Pour son septième film, après "Barking Dog", "Memories of Murder", "The Ostéopathe", "Mother", "Snowpiercer" et "Okja", Bong Joon-Ho a enfin atteint le monde entier avec son grand chef d'œuvre qu'est "Parasite".
Même avec de très bons films réalisés avant, "Parasite" va propulser le réalisateur coréen au rang du meilleur réalisateur coréen pour beaucoup et je le pense aussi. Il ne laissera que des miettes aux autres réalisateurs aux Oscars, aux Golden Globes et au BAFTA. Mais surtout il gagne ce prix tant convoité qui est la Palme d'Or. Le festival où un autre grand réalisateur coréen a déjà eu quelques prix comme le Grand Prix pour "Old Boy" en 2004, le prix du jury en 2009 pour "Thirst" ou encore le prix de la mise en scène récemment pour "Decision to leave".
C'est simple, Parasite est un ras de marée dans le cinéma à sa sortie. Un film dont tout le monde parle, que tout le monde a vu et qui obtient tout sur tous les tableaux, un succès critique et commerciales avec 258 millions de recettes pour un budget de 15 millions.
La raison de ce succès n'est pas si compliqué, Bong Joon-Ho nous offre un thriller ultra haletant avec une mise en scène absolument incroyable, un scénario en montagne russe, un rythme parfait en plus d'une superbe esthétique.
L'histoire est tellement captivante, on ne peut que se demander durant tout le film ce qu'il va se passer dans la prochaine scène, comment cette famille va encore se faire berner ou est ce que le supterfuge va être découvert ? Le réalisateur coréen a réussi à nous donner ce fameux effet de suspens que l'on a à la fin d'un épisode de série pour nous donner envie de regarder la suite. Sauf que lui, il le fait sur tout le film.
Ensuite, la mise en scène est à couper le souffle et je pense notamment au segment d'enchaînement d'arnaques où tout s'accélère, on a une variation de plans, une variation de vitesse avec des ralentis bien choisis et bien placés. C'est pas mal explosif.
L'histoire écrite par Bonh Joon-Ho (ce qui n'est pas le cas sur tous ses films) est incroyable, il y a pas mal de choses prévisible en vu du plan exposé assez rapidement mais ce qui est intéressant est la manière dont c'est mis en oeuvre. On assiste à pleins de rebondissements et à des choses inattendu.
Pour finir, le rythme est l'un des gros points forts de "Parasite". Orchestré par la musique classique, le film varie entre des moments où l'on va à mille à l'heure puis d'autres où la tension est palpable, où la lenteur nous transmet l'attente des protagonistes comme le moment où Park Da-song va dans son tipi dans le jardin.
Parasite est pour conclure un film absolument magistrale aux multiples points forts et méritant tous ses prix dont la Palme d'Or. Un film qui nous tient parfaitement en haleine. "La meilleure palme d'or depuis Pulp Fiction".