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lepointdevue
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5,0
Publiée le 6 août 2024
"Parasite" de Bong Joon-ho est un chef-d'œuvre qui se démarque par sa maîtrise parfaite de la photographie et du scénario. La façon dont le film mélange habilement musique, jeux d’acteurs et dynamisme à la caméra plonge le spectateur dans une expérience immersive et riche en émotions. Les performances des acteurs, capables de passer d’un registre à l’autre avec une aisance remarquable, ajoutent une profondeur supplémentaire. La scène où la famille se confronte à l'ancienne gouvernante et son mari est particulièrement mémorable, tout comme la scène finale, un tourbillon inattendu entre paradis et chaos. Bong Joon-ho prouve une fois de plus qu'il est l'un des plus grands avec ce film inoubliable.
Que de récompenses pour cette réalisation sud coréenne ! Il n'y a pas à dire ce film ne ressemble à aucun autre, assez délirant cette satire sociale passe allégrement de la comédie au thriller loufoque. Une mise en scène excellente et des acteurs convaincants. Je me suis très facilement laissé embarquer dans cette histoire pas comme les autre. A découvrir si ce n'est déjà fait.
Globalement c'est bon mais je pense que je m'attendais à un peu mieux. J'aime beaucoup le début du film et globalement jusque là moitié mais vers la fin je trouve ça perd un peu d'intérêt. Lacting est très bon, les musiques aussi. On s'attache à la famille c'est vraiment dommage que la fin part un peu trop loin pour moi sinon ça aurait été un banger.
Une première heure vraiment inintéressante et un peux ennuyeux mais qui possèdent une deuxième heure vraiment excellente et captivante jusqu'à la fin sans voir le temps passé.
Canne est toujours le festival du film social. Après les Darden's, voici Bong Joon Ho. Je ne suis pas fan des films sociaux. Néanmoins, ce film n'est pas très subtil. Le scénario tiré par les cheveux et les personnages caricaturaux et peu crédibles. L'image est belle et quelque plan sont intéressant. Mais cela reste fort ennuyeux et quand arrive le twist, je suis déjà rendu au stade de l'apathie.
D'un point de vue adolescent, Parasite est un film divertissant et assez intéressant qui explore la dynamique de l'ascenseur social. Il touche un sujet discutable et sensible, brisant l'idéologie sociétale de pouvoir changer de classe. À ma grande surprise, j'ai bien aimé les personnages de la famille pauvre. J'aurais néanmoins préféré voir une famille vraiment sordide aux idées controversées qui s'infiltrent comme de vrais parasites, sans pitié, histoire de rendre l'histoire plus stimulante. Je recommande tout de même le film.
Parasite mérite bien son Oscar du meilleur film de l'année 2019. Une vraie œuvre de cinéma avec une mise en scène comme rarement on peut retrouver aujourd'hui !
Vraiment étonné par de film. L’intrique donne tous le sens à ce film, avec une petite touche d’humour et de vérité. Il y a du rythme, on ne s’ennuie pas ! Un très bon film.
Que dire ? C’était simplement parfait en tout point. L’acting, le traitement des différentes classes sociales, la mise en scène, les plots twist, certains plans sont plus que mémorables, puis la fin est juste parfaite avec tellement de sens et surtout la vraie face de la réalité. Les récompenses que l’œuvre a reçu sont complètement méritées, Bong Joon-ho nous a offert un nouveau classique. Le film m’a clairement choqué, je m’attendais pas à ça.
Bienvenue dans un film bicéphale, au manichéisme très assumé. D’un côté, les riches, de l’autre, les pauvres. Les Ki-Taek sont au chômage. Ils vivent au milieu des cafards, dans les bas-fonds de Séoul (“bas” et “fonds”, deux mots clés du scénario). Un ami du fils lui propose de le remplacer comme professeur particulier d’anglais (en l’incitant à un gentil mensonge au passage sur son diplôme) dans une riche famille habitant sur les hauteurs de la ville. Les mensonges vont s’enchaîner et c’est finalement toute la famille, sous différentes identités, qui va travailler chez les Park.
Surtout, ne pas en dire plus sur le scénario. A part peut-être, que les choses n’en resteront assurément pas là et qu’une descente aux enfers s’engage. Beaucoup d’analyses ont déjà été partagées sur ce film, puisqu’il a reçu la Palme d’Or. Il est, de toute évidence, brillant.
