Parasite
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1 583 critiques spectateurs

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Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2019
Ce film coréen, sorte d’allégorie de la lutte des classes, présente des personnages que tout oppose : d’un côté, les riches, froids, distants et de l’autre, les pauvres, vivant dans les bas-fonds mais qui se serrent les coudes et suscitant le plus d’empathie aux yeux des spectateurs. Comme d’habitude chez Bong Joon-ho, les protagonistes ne sont pas parfaits mais hyper débrouillards et c’est le cas ici, avec cette famille de prolétaires qui va tout faire pour que tous ses membres soient embauchés dans une famille bourgeoise, plus exactement dans leur maison, véritable personnage à part entière car recélant bien des surprises ! Mais réduire « Parasite » à cela serait réducteur, tant ce métrage regorge de qualités. Au premier rang de celles-ci, figure le scénario qui est parfaitement construit et nous tient en haleine jusqu’à une fin magnifique. Il faut également porter aux nues l’alternance des genres de ce long-métrage qui, en un clin d’œil, passe du drame intimiste à l’horreur pure en faisant un détour par la comédie et le thriller, c’est très fort ! Ainsi, grâce à cet amalgame d’acteurs incarnant magnifiquement de superbes rôles très attachants, de dialogues ciselés dans lesquels aucun mot n’est laissé au hasard, d’un script aussi fluide que prenant, d’une esthétique léchée qui magnifie la maison idyllique dans laquelle se déroulent les faits, « Parasite » est un grand film, véritable fable humaine et sociale alternant avec une facilité déconcertante les genres, mais surtout qui nous montre ce qu’est vraiment l’humain, à travers les envies, les doutes et les failles de cette famille pauvre, unie malgré tout.
FaRem
FaRem

10 575 abonnés 11 498 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2019
Le célèbre réalisateur coréen revient avec un thriller teinté d'humour noir qui porte un regard attentif sur la société coréenne. Si l'on n'est pas au cœur d'une société aussi hiérarchisée que dans "Snowpiercer", Bong Joon-ho s'appuie tout de même sur cette séparation des classes sociales pour faire une satire politico-sociale qui met en scène deux familles, l'une riche et l'autre pauvre. Pendant tout le film, le père de la famille aisée parle de limites à ne pas franchir pour bien que chacun reste à sa place comme s'il avait peur de se mélanger ou tout simplement de perdre sa place. Ki-taek, lui, voit les choses différemment et veut tout faire pour justement avoir la même vie que ces gens-là. Quand Ki-woo, le fils, se fait embaucher chez les Kim, c'est comme s'ils avaient ouvert la boite de Pandore vers un engrenage qui va mener à un point de non-retour. S'il ne s'agit pas entièrement d'un huis clos, on a l'impression de voir une pièce de théâtre pleine de dramaturgie et parfaitement mise en scène avec une histoire bien huilée qui réserve de nombreuses surprises. On passe du drame social à un thriller intense et angoissant. Quand tous les éléments sont dévoilés, les moments dans la maison sont vraiment excellents. On assiste à une violence sociale qui ne se limite pas qu'aux faits au cours d'une histoire qui mélange les genres à la perfection. C'est à la fois amusant, intense et divertissant. On critique parfois les films qui remportent la Palme d'Or, mais pour le coup, c'est un film qui a tout pour plaire au grand public et c'est le cas comme on le remarque avec les retours. Bref, un très bon film qui allie le fond et la forme, et qui est porté par un casting vraiment impeccable.
Audrey B.
Audrey B.

12 abonnés 36 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2019
J'ai été surprise par ce film qui ne me tentait pas, déjà par ce que j'ai du mal avec le jeu des acteurs asiatiques (quand on sait qu'en changeant l'intonation d'un mot on en change la signification on comprend mieux le coté un peu figé) mais au final j'ai réussi à trouver des expressions différentes sur les visages et j'ai beaucoup aimé l'histoire et la tournure qu'elle prend.j'irai en voir d'autres à l'avenir :-)
Jake S.
Jake S.

