New York, New York
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139 critiques spectateurs

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Alolfer
Alolfer

185 abonnés 1 818 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2026
Tout comme l'histoire de sa production et son tournage chaotique, il y a beaucoup de choses à dire sur le fameux "New York New York" réalisé par Martin Scorsese.

Tout d'abord, j'étais curieux de comment Scorsese allait aborder le film "musical" et je dois dire que c'est globalement réussi malgré les rares scènes en question (sauf sur la fin)

L'histoire est longue : 2h40 d'une romance particulière dès son commencement mais qui devient pertinente et poétique au fur et à mesure.

Le problème ? Le film est décousu malgré des personnages brillamment interprétés ! Sans surprise, Robert de Niro est juste hors du commun et Liza Minnelli possède un charme naturelle, portant le film dans toute sa splendeur. L'histoire qui les suit plane, sentant un potentiel gargantuesque durant près de 2h... mais ensuite, arrive les 30 dernières minutes : C'est indescriptible et parfait !

Les scènes de musique s'emballent et l'émotion monte d'un coup sec jusqu'à ce dernier plan magnifique

Si le film était comme ça dans sa totalité, Martin Scorsese aurait probablement réalisé son meilleur film. C'est à la fois un potentiel gâché par ce "manque" au début et à la fois une utopie d'un chef d'oeuvre qui aurait dû exister
Xavier D
Xavier D

86 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2023
Une comédie dramatique musicale sous fond de jazz, d'amour impossible entre deux artistes, Liza Minnelli et Robert de Niro. La place de la musique, le jazz, qui est le sujet principal, occupe, des moments un peu longuet. Je suis obnubilé par la grâce de Liza, tant qu'elle vole parfois la vedette à De Niro. Une finale dramatique à souhait. Avec ces décors de théâtre, Martin Scorsese, rend le film, intime et honore les films des années 40. Un plaisir des yeux et des oreilles.
Cadreum
Cadreum

68 abonnés 819 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 septembre 2025
Qui est le film ?
Sorti en 1977, New York, New York est sans doute l’un des films les plus déroutants de Martin Scorsese. Il s’inscrit après les fulgurances de Mean Streets et Taxi Driver, et arrive dans une période où le cinéaste est en proie à devenir un grand nom. Ici, il se confronte frontalement au musical, ce genre où Hollywood a bâti certains de ses mythes les plus flamboyants, tout en y injectant son regard documentaire sur la ville et sur les corps. À la surface, l’histoire suit la rencontre entre Jimmy Doyle, et une chanteuse talentueuse, Francine Evans : une histoire d’amour contrariée par la lourdeur de l'un, le travail et les ambitions.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet est clair : interroger la manière dont le spectacle, au lieu de sauver, peut consumer. Scorsese met en tension deux régimes : l’ivresse de la scène, des numéros musicaux qui captivent et exaltent, et la rugosité d’un quotidien fait de désillusions. Sa vertu critique tient moins à la cohérence tonale qu’à la façon dont il rend visible le prix humain de la « réussite » show-biz : comment le rêve scénique se monnaie en dépossession, solitude et compromis.

Par quels moyens ?
Scorsese arrive sur ce projet avec une volonté explicite : marier le musical de studio (numéros écrits et chorégraphiés, numéros « cinéma de Hollywood ») avec un regard documentaire sur New York d’après-guerre. Ce croisement est le moteur de toute la paradoxalité du film. Les numéros (écrits par Kander & Ebb et supervisés musicalement par Ralph Burns) sont conçus tout en étant signifiants mais Scorsese les insère dans une texture de ville qui n’est pas décorative : les rues, les clubs, les arrière-cuisines travaillent comme des indices sociaux et économiques. Cette tension est au cœur de sa construction : l’artifice et le réel ne s’opposent pas, ils s’entrechoquent. Scorsese nous oblige à croire à la magie tout en la rendant suspecte.

