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Sylvain M.
13 abonnés
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5,0
Publiée le 29 mai 2018
C’est film ne ressemble pas à ce que vous en attendez, c’est presque certain. C’est saisissant, prenant sur toute la longueur, subtil, sans lieu commun ... On en sort bouleversés. Lindon est brillantissime, on vibre avec lui. Les autres acteurs sont touchants de sincérité et de justesse.
Vincent Lindon campe de façon magistrale comme à son habitude, un leader syndicaliste. Vraiment ce film est touchant de réalité et montre comment ce jouent les négociations au plus haut niveau. Tous les comédiens sont merveilleux de justesse
Poignant & intense. Ce film est une vérité du monde du travail; on est plongé dans le combat des 1100 dès le début; tout est intense, scotchant; vrai; on se demande si c'est un film ou un reportage caméra au poing; vincent lindon excelle, plongé au milieu de vrais gens; ouvriers, syndicaliste, il est vrai , terrible, passionné, passionnant. Ce film secoue par sa vérité, son intensité, ses jeux de pouvoirs; on s’imprègne de la misère industrielle du lot et garonne. Les acteurs non professionnels sont bluffants. Ce film est un cri, à voir absolument.
Le nouveau film de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon continue d'explorer le monde économique et ses retentissements douloureux dans notre société, après "la loi du marché", c'est un nouveau film ultraréaliste, presque un documentaire auquel il ne manquerait plus que la voix off d'un journaliste de temps en temps. On est captivé car iI s'agit d'un film animé d'une force émotionnelle incroyable. il trouve (malheureusement) de nombreux échos dans notre actualité et décortique bien le fonctionnement des entreprises qui ne sont motivées que par le profit. Voir ce film c'est aussi recevoir un coup de poing en plein coeur. Comme les autres films de Stéphane Brizé que j'ai vus (''Quelques heures de printemps'', ''La loi du marché''), et comme tous les films de Vincent Lindon, ''En guerre'' souligne les lacunes et les manquements de notre société en l'appelant aussi à évoluer pour la rendre plus humaine.
Ce film vaut tous les cours d'économie. Il explique avec précision le mode de fonctionnement de notre sociéte, la toute puissance patronale et l'impuissance d'un Etat soumis au marché. Mais il le fait à travers une lutte sociale, n'éludant pas les contadictions entre syndicats et salariés. La précision réaliste n'exclut pas la dramaturgie. Vincent Lindon est époustouflant. Un superbe témoignagne portant sur un époque terrible que nous n'avons pas fini de subir. La violence sociale explose l'écran et fait naître la haine contre un système qui écrase l'humain et sacrifie la vie, pour satisfaire les actionnaires. A voir, sans hésitation.
Je suis un anti CGTiste primaire. Je déteste profondément l'approche jusqu'auboutiste de ce syndicat qui ne sait pas ce que le mot négociation veut dire. Dès le début du film on devine une issue qui ne sera pas celle des films de Walt Disney. On sait qu'on va droit dans le mur. Et pourtant ! Et pourtant, je n'ai pas réussi un seul instant à basculer du côté de la direction ou des syndicats réformistes. Cette chronique est vraiment très bien analysée. Vincent Lindon y joue un rôle vraiment convainquant. La vision au sein du comité de lutte est tout à fait réaliste. En tout cas elle m'est apparue comme telle. Très belle réalisation.
top. tous les acteurs sont excellents. Vincent Lindon est plus que bon. Belle performance.C est un peu rebutant au tout début mais ensuite on est absorbés par l' histoire. La chute m'a clouée un moment sur mon siège. et puis quel sujet! les actions de Laurent paraissent excessives dans ce contexte. Lutter jusqu' au bout? heureusement qu il y a eu de tels hommes dans notre histoire.
