host), monster-movie plaçant au centre la solidarité familiale au centre d'un film de genre tout en exerçant une critique du gouvernement coréen, ayant indirectement créé la menace principale, qui mettra cette famille à l'épreuve.

"Qui sont les parasites ?" Bong Joon-ho étudia la sociologie plus jeune, et après avoir vu sa filmographie le tout résonne comme une évidence, dès Memories of Murder, thriller policier incroyable où 2 policiers (l'un rural et l'autre de la ville) doivent traquer un tueur violeur en se confrontant aux limites accordées par le pays dans les 90's.

Mother (film déchirant où une veuve vivant avec son fils déficient mental, prête à tout pour vaincre les préjugés et laver l'honneur de son fils,accusé d'un crime terrible) ou ses 2 productions plus occidentales que sont Snowpiercer (dystopie post-apocalyptique et métaphore d'un cycle de domination sociale ne pouvant prodiguer d'égalité qu'en arrêtant la machine) ou Okja (conte ayant pour prisme l'opposition entre nature-innocence et un corporatisme despotique voyant la vie comme une viande à broyer) proposaient cette étude des fractures sociales qui habitent non seulement la Corée (pays qui porte encore les stigmates d'une occupation douloureuse, que son comparse Park Chan-wook étudie également), mais également le reste du monde par extension.

A l'instar de son premier film Barking Dog (qui prenait comme décor un immeuble) voire de son court-métrage Tokyo! (où la survie et l'amour ne pouvaient exister qu'en abolissant les barrières invisibles que l'on se crée),Bong Joon-ho revient pour son 7e film à une intrigue au canevas plus simple d'entrée de jeu.

Dès son premier plan, "Parasite" nous introduit la famille de Gi-taek (Song Kang-ho son acteur fétiche étant le patriarche, pour un de ses meilleurs rôles), sans emploi et vivant littéralement à même le sol, dans un habitat précaire et exigu, brillamment dévoilé via un cadre dans le cadre, et une séquence où le fils aîné Ki-woo doit chercher du Wi-fi (pour être en lien avec le reste du monde). Très vite ce dernier se verra offrir un poste de professeur d'anglais pour la fille du couple Park, une riche famille à la demeure gigantesque.

D'entrée de jeu on voit que Bong Joon-ho nous abreuve de sa meilleure mise en scène à ce jour, livrant des plans léchés (sublimés par une photographie glacée et précise et de toute beauté par Hong Kyeong-pyo m'ayant plusieurs fois décrocher la mâchoire) et une réalisation chirurgicale valant 1000 mots, exploitant notamment l'architecture de chaque lieu, distillant avec intelligence tous les indices et ustensiles pour dresser son récit.

Opposition entre un enfer précaire plus bas que le sol, où les poivrots pissent sur les murs, où les chiottes explosent et les "parasites remontent"....face à une habitation épurée et classieuse, où la Corée chic a assimilé la culture américaine tout en jouissant de plaisirs futiles sans même savoir être autonome.

La découverte de la demeure des Park ainsi que du fonctionnement de cette famille est jubilatoire, Bong Joon-ho créant un comique de situation via un décalage socio-culturel, où la plèbe se doit user d'inventivité pour exister et interrompre une exploitation à sens unique.

L'intrigue est écrite avec une maestria et un côté redoutable qu'il serait dommage de divulguer ses ressorts scénaristiques, toujours est-il que "Parasite" est une fable brillante sur cette lutte des classes, parvenant encore une fois à jongler les registres, entre le comique burlesque et grinçant, le drama familial mais aussi le home invasion, le film de casse et d'arnaque, la surprise absurde, le tragique kafkaïen et des moments de tension inouïs.

Une histoire de chausse-trappes qui nous tient en haleine du début à la fin, et offrant des moments de pur cinéma via des images qui impriment la rétine (vous n'oublierez pas de sitôt une séquence avec une tente et une lampe torche, une scène de pluie diluvienne ou encore un plan glaçant de "fantôme dans la cuisine"), et un discours qui si il commence de manière très joviale (allant même vers la bouffonnerie), vire très vite au suspense vers une noirceur absolue et un caractère très inquiétant (notamment via un personnage élément perturbateur totalement aliéné), où l'humiliation des travailleurs et l'impossibilité d'une collaboration est annonciatrice d'une horreur et d'une lutte sanglante censée renverser l'ordre social.

Le casting est irréprochable,que ce soit bien sûr Song Kang-ho en père de famille opportuniste, la très jolie Jo Yeo-jeong (en matriarche Park) ou bien Choi Woo-sik et Park So-dam, interprétant les 2 enfants aspirant à une vie meilleure.

Entre le thriller de genre et la comédie furieuse, manifeste libertaire et signal de détresse social déchirant, "Parasite" est une fable puissante, passionnante, prenant aux tripes de manière universelle, et un immense film d'un cinéaste qui pourtant n'avait plus rien à prouver.

Un chef-d'oeuvre absolu
Luke.S
Luke.S

17 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2019
Film bien mystérieux, mais c'est tant mieux ! On passe par une multitude d'émotions inattendues. Les acteurs sont parfaits, rien à redire sur le scénario. BONG JOON-HO nous démontre une fois de plus son talent avec Parasite qui a d'ailleurs reçu la Palme d'or.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2019
Nous avions découvert Bong Joon-ho avec Barking Dog, suivi du cultissime Memories of Murder, The Host, Mother, Snowpiercer, Okja…bref un chef d’œuvre (sinon une belle réussite) par réalisation.
Cette consécration cannoise autour de Parasite n’est que justifiée, tant l’ensemble du travail du metteur en scène se retrouve concentré en une seule œuvre. Bong Joon-ho mêle avec une habileté confondante fond et forme, satire sociale, politique interne et externe (métaphores internationales), discours humanistes, le tout dans un semi huis clos ; on touche donc au chef d’œuvre où quand le 7ème art tutoie le génie et inscrit encore plus le sens brut de tout art, faire réfléchir et émouvoir en même temps. Difficile de parler plus en détails de manière formelle du film, tant il dévoile une mécanique imparable au fur et à mesure, dans sa narration comme dans la beauté de son montage, et de sa mise en scène. Peu de cinéaste arrivent à ce genre d’exercice, si Bong Joon-ho affirme ici encore plus son amour pour le cinéma de Chabrol et Hitchcock, on retrouve dans sa grammaire personnelle toute la qualité nécessaire de grands cinéastes, comme David Fincher peut l’être.
Parasite n’est pas seulement le film du moment mais le long-métrage à voir comme le film étendard qui réunit un public divers et varié, cinéphile, comme spectateurs qui recherchent un divertissement (bien malin qui devinera la fin). Bong Joon-ho était déjà un grand cinéaste, il l’affiche maintenant de manière plus marquée et internationale (on retrouvera sans doute le film aux Oscar du meilleur film étranger).
Evitant toute forme de prétention dans son propos c’est opéra cinématographique au travail très fourni (image, montage, son, narration) pourrait être un cas d’école, tant dans un seul film se trouve réunit le travail d’orfèvre de genres divers réunis en de multiples propos. L’attente était grande et dépasse nos attentes (Okja son précédent film était en-dessous de ses autres réalisations), Parasite est le plus beau film de sa jeune carrière autant dans son résultat que dans la faculté du réalisateur à diffuser avec une pertinence folle un travail pluriel, équilibré et intense. Bluffant et touchant.
requiemovies.over-blog.com/
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