La musique ne renvoie pas ici seulement à l’émotion : elle structure l’économie des personnages. John Kander et Fred Ebb fournissent des chansons qui incarnent des positions sociales (le numéro d’ouverture, les ballades de Francine, le fameux « Theme from New York, New York ») ; Ralph Burns orchestre et conduit ces matériaux pour les inscrire dans une veine jazz-house qui pense la ville en grooves et en vamps. La genèse du fameux « Theme from New York, New York » est révélatrice : né d’un désaccord, réécrit, repris par Sinatra, il finit par échapper au film. La musique survit aux individus, comme si le rêve d’une ville se détachait toujours de ceux qui le portent.

Le couple Minnelli / De Niro est volontairement dissonant : Liza Minnelli apporte la naissance d’une star-interprète, incarnant une femme de métier dont la voix et la présence tiennent le récit ; De Niro, pour sa part, compose un musicien moins assuré, sa posture est parfois maladroite, sa vocation chaloupée. Le film travaille cette asymétrie comme un commentaire : Francine est l’actrice-travailleuse, Jimmy est le gosier nostalgique qui n’arrive pas à convertir sa virtuosité en stabilité sociale.

Longueurs, séquences coupées puis restaurées, variations de ton : le film semble parfois vaciller. Mais ce déséquilibre est constitutif de son projet. Les grands numéros scéniques sont exaltants, mais les scènes de coulisse ramènent la dureté sociale. Cette oscillation, qui a pu être perçue comme une faute, est en réalité la matière du film : Scorsese refuse l’homogénéité pour mettre en scène une contradiction vivante.

Au-delà de la musique, New York, New York raconte aussi une étude sur le travail affectif et sexué dans le show-business : Francine s’épuise à donner une image, à endosser des rôles qui la placent sur le devant mais la retirent de l’intime. Le regard masculin (Jimmy, mais aussi la machinerie des producteurs) met en lumière la marchandisation du charme féminin. Scorsese montre comment la carrière d’une femme artiste se négocie entre reconnaissance et exploitation ; la scène finale, où Minnelli chante la chanson titre, est à la fois triomphe public et stigmatisation privée, elle est dans l’applaudissement et simultanément sur le fil d’un isolement profond.

Le film construit New York comme protagoniste polyphonique : reconstruction post-guerre, chantiers, clubs, V-J Day et café-théâtres. La ville est le témoin de transformations économiques (modernisation, ascension du marché du divertissement) et morales (les rêves d’après-guerre confrontés à l’usure). Scorsese filme la ville sans mythifier ni désacraliser : il l’habille de lumière hollywoodienne pour la scène puis la laisse retrouver sa rugosité dans les scènes de quotidien.

Le film fut un relatif échec commercial à sa sortie et connut des remontages. Mais son « après-vie » a été paradoxale : une chanson est devenue hymne, une séquence restaurée a été réévaluée, et l’entreprise a nourri plus tard une adaptation scénique.

Où me situer ?
J’admire profondément ce geste de cinéma qui accepte de vaciller, qui ose l’instabilité comme forme, qui mêle les genres. Je trouve néanmoins que le film se perd parfois dans ses ambitions : certains passages semblent se répéter sans toujours renforcer la thèse. Pire que la lourdeur du personnage du protagoniste masculin ne mérite pas une heure de notre attention.

Quelle lecture en tirer ?
Regarder New York, New York aujourd’hui, c’est se confronter à une œuvre qui ne flatte ni l’œil ni l’oreille, mais qui pense à travers ses fissures. Elle raconte que l’art peut magnifier, mais qu’il peut aussi user ; que la scène peut éblouir, mais qu’elle coûte à ceux qui la tiennent.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 097 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2018
Bonne surprise. Jamais vu ce Scorsese avant. De Niro crève l'écran et le film rend avec grande classe hommage aux comédie musicales de Vincente Minnelli. Le travail de la couleur est superbe et la mise en scène virtuose. Notamment l'ouverture et le final qui du coup m'a beaucoup fait penser à Lalaland. Tiens tiens...
antony Z.
antony Z.

