923 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
60 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
20 critiques
3
20 critiques
2
14 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
lavie44
55 abonnés
431 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 13 décembre 2020
Wouah ! Merci "Ron" pour cette pépite. Merci à Glenn Close pour son interprétation impressionnante de justesse et de sincérité. Je n'ai pas vu les 2 heures passé. Un énorme film bouleversant, avec une musique extraordinaire.
Les flashbacks intenpestif nous enpeche de suivre concrètement l'avancé de J.D Vance au cours du film. Ceux qui n'empêche que cela reste un bon film , Gleen Close est comme son habitude impressionnante. Le film inspiré d'une histoire vrai, met en valeur ( un peu timidement peu être) la charge émotionnelle et psychologique que l'on ressent qu'on appartient à deux classes sociales opposées.
Une plongée sans concession au cœur d'une famille dysfonctionnelle où les difficultés économiques, psychologiques et émotionnelles semblent s'accumuler dans un tourbillon que seules la résilience et la force de caractère peuvent briser: malgré une atmosphère éprouvante, le film se veut optimiste en renvoyant chacun à sa responsabilité individuelle. Portés par des comédiens pleinement impliqués - Glenn Close, émouvante, et Amy Adams, bluffante, en tête - les personnages touchent même si la mère, absolument indigne, n'aura jamais gagné mon empathie par son incarnation de l'absurdité d'affirmer que vouloir des enfants et ressentir la fibre maternelle seraient naturels. Nous pourrons toutefois souligner l'inégale force des thèmes liés au cocon familial et aux déterminismes sociétaux face à l'amourette du fils au milieu de sa période d'entretiens d'embauche mais cela permet de ralentir le rythme (cardiaque). Une réalisation convaincante.
L'objectivité d'Une Ode Américaine, via sa structure et l'impact de chacun de ses sujets traité, permet à Ron Howard de signer l'une de ses œuvres les plus envieuses. Non pas celle sur laquelle il peut intervenir sous n'importe quelle pression pour sauver un naufrage annoncé sous l'étiquette Disney, non pas celle où il lâche sa casquette d'acteur pour briller en tant que réalisateur, ni celle où il adapte le plus grand succès littéraire au monde pour en faire un succès cinématographique mondial, mais l'œuvre qui le place enfin en tant que très grand dans la profession. Une sensibilité et une compréhension du sujet toujours plus admirable.
Porté par un casting investi corps et âmes dans le sujet le film nous offre des moments d’une sensibilité désarmante. Glenn Close et Amy Adams sont exceptionnelles de justesse. L’histoire super touchante arrive à capturer de beaux moments de vie et nous donne une belle leçon d’espoir. S’en sortir et réussir dans la vie malgré un parcours de vie chaotique. Un très joli film à voir.
J'ai passé un bon moment ! Amy Adams et Glenn Close sont parfaites dans leurs rôles. Le film est très touchant il nous raconte la vie américaine quand on est oubliés. C'est un bon film touchant et je le recommande
Si les critiques américaines n'ont pas été tendres avec cette adaptation d'une autobiographie, ici nous ne ne crions pas à la caricature, d'avantage à l'hommage peut-être. Le retour du fils prodigue de Yale aux tréfonds de l'Ohio permet de mettre en lumière déterminisme et ascension sociale, famille dysfonctionnelle et addictions. Les actrices sont méconnaissables et malgré un côté un peu mélo, le film remplit plutôt bien ses objectifs (plus d'infos : https://pamolico.wordpress.com/2020/11/28/hillbilly-elegy-ode-americaine-ron-howard/)
J'ai été pris de court par ce film dont je n'avais pas entendu parler et que j'ai découvert le jour de sa mise en ligne. Réalisé par Ron Howard (Apollo 13, Da Vinci Code, Le Grinch...) et avec deux super têtes d'affiche, Amy Adams et Glenn Close, on ne peut que se laisser tenter ! Le titre, par contre, est mal choisi et me parait peu représentatif et réducteur. Adapté d'un récit autobiographique de J.D. Vance, cette chronique familiale relate du combat quotidien d'une Amérique profonde, oubliée et dénigrée du Kentucky. Des campagnards, des laissés-pour-compte, des "pèquenauds", ceux dont on ne parle jamais... Via de multiples flashbacks qui nous permettent de comparer passé et présent, on observe les difficultés