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Jonathan M
163 abonnés
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3,5
Publiée le 11 novembre 2019
Une Palme d'Or qui fait une quasi unanimité critique/presse/spectateur, c'est rare. Un engouement tel que l'appétit était immense en entrant dans la salle. Novice du cinéaste Bong Joon-Ho, j'avais en plus de çà aucun apriori sur le formalisme de l'oeuvre. On loue un film à caractère social et cette confrontation directe entre classe, sans mépriser les genres, c'est surtout çà qui fait naître l'émulation autour du long-métrage. Une fois le dispositif installé, on a le droit à de très bonnes scènes de comédie, porté par un Song Kang-ho hilarant. Un metteur en scène qui sait poser sa caméra, construire des plans, grossir les traits de chaque personnage. Si rien est à redire sur l'ambition du film, je reste pour ma part sur le pas de la porte. Là où tout semble ficelé, il me manque une empathie certaine pour chacun des personnages. Le fait qu'il n'y est pas vraiment de personnage principal y joue pour beaucoup. La force du film est que chaque direction prise n'est pas celle à laquelle on s'attend, mais c'est aussi une faiblesse paradoxalement ici. Car à trop être dans la multiplication des confrontations et de personnages, il naît une véritable distance entre ce que je vois et ce que j'ai envie de voir. Subtile association je vous l'accorde, mais si on a plus le droit d'être exigent avec une palme, alors...
Superbe film Koreans qui part en sucette dans la seconde partie..étrange, sarcastique et différent..Je ne sais pas si ça valait la palme d'or...mais c'est à voir pour sure...
C'est un bon film, même si j'ai trouvé le début un peu lent et certains rebondissements dramatiques trop artificiels. De là à en faire le film de l'année (palme d'or + oscar) je trouve ça exagéré. Mais il faut croire que le sujet (l'opposition des pauvres et des riches, sujet récurrent des dramas Coréens) avait tout pour séduire une industrie du cinéma jamais avare de démagogie.
Le film se deroulant en Coree, oppose deux mondes : d un côté les tres riches ne manquant de rien et de l autre les tres pauvres qui se contentent de survivre. Un jour un tres pauvre obtient un job chez une riche dame, il profite de sa naivete pour faire embaucher toute sa famille et espere leurs offrir ainsi un avenir meilleur. J ai bien aimé le film qui depeint une réalité malgrè de nombreux cliches. On rigole par contre la fin est pas terrible.
Au vu des notes, je m'attendais à un thriller-chef d'oeuvre , un nouveau "Seven" ou "usual suspect". J'ai été effectivement conquis par la mise en bouche et spoiler: l'intégration progressive des membres de cette famille désœuvrée dans une riche famille , un début qui intrigue et nous questionne sur le "comment tout cela va finir?". Et bien justement, quand on entre dans la deuxième partie, j'ai commencé à être moins emballé, certainement un peu déçu de ne pas avoir affaire à un scénario déroutant qui s'inscrive dans l'histoire du septième art mais juste une conclusion classique. Un thriller intéressant malgré tout, avec - comme je le dis à chaque fois - la plus-value de se dérouler en Corée, dans une culture forcément un peu différente de la notre.
Parasite est un film coréen qui part bien avec un scénario très original qui pourrait amener à réfléchir sur les inégalités sociales et la lutte des classes, avec pas mal d'humour. Malheureusement la seconde partie du film part en vrille et offre une fin très décevante. Avec tous ces bons acteurs et ce potentiel initial on s'en trouve donc déçu, et on se demande à quoi tout ça a servi et s'il y a un quelconque message.
Un film intéressant mais où l’on comprend très vite ce qui va se dérouler. Un film à la Chabrol mais sans la surprise de l’intrigue qui reste assez conventionnelle et pour lequel on reste sur sa fin, sans toutefois s’ennuyer une seconde.
Parasite a déboulé en 2019 dans le paysage cinématographique bousculant tout sur son passage. L’effet passé on peut chercher à comprendre les influences de son réalisateur Bong Joon-Ho.
Bong Joon-Ho cite Entre le ciel et l’enfer comme son film préféré d’Akira Kurosawa s’il ne devait en citer qu’un. Un choix compréhensible car difficile de ne pas voir les similitudes thématiques entre le film de Kurosawa et l’œuvre du réalisateur sud-coréen et en particulier Parasite.
Dans ces deux films les réalisateurs nous livrent leurs visions de la lutte des classes.
Dans Entre le ciel et l’enfer on suit un industriel japonais proche de prendre le contrôle d’une firme nationale, l’enlèvement du fils de son chauffeur, que le ravisseur a pris pour son fils fait tout voler en éclat. S’ensuit un long dilemme moral et une enquête de police à travers le Yokohama des années 60. Une riche famille sud-coréenne embauche dans Parasite, progressivement et sans le savoir pour leur domesticité les membres d’une même famille qui profitant de la crédulité de la famille s’installent à leurs crochets
Le film japonais est particulièrement subtil dans ce qu’il veut raconter : il expose les différences de classe de la société japonaise au sortir de la seconde guerre mondiale. L’industrialisation et l’essor économique foudroyant favorise l’ascension sociale de quelques-uns mais creuse les inégalités avec le reste de la population accentué par l’arrivée des drogues. Ces inégalités aboutissent à une insoluble opposition.