87 abonnés 231 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2019
Belle satire d’une fracture sociale et économique inéluctable, « Parasite » est un long-métrage non seulement réussi, mais surtout une peinture, une représentation fidèle de notre société contemporaine rongée par les inégalités et les différences. Outre le choc entre ces deux familles, il est intéressant de voir à quel point les apparences peuvent être trompeuses. On se laisse embarquer dans ce plan machiavélique mis au point par la famille de Ki-Taek pour évoluer vers un thriller plus dark que jamais qui renferme des secrets macabres de part et d’autre. L’ambiance est travaillée jusqu’au bout et le climax nous prend encore plus aux tripes ! Ce film est une bouffée d’air frais qui nous prouve encore une fois que le cinéma n’est pas mort et que certains réalisateurs peuvent se surpasser.
ffred
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2019
J'avais plus ou moins apprécié les deux précédents films de Bong Joon Ho (américains, il revient dans son pays et c’est tout aussi bien). Ses meilleurs restent toujours pour moi Mother et The Host. Auréolé d’une Palme d’or à Cannes cette année et d’une excellente rumeur, j’attendais donc beaucoup de ce Parasite. J’ai trouvé l’ensemble vraiment bien fait. La mise en scène est solide, mais pas virtuose. Le scénario est intéressant et bien écrit, mais pas exceptionnel. Le tout nous offre un thriller de très bonne facture, le suspens monte crescendo. Mais arrivé à un moment je trouve que cela devient trop invraisemblable et j’ai commencé à moins y croire. Et puis la fin m’a légèrement déçu. J’aurai aimé plus de mordant, plus de méchanceté, plus de décalage. Techniquement, c’est superbe sur tous les plans. L’interprétation est aussi de qualité, tous les acteurs sont très biens. Une certaine vision de la société et de la lutte des classes où, pour une fois, les riches sont gentils et les pauvres méchants. Je ne sais pas si cette Palme est méritée mais pour moi il manque un petit quelque chose pour en faire un chef d’œuvre. On passe tout de même un très bon moment devant ce thriller familial et social de bonne facture.
cinono1
cinono1

366 abonnés 2 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2019
Ce film est une satire souvant sidérante d'idées, de basculements narratifs dont le thème travaillé est l'ascension sociale. Quand à la réalisation, elle est belle, maitrisée, la photo est claire, le montage serré. On prend un pied pas possible lors de la projection, il y a des moments absoluments hilarants mais...Il y a un mais. Tout génial que peut être ce film, il est aussi victime de ses qualités, à savoir que les ruptures de tons empêchent de donner de l'épaisseur à ses personnages et une force à son propos. Au fond, le film a un coté théatral, la satire des incohérences du capitalisme, de l'égoisme, du repli sur soi qu'ellee provoque est réussi mais le film a t-il vraiment du poids ? Pas sur. Cela reste toutefois excellent, le spectacle est souvent ébourrifant.
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2019
Une palme d'or consensuelle, voilà qui est rare !... Je crois que la dernière fois, c'était pour "la Vie d'Adèle" en 2013, si ma mémoire est bonne. Il est vrai que cette fois-ci, Cannes a touché juste avec "Parasite" comme Palme d'or. Ce film est non seulement déroutant, il est surtout inclassable... Cela part dans tous les sens ! Le spectateur se fait balloter par un scénario en montagnes russes qui est de ceux qui font aimer le cinéma. Une famille de pieds nickelés, chômeurs tendance "paresseux comme des loutres" trouve le moyen de vivre ( bien ) au crochet d'une riche famille un peu crédule. Tous ces "parasites" s'inventent des compétences diverses et variées pour servir chaque membre de la famille selon ses attentes. Pas vraiment de quête de nouveaux départs chez ces quatre zozos. C'est plutôt la vénération du veau d'or qui motive cette famille de joyeux arnaqueurs. Jusqu'au jour où ils se retrouvent tous dans la superbe propriété d'architecte de leurs nouveaux patrons, en l'absence de leurs occupants, pour fêter leur belle supercherie. Mais ils vont faire quelques découvertes surprenantes... Le mélange des genres est une réussite quand cela prend le spectateur par surprise. Le réalisateur coréen a donc parfaitement réussi son affaire. Son film part comme un petit film d'auteur, misérabiliste dans son propos, avant d'obliquer vers la satire sociale, puis une once de suspense, et un final à l'américaine pour séduire le public occidental vers lequel "Parasite" lorgne ostensiblement. Et en épilogue, le retour à une certaine forme de point de départ qui rappelle de loin "Gone Girl", lui-même merveille de scénario... Un tour de force du réalisateur Bong Joon Ho, qui se révèle retors et presque aussi arnaqueur que ses personnages. Certains appuient leur adhésion pour ce film par la critique sociale entre happy few et rejetés du système. C'est vrai que la juxtaposition des deux mondes est bien campée. Mais je n'ai pas vu dans ce film une charge "à la Ken Loach". Le réalisateur s'amuse plutôt en en rajoutant dans la confrontation avec des considérations olfactives choquantes. N'est-ce pas là simplement une ruse de plus pour déstabiliser son public, et l'amener tout doucement au dénouement dantesque du film ? Une façon d'assumer son immoralité ?... Quoi qu'il en soit, j'ai aimé ce film, car il ne rentre dans aucune case. Le Festival de Cannes s'est fait ainsi joliment piéger, donnant sa palme à un film qui plaît au public. Un film "commercial", quel mot horrible !...
SYLVIE B.
SYLVIE B.