84 abonnés 1 115 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2019
3,8 - A plus je poursuis ma découverte de la filmographie du grand Robert De Niro, à plus je comprends le Mythe... quel comédien !! Quel duo avec Lisa Mineli !!!! 2 monstres du cinéma Américain. Et quel surprise de le découvrir en musicien... il est excellent dans cette romance dramatique
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 novembre 2012
Quelques choix curieux pèsent sur le film, on a l'impression que Scorsese a hésité entre un film normal et une comédie musicale cela donne un mélange de bons passages et d'autres un peu bidon, dommage.
TommyDuke
TommyDuke

69 abonnés 273 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2012
Une belle histoire d'amour dans les années 40, sous fond de jazz et d'égo artistique mal gérés. Un grand film qui a, d'une certaine façon, donné naissance à The Artist et Mo Better Blues de Spike Lee.
Audrey L

824 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2018
Un très bel hommage au jazz, passionné et sévère à la fois, d'un Martin Scorcese inspiré et d'un Robert De Niro impressionnant dans son rôle. Mais avec une bonne heure de trop. Certes, la critique est un peu hypocrite si comme moi vous avez choisi de visionner le film en version longue (2h43) mais il n'en reste pas moins que certains films de même longueur passent à toute vitesse, alors que dans New-York New-York on ressent parfois des temps morts sans savoir si le film repartira de plus belle ensuite. Quelques scènes mémorables : la demande en mariage sous les roues du taxi, les chansons endiablées et ponctuées de cuivres suivant leurs improvisations comme seuls les jazzmen savent les faire (un grand bravo à De Niro qui a appris à jouer du saxophone pour ce rôle et s'en tire avec un style certain !), et le final dont la chanson nous est familière (malheureusement pas de surprise dans la version que l'on entend à la fin, il s'agit de celle que l'on entend à l'ouverture du film ! La boucle est bouclée, mais sans surprise...). Le personnage de De Niro m'a subjectivement un peu désappointée dans le sens où je le trouve trop détestable dans son attitude, impossible d'éprouver de la sympathie pour cette énergumène qui malmène sa femme comme une serpillière sale tout le film durant... Dommage, car l'on adore apprécier les personnages de De Niro. Liza Minnelli, fille du célèbre Minnelli, chante à merveille sauf quand sa voix tente des vibrato (voix chevrotante qui nous fait alors bien rire). Malgré un film grandiose dans sa volonté de décrire un milieu du jazz envoûtant et un personnage marquant, le film lambine trop au point que la version courte nous fait de l’œil rapidement... Une heure de trop, une chanson sans surprise à la fin, heureusement que l'interprétation est impeccable et son réalisateur un passionné.
annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2012
Classique du cinéma qui permet à Martin Scorsese de flirter avec la comédie musicale et la romance, "New York, New York" n'est pourtant que peu enclin à nous faire vibrer et savourer son récit long et redondant.
Et pourtant, tout commence avec un jeune soldat saxophoniste qui rencontre une belle chanteuse au lendemain de la victoire américaine sur le Japon. Détalant une armada de scènes peu charmeuses, Scorsese utilise son duo à l'efficacité douteuse à travers une succession d'évènements qui marquent leur entrée dans le domaine musicale. Réaliste d'un côté mais ennuyeux de l'autre, le scénario qui ne cesse de tourner en rond, et qui justifie l'échec commercial du long-métrage, en lassera plus d'un qui préférera s'instruire sur les émissions culturelles d'Arte.
Côté casting, la prestation de Robert De Niro force le respect. Après un entraînement de saxophone plus que drastique, l'ancien conducteur de taxi joue les virtuoses sous les traits d'un personnage détestable tels que lui seul peut en jouer. Pour l'accompagner on retrouve Liza Minnelli dans son plus grand rôle. Interprétant une chanteuse à succès nommée Francine, Minnelli épate par sa voix mais alourdi de ses expressions des interactions qui ne faisaient déjà pas l'unanimité au départ.
C'est ainsi que disparaissent progressivement les plus de deux heures quarante de son et d'images qui sonnent comme étant un travail de forme sérieux mettant en avant un fond réaliste mais au combien lassant.
Le Loubar
Le Loubar