Dans ce qui est considéré comme le chef d’œuvre de Bong Joon-Ho la subtilité d’Entre le ciel et l’enfer duquel le réalisateur se revendique, est définitivement perdu. En effet dans le film japonais le patron était lui-même un ancien ouvrier, détesté par certains pour cette ascension sociale outrancière il est pourtant compris par une partie et des prolétaires. Chez Bong Joon-Ho, les riches sont idiots, manipulables, méprisants à en devenir ridicules. S’ensuit une opposition outrancière et grossière entre riches et pauvres jusqu’à un final de violence gratuite que n’aurait pas renié Tarantino. Et après ? le spectateur a assisté à un spectacle plaisant et jouissif bien amené. Mais surtout aucun sentiment de révolte, aucun dégoût vis-à-vis de la société coréenne pourtant véritable dystopie capitaliste. Le spectateur n’a assisté qu’à un film d’opposition riche-pauvre universel, trivial et éculé. Bong Joon-Ho ne dénonce rien, ne remet en cause aucun système. Plus grave il semble adresser à son spectateur un message libéral : les pauvres vivent aux crochets des patrons qui les emploient. Le réalisateur anti-riche fait finalement l’éloge du libéralisme.
Pourtant Bong Joon-Ho s’attaquait jadis, à ses débuts, à l’opposition entre les riches et les pauvres. Dans Memories of murders une enquête policière dans une ville de campagne est le cadre à une opposition subtile et passionnante entre les policiers locaux dépassés et un inspecteur envoyé de la capitale, sorti d’études et utilisant des techniques modernes. Les valeurs morales et considérations de l’inspecteur voleront finalement en éclat face à la réalité du terrain. Et dans une scène mémorable c’est finalement le flic de la province violent et sanguin qui empêchera le méthodique inspecteur de se livrer à une justice arbitraire.
Pourtant cette subtilité semble se perdre dans les films suivants du réalisateur.
Le film antisystème Parasite sera finalement acclamé par le système recevant une pluie de récompense dans les cérémonies habituées au blockbusters ravies de se donner bonne conscience sans récompenser un réel film dangereux… Bong Joon-Ho finit d’assumer son virage capitaliste en réalisant un film Hollywoodien et dirigeant un panel de stars multimillionnaires dans le bouffi Mickey 17. S’il tente d’apporter ses thèmes éculés dans un film de science-fiction, le résultat est un blockbuster gorgé d’images de synthèses et charcutés par les producteurs. Ironie du sort, le réalisateur qui dénonçait est devenu un outil des financiers capitalistes.
C'est un bon film. Mais encore une fois, cinéma asiatique oblige, on passe de l'humour au drame en un claquement de doigt. J'avoue ne pas avoir encore adopté la bonne lecture de ces changements de styles scénaristiques. Maintenant, c'est du travail bien fait, les acteurs sonnent justes, la photo est belle et l'histoire tient la route. Récompense méritée.
D'un film à l'engrenage infernal et chirurgical, on passe dans la seconde partie à la farce pour finir dans le gore. On peut etre epaté par la mise en scene, l'intepretation, plus dubitatif sur le côté " lutte des classes" par trop appuyé. Il n'en reste pas moins une oeuvre jubilatoire, avec ses qualites et ses maladresses.
Du point de vue d'un thriller, c'est un très bon film. Des personnages présents, un scenario surprenant et un soin dans les rebondissements. Du côté du thème et du scénario, c'est moins certain. Il n'y a qu'à voir les autres commentaires dont la moitié incrimine la misère malveillante qui y est décrite et les autres crient au génie poir le constat de l'écart social. De mon point de vue, rien d'exceptionnel là dedans, la description de la relation entre pauvres et riches est un thème sur-traité dans le cinéma Coréen, et ce film alterne les caricatures et des moments de finesse dans une bourgeoisie et une misère à la Zola. En conclusion, un bon film, certainement le meilleur du réalisateur au vue de ses récentes productions peu reussies (exception faite de memory of murder). Mais en terme de cinéma coréen, je garde ma préférence pour les films de Park Chan Woo.
Fervent admirateur du réalisateur et de ses précédents films, je ressors de la salle un peu déçu. La première partie est assez bien menée même si les artifices sont un peu grossiers. La découverte de cette porte secrète sert de tournant, et depuis le film commence à tourner un peu en rond. C’est néanmoins très bien filmé. Je n’ai pas trouvé cette forme d’humour singulière, cette créativité que je cherchais. Comme l’impression de regarder un film des frères Cohen dans les années 2000. Agréable, mais dont la est déjà connue.