31 abonnés 220 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2019
Drôle, loufoque, mais à la fois très touchant et très violent. Une satire de la société coréenne -sans doute- de l'incroyable fossé entre riches et pauvres. Ces pauvres, méprisés pour leur odeur et qui finissent pas se révolter.
Incroyable film
Jean-Flavien P
Jean-Flavien P

30 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2019
Une belle palme d’or (même si je m’attendais cependant à mieux du réalisateur de Memories of murder, The host ou autre mother) qui n’est cependant pas un chef d’œuvre. Mais quel bonheur de ne jamais savoir à quoi on va s’attendre, c’est jouissif! Lorsque le cinéma social de Ken Loach rencontre le machiavélisme d’un Park Chan Wook et l’ultraviolence caractéristique du cinéma sud coréen, cela donne ça, et c’est un grand plaisir.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2019
Parasite est un film qui m'a franchement convaincant. J'ai très rarement été fan des films primés à Cannes (j'ai trouvé moyennement aimé, voire pas aimé du tout Une Affaire de Famille, Winter Sleep, The Tree of Life et The Square), mais celui-ci m'a beaucoup plu. De la même manière, je suis loin d'être un aficionado du cinéma asiatique mais les quelques films de Bong Joon-ho que j'ai vu (celui-ci, Snowpiercer et The Host) m'ont beaucoup séduit.
Ne pas se fier à la bande-annonce (qui est absolument incompréhensible), car le film vaut bien mieux que ça.
L'intrigue est très forte et le titre porte vraiment bien son nom (une famille de prolétaires va peu à peu envahir tel des parasites une maison de riches en intégrant sous de fausses identités tous les postes de la maison – femme de chambre, chauffeur, soutien scolaire).
Les rebondissements sont complètement inattendus comme seuls les films asiatiques peuvent le faire (la découverte du bunker). Le mélange des genres (la comédie au drame et enfin au film à portée politique).
Le propos est très fort spoiler: (les pauvres s'écrasant les uns les autres pour grappiller des miettes des riches, certains vouant même un culte à ces derniers, jusqu'à ce que l'un d'entre eux décide au final de se retourner enfin contre un riche plutôt qu'un des pères)
avec une mise en scène appuyant parfaitement le propos spoiler: (les pauvres sont littéralement noyés dans leurs propres excréments)
.
Les acteurs sont très convaincants : Kang-Ho Song (acteur-fétiche du réalisateur), Woo-sik Choi, So-Dam Park, Chang Hyae Jin, Cho Yeo-jeong et Sun-kyun Lee.
C'était franchement très bon. Le succès critique et commercial (qui n'est jamais une garantie pour un film primé à Cannes) est amplement mérité. Bong Joon-ho est clairement un réalisateur à suivre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 novembre 2019
Attiré au début par toutes les critiques que j'ai pu voir, les gens criaient au chef-d'oeuvre ! Moi n'étant pas vraiment un expert du cinéma de Bong Joon Ho, je me suis un peu forcer à regarder ce film à vrai dire...
Et quelle claque, un vrai coup de génie, là où les produits filmiques américains ont maintenant tendances à tourner en rond, le cinéma dit international évolue et apporte une fraîcheur au milieu. Le scénario ingénieux, la mise en scène élégante et efficace, les acteurs en forme. Tout est là, dans la dernière œuvre du Monsieur pour emmener le spectateur dans une histoire bien folle.
Ce qui peut s'avérer au début comme un énième drame social, est bien plus que ça, le film est une sorte de mise en scène de l'opposition des classes sociales. C'est drôle tout en restant sérieux, c'est intense par moment, on suit ici un développement de personnages très intéressant sans tourner en rond et perdre le spectateur.

Ce film est sans doute l'un des meilleurs de l'année, et une vraie expérience cinématographique.
selenie
selenie

7 446 abonnés 6 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2019
Palme d'Or au dernier Festival de Cannes. Le scénario ne tombe pas dans l'écueil d'un prologue trop explicatif de présentation des protagonistes, le récit se mets en route dès les premières minutes pour ne plus jamais nous lâcher. En effet, pas de temps mort il se passe toujours quelque chose. La force du film réside dans ce scénario implacable, toujours en constante évolution et qui explore plusieurs genre au fur et à mesure que l'intrigue se dévoile. Le tout dans une fluidité remarquable et un suspense efficace. C'est assurément la Palme d'Or qu'il fallait cette année, une Palme d'Or incontestable, jouissive et stimulante.
Site : Selenie
pitch22
pitch22

198 abonnés 692 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2019
PARASITE : le mot est lancé. De fait, tout au long du film, on peut retrouver cette figure allégorique de l'insecte. En l’occurrence le CAFARD, qui vient manger dans l'antre du riche et qui rattrape ce pauvre personnage de Ki-taek (interprété par l'incontournable Song Kang-Ho, un fétiche du ciné de Bong Joon Ho). On finit aussi par y "avoir le cafard". Les petits, les inférieurs, les serviteurs, doivent jouer ce rôle: domestiques de bonne présentation, esclaves consentants, bien payés au prix d'une soumission qui les dépersonnalise et les ravale à leur rôle, fichés à leur place, qu'on peut balayer, expulser faute de satisfaction, de subordination, comme de sales insectes. Ou alors spoiler: (dans le cas des enfants Ki-taek)
ils simulent la réussite sociale, l'appartenance à une classe supérieure et sont alors tenus à n'être plus que des comédiens, de jolis imposteurs, de feints hypocrites à l'allure innocente. Qu'ils rêvent d'évoluer, de progresser dans la hiérarchie des modèles du succès, leur extraction originelle les rappelle toujours à l'ordre. Parce qu'ils sont d'habiles débrouillards mais aussi parce qu'ils se sentent trompés par cette société trop inégalitaire, il y aura tromperie sur l'identité, et ils deviendront ainsi d'ambitieux parasites: des profiteurs de riches, des pique-assiettes d’accapareurs, des usurpateurs d'exploiteurs. Et pourtant, leurs qualités, leur motivation à trouver reconnaissance sont là, elles existent mais, faute de références et d'argent pour les faire reconnaître, pour être reconnues, ils n'hésitent pas à opter pour les meilleures combines, sans scrupule d'y inviter la mystification. Bon, ceci posé, niveau critique sociale c'est balaise, voilà un bon clash de classes qui montre jusqu'à quel point on peut ruser et se battre à force de frustrations et de jalousie. On peut l'observer également en particulier au Brésil, sauf qu'ici, on est dans une société globalement super-éduquée dont les valeurs de sincérité et de respect authentique se sont liquéfiées dans une concurrence impitoyable pour la réussite. De plus, la famille "parasitée" n'est pas une caricature du genre méchamment intransigeante, bêtement intolérante ou insupportable, mais juste de gros privilégiés ramollis par leur statut élitiste et eux-mêmes plongés dans une certaine irréalité et bercés de fantasmes. Cette configuration soutient l'intérêt du film, qui laisse ainsi la plus grande part de son intérêt au conflit entre réalité et simulacre. L'imposture parasite même le casting... En effet si, dans l'histoire, la duperie fonctionne, néanmoins le spectateur lui-même se retrouve volontairement manipulé puisque les membres de cette famille biologique ne se ressemblent à vrai dire pas suffisamment, en cela que les enfants ne reflètent pas le physique des parents. On est donc vraiment dans une grosse farce, un théâtre des apparences complet, qui glisse vers un grand-guignol assumé, une fois franchie la limite entre manipulateur et manipulé. Et alors tout s'inverse, la tentative de vampirisation cédant à la réalité d'un parasitisme. De fait, le thème de l'odeur s'invite comme marqueur de classe stigmatisant. On peut certes parler de comédie dramatique, à la fois d'un point de vue social spoiler: (l'épisode tragique du quartier d'habitat précaire est là pour intensifier le propos)
et individuel mais, en même temps, l'humour affleure partout, qu'il soit noir ou celui du désespoir, qu'il soit moquerie (qui n'épargne personne), raillerie des attitudes ou autre satire des apparences. Ça n'est pas non plus un simple divertissement car l'historie, bien qu'elle soit tirée par les cheveux spoiler: (surtout avec le bunker)
repose aussi sur une réalité d'injustices sociales cinglantes (qui mettent à mal le modèle Sud-coréen) et ne ménage pas la sensibilité du spectateur lambda. Les scénaristes invitent même une caricature gênante du "chef suprême" Kim Jong-un spoiler: à travers la bonne devenue folle
. On peut toutefois regretter que le scénario n'exploite pas jusqu'au bout certaines données qui auraient pu rajouter du piment spoiler: (par exemple, il n'est rien fait de la découverte du décodage en morse par Da-Song; la relation entre Ki-woo et la fille n'évolue guère)
. A vrai dire PARASITE, par son côté par trop fantaisiste, semble démériter le statut de chef-d’œuvre; pourtant il a su réconcilier choix élitiste (palme d'Or) et succès populaire pour proposer un film au thème pertinent, à la réalisation extrêmement talentueuse et à l'efficacité remarquable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 septembre 2019
Réalisateur émérite et déjà auteur de plusieurs films remarquables (Memories of Murder, en premier lieu), Bong Joon-ho revient avec une farce sociale matinée de thriller particulièrement jouissive. Ou comment une famille modeste et maligne va tenter de profiter de la naïveté d'une famille riche pour... Vous le découvrirez vous-meme ! La film a remporté une Palme d'Or unanimement saluée au festival de Cannes, grâce à sa mise en scene de classe mondiale, à l'excellent Kang-Ho Song et consorts qui nous en font voir de toutes les couleurs, en plus d'offrir une profondeur remarquable. Et qu'importe que certains enchaînements soient parfois un peu "facile", on boit du petit lait devant la démonstration cinématographique qui se déroule sous nos yeux. Le cinéma Coréen, en plein forme depuis une vingtaine d'année, accueille une nouvelle oeuvre majeure !
Redzing
Redzing

1 452 abonnés 4 916 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2019
Famille de ratés au chômage et vivant dans un taudis, la vie des Ki-taek change lorsque leur fils a l'opportunité de devenir professeur particulier pour la jeune fille des Park, famille très aisée occupant une maison de maître. C'est le début d'un engrenage et d'une invasion très lucrative... Débutant comme un comédie grinçante pour se finir comme un thriller malaisant, "Parasite" est surtout un portrait au vitriol de la société coréenne, où tout le monde en prend pour son grade. Des riches qui accordent énormément d'importance à des détails superficiels mais qui sont bien trop crédules et dépassés sur le fond, et qui pensent posséder leurs employés parce qu'ils les paient. Et des pauvres qui profitent de leurs failles pour leur ponctionner un maximum... Le tout porté par des personnages nuancés, dont aucun de sortira indemne d'une intrigue comportant pas mal de rebondissements inattendus, d'ironie, et d'idées tordues qui servent le propos du film. Les acteurs sont particulièrement en forme, dont surtout Song Kang-ho en père de famille au fond du trou, dont le masque de chauffeur respectable s'effritera peu à peu devant un écart abyssal de situation entre les deux familles. Quant à Bong Joon-ho, il nous livre un réalisation impeccable, pensée pour donner un maximum d'espace à l'interaction entre ses personnages : plans séquences de dialogues, décors épurés, travelings malins dans la maison. Tandis que les séquences les plus mouvementées, qui se rapprochent du thriller, prennent aux tripes. Une jolie réussite !
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