Parasite
Note moyenne
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1 583 critiques spectateurs

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SansCrierArt
SansCrierArt

59 abonnés 432 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2019
Ki-Woo est embauché par la fortunée famille Park comme professeur particulier d'anglais de leur fille. Rapidement, Ki-Woo parvient à faire entrer anonymement sa sœur et ses parents au service des Park.

Formellement, le film séduit d'emblée, très belle photo, réalisation soignée. Le récit particulièrement original enchaîne les événements imaginatifs avec fluidité, sans temps morts,.

Cette satire de la Corée du Sud, de sa fracture sociale, de sa fascination pour les Etats-Unis et de sa misère cachée dans les sous-sols, mixe les tonalités, à la fois drôle, grinçante et violente.

Une très méritée Palme d'or.

sanscrierart
Logi L
Logi L

35 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juin 2019
Encore une fois, la Corée du Sud détient des réalisateurs outsider qui font plaisir à voir !
J’ai rit autant que j’ai flippé, mais j’ai surtout été sur le cul de voir un film qui parlait si bien de la manipulation humaine poussé à son paroxysme!
Hâte de voir sa prochaine œuvre, sacré Bong Joon-Ho
Benjamin L
Benjamin L

24 abonnés 251 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2020
Excellent ! J'ai personnellement retrouvé tout ce qui fait du cinéma coréen un cinéma inventif, original, décalé, précis, ... Réalisation méticuleuse, scénario ciselé, on est embarqué avant même de s'en apercevoir dans ce tourbillon familial pervers dont l'issue ne pourra qu'être tragique. Une photo sans concession de lacorée profonde, confrontée à l'instar des grands pays industrialisés à un clivage grandissant entre riches et pauvres, un fossé qui autorise toutes les dérives... Du grand art.
Lecter_H
Lecter_H

288 abonnés 1 109 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2020
Film Sud Coréen bien dans son style, c'est à dire sans retenue. Le premier tiers est pour moi le plus formidable. Une famille modeste qui parvient à tromper une famille riche en se faisant tous embaucher à leur service pour des fonctions pour lesquels ils jouent la comédie. Le jeu de cache-cache du second tiers m'a moins plu : c'est sans grande originalité. Quant au dernier tiers, il est très inattendu pour ne pas dire en chute libre totale : c'est dérangeant voir choquant. Le tout forme un très bon film mais assez inégal sur la durée.
Nicothrash
Nicothrash

464 abonnés 3 298 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2020
Et voilà, encore du grand cinéma sud-coréen dans lequel Bong Joon Ho réussit avec une facilité déconcertante à populariser le film d'auteur. Entre comédie burlesque, drame intimiste et thriller, il distille une sorte de suspens latent et une intrigue sociale qui monte en puissance au fil du visionnage. Le scénario est finalement assez basique, c'est plutôt le traitement que le réalisateur en fait qui s'avère intéressant. Déjà en terme de réalisation, la photographie est parfaite ! On y est habitué avec le cinéma sud-coréen mais il est toujours bon de le rappeler, la mise en scène est dynamique, même lors des moments de creux et malgré le surjeu parfois des comédiens (une habitude également), on sent une direction d'acteur de haut vol. Le cynisme est de mise ici ainsi que la lutte des classes avec une intrigue intelligente et surprenante à la fois. Il y aurait beaucoup à dire en fait sur les qualités intrinsèques du métrage mais le mieux reste encore de la découvrir. En tous les cas, la Palme d'Or du côté de la Croisette n'est pas usurpée et même si à mon sens on n'est pas au niveau d'un Old Boy et consort, ce Parasite est une excellente surprise et vaut largement d'être vu et même revu. Du très bon cinéma.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 377 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2019
Comédie noir de Bong Joon-ho, Parasite est un très bon film qui se distingue par de multiples aspects. L'histoire, celle d'une famille de prolos qui va se retrouver à se faire embaucher les uns après les autres par une famille bourgeoise totalement opposé à eux va donner lieux à des situations bien trouvés qui font que c'est avec plaisir qu'on suit cela pendant un peu plus de deux heures. La façon dont ils s'y prennent pour se faire embaucher a tour de rôle est excellente et fait très souvent sourire. Le climax de ces entretiens arrive pendant la scène spoiler: ou la mère de famille se fait recruter pour remplacer la gouvernante et tout ce passage avec les pêches et le faux sang
est extrêmement drôle et jouissif. Les mensonges qu'ils inventent et toute la mise en scène qu'ils mettent en place pour parvenir à leur fin sont géniales. Et soudainement passé l'heure de film ça prend une toute autre tournure et l'intrigue devient beaucoup plus sombre et désespéré. L'ambiance change radicalement. Une fois la révélation spoiler: de l'homme qui est dans la cave
ça devient sanglant et ça s'enfonce de plus en plus dans la violence jusqu’à un final imprévisible qui est un vrai carnage. La grande force du film vient de ses nombreux personnages interprété à merveille par des acteurs charismatique. Ils ont tous leur place et sont tous autant utile les uns que les autres. Les relations qu'ils entretiennent sont parfois ambiguës, parfois remplis de mensonges mais font toujours mouche que ce soit entre les membres d'une même famille ou entre les deux familles. Les répliques qu'ils se balancent sont savoureuses. Même la villa a un rôle à part entière tant elle est bien exploité. Pour le reste la réalisation est sobre mais très efficace et offre une jolie photographie. La b.o. elle aussi est une réussite. La fin pour sa part est très belle et tranche totalement avec ce qu'on a vécu juste avant. Elle est inattendu et largement à la hauteur. Parasite est un film brillamment écrit, efficace et prenant du début à la fin sans temps morts et procure pas mal d'émotions. Je ne peut que vous conseillez cette palme d'or coréenne.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2021
Ce film mélange entre comédie, thriller filmé majestueusment par Joon Ho, sur un scénario très original, est passionnant, très drôle, inquiètant et dramatique. L'interprétation à brûle pour point est maîtrisé. Excellent film coréen.
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juin 2019
Encore un film sud-coréen, et c’est tant mieux. La particularité des réalisateurs coréens est de passer de la simplicité de la vie de famille pour conclure dans la violence la plus extrême, style Tarantino. Question de climat social certainement. Dans le cas présent, tout se passe à Séoul, nous avons affaire à une famille, plutôt pauvre, qui va s’immiscer dans une très riche famille de la ville, dès lors un processus se met en place et rien n’y personne ne pourra l’arrêter.

Une réflexion nous vient toutefois à l’esprit, à savoir que les gens de cette famille si pauvre sont bien intelligents, et que ces autres gens de cette famille si riche sont bien naïfs. Mais bon il faut bien que tout le film rentre dans la boîte, celui-ci est parfaitement maîtrisé et il mérite largement sa palme d’or, même si nous n’avons pas vu les autres films en compétition. La chute de cette histoire est aussi incroyable qu’elle est inracontable. 4,5 étoiles
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 163 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2019
Palmé méritée tant pour le scénar, les acteurs et la réalisation. C'est farfelu, les personnages sont tous haut en couleur. L'histoire surprend jusqu'au bout. C'est la première fois que je savoure une palme d'or aussi vite au cinéma.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2019
Palme d’Or au Festival de Cannes 2019, Parasite remet au goût du jour avec panache et intelligence la thématique de la lutte des classes dans le monde d’aujourd’hui. Ici, l’architecture même des lieux de l’action est fondamentale : les pauvres vivent cachés dans les bas-fonds de la ville – voire carrément dans les caves – tandis que les riches évoluent dans des ultramodernes pavillons à l’américaine. Lorsque, victime d’une tromperie, une famille de la « haute » va être amenée à cohabiter avec une famille populaire, les tensions latentes ne vont pas tarder à éclore. Prenant un tournure stupéfiante dans sa deuxième partie, ce film qui se laisse suivre avec grand plaisir réserve plusieurs séquences impressionnantes, à la lisière du fantastique et de l’horreur. Il dresse un portrait sans concession de la Corée du Sud contemporaine, frappée des mêmes maux que le reste du globe : les riches deviennent de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres. Efficace.
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2022
"Parasite" est le dernier gros film asiatique à avoir vraiment fait sensation. Pour commencer, à sa sortie, mais également grâce l'obtention de l'oscar du meilleur film, ainsi que trois autres statuettes, à l'une des dernières cérémonies des Oscars. Remportant donc 4 récompenses au final ! Intrigué par le phénomène, je me suis donc lancé, comme tout le monde, dans le visionnage de ce film. Personnellement, même si je dois reconnaître de très grosses qualités à ce long-métrage, je n'ai pas été extrêmement impressionné par celui-ci pour autant. Pourtant, je vois bien ce qui a fonctionné, et je le comprends clairement. Déjà, via l'utilisation de thématiques très à la mode en ce moment. On parle de lutte des classes et des différentes classes sociales. C'est d'ailleurs assez explicite et la façon dont est construit le film laisse peu de places au doute sur ce point. Tout cela sera traité d'une manière assez légère, nous ne sommes pas sur un drame très négatif à ce sujet, mais bien plus sur quelque chose s'apparentant à une comédie. L'humour sera beaucoup utilisé, globalement de manière assez noire. Et hormis quelques gags un peu douteux par rapport à leur implication dans le scénario (toute la partie où les membres de la famille se font tous engagés à la suite par exemple), j'ai trouvé cela assez bienvenue. Cela donne un rythme assez intéressant au film, contrairement à beaucoup de films de ce genre où les gags vont venir ralentir le tout. Ici, tout se développe très bien et se laisse tranquillement regarder. On prend plaisir à suivre ces personnages, globalement assez attachants, et on ressort du film en ayant eu des sensations très diverses et variées. C'est aussi la force de ce film, et du cinéma asiatique en général d'ailleurs. On retrouve de la comédie, bien évidemment, mais aussi un aspect assez gore par moments, le tout dans un ensemble purement dramatique. Ce mélange permet au film de vraiment se démarquer des productions populaires actuelles et d'être plutôt intéressant et prenant. Si je n'ai pas envie de dire que tout cela relève du chef-d'œuvre, je vous conseille quand même le visionnage. Même si certaines statuettes sont un peu exagérées à mon sens, il n'aura pas volé ses différentes sélections. Pour conclure, un film très surprenant et qui saura rassasier les amateurs de films asiatiques.
Didier C.
Didier C.

28 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2019
C'est effectivement un excellent film : drôle, terrifiant, satirique, intelligent... Mais invente-t-il quelque chose de si nouveau méritant la Palme d'or ? C'est un peu le reproche que je fais à certaines productions cinématographiques sud-corréennes qui, ces dernières années, perdent en identité et se rapprochent d'une standardisation, d'une efficacité presque hollywoodienne. Je conseille tout de même !
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juin 2019
Il existe plusieurs films qui laissent le spectateur dans un tel effarement qu’il est difficile de porter un jugement sur ces derniers au sortir de la salle. ‘’Parasite’’ fait partie de cette catégorie de film tant il brasse un panel d’émotions extrêmement large en bon film coréen qu’il est. Mis en scène par Bong Joonh-ho, l’un des plus grands réalisateurs actuels, ‘’Parasite’’ a tout du film choc et du film événement. Ce caractère exceptionnel lui a valu la Palme d’or. Et s’il était possible de reprocher aux dernières palmes d’or une absence d’audace ou de propos (le summum de la palme sans cinéma mais consensuel politiquement était atteint avec ‘’Moi, Daniel Blake’’ de Ken Loach), dieu sait que ‘’Parasite’’ est probablement une des palmes les plus audacieuses du XIXème siècle !

Toute la famille Ki-taek est au chômage et vit dans un sous-sol délabré. Un jour, le fils est recommandé par un ami pour donner des cours d’anglais à la fille de la très riche famille Park. Peu à peu, les Ki-taek vont infiltrer le quotidien des Park.

