Comment catégoriser un chef d'oeuvre qui mélange tous les genres de manière subtil mais terriblement efficace ? On ne peut que se laisser porter par la satire sociale entre deux classes opposées, avec une realisation on peut plus intelligente, dont l'intrigue se déroule dans deux habitations distincts La bande son et la photographie du film amène, à mon sens, un soupçon poétique qui amplifie le charme du film. Les Coréens sont decidement très forts !!
Parasite est un grand film, à la fois divertissant, profond et parfaitement construit. Une œuvre qui reste en tête longtemps!
C’est un film d’une intelligence rare, avec un scénario absolument exceptionnel et une construction nrrative maîtrisée de bout en bout. Le film réussit à nous surprendre constamment, en jouant avec les genres, passant du drame à la comédie noire puis au thriller avec une fluidité impressionnante.
Les personnages sont incroyablement bien écrits, chacun avec ses motivations, ses failles et sa propre complexité. On s’attache à eux tout en étant amené à réfléchir sur les rapports sociaux, les inégalités et la frontière parfois fragile entre les différentes classes de la société.
La mise en scène est brillante, chaque détail semble avoir son importance, chaque plan raconte quelque chose. L’ambiance, les décors, le rythme et les nombreux retournements rendent le film totalement captivant du début à la fin.
Ce film est tout simplement excellent ! Que ce soit le jeu des acteurs, l'histoire ou encore la naïveté de la famille riche, tout est parfaitement maîtrisé.
On reconnaît immédiatement le style du cinéma coréen. L'humour y est poussé à l'extrême, ce qui crée des scènes aussi drôles que tendues, mais également très émouvantes.
spoiler: De plus, vers la fin du film, lorsque tout le monde s'entretue, on retrouve clairement l'humour noir du réalisateur. Cette scène apporte la touche finale au film, et je l'ai trouvée tout simplement excellente.
Ah, depuis le temps qu'il fallait que je le vois celui-là ! C'est chose faite, et qu'est-ce que c'était bien ! C'était même quasiment parfait
spoiler:
jusqu'à ce qu'on découvre ce qu'il se passe dans le sous-sol dans une seconde partie de film...
J'ai beaucoup moins apprécié à partir de là, même si ça reste quand même très très sympa. Il y a dans ce film un vrai discours social (une sorte de lutte des classes), allant jusqu'à dégénérer. On suit une famille pauvre avec des personnages carrément tarés qui vont tout faire pour essayer de sortir de leur condition, quittes à extorquer une famille plus riche. La montée en tension est excellente, le film passe très très vite et couvre plusieurs genres (thriller, survival, comédie...). On se surprend parfois à sourire sur certaines situations mais c'est bien la noirceur du film qui déborde au final. Un très bon cru. Bong Joon-Ho est un réalisateur que je vais suivre un peu plus (je n'ai vu que Snowpiercer pour l'instant). Vu le 13/07/2026
Contrairement à ce que l'on pourrait redouter en raison de sa consonance ou de son titre, Parasite n'est n'est pas l'adaptation d'un manga, mais une œuvre originale écrite et réalisée par le cinéaste sud-coréen Bong Joon-ho.
Le film plonge la spectatrice dans l'histoire d'une famille très pauvre vivant en Corée du Sud, qui met en place un stratagème ingénieux : se faire passer pour d'autres personnes qualifiées afin d'être employée au service d'une richissime famille. Par le biais du mensonge et de la manipulation, ils s'immiscent peu à peu dans ce foyer opulent dans le but d'assurer une rentrée d'argent stable et de s'y loger.
La tension change radicalement de dimension lors de l'absence de la famille qui emploie tout ce petit monde, partie en camping. Alors que la pluie battante s'abat sur la ville, l'ancienne gouvernante refait surface de manière inattendue. Elle cherche à pénétrer dans la maison pour nourrir son mari, dissimulé dans le bunker secret de la cave et lui aussi dans une situation de grande détresse et de maladie. C'est à cet instant précis que la confrontation éclate. Lors de la lutte acharnée qui s'ensuit, c'est l'ancienne gouvernante qui perd la vie, marquant le premier point de non-retour tragique après cette nuit d'orage tourmentée.
Face à la violence et à l'enchaînement des drames, la perception des événements se fait avec une certaine distance émotionnelle. Par exemple, lors de la mort de Jessica, le sentiment qui domine n'est pas nécessairement une tristesse poignante, mais plutôt la constatation implacable d'un engrenage fatal. Le film orchestre avec brio une satire sociale féroce où les classes populaires s'entrechoquent et luttent pour leur survie dans une mécanique impitoyable.
Enfin, le dénouement s'avère particulièrement marquant avec le plan utopique imaginé par le fils, Ki-woo. Ayant réalisé que son père s'est réfugié pour survivre dans ce même bunker de la cave, le jeune homme se jure de réussir professionnellement, de gagner une immense fortune et d'acheter légalement la maison pour permettre enfin à son père de remonter au grand jour. Toutefois, cette conclusion douce-amère résonne surtout comme un fantasme de désespoir face à une barrière sociale infranchissable, refermant le récit sur une note à la fois poétique et cruelle.
En conclusion, sur le plan scénaristique, Parasite propose une écriture extrêmement recherchée et d'une grande originalité, même si certaines péripéties peuvent parfois sembler un peu tirées par les cheveux. Malgré la virtuosité manifeste de la construction, l'ensemble laisse une impression nuancée : celle d'un film très habile, mais qui, au bout du compte, ne m'a pas autant plu que je l'aurais voulu et me laisse un peu sur ma faim.
Une satire sociale renversante, virtuose et furieuse — ★★★★☆
Bong Joon-ho signe avec « Parasite » un film qui a marqué l'histoire du cinéma en devenant le premier film non-anglophone à remporter l'Oscar du meilleur film . Et ce n'est pas un hasard. Ce chef-d'œuvre de la satire sociale, récompensé par la Palme d'or à Cannes en 2019 , est une œuvre aussi jubilatoire que dérangeante, qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus.
L'histoire ? La famille Kim, pauvre et unie, vit dans un sous-sol sordide où les ivrognes viennent uriner sur la fenêtre. Un jour, le fils Ki-woo se voit proposer un poste de tuteur d'anglais dans la luxueuse demeure de la riche famille Park . Commence alors un engrenage machiavélique : la famille Kim va s'infiltrer méthodiquement dans la vie des Park, remplaçant un à un les domestiques par ses propres membres. Mais quand un secret enfoui dans les tréfonds de la villa refait surface, le film bascule du vaudeville au thriller le plus tendu .
Bong Joon-ho fait preuve d'une maestria absolue dans la mise en scène. La maison des Park devient un terrain de jeu où les rapports de classe s'inscrivent dans l'espace : les riches vivent en hauteur, baignés de lumière, tandis que les pauvres se terrent dans les sous-sols, littéralement et socialement . Le réalisateur malaxe les genres avec une virtuosité confondante, passant de la comédie grinçante au suspense haletant, du drame familial à l'horreur pure . La photographie glacée, les travellings hypnotiques et la structure quasi théâtrale font de ce film un objet grandiose et grotesque à la fois .
Le casting est impeccable : Song Kang-ho, acteur fétiche du réalisateur, incarne le père Ki-taek avec une humanité bouleversante, tandis que Cho Yeo-jeong est parfaite en mère Park naïve et déconnectée . Le scénario, ciselé comme une mécanique de précision, multiplie les rebondissements et les niveaux de lecture . La question qui traverse le film est simple mais dévastatrice : qui est le véritable parasite ? Les pauvres qui se nourrissent des riches, ou les riches qui exploitent les pauvres sans même les voir comme des êtres humains ?
Si je mets quatre étoiles et non cinq, c'est pour une raison simple : la fin, aussi puissante soit-elle, m'a laissé une légère amertume. On pourrait lui reprocher un certain grotesque et une morale qui, bien que percutante, frôle parfois le didactisme . Mais cela n'enlève rien à la puissance d'une œuvre qui captive, déroute et émeut du début à la fin . « Parasite » est un film essentiel, une fable politique furieuse qui nous confronte à nos propres contradictions. Un OVNI cinématographique à voir absolument, même si, comme moi, vous en ressortirez un peu sonné.