Le scénario, tout d’abord, est particulièrement retors. Bong Joon Ho est un parfait héritier de Hitchcock: il ménage des effets de surprises au niveau de sa ligne directrice, en délivrant des informations particulièrement inattendues au milieu de la narration. Par ailleurs, quelques scènes de suspense sont particulièrement efficaces, tout en étant assez “basiques” dans leur construction: le spectateur frissonne en se posant l’éternelle question: “va-t-elle regarder sous le lit?”. La différence d’information entre les Park, ingénus jusqu’aux dernières scènes du film, et les “parasites” divers qui les ont envahis, ménage des effets de burlesques tout au long du film. On rit noir, mais on rit très souvent.
La mise en scène de Bong Joon Ho est à la hauteur du scénario. Elle est tout d’abord l’objet d’une mise en abyme, car les Ki-Taek (la famille de parasites) sont les acteurs et metteurs en scène de l’action de la première partie, lors de leur prise de possession de la maison. Les montages alternés entre le père, qui répète son texte (et qui en fait trop pendant les répétitions, alors que la vraie scène est criante de vérité), les ralentis dans la maison (une pichenette de poudre de duvet de pêche dans la nuque), sur un morceau d’opéra, sont très brillants.
C’est une lapalissade de le souligner, puisque nous avons déjà mentionné son manichéisme, mais tout dans le film est bipolaire. D’un côté, les riches, de l’autre, les pauvres. Ils n’habitent pas les mêmes quartiers (la géographie de la ville est à ce titre très très bien exploitée par le scénario, ce qui a été beaucoup relevé par les critiques). Ce qui est tout à fait bien vu par Bong Joon Ho, c’est que l’opposition des deux univers est tellement marquée, qu’on dirait qu’ils appartiennent à deux films différents. Lors de la première image, on découvre la famille Ki-Taek chez eux, dans un entresol humide et sale, habillés en shorts et claquettes, le père allongé à même le sol. Le fils essaye de trouver du wifi gratuit dans toutes les pièces du logis, et finit par en trouver, accroupi à côté des toilettes. On se croirait dans un film de Brillante Mendoza sur les classes défavorisées d’une métropole asiatique. Chez les Park, c’est un univers tout à fait autre et l’esthétique est radicalement différente: les volumes contemporains (à la Tadao Ando) de la maison sont immenses, les matériaux lisses, les surfaces propres. Toute action se déroulant dans ce décor est comme naturellement mise en scène par l’architecte et le décorateur de la maison, le célèbre architecte Namgoong (qui n’est autre que le cinéaste lui-même, puisque c’est lui qui règle les lumières et les ombres du film, et c’est également lui qui est le maître des secrets de cette maison).
La suite sur https://legoutducine.home.blog/2019/06/11/parasite/
Un très bon film coréen qui mérite largement tous ses prix. Peu de violence ici mais un thriller simple et efficace dans le scénario. De très beaux décors avec notamment la maison des Parks et le "bidonville". Des acteurs surtout connus pour des rôles dans des productions sud-coréennes (hommage à Lee Sun Gyun mort récemment) mais qui sont très convaincants. Un réalisateur habitué des festivals qui maîtrise parfaitement la caméra et qui fait de cette fiction une très belle critique de la société.
Phénomène incontesté de 2019, d'une Palme d'or à l'avalanche Hollywoodienne que personne ne contesta durant la soirée d'acclamation générale, il n'y eu "qu'un" pas. Le premier film étranger, en langue étrangère, avec un casting et production 100% étranger rafle tous sur son passage pour son récit original qui adapte sans le faire exprès, tous les clichés bien réels de la bourgeoisie et ses code quotidiens. spoiler: Ajouter à cela une comédie d'escroquerie monumentale ou une famille pauvre provoque avec ingéniosité, le renvoie de toute l'équipe domestique pour là remplacée, on obtient des pauvres devenant peu à peu riche moralement. En finalité, un thriller assez discret mais totalement incompréhensible et surtout illogique sur un homme enfermer au sous-sol que personne ne soupçonne... Bref, un récit de génie de première vu qui devient longuet sur sa dernière demi-heure pour se conclure d'une façon assez alambiquée. Mais surtout, ce qui en fait le génie, c'est la rareté d'avoir un scénario ou plusieurs intrigues se déroulent sans que les principales victimes s'en rende compte. Millimétrer pour mieux régner. Meilleur réal & scénario original, d'accord, meilleur film de l'année, moins sûr.