Ça commence comme une bonne comédie. l’humour a toujours été présent chez Bong Joon-ho (à l’exception de ‘’Snowpiercer’’) mais atteint son apogée dans ‘’Parasite’’. En effet, l’histoire de l’infiltration de cette famille offre des moments drolatiques. L’humour provient de la naïveté de la riche famille qui se fait complètement roulée dans la farine par les Ki-taek. Certes, les situations peuvent parfois paraître un peu lourd, elles se révèlent cependant efficaces. Pourtant, une noirceur certaine se cache derrière le gros rire suscité par ‘’Parasite’’. Celle-ci est issue du contraste radical entre les habitats des deux familles. Entre le taudis des Ki-taek et la villa ultra luxueuse des Park, un fossé glaçant existe, et ce malgré lui (car dans la première partie du film, il n’y a jamais de véritables séquences tragiques ou noires). Ce fossé est accentué par la brillantissime réalisation de Bong Joon-ho, qui une fois n’est pas coutume est plus voyante qu’à l’habitude. Pour filmer la misérable demeure des Ki-taek, les mouvements de caméra sont limités et Bong Joon-ho pour faire ressentir au mieux toute la promiscuité des lieux réunit plusieurs fois au sein d’un même plan les différents membres des Ki-taek, plutôt que de les filmer séparément. Il adopte ainsi un filmage plus naturaliste dans les premiers instants du film. C’est tout le contraire avec la vaste demeure des Park où la réalisation de Bong Joon-ho devient volontairement plus léchée (et se rapproche de celle d’un Park Chan-wook ou d’un Im Sang-soo). Dans ces immenses espaces, la caméra, plus libre dans ses mouvements a le loisir de ‘’voyager’’ et les personnages sont rarement réunis au sein du même plan. C’est la force esthétique de Bong Joon-ho dans ce film : coupler un cinéma naturaliste (et plus ‘’simpliste’’ dans les angles de la caméra) pour filmer l’habitat des Ki-taek et un cinéma plus virtuose et grandiloquent pour filmer la maison des Park. Ce contraste dans la mise en scène accentue et même décuple tous les effets transmis par le film, qu’ils soient comiques ou dramatiques.

Le comique est bien présent une bonne partie du film. Mais dans ce genre de film (qui reflète un constat social et politique alarmant), il est rare de voir le comique occuper le devant de la scène longtemps (encore une fois, il es possible de prendre pour exemple ‘’Moi, Daniel Blake’’qui comportait une première partie pleine d’humour avant de basculer dans le drame). Habituellement, le comique est peu à peu remplacé par le drame. Seulement voilà, on est dans du cinéma coréen. Et même, on est chez Bong Joon-ho. Ici, le comique qui inaugure le film n’est pas remplacé de manière binaire et simpliste par le drame. Une nouvelle fois, Bong Joon-ho manie en maître les différents genres cinématographiques. Et vlan voici que va apparaître au cours du film du thriller, de l’horreur et du drame, le tout harmonieusement et amoureusement mêlé. Inutile de chercher à critiquer une quelconque enflure dans le baroque du film : les Coréens sont trop forts dès qu’il s’agit de varier les genres, parfois même au sein d’une même scène. Dans la famille des films à plusieurs tonalités, ‘’Parasite’’ en est un modèle et contient une longue scène centrale où tout va basculer émotionnellement pour les personnages et les spectateurs. spoiler: Dans cette séquence, les Ki-taek sont bien installés chez les Park et profitent de leurs richesses ; les Park étant partis faire du camping. La scène dans un premier temps est joyeuse jusqu’à l’arrivée aux portes de la maison d’un inquiétant élément perturbateur. C’est une fois l’élément perturbateur introduit dans la demeure que la scène passe du festif au flippant. Et que le film prend alors une nouvelle dimension. On peut évidemment porter aux nues la maestria et le découpage de la scène (qui après être passé du comique à l’horreur revient vers le comique). On peut aussi évoquer le contrôle total de nos émotions par Bong Joon-ho, lequel ne cesse constamment de jouer avec ces dernières (un peu comme Park Chan-Wook et sa ‘’Mademoiselle’’). Mais c’est avant tout le message transmis par Bong Joon-ho dans cette seconde partie qui glace le sang. Il y a d’abord le message ‘’marxiste’’ du film proche de celui transmis par ‘’Snowpiercer’’. Pendant un long moment, riches et pauvres essaient de cohabiter ensemble. Les Ki-taek font même preuves d’une certaine tendresse envers les Park (le fils Ki-taek et la fille Park tombent amoureux). Comme s’il ne pouvait plus y avoir plus longtemps de cohabitation possible entre deux modes de vie à priori contradictoires, le père Ki-taek face à un petit signe de dédain de Park finit par le tuer.
Mais l’habilité scénaristique de Bong Joon-ho est d’éviter un affrontement manichéen entre riches et pauvres. Qu’en est-il en effet des relations entre les pauvres et de quoi sont-ils capables pour sortir de leur terrible condition ? Comment interagissent ils entre eux ? Bong Joon-ho ne s’arrête pas à la simple dénonciation de la superficialité des nantis. spoiler: Il va plus loin en constatant que dans leur quête de sortir de la pauvreté, les classes plus modestes sont capables de s’entredéchirer. Tout faire pour conserver les privilèges acquis, c’est ce que chercheront à faire les Ki-taek quand leur nouveau mode de vie sera alors menacé par plus pauvre qu’eux. Ici, nul solidarité entre gens peu aisés
. Seuls les liens familiaux permettent de maintenir un semblant de cohésion social (déjà dans ‘’The Host’’ et ‘’Mother’’, les personnages principaux étaient prêts à tout pour leur famille quitte à faire preuve d’une violence extrême).

