2372 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
280 critiques spectateurs
5
64 critiques
4
137 critiques
3
53 critiques
2
12 critiques
1
10 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Nicolas Métrich
41 abonnés
766 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 3 juin 2026
Un chef d'oeuvre du cinéma dramatique Français .
Un bon scénario , d'après une histoire vraie , sur des ouvriers en grève , en France , car leur usine va fermer et les mettre au chômage , pourtant leur entreprise a fait 17 millions d'euros de bénéfices , mais la direction veut délocaliser , en Roumanie , où le travail coûte 5 fois moins cher , pour faire encore plus de profits et de bénéfices !
Un drame humain , une histoire triste mais émouvante , avec beaucoup d'émotions intenses , beaucoup de tensions psychologique et beaucoup de suspens .
Y’a de constantes évidences dans la vie et Lindon qui excelle dans un rôle de gauche en fait partie. « En guerre » ma conquis déjà pour sa mise en scène brut et authentique, à hauteur d’homme. Les passages « bfm tv » mêlant réalité et fiction aide complètement à rentrer dans l’univers parfaitement réaliste allant presque chercher le docu-fiction grâce à ces procédé digne du cinéma-vérité. Comment ne pas parler de la performance de Vincent Lindon qui m’a tout bonnement couché. La détresse d’un homme face à un adversaire faisant 100x ça taille, sans jamais lâcher, jamais ou presque. Les dialogues sont tous transpirants de véracité ne sachant jamais où commence l’impro et si tous sont des acteurs professionnels tant la sensation de réel est frappante. Ce genre de film est important, je remercierai jamais assez de voir des cinéastes offrir des années de leurs vies pour porter le message et la mémoire des vrai grands hommes et grandes femmes de ce pays.
Stéphane Brize n'est ni revendicateur, ni manichéen. Si l'on regarde attentivement, "entre les lignes ", les trois films "La loi du marché ", "En guerre" et "un autre monde ", on s'aperçoit que le cinéaste fait paradoxalement, en dépit de l'aspect documentaire de ces films, une manière de spectacle : celui d'une situation d'incommunicabilite, de conflit. Et finalement, on se prend à penser que l'ennemi, ce n'est pas la finance, ce n'est pas même le marché, l'ennemi c'est la haine (pour citer Edgar Morin)
Un drame social relatant la lutte des ouvriers d’une usine dont la direction a décidé la fermeture malgré que celle-ci produise des bénéfices. Très pertinent dans son propos, le film de Stéphane Brizé aborde frontalement le conflit social entre ouvrier et patronat où le dernier sacrifie le premier sur l’autel de l’argent. Loin de tout misérabilisme et porté par une distribution très convaincante avec en tête d’affiche un Vincent Lindon toujours aussi impliqué et sobre dans son jeu. « En guerre » prouve que le cinéma français peut parler des classes sociales défavorisées sans tomber dans les clichés. Un film fort.
Un quasi docu fiction tendu, coup de poing, qui reflète bien la situation actuelle, l histoire que nous met en scène stephane brize se rapproche furieusement de la situation qu à connu arcelor mittal. C est un film militant et radical, avec un vincent lindon convaincant face a des acteurs et actrice amateurs bien campé. Un film nécessaire dont les combats aujourd'hui sont toujours là.
Voilà un film politique qui s’assume comme tel. Certains critiques lui reprochent son côté documentaire (Lindon est un des seuls acteurs professionnels). Et alors ? N’est-ce pas aussi une des missions du 7ème Art que de faire réfléchir en s’adressant à la conscience politique des spectateurs ? Ici, on voit ce qui fracture la lutte des classes : les dominés qui négocient avec les dominants et ceux qui les affrontent sans jamais renoncer. Un des aspects les plus intéressants pour moi : les syndicats qui se tirent dans les pattes !
A travers la fermeture annoncée de l’usine Perrin d’Agen (Lot-et-Garonne), propriété du groupe allemand Dimke, et la grève des salariés à la tête de laquelle se trouve Laurent Amadeo (Vincent Lindon, 59 ans, 4e collaboration avec le réalisateur), syndicaliste de la ., le cinéaste montre bien le dialogue de sourds entre les salariés, refusant la fermeture de leur usine (1 100 employés), voulant continuer à travailler et non pas toucher des indemnités de départ, d’autant qu’ils se sentent trahis par une direction qui n’a pas tenu ses promesses (heures supplémentaires non payées en échange de la continuation de l’activité pendant au moins 5 ans), et un industriel (représentatif du patronat) qui n’a que le mot marché à la bouche, justifiant la fermeture de l’usine, non pas car perdant de l’argent mais pas assez compétitive. Une caméra très mobile, comme dans un reportage ou un documentaire, accroit la véracité du film, d’autant qu’il est principalement interprété par des non comédiens jouant leurs propres rôles. Cela reste néanmoins du cinéma avec les scènes de manifestations, filmées sans le son mais avec une musique extradiégétique (du Suisse Bertrand Blessing) qui en renforce la puissance émotionnelle et de nombreux plans séquences. Est montré aussi le traitement médiatique, plus focalisé sur les violences, ainsi que le risque de division des salariés, entre ceux qui s’opposent radicalement à la fermeture de l’usine et ceux prêts à négocier à la hausse leurs indemnités de licenciement. A travers ce film, « La loi du marché » (2015), où un quinquagénaire au chômage (Vincent Lindon qui obtint le prix d’interprétation masculine au festival de Cannes 2015) accepte d’être agent de sécurité dans un supermarché, et « Un autre monde » (2021), où un directeur d’usine (Vincent Lindon) est pris en étau entre une multinationale qui lui demande de licencier et la résistance de ses proches collaborateurs, Stéphane Brizé creuse son sillon de films politiques et sociaux, à la façon de Ken Loach.
On pourrait qualifier "En guerre" de docu fiction tant il fait le choix du réalisme. Il nous plonge au plus près de la lutte acharnée d'ouvriers qui se battent avec leur direction pour essayer de conserver leur travail. Entre dirigeants sourds uniquement sensibles à la rentabilité, politiques qui ne veulent pas aller à l'encontre de la loi des affaires, luttes intestines entre syndicalistes et ouvriers, lâcheté du MEDEF, répression policière, etc..., rien n'est oublié. Les séquences fortes se succèdent et il n'y a quasiment aucun temps de respiration, c'est un film éprouvant. Il montre la triste réalité de ce que peut faire subir le capitalisme déshumanisé, il plaira sans doute à ceux qui adhèrent à cette vision des choses ou qui n'y participent pas, mais je ne pense pas qu'il puisse influencer les autres. Petit bémol toutefois sur la toute fin peut-être pas nécessaire.
Quel choc ! Ce film m’a littéralement scotché, notamment par la force de sa conclusion, brutale et inattendue. C’est un uppercut social d’une rare intensité. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la puissance avec laquelle il dépeint la lutte ouvrière, sans jamais tomber dans le misérabilisme. La mise en scène, sèche et tendue, renforce cette impression d’urgence permanente. Tout sonne juste, du jeu des acteurs – incroyablement authentique – jusqu’au rythme haletant des discussions syndicales et des assemblées générales. Vincent Lindon est magistral, mais ce sont aussi tous les seconds rôles, souvent interprétés par des non-professionnels, qui donnent à l’ensemble une force documentaire bouleversante. Utile et sacrément cinématographique finalement.
Un film âpre et d’une effroyable intensité, au titre sans équivoque, réalisé comme un vrai documentaire. L’immersion du spectateur est total et l'impétuosité de son réalisme prend littéralement aux tripes. Seul professionnel devant la caméra de Stéphane Brizé qu’il retrouve pour la quatrième fois, Vincent Lindon n’a jamais été aussi bluffant que dans la peau de ce syndicaliste en colère contre le capitalisme d’aujourd’hui. Un véritable coup de poing dans la gueule.
Je m’attendais à une belle réussite, connaissant la délicatesse de Stephane Brizé dans « Je ne suis pas là pour être aimé » et « Mademoiselle Chambon ». Malheureusement « En guerre » et une suite de séquences documentaires de réunion syndicales sans subtilité entrecoupées de prises de vue au ralenti, filmées au plus près de personnages stéréotypés. Le réalisateur a voulu être ultra réaliste, c'est sans saveur et sans consistance. Et la fin décrédibilise ce qui pouvait rester de bien.
Film d'utilité publique, surtout à notre époque où le travail est de plus en plus rare, et les politiques de plus en plus cyniques. Le film de Brizé date de 2018 mais n'a pas vieilli. Le combat des salariés pour empêcher la fermeture de leur usine, bénéficiaire pourtant, est très bien filmé, en particulier les divisions entre ceux qui veulent conserver leur emploi sur du long terme et ceux qui préfèrent toucher un gros chèque d'indemnités de licenciement, ainsi que les affrontements avec les CRS, les réunions avec les politiques, etc. Lindon est criant de verité, tous les acteurs jouent juste, on dirait un documentaire tellement tout semble vrai dans les comportements et les situations, plutôt qu'un film. La vie des protagonistes n'est jamais montrée, tout juste évoquée, sauf à la fin où Laurent (Lindon) découvre son petit-fils nouveau-né, note d'espoir? spoiler: Le combat aura hélas échoué et le film se termine sur Laurent Amadeo récupérant ses affaires et quittant l'usine pour toujours. Désespéré et toujours en rage, il s'immole par le feu...