Une pure masterclass !!! Film que je devais regarder depuis bien longtemps car j’avais eu de bon écho et j’en suis pas déçu. Mélange de comédie au début puis de thriller et d’horreur, du génie. L’histoire est incroyable, les acteurs jouent bien et la fin qui aurait pu pour ce genre de film finir un peu en suspend ne l’est pas. Juste un petit bémol sur l’histoire : pourquoi à t’il tué le père de famille ?
Juste un film de fou au début, je voyais tout les enjeux qu’il y avait, mais je ne m’attendais pas à cette retombée-là. Et aussi, la fin qui est assez surprenante! Tout est très bien écrit très bien réalisé très bien filmé aussi. Juste choquée de ce qui vient de se passer… Je recommande !
Auréolé d’un triomphe aussi bien critique que public, le réalisateur coréen Bong Joon-Ho signe un long-métrage brillant et accomplit commençant comme une farce cruelle parsemé d’humour noir avant de virer peu à peu vers la tragédie au fur et à mesure que le trait des personnages s’affine tout en gagnant en profondeur. Réflexion pertinente sur la lutte des classes imparable de cynisme, le creuset séparant pauvre des riches en Corée ne faisant que s’accroitre tout en faisant le portrait croisé de deux familles n’ayant rien en commun, le cinéaste livre une œuvre aboutie tant dans son écriture que dans sa mise en scène maitrisée de bout en bout jusqu’au brillantissime final. L’interprétation est également à l’avenant, sobre et d’une justesse imparable, dont éclate le talent de l’excellent Song Kang-ho justement récompensé aux Oscars. Une œuvre éclatante, intelligente et subtile.
Parasite a déboulé en 2019 dans le paysage cinématographique bousculant tout sur son passage. L’effet passé on peut chercher à comprendre les influences de son réalisateur Bong Joon-Ho.
Bong Joon-Ho cite Entre le ciel et l’enfer comme son film préféré d’Akira Kurosawa s’il ne devait en citer qu’un. Un choix compréhensible car difficile de ne pas voir les similitudes thématiques entre le film de Kurosawa et l’œuvre du réalisateur sud-coréen et en particulier Parasite.
Dans ces deux films les réalisateurs nous livrent leurs visions de la lutte des classes.
Dans Entre le ciel et l’enfer on suit un industriel japonais proche de prendre le contrôle d’une firme nationale, l’enlèvement du fils de son chauffeur, que le ravisseur a pris pour son fils fait tout voler en éclat. S’ensuit un long dilemme moral et une enquête de police à travers le Yokohama des années 60. Une riche famille sud-coréenne embauche dans Parasite, progressivement et sans le savoir pour leur domesticité les membres d’une même famille qui profitant de la crédulité de la famille s’installent à leurs crochets
Le film japonais est particulièrement subtil dans ce qu’il veut raconter : il expose les différences de classe de la société japonaise au sortir de la seconde guerre mondiale. L’industrialisation et l’essor économique foudroyant favorise l’ascension sociale de quelques-uns mais creuse les inégalités avec le reste de la population accentué par l’arrivée des drogues. Ces inégalités aboutissent à une insoluble opposition.
Dans ce qui est considéré comme le chef d’œuvre de Bong Joon-Ho la subtilité d’Entre le ciel et l’enfer duquel le réalisateur se revendique, est définitivement perdu. En effet dans le film japonais le patron était lui-même un ancien ouvrier, détesté par certains pour cette ascension sociale outrancière il est pourtant compris par une partie et des prolétaires. Chez Bong Joon-Ho, les riches sont idiots, manipulables, méprisants à en devenir ridicules. S’ensuit une opposition outrancière et grossière entre riches et pauvres jusqu’à un final de violence gratuite que n’aurait pas renié Tarantino. Et après ? le spectateur a assisté à un spectacle plaisant et jouissif bien amené. Mais surtout aucun sentiment de révolte, aucun dégoût vis-à-vis de la société coréenne pourtant véritable dystopie capitaliste. Le spectateur n’a assisté qu’à un film d’opposition riche-pauvre universel, trivial et éculé. Bong Joon-Ho ne dénonce rien, ne remet en cause aucun système. Plus grave il semble adresser à son spectateur un message libéral : les pauvres vivent aux crochets des patrons qui les emploient. Le réalisateur anti-riche fait finalement l’éloge du libéralisme.
Pourtant Bong Joon-Ho s’attaquait jadis, à ses débuts, à l’opposition entre les riches et les pauvres. Dans Memories of murders une enquête policière dans une ville de campagne est le cadre à une opposition subtile et passionnante entre les policiers locaux dépassés et un inspecteur envoyé de la capitale, sorti d’études et utilisant des techniques modernes. Les valeurs morales et considérations de l’inspecteur voleront finalement en éclat face à la réalité du terrain. Et dans une scène mémorable c’est finalement le flic de la province violent et sanguin qui empêchera le méthodique inspecteur de se livrer à une justice arbitraire.
Pourtant cette subtilité semble se perdre dans les films suivants du réalisateur.
Le film antisystème Parasite sera finalement acclamé par le système recevant une pluie de récompense dans les cérémonies habituées au blockbusters ravies de se donner bonne conscience sans récompenser un réel film dangereux… Bong Joon-Ho finit d’assumer son virage capitaliste en réalisant un film Hollywoodien et dirigeant un panel de stars multimillionnaires dans le bouffi Mickey 17. S’il tente d’apporter ses thèmes éculés dans un film de science-fiction, le résultat est un blockbuster gorgé d’images de synthèses et charcutés par les producteurs. Ironie du sort, le réalisateur qui dénonçait est devenu un outil des financiers capitalistes.