48 abonnés 147 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2017
Martin Scorsese nous dépeint une nouvelle fois sa vision de la ville de New York, cette fois-ci vue par le prisme d'une histoire d'amour entre un saxophoniste et une chanteuse dans les années qui suivirent la Seconde Guerre Mondiale. Avec ses somptueux décors et sa bande originale rendant hommage aux grands classiques du jazz, "New York, New York" s'impose comme un vibrant hommage aux films des années 40-50 mais aussi comme un drame sur une histoire d'amour impossible entre artistes (de manière anecdotique, on pourrait y voir un parallèle avec la post-production du film car Scorsese n'a pas disposé de la director's cut qui faisait à la base 4h30..). Comme souvent chez Scorsese, les personnages partent de rien puis l'intrigue grimpe, jusqu'à un point où la tension devient trop forte et certaines relations entre personnages deviennent impossibles. Entre grands moments de musique et scènes intimes remplies d'émotion entre les 2 personnages principaux, "New York, New York" est un film captivant, dramatique, parfois drôle même, porté par le talent de Liza Minnelli et de Robert de Niro. Un drame musical émouvant et grandiose qui n'égalera cependant pas l'excellent "La la land" de Damien Chazelle !
TUTUR29
TUTUR29

51 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2023
L'un des seul film de Scorsese que je n'avais encore jamais vu. C'est chose faite maintenant et ce fut une bonne découverte même si ce n'est pas son meilleur film. On y retrouve un De Niro complètement machiste et qui, à la manière de son personnage de Raging Bull, finit par tout faire foirer malgré son charisme et son talent évident. L'histoire d'amour semble un peu sortir de nulle part tant il est dur d'imaginer une femme apprécier un aussi gros macho et ça rend les scènes romantiques peut être difficilement crédible à mes yeux. Mais le traitement des personnages et surtout l'ambiance de New York New York en fait quand même un petit OVNI dans la carrière de Scorsese, puisqu'il s'essaye en partie à la comédie musicale et c'est plutôt réussi même si je ne suis pas fan à 100% des musiques. Bref, pour résumer ce n'est peut être pas le Scorsese avec les thématiques et les plus profondes ou originales mais ça reste intéressant à découvrir tant New York New York est différent sur la forme de ses autres films, tout étant quand même un film important de sa carrière puisque ça a été son premier gros échec et il l'a réalisé durant sa période d'addiction si je ne dis pas de bêtises, ce qui contribue peut être à cette ambiance un peu tristoune mélancolique que porte le film.
JeffPage
JeffPage

43 abonnés 534 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2012
Avec New York, New York, Martin Scorsese rend hommage au comédie musicale à travers un scénario racontant l'histoire d'amour d'une chanteuse et d'un saxophoniste. Tout dans le film renvoie a la comédie musicale : arrière plan peint, couleur voyante et, évidemment, musique. La dernière partie notamment, reproduisant un film musical des années 30-40, est un merveilleux hommage de la part du cinéphile Scorsese. L'ensemble est porté par le duo DeNiro-Minelli, totalement juste bien leur interprétation. Au final, on a affaire à un très bon hommage à la comédie musicale mais loin d'être le meilleur film de Scorsese qu'on a connu plus original et profond.
charly5766
charly5766

26 abonnés 393 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 novembre 2012
Robert De Niro est juste hallucinant !! Liza Minnelli est époustouflante !! Scorsese est un magicien !! Du pur cinéma ! De l'émotion pure pour un spectacle inoubliable ! Martin Scorsese est définitivement à part.
loulou451
loulou451

149 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2009
Considéré à juste titre par Scorsese lui-même comme un de ses plus mauvais films, "New York New York" pêche surtout par la faiblesse de son scénario qui ne parvient pas à emballer le spectateur. Du coup, on ne s'attache pas vraiment aux personnages et l'histoire semble longue... Très longue...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 mars 2011
Une déclaration d'amour au jazz assez plaisante, mais bien trop longue, surtout dans les 3 derniers quarts d'heure, où l'histoire se focalise plus sur le personnage de Liza Minnelli que sur celui de De Niro, qui passe alors au second plan... ce qui est bien dommage, car il est aussi excellent que d'habitude. Ce film contient de très belles scènes, magnifiquement réalisées, surtout dans la première partie du film. Inégal, pas le meilleur Scorsese, mais assez plaisant dans l'ensemble. Et la musique est bonne, bien entendu.
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