En Guerre
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280 critiques spectateurs

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DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2018
Un film coup de poing qui fait à la fois documentaire et réel. Il montre deux visions antagonistes d’une même situation : celle de la direction qui défend une notion de rentabilité à court terme et celle des ouvriers licenciés qui défendent tout simplement leur vie, d’ailleurs le dénouement est symptomatique de cette réalité. Le gros pari du film, réussi avec brio, est de montrer cette guerre selon l’angle des ouvriers mais en écoutant les réponses des autres camps (direction bien sûr, monde politique ensuite et médias enfin), sans les diaboliser. En effet, chacun, selon sa sensibilité, pourra juger les arguments des ouvriers et de la direction et les stratégies afférentes : carte sur table contre silence ; occupation du terrain – de l’usine et celui médiatique – et violence contre négociation secrète pour diviser l’autre partie. La guerre est déséquilibrée, certains ont plus à y perdre que d’autres mais cette guerre est légale.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2018
"En guerre" constitue un hymne à la lutte syndicale sans commune mesure avec le cynisme patronal. Le capitalisme s'est internationnalisé. Il échappe au contrôle de l'Etat, qui agite quelques figurants en guise d'interlocuteurs face aux salariés déterminés. Les ouvriers réclament de travailler, ils luttent juste pour pouvoir obtenir un salaire en échange d'un travail. Mais les interlocuteurs des dirigeants ne sont pas les salariés, qui ne constituent qu'une variable d'ajustement. Ceux qui ont du poids, ce sont les actionnaires, qui exigent non que l'entreprise fasse des bénéfices, mais qu'elle soit suffisamment "rentable" pour eux. Des propos immondes sont tenus par les dirigeants : "vous n'avez qu'à déménager !" (pour trouver du travail ailleurs). Vincent Lindon est magnifique en leader syndical. Coproducteur avec Stéphane Brisé, on peut parler d'engagement politique dans ce film. Les ouvriers n'ont plus rien à perdre, en tout cas, pas leur dignité. On ne saurait en dire autant du patronat, des politiques et des porte-parole de tous types. J'espère que les ulcères les gagnent à jouer ainsi les bonimenteurs. Ce verbiage à vide est tellement infect ! On ressort sous pression de ce film, qui traduit l'ampleur du malaise social grandissant. Les CRS constituent les forces répressives au service du pouvoir monétaire, auquel le pouvoir politique est inféodé ou peut-être complice (?). Les décisions prises par le tribunal de juger illégale l'occupation de l'usine sont brandies en termes de "la justice s'est exprimée". Il convient de rectifier en disant qu'au nom de l'injustice sociale, un jugement a été rendu pour que le pouvoir économique conserve ses prérogatives.
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2018
On ressort complètement sonné d'un film comme celui là. Les films de Stéphane Bizé savent nous parler de notre époque, Jamais la violence sociale n'avait été aussi bien mise en évidence !
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2018
Gros coup de foudre pour ce film social qui charrie beaucoup de douleur et de souffrance sans que celle-ci s’exprime nécessairement par des mots. Encore plus pertinent à mon sens que La Loi du marché qui restait parfois un peu trop anecdotique, En Guerre a le mérite de penser globalité et d’embrasser son sujet dans une perspective non seulement française, mais également internationale. Brassant large avec des thèmes aussi complexes que l’intrusion des médias dans nos vies quotidiennes, l’impuissance des pouvoirs publics face à la machine de guerre économique déployée par les grands groupes et enfin la variable d’ajustement des actionnaires que sont devenus les salariés du monde entier, Stéphane Brizé livre un constat désabusé d’un monde entièrement voué au capital. Pour autant, pas d’idées communistes à l’horizon puisque le cinéaste reste toujours à hauteur d’homme. La dernière séquence – pas nécessairement utile d’ailleurs – a le mérite d’enfoncer le clou et de montrer la violence sociale à l’œuvre dans le processus actuel de globalisation économique. A quand une réaction collective ?
GéDéon
GéDéon

135 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2023
Trois ans après avoir réalisé « La loi du marché », Stéphane Brizé revient en 2018 avec un nouveau film s’apparentant toujours à un documentaire-fiction. Cette histoire d’ouvriers opposés à la fermeture de leur entreprise montre avec un réalisme froid les dessous d’une négociation syndicale. La mise en scène portée le plus souvent par une caméra distante des personnages, donne un caractère authentique au jeu de rôle qui s’engage entre syndicat et patronat. Dans cette lutte violente et sans concession, Vincent Lindon, entouré uniquement d’acteurs amateurs, incarne avec talent un personnage vindicatif et convaincu. Bref, un récit social intense, profondément intime et juste.
ourouty
ourouty

12 abonnés 144 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2018
on sort de ce film , les tripes nouées , les jambes coupées et les larmes aux yeux....
d'un réalisme total , proche du documentaire , ce film montre avec une force inouïe cet affrontement entre le monde des dirigeants et leurs valets et celui des ouvriers qui se battent pour leur dignité.
Vincent Lindon livre une performance hors du commun , totalement habité par ce rôle et ...que dire de ces comédiens agenais non professionnels qui sont eux mêmes bouleversants....
La fin vous achève et vous ressortez de la salle , la rage au ventre et le coeur lourd....Bravo à Stéphane Brize!
Olivier G.
Olivier G.

24 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2018
Du tragique social.

spoiler: Il est évident qu'En Guerre porte en germe une critique radicale mais conjoncturelle du processus de libéralisation "En Marche" de notre société. Pour autant, si l'auteur a résolument choisi son "angle", En Guerre est une immersion saisissante dans un conflit social qui se construit, dans toutes ses complexités, devant nous. La caméra naturaliste de Brizé sert ce film paradoxalement très écrit et nous rend acteurs du drame qui se déroule implacablement. Bien sûr, le film n'est pas exempt de biais simplificateurs, avec un patronat forcément cynique, une DRH ou un conseiller social de bonne volonté mais impuissants. Je suis DRH et j'aimerais voir un jour à l'écran un film montrant une figure positive et courageuse de cette fonction. La très grande majorité de mes pairs se battent au quotidien pour accompagner les entreprises et les salariés et éviter la survenance de catastrophes humaines comme celle des usines Perrin. Mais laissons ce point pro-domo de côté... Le film montre également, en germe, la difficulté croissante pour nourrir le dialogue social dans nos entreprises, avec une violence verbale et physique qui s'y substitue parfois, dans le film entre les représentants des salariés même. Le sentiment individuel et collectif de perte de contrôle sur son destin déconstruisent le lien social et conduisent à l'extrême désespérance. Et c'est en cela, y compris jusqu'à sa fin paroxystique, que En Guerre est un film finalement intemporel s'apparentant à une tragédie grecque. Pour Aristote, la tragédie comporte un certain nombre de traits intemporels. Une tragédie se noue entre des protagonistes liées par des relations d'amitié (philia) ou d'amour familial (storgê). La désintégration violente du collectif intersyndical, au-delà d'une lecture marxiste simpliste de la désunion de la "classe"ouvrière, illustre d'abord la destruction des liens humains qui s'étaient forgés dans la lutte. Par ailleurs, une tragédie met en scène l’affrontement entre deux normes incompatibles et irréconciliables. Les acteurs sont pris au piège de conceptions extrêmes ayant chacune leurs justifications et leurs (ir)rationalités propres. L'enfermement des protagonistes dans leurs logiques propres les éloigne de la recherche de consensus, les conduit à s'affronter dans un face à face voué à l'échec. Mondialisation contre survie des territoires, émotions et lutte pour son emploi local contre rationalité économique et compétitivité des entreprises, le film expose sans fard et sans caricature ces différentes logiques inconciliables. Brechtien, Brizé choisit son camp mais son film a le mérite de nous faire réfléchir sur l'évolution de nos sociétés, la place du travail... Pouvons-nous vivre dans une société du travail "tragique", au sein de laquelle des "Dieux" de plus en plus omnipotents, de plus en plus désincarnés (Actionnaires de multinationales "invisibles", décideurs anonymes actionnant des directeurs "salariés comme les autres" comme des pantins sans pouvoirs propres...) excluent des individus qui ne peuvent plus s'adapter aux évolutions des lois du marché? Comment penser l'évolution du travail, de sa place dans nos vies, quand la logique de destruction créatrice schumpeterienne ne semble plus être compatible avec la capacité humaine d'absorption de changements de plus en plus rapides, quand l'on sait que ce sont désormais les métiers de "cols blancs" qui sont désormais "disruptés" par l'automatisation digitale et demain par l'IA?... Enfin, les tragédies naissent d'une erreur initiale du protagoniste central (ici Vincent Lindon) et ne procèdent jamais du vice ou d’une méchanceté de sa part. En l'espèce, Laurent Amédéo est profondément convaincu que l'instauration d'un rapport de force radical, par un blocage des moyens de production, sera de nature à nouer un dialogue social, que lui et son organisation syndicale refusent par ailleurs. Cette erreur, conduisant à un basculement absolu de la situation du personnage principal (passage du bonheur avec l'obtention d'une réunion avec le PDG au malheur avec l'effondrement de l'espoir représenté par l'échec d'un plan de reprise irréaliste sur le plan économique), construit dans l'amplification le dénouement funeste de toute tragédie, avec une disproportion entre la cause et les effets tragiques engendrés. C'est en ce sens que le dénouement paroxystique de En Guerre, peut-être outrancier eu égard à la situation d'espèce, représente une conclusion logique de cette oeuvre tragique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2018
Un film incroyable que je recommande au plus grand nombre ! Vincent Lindon est un grand acteur plein de convictions et ce film bouleversant devrait nous faire réfléchir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mai 2018
Un jeu d'acteur très juste, un sujet toujours d'actualité, et un niveau de pression qui monte au fur et à mesure du film. En guerre est poignant, bouleversant, et montre aussi l'impact des fermetures d'usines françaises sur ses ouvriers à l'heure de l'économie mondialisée. Sans oublier aussi la place de l'Etat français, impuissant face aux multinationales et à la détresse des salariés.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2018
C'est un film absolument nécessaire en espérant qu'il pourra faire prendre conscience spoiler: à certaines personnes la réalité du monde économique qu'elles nient ou que cela ne gêne pas du tout.

Je salue le réalisateur pour cette démarche, ce courage et cette dénonciation.
ADalton
ADalton

10 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2019
17 min d'ovation au festival de Cannes... la consécration est là. Le Festival de par son ampleur internationale, malgré la force du film, ne pouvait pas couronner ce film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 juin 2018
film nul et méprisant pour la classe ouvrière. immolation finale ridicule pour obtenir ....un rdv avec un patron ...allemand comme par hasard opposé à un soit disant patron bon celui là bien français... chauvinisme et stupidité .
Catherine B.
Catherine B.

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juin 2018
top. tous les acteurs sont excellents. Vincent Lindon est plus que bon. Belle performance.C est un peu rebutant au tout début mais ensuite on est absorbés par l' histoire. La chute m'a clouée un moment sur mon siège.
et puis quel sujet! les actions de Laurent paraissent excessives dans ce contexte. Lutter jusqu' au bout? heureusement qu il y a eu de tels hommes dans notre histoire.

le meilleur film que j'ai vù cette année.
claude O.
claude O.

8 abonnés 116 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2018
Qui est vincent Lindon ?Il apparait comme le jesus christ du cinema sans l´amour du pére .Sa personalité sombre et tourmenté en font l´acteur ideal des films militants ,il y joue des personnages investis pour les autres .Ici dans le role du representant syndical Lindon est dans son element .Ce film qui vous broie d´emotion ,fort spoiler: en gueule
,des rapports verbaux violents et meme une violence toujours sous jacente et parfois des explosions ,l´homme en colére vincent s´´y retrouve bien entre une ecoute passive digne d´un psy et des incision verbale fulgurante avec des passages d´arbitre temperant.Une mention aux amateurs qui tiennent parfaitement leur role dans la vindication.Un film qui va á la chasse aux prix
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 mai 2018
Très déçu par se film. Je n'ai pas du tout accroché avec le scénario, bien que l'histoire puisse probablement se rapprocher de la réalité.
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