Critique sociale puissante, portée par un scénario fin et original, qui puise ses racines tour à tour dans le drame, le comique, le suspense, le gore… tout y passe. Entre allégorie et réalité, le film s’impose peu à peu, mais toujours avec une certaine légèreté : en un mot, une fable ni glauque, ni caricaturale... enfin un peu de finesse dans notre monde polarisé.... Le jeu d’acteurs est quant à lui absolument excellent, sans la moindre faiblesse. Seul bémol : visionné en version française, les doublages sont franchement médiocres. Sans être ni magistrale, ni envoûtante, l’œuvre reste résolument solide. Palme d’or méritée ou non: aucune idée.
On m'a survendu le film. Moi qui m'attendais à un chef d'œuvre, à un sombre tableau des inégalités sociales qui pèsent sur les classes populaires, j'en suis ressortie amère.
Je ne vais pas repasser les qualités incontestables de cette œuvre (plein d'autres critiques l'ont déjà fait), donc ici je vais me concentrer uniquement sur ce que je n'ai pas aimé :
Le film n'est pas détestable, mais à mon goût, il y a pléthore d'autres films qui traitent d'une manière bien plus percutante et qualitative la lutte des classes.
Disons que celui-ci se veut dénonciateur des inégalités sociales, quand il ne fait que les constater, voire les renforcer. Les pauvres du film sont les manipulateurs, les riches les victimes de leur fourberie. Les pauvres sont sales, mal élevés et menteurs, les riches propres, ordonnés et honnêtes, seulement naïfs. Le film ne creuse pas le sujet, et je pense que c'est pour cela qu'il a plu à des personnes de tous milieux, il se veut neutre, n'accuse personne, et se contente de reconduire des clichés déjà largement partagés. Il n'y a rien dans ce film qui bouleverse les codes ou révolutionne des idées, et encore moins la morale de fin.
Et même en mettant de côté le sujet de la lutte des classes, ce qui est audacieux car c'est le sujet central du film, les rebondissements sont invraisemblables, et la violence, à mes yeux, soudaine et gratuite.
Peu crédible dans son déroulement et à la fois très caricatural et sans nuance. Oui de vrais parasites qui ne se questionnent pas sur la moralité. En effet tous les moyens sont bons. Le discours est amoral. Sur la forme le film est impeccable dans sa mise en scene
Quelle joyeuse fête d’anniversaire familiale ! C’est beau à voir, ce partage entre les riches et les pauvres. Je suis sûre que le petit Da-song s’en rappellera toute sa vie.
On ne ressort pas indemne après avoir vu Parasite. Film qui traite de façon très juste des inégalités et de la lutte des classes dans le sud de la Corée. Il est captivant et nous tient en haleine jusqu’au bout avec une fin que j’ai trouvé particulièrement émouvante et extrêmement bien mise en scène. Malgré tout, sa première place au NYT me pose quelques questions…
Parasite n’est pas seulement un film à suspense : c’est une véritable autopsie de la société moderne. Bong Joon-ho construit une œuvre où chaque détail devient un indice, chaque espace un symbole. L’appartement misérable des Kim, enterré sous le niveau de la rue, dit tout de leur condition : survivre avec des miettes, respirer l’air vicié, observer le monde « d’en haut » sans jamais y appartenir. À l’inverse, la maison des Park, lumineuse, vitrée et ouverte, reflète un idéal de pureté, mais aussi une fragilité : un paradis qui ne tient debout qu’en ignorant ce qui grouille en dessous.
Le génie du réalisateur est de ne jamais faire un discours direct. Il laisse le spectateur ressentir la violence invisible du système. Le comique se mêle au tragique : les scènes d’arnaques, presque burlesques, glissent insidieusement vers l’horreur. La pluie, qui n’est qu’une averse agréable pour les riches, devient une inondation dévastatrice pour les pauvres. Cette asymétrie dans l’expérience du monde est le cœur du film : deux réalités coexistent, mais elles ne se rencontrent jamais sur un pied d’égalité.
Le basculement final, avec son explosion de rage, ne surgit pas de nulle part : il est l’accumulation de toutes ces humiliations silencieuses, de ces odeurs qui révèlent les frontières sociales impossibles à franchir. Bong Joon-ho nous montre que le parasitisme n’est pas une simple question de qui profite de qui. Les riches et les pauvres vivent dans une dépendance malsaine, chacun se nourrissant du système qui les enferme.
Parasite est donc moins un film sur la pauvreté qu’un miroir impitoyable de notre époque : une société où l’illusion de la réussite repose sur l’exploitation des invisibles, et où le rêve d’ascension sociale finit toujours par se heurter au plafond de verre.
La réalisation m'a particulièrement impressionné. Les images sont belles et servent l'histoire qui s'embrase vers la fin. c'est vraiment très bon et on est pris dans l'histoire de cette famille.
"Parasite" (2019) est un thriller dramatique sud-coréen avec une touche de comédie réalisé par Bong Joon-ho, impeccablement. Le film montre la disparité sociale entre les familles Park et Kim. La famille Kim, qui vivant dans la pauvreté s'infiltre astucieusement dans la maison des Park, qui ignorent les liens familiaux entre les Kim et leurs intrigues pour obtenir leurs emplois. L'intrigue se déroule principalement dans la maison des Park, où la ancienne employée découvre par hasard la vérité et menace les Kim de la révéler aux Park, alors que son mari est caché dans le bunker de la maison, raison pour laquelle elle est revenue quand les Park ne sont pas. Pour moi, n'est pas un film de lutte des classes comme certains critiques le soulignent. J'aime "Parasite", je pense que c'est une oeuvre d'art.