Finalement, parmi les 4 films français présents dans la compétition cannoise, il y avait un très grand film, un film qui méritait largement la Palme d'or. Non, il ne s'agit pas de "Plaire, aimer et courir vite", film dont le défaut principal est de manquer de naturel, encore moins de "Les filles du soleil", film dont la façon hollywoodienne de traiter le sujet des combattantes kurdes contre Daech frôle l'obscénité, et encore moins "Un couteau dans le cœur", film navrant cherchant avant tout à choquer sur les tournages de films pornos gays en 1979. Non, il s'agit de "En guerre" de Stéphane Brizé, un film qui donne la rage et qui, lui, regorge de naturel sur un sujet malheureusement d'actualité : les délocalisations et les luttes menées par des travailleurs pour sauvegarder leurs emplois. L'an dernier, on avait apprécié la façon pleine de vérité avec laquelle Robin Campillo, dans "120 battements par minute", nous introduisait dans les AG de Act-up du début des années 90. Mais alors là, que dire ? On est vraiment de plain pied dans les discussions entre les syndicalistes et les patrons et dans les querelles entre membres du personnel : d'un côté, celles et ceux qui, sachant ce qui les attend si leur usine ferme, veulent aller jusqu'au bout pour conserver leur emploi, de l'autre, celles et ceux qui, assez vite, abandonnent en cachette la lutte pour essayer de glaner de plus grosses indemnités de départ. Une des grandes forces du film réside dans son absence de manichéisme. Au point qu'on peut penser qu'il est fort possible que chacun verra les idées qu'il avait au départ renforcées à la vision du film : si celles et ceux qui soutiennent les luttes des travailleurs contre un monde économique de plus en plus injuste n'auront aucun mal à être tout au long du film du côté de Laurent et de Mélanie, les leaders CGT de l'usine, il est probable que les partisans du compromis repartiront avec l'idée que la CGT est malmenée dans le film (j'ai entendu la remarque lors du Festival de Cannes !) et tout à fait possible que les tenants du libéralisme économique soutiendront que les seuls à faire preuve de maturité sont les représentants de la direction. Autres grandes forces du film : le montage avec des phases de calme venant s'intercaler entre des phases liées à la lutte et l'interprétation, avec, bien sûr, un Vincent Lindon tout bonnement exceptionnel dans le rôle de Laurent et, par ailleurs, des acteurs et des actrices non professionnel.les absolument criant.e.s de vérité. On détachera en particulier Mélanie Rover, époustouflante dans le rôle de Mélanie. Avec "En guerre", film proche du cinéma vérité, venant après du très différent mais tout aussi réussi "Une vie", Stéphane Brizé montre qu'il est actuellement le réalisateur français le plus complet et le plus talentueux. Qu'un tel film soit revenu bredouille de Cannes ne peut qu'amener à se poser des questions sur le sérieux d'une telle compétition !
Shooté en 23 jours avec, hormis sa tête d'affiche, un casting de non-professionnel et une volonté marquée de se rapprocher le plus près possible de la réalité d'un système économique inhumain, Stéphane Brizé livre, à la fois une suite et une variation de "La Loi du Marché". Ici, comme son titre l'indique, le ton du film est beaucoup plus énergique, l'ambiance générale, effervescente et bouillante puisque le cinéaste nous plonge aux côtés de salariés injustement licenciés d'un point de vue moral et qui vont lutter corps et âme face à un monstre patronal à la logique capitaliste implacable. La volonté affichée ici n'est pas de frapper à grands coups de masse sur les acteurs de ce système mais plus de pointer le fait que le salarié est devenu une variable marchande au profit de la rentabilité sans que l'aspect humain ne soit plus pris en compte. L'incompréhension est totale et le sentiment d'injustice qui naît chez le spectateur ne cesse d'augmenter, faisant naître la flamme de la colère et du désespoir face à ces images de lutte entre ceux qui veulent se faire entendre par tous les moyens et ceux qui ne sont plus que des exécuteurs apathiques. Brizé a voulu comprendre cette escalade de la violence produite, parfois, par des mouvements sociaux. La lecture est implacable, à l'image d'une mouche pris dans une toile d'araignée, le salarié se débat comme un beau diable jusqu'à être englouti par une machine que plus personne ne semble contrôlée. Car tout y passe. D'un gouvernement qui ne contrôle plus l'action des investisseurs à des médias uniquement en quête de sensationnel en passant par une justice aveugle à la détresse humaine, tout est fait pour que l'employé soit broyé dans cette machine à engranger les profits. Et c'est sans doute ça, la plus grande force du film, offrir une vision objective et implacable de ce qui se passe lorsque la télé est éteinte en soignant chacun de ses protagonistes sans que l'un d'entre eux n'ait à tenir le rôle du méchant. Subsiste alors juste ce fait que certains acteurs de ce système ne vivent sans doute plus dans le monde réel mais pour autant, Brizé n'en fait pas des accusés. Loin de faire une redite de son précédent film, "La Loi du Marché" (celui-ci était empreint d'une résignation terrifiante alors que le ton est, ici, beaucoup plus furieux), le réalisateur Stéphane Brizé livre une oeuvre importantissime qui nous plonge au coeur d'un combat filmé au plus près de l'action par une caméra obstinée et captant chaque étincelle susceptible d'allumer la flamme qui couve. Avec, en prime, un Vincent Lindon qui fait des merveilles en figure syndicale intègre et acharnée, "En guerre" est un coup de poing dans la gueule, du cinéma-vérité qui se veut neutre tout en étant engagé dans ses choix de montrer les combats du quotidien aujourd'hui en France.