Drôle, mordant, féroce, décapant, angoissant, dur, glaçant, sanglant, délirant… il serait possible de multiplier les qualificatifs pour parler de ce ‘’Parasite’’ tant le film délivre une richesse cinématographique et sociale importante. La force de Bong Joon-ho est de traiter de sujets à fortiori rudes et politiques mais de nous le faire accepter par le bais du divertissement. Car ne nous mentons pas : Bong Joon-ho n’est pas Ken Loach et pense d’abord Cinéma avant de penser Politique. Ainsi, ‘’Parasite’’ est une œuvre jubilatoire et joueuse avant d’être une acide satire. Mais si le film est typiquement coréen (la première inspiration du réalisateur est ‘’La servante’’ de Kim Ki-young), Bong Joon-ho en recevant sa Palme d’or a tenu à rendre hommage à deux réalisateurs bien de chez nous : Claude Chabrol et Henri-Georges Clouzot. Du premier, Bong Joon-ho emprunte un sens corrosif de la dénonciation des rapports de classe (style ‘’La cérémonie’’). Mais pour nous faire passer la pilule du pamphlet social, Bong Joon-ho emprunte du second son sens légendaire du mystère et du récit. Mais ne nous trompons pas : malgré ses inspirations, le cinéma de Bong Joon-ho aussi important que divertissant n'appartient qu'à lui-même.
Choupi C.
Choupi C.

27 abonnés 357 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2019
Cela fait très longtemps qu’un film primé au festival de cannes est réellement bon.
Original, très bien joué, histoire passionnante
Nous sommes tenus en haleine, on ne s’ennuie pas un instant
Très très bon film
OMTR
OMTR

36 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mars 2023
Là où mène la cupidité

Que l'on soit financièrement "riche" ou "pauvre", la cupidité est un vice.

Car ce qui compte avant tout, c'est d'être riche émotionnellement et intellectuellement.

Sinon, les êtres humains sont bien des "parasites". Des parasites de leur espèce, et des parasites de la Terre Mère qui nous donne la vie.

L’œuvre de M. Bong Joon Ho se rapproche d'un spoiler: chef-d'œuvre sur la nature humaine dans les premier et deuxième actes
, mais elle spoiler: vacille quelque peu dans son action descendante via un processus d'altérisation obstiné sur la guerre des classes, à partir des "scènes de canapé"
.

4.3/5
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