du personnage principal à trouver sa place dans un milieu huppé et intellectuel alors qu'il vient de la classe ouvrière. Marqué par les crises de violence intempestives de sa mère toxicomane et des moments de répit avec sa grand-mère ou sa soeur, on découvre un jeune homme tiraillé entre le désir profond de faire sa vie, loin de ce cadre limité, et le devoir de s'occuper des siens. "Une ode américaine" a pour moteur les rapports explosifs de cette famille dysfonctionnelle, notamment dans la relation mère-fils. Il y a des scènes percutantes, fortes, violentes qui assurent une nomination aux prochains Oscars pour les deux actrices, méconnaissables et profondément investies dans des rôles qui auraient pu être sacrément casse-gueule... Amy Adams, à la fois aimante et destructrice, est exceptionnelle et joue avec ses failles (ça la change des rôles trop lisses qui lui collent à la peau) tandis que Glenn Close incarne un personnage vibrant et universel, extrêmement touchant et juste. À leurs côtés, Gabriel Basso et Haley Bennett font le poids. On frôle de justesse le grand drame américain tire-larme, avec une émotion bien maitrisée, ni trop insistante, ni trop lourde, juste vraie. Cependant, ça suffira à certains pour le classer dans la catégorie des bons vieux mélos... Mais je trouve qu'il vaut mieux que ça. C'est un cinéma plus simple, moins sophistiqué, plus intime, indubitablement social et sincère. Ça résonne et ça fait écho par moment. Je ne vois pas le côté fabriqué et caricatural qu'on lui reproche dans plusieurs critiques... Ça m'a fait pensé à "Un été à Osage County" ou encore une version plus épurée et moins trash du "Diable, tout le temps". "Une ode américaine" souligne des choses essentielles, je trouve, et en dit beaucoup sur notre époque, notre empreinte génétique, nos cicatrices, nos modèles, notre place dans la société... C'est en quelque sorte une success story qui aborde les thèmes de la valeur, du destin et de la volonté et qui montre, au-delà de la sphère clivante américaine, que l'on peut se réaliser peu importe nos racines.
On n’attendait pas Ron Howard dans ce type de chronique très marquée ciné indépendant américain. En effet, le monsieur est davantage connu pour ces grosses productions telles que « Da Vinci Code », « Appolo 13 » ou le dernier spin-off de « Star Wars » sur Han Solo. Honnête faiseur qui écume Hollywood depuis bientôt quarante ans, il est aussi l’auteur de films un peu plus intimes et très réussis tels que « Rush » ou « Au cœur de l’océan ». Il semble que le monsieur ait voulu retrouver vers un cinéma plus libre des contraintes de studios en travaillant sur l’adaptation de ce best-seller autobiographique de J.D. Vance. Mais il semblerait qu’il ait en ligne de mire les Oscars - et les récompenses en général - qu’il n’avait plus fréquenté depuis la razzia de « Un homme d’exception » il y a près de vingt ans. Avec « Une ode américaine » on plonge dans une famille dysfonctionnelle et pauvre de l’Amérique profonde et avec la notion de déterminisme social qui irrigue tout le long-métrage.
En effet, on suit les jeunes années de J.D. par le biais d’un montage alterné pas forcément utile ni efficace. D’un côté on assiste à des bribes de son enfance/adolescence entre le Kentucky et l’Ohio profonds où il doit conjuguer avec l’absence du père, une famille pauvre, une mère bipolaire et toxique et une grand-mère aimante mais autoritaire. De l’autre, sa vie d’étudiant à Yale où il tente de se construire un avenir, loin de ces origines rednecks, mais que son passé tente de rattraper. La saga familiale puissante et mémorable attendue n’est pas au rendez-vous mais « Une ode américaine » développe assez de charme pour être à la fois plaisant et satisfaisant. Howard a du métier derrière la caméra et il plaque quelques effets de ses mises en scènes de grosses productions sur ce petit drame, ce qui lui conféré un certain style sans pour autant rendre la réalisation inadéquate ou ostentatoire. Amy Adams et Glenn Close font ce qu’on attend d’elles grâce à des compositions extrêmes faisant clairement de l’œil à l’Académie des Oscars. Postiches, prise de poids, visage au naturel ou enlaidi et accent du cru pour des compositions bigger than life clairement irréprochables quoiqu’un manquant de naturel et un peu forcées. Ces deux qualités font néanmoins le sel du long-métrage.
Mais l’impression d’avoir déjà vu ce genre de chronique familiale, destinée à rendre la vie des ploucs exotiques pour une certaine catégorie de spectateurs, a déjà été vue maintes fois avec plus ou moins de brio mais surtout des références plus qualitatives (de « The Fighter » à « Killer Joe » en passant par « Les Brasiers de la colère » pour ne citer que les plus récents). Le héros incarné par Gabriel Dano manque de charisme et de force de jeu, son côté fade n’aide pas face à des compositions monstres comme celles de ses partenaires. On attendait également quelque chose de plus politisé en filigrane, notamment au vu du contexte actuel, et cette immersion dans l’Amérique des laissés pour compte manque de sous-texte(s). Finalement ce mélange entre drame et récit d’apprentissage (et d’échappatoire à sa condition) est assez captivant et distrayant, parfois émouvant, mais ne restera pas dans les annales. La peinture de ce milieu social est connue et même s’il adapte un roman, Ron Howard aurait pu y apporter plus de densité et de personnalité.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Une ode américaine est surtout une chronique familiale. Elle en brosse l'histoire chaotique, entre passé-présent vécue par l'un des enfants qui tente de s'extirper du poids de sa classe sociale, des déboires d'une mère instable. Mais le récit évolue finalement assez lentement, se concentrant essentiellement sur ce passé. Un drame sur les liens du sang, le choix, le fait d'aller de l'avant sans regrets et de se construire un avenir avec son héritage. A. Adams et G. Close méconnaissables, proposent de vraies performances de composition.
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 26 novembre 2020
Une ode américaine avait tout pour être génial mais nous avons eu un film de la semaine à la place. Je ne sais pas si le problème vient du manque de matériel utilisable ou du fait que l'expérience du monteur se limite à la fabrique de saucisses c'est-à-dire à une série télévisée de second ordre mais le montage était épouvantable. Aucun espace n'était prévu pour que les personnages puissent respirer et grandir et pour un récit sur leurs origines, il y avait un manque impardonnable d'histoire. Le peu qui était donné était étouffé. Juste assez pour nous permettre de comprendre l'essentiel alors que cela demandait une générosité qui nous aurait indéniablement attirés ne nous laissant pas d'autre choix que de nous engager émotionnellement. Au lieu de cela nous avons eu un rythme inorganique qui nous rappelait constamment notre statut d'observateur. Tout le montage du film alterne entre une formule rudimentaire douloureuse et des tentatives maladroites de déconstruction du récit pour tenter de faire correspondre le discours et les souvenirs internes du personnage principal. Le produit final est un méli-mélo frustrant révélant une absence de direction et de vision. Je suis vraiment curieux de savoir ce qui a été laissé sur le sol de la salle de montage. C'est un de ces films où l'on ne peut pas s'empêcher de se demander s'il y a une perle cachée là-dedans. Une qui pourrait être révélée s'il était coupé par quelqu'un de talentueux...
" Une ode américaine" film en partie autobiographique diffusé sur Netflix est un drame social touchant. En effet le film doit beaucoup à son tandem actrices Amy Adams et Glenn Close qui pourraient être nommées aux oscars cette année avec la belle performance de Gabriel Basso également dans un mélo intense, poignant et dense qui décrit une certaine Amérique profonde et la difficulté de s'extraire de son milieu d'origine.
Ron Howard n'a jamais brillé par son originalité. Sans le mémorable Willow ( 1982, quand même...), il ferait partie des honorables tacherons de Hollywood. Et voilà qu'il nous surprend dans une petite production Netflix. Il faut dire que Glenn Close est incroyable et Amy-"Lois Lane"-Adams est fantastique en mère junkie bipolaire. Le film est âpre, limite repoussant dans les premières séquences, mais il se tient et devient sympathique. Ce n'est pas le film du siècle, mais on finit par s'attacher aux personnages et le thème abordé et assez courageusement traité.
On peut être certain que les critiques utiliseront cette période de transition politique américaine pour critiquer l’histoire d’Une Ode Américaine, notamment sur les problèmes sociaux du côté le plus pauvre de l’Amérique centrale. Le problème avec la dernière version de Ron Howard dans la médiocrité n’a rien de politique. C’est le fait que le film est inégal, passe trop de temps sur les dernières années et passe sous silence les problèmes sociologiques sans un regard plus profond. On a raté l’occasion de raconter l’histoire de la question criante de la toxicomanie et des soucis de santé mentale dans la région. Au lieu de cela, il a été remplacé par une vitrine d’acteurs mélodramatiques.
Critique disponible dans son intégralité : https://cestquoilecinema.fr/critique-une-ode-americaine-un-nouveau-rate-pour-ron-howard/