Film très dur. Vincent Lindon et tous les acteurs du film sont formidables de justesse. On y croit, on est avec eux, pris aux tripes de ce conflit social qui épuise, violent et qui se joue à armes inégales. On ressort de la projection bouleversé,au moins secoué par les images sans compromis de cette lutte pour la survie. C est un grand film. Merci et bravo.
Je ne m'attendais à rien en allant voir ce film mais le thème m'intéressais beaucoup. Verdict : Un très bon film, une très bonne surprise. Les acteurs sont très crédibles dans leurs rôles, les décors sont magnifiques, les plans sont bien travaillés, les dialogues sont percutants et la musique est superbe. Vincent Lindon est vraiment à fond et très convaincant dans son interprétation ainsi que tous les autres acteurs. Pour moi, la révélation de ce film est Mélanie Rover qui est vraiment à fond dans son personnage. Pas le temps de s'ennuyer devant ce long métrage. Aucune longueur, aucun temps mort. Un film avec de l'émotion qui est vraiment captivant et impactant. Bref, un très bon film, une très bonne surprise !!! Le thème est bien traités et les acteurs sont très bien dirigé. Une bonne surprise. Je vous conseille d'aller le voir. Il vaut vraiment le coup.
Nouveau coup fort de la part de Stéphane Brizé qui revient trois ans après "La Loi du Marché" qui décriait déjà une vérité sociale vigoureuse et puissante. "En guerre" reprend l'ingrédient principal de l'acteur professionnel entouré d'amateurs pour nous plonger d'une façon quasi-documentaire dans une fermeture d'usine, tout en se servant de la forme des reportages des médias, fond sonore et visuel de notre quotidien sans qu'on s'y attarde vraiment. Cette idée de mise en scène installe un climat de violence et de tension sous-jacente et progressive car on est à la fois spectateur et acteur de ces manifs et débats, comme si on testait notre résistance de public passif à divertir : le cinéma devient ici une vérité glaçante et dérangeante car elle relève de l'impuissance de l'humain, aussi solidaire et téméraire soit elle, face à une dimension économique capitaliste puissante, effrayante et accablante. Bien que les discussions entre les ouvriers soient bruyantes, chargées et parfois difficiles à suivre, une certaine émotion se déploie face à ces injustices et décrivent un monde qui subit mais qui se bat pour ses droits et ses libertés. Vincent Lindon mène le combat de plein fouet avec ce personnage en colère, engagé, déterminé et obnubilé par une possible solution à cet enfer. Les non-acteurs, à ses côtés, apportent un ton juste et singulier aux mots, en contournant toutes caricatures, bien que l'improvisation transparaissent dans certaines scènes. "En guerre" n'accuse personne mais pointe un état de fait de notre société contemporaine en mettant en avant ces hommes et ces femmes dans cette situation cauchemardesque d'être jeté aux oubliettes. Ici, pas de sentimentalisme, le strict minimum de scènes intimistes, la fiction s'arrache du réel pour déboucher sur une fin malheureusement "too much", qui, pour ma part, m'a sorti de ce flot de réalisme... J'ai pour ma part été plus touché par "La Loi du Marché", plus intimiste et objectivement sensible. Néanmoins, on sort de cette guerre chahuté et épuisé, outré et touché. Rares sont les films qui rendent visibles ces cicatrices enfouies indélébiles de notre société.