Ce n'est pas mal, mais décevant par rapport à ce que l'on entend sur ce film... La 1ère heure tient la route, scenario/ambiance/technique du film, mais après ça se dégrade et on finit même par décrocher...
Coup de génie se film ! Il mérite bien sa palme d'or !
Si le film va doucement au début et met un moment avant d'arriver a la situation principale tout cela est bien amener, le film prend le temps de tout mettre en place et d'une très bonne manière. Le film prend bien le temps qu'il a besoin pour développer les personnages et mettre en avant leur sentiments. spoiler: Avec le père de la famille par example qui défend la mère de famille riche, car elle a beau être bête, elle reste gentille, par rapport a son marie qui méprise les gens de rend inferieur a lui dans la société. Nous pouvons sentir que malgré la situation critique, tout le monde reste humain.
Si on doit parler du plan que le fils et la fille mette en place au début, c'est vraiment bon. spoiler: Et sans parler de l'inversement de la situation quand nous avons la révélation de l'ancienne dame de maison qui viens chercher son marie. Puis par la suite la petite famille de riche qui reviens plus tôt.
Cette palme d’or 2019 méritait son prix. Le thème : une satire sociale sur la différence entre une famille vivant dans une propriété immense, une création design d’un architecte et une autre qui croupit dans un sous-sol d’un immeuble avec une fenêtre donnant sur un trottoir « Cela sent comme si on faisait bouillir des torchons » . De chaque côté : un père, une mère, un fils et une les pauvres, des doux-dingues tirant le diable par la queue. Le copain du fils va lui proposer de le remplacer en tant que professeur d’anglais auprès de la fille. Une fois dans la place, il va recommander à la mère de la fille sa sœur en tant que professeur de dessin pour le jeune garçon hyper-actif, peintre à ses heures « C’est un chimpanzé , c’est ça ? Non , c’est un auto-portrait ! » sans révéler le lien de parenté. Cette dernière recommandera son père en tant que chauffeur de maître après avoir piégé le précédent , celui-ci cooptera son épouse pour le poste de gouvernante en lieu et place de la précédente par un subtil stratagème une allergie aux pêches vendue auprès de la mère parano en tuberculose. Tout aurait pu se dérouler comme sur des roulettes lors d’une escapade des aisés dans un camping et tout va dérailler y compris dans la garden-partie Et quand la maitresse de maison ( merveilleuse et pimpante Cho Yeo Jong) s’écrie « un fantôme chez soi apporte la postérité », la comédie va basculer dans tous les genres thriller, horreur, humour, enquête policière. Et comme le dit le chauffeur de maître : « Rien prévoir, c’est beaucoup mieux, il n’y a pas de mauvaises surprises et si quelque chose part en vrille , on s’en balance ». Enfin, une réalisation talentueuse.
Comme (trop) souvent avec les "Palmes d'or", on en ressort déçu en se demandant "Mais pourquoi ?!". Parasite n'échappe pas à la règle.
Le scénario part plutôt bien avec la famille "parasite" qui s'infiltre, c'est plutôt drôle (un peu facile et potache, dommage de ne pas avoir creusé davantage) Mais après c'est n'importe quoi : outrancier, grotesque, ridicule, ennuyant... Je suis resté au bout persuadé qu'il y aurait un twist qui justifie les notes dithyrambiques...mais non. A éviter !
Le réalisateur Bong Joon-ho construit un récit imprévisible où le rythme est virtuose. Le film Parasite réussit à combiner suspense, humour noir, drame familial et critique sociale avec une maîtrise remarquable.
L'une des plus grandes forces du film réside dans son exploration des inégalités sociales. À travers l'histoire de deux familles issues de milieux opposés, le film met en lumière les écarts de richesse et les tensions de classe. Son message est universel et résonne bien au-delà de la société sud-coréenne.
A travers son scénario, le film se distingue par sa capacité à surprendre constamment. Parasite est une œuvre audacieuse, originale et universelle qui allie divertissement et réflexion sociale avec un talent rare. Une expérience cinématographique incontournable où l'on ne s'ennuie pas.