En Guerre
Note moyenne
4,1
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280 critiques spectateurs

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Nico H.
Nico H.

19 abonnés 170 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2018
Un film coup de poing, dérangeant par son réalisme (on sent le scenario documenté) mené par un lindon plus que jamais habité par son personnage. Le scénario ne tombe pas trop dans la facilité méchant patron gentils employés et parvient à donner la parole à chacun. Passionnant mais terriblement déprimant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 juin 2018
Un film coup de poing, à la fois sobre et âpre, qui donne à voir les formes et les effets de la violence sociale induite par les dérives du capitalisme actionnarial. Un film nécessaire, car il faudrait qu’enfin chacun prenne la mesure des iniquités et du chaos créés par le diktat de la finance. Un film dérangeant, qui déplaira à tous ceux qui refusent de voir la mauvaise foi et le cynisme abject dont sont capables nos élites économiques. Certes, le parti pris naturaliste de S. Brizé se fait parfois quelque peu trop saillant, avec des artifices de réalisation trop redondants pour demeurer inaperçus (cadrages sauvages, effets de vignettage, etc.). Mais la magie opère malgré tout, et la fiction s’avère ici plus exhaustive et véridique que les meilleurs documentaires traitant du même sujet. Oui, certains diront que le propos du film est orienté, biaisé, et qu’il se fait trop simplement accusatoire. Ils auront tort. La neutralité, cette chimère des âmes pusillanimes, cette illusion consubstantielle de toutes les idéologies visant au « consensus démocratique », n’eût pu ici que consister en un lissage de la réalité conflictuelle des rapports intrinsèquement dissymétriques entre le capital et le travail. Or, sauf à se complaire dans un irénisme mystifiant, il n’y a pas lieu d’édulcorer l’antagonisme qui, nolens volens, traverse structurellement les sociétés capitalistes. Au contraire, il faut oser montrer dans sa version extrême la brutalité réelle des rapports de force entre le patronat et le prolétariat. Non pas parce que l’affrontement le plus ouvert et radical serait la norme, mais parce que sa tragique éventualité est inscrite dans la logique même du système capitaliste. S. Brizé a donc raison de nous montrer des ouvriers « en guerre ». D’habitude, nos frileuses convenances nous font parler des ouvriers « en lutte », et par cet euphémisme nous nous évitons sans doute de penser que les combats sociaux opposent des ennemis et pourraient donc un jour dégénérer en guerre civile. Ceci dit, cette perspective très improbable n’inquiète que peu les dominants. De fait, les révoltés sont rares et démunis face aux puissances d’argent. D’ailleurs, la fiction réaliste de S. Brizé ne passe pas outre ce constat fort déprimant pour ceux qui rêvent encore d’un Grand Soir. En effet, parmi les ouvriers sommés de consentir, en violation d’accords passés, à leur licenciement économique et à la fermeture de leur usine, seule une poignée de récalcitrants s’acharne jusqu’au bout à faire grève et à lutter pour obtenir coûte que coûte le strict respect des promesses faites par la direction du site. Pris à la gorge financièrement, les autres se résignent et retournent travailler. De plus, certains d’entre eux ont pris en haine Laurent Amadéo, le généreux leader de la minorité intransigeante, un résistant hors du commun (auquel V. Lindon a su prêter ses traits d’une manière époustouflante). Ils lui reprochent d’être allé trop loin dans le combat et d’avoir de ce fait barré la voie de la négociation alors qu’elle eût permis l’obtention de meilleures indemnités de licenciement. Au bout du compte, à la défaite s’ajoute la division. Et même si par un geste ultime, désespéré, mêlant protestation et expiation, Laurent Amadéo obtient une petite victoire posthume au bénéfice de ses camarades, le film de S. Brizé nous fait surtout sentir combien les ouvriers sont seuls et impuissants dans leurs combats. Il y a même quelque chose d’irréel et de crépusculaire dans les scènes où, sans que leurs cris ne nous parviennent, nous les voyons s’époumoner derrière leurs drapeaux et leurs banderoles : seul continue de résonner, à la manière d’une clameur désespérée s’accélérant dans le lointain, le tremolo spectral d’une guitare sursaturée.
alouet29
alouet29

94 abonnés 1 514 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 septembre 2019
Vincent Lindon est vraiment une pointure, mais ici il a une vraie difficulté et c'est bien dommage.

Le film est d'un parti-pris insupportabe, il dresse des portraits stéréotypés comme ce n'est pas possible. Le scénario est incroyable pour ne pas dire "incrédible" et la technique est ridicule : la technique de la caméra à l'épaule employée à tord et à travers, les prises de vue tremblotantes et donnant mal au crâne, la musique assourdissante et certaines dialogues trop peu audibles.

Le résultat est une catastrophe.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juin 2018
Assurément l'une des œuvres référence sur les luttes pour les droits des salariés. Ce film coup de poing est prenant dès les premières minutes, pour ne plus vous lâcher jusqu'à la fin. Et ce sans baisse de rythme. La qualité de l'interprétation est sans doute la chose la plus remarquable ici, de même que la sobriété dans la réalisation. On se situe ici dans un cinéma social à la Ken Loach, sans détour ni effets de style. Très réussies, les scènes de négociation sont tendues et d'un réalisme terrible. De même que les discussions et divisions intersyndicales. Non seulement Vincent Lindon est exceptionnel, mais les autres acteurs le sont tout autant, des personnages criants de vérité. Un petit bijou qu'il faut avoir vu pour comprendre les ressorts d'une lutte pour sa survie et ses droits. Quand on n'a plus rien à perdre...
Critik D
Critik D

175 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2018
J'étais très impatiente de découvrir ce film, autant pour son sujet que pour retrouver Vincent Lindon. Dans une société où la manifestation ne semble plus faire poids et alors que nous fêtons les quarante ans de mai 68, le film semble être fait pour réveiller les consciences. Du moins c'est le message que j'en ai tiré. Pourtant, pendant 1h50 je n'ai pas réussi à me positionner. A la fois avec les salarié de l'usine Perrin et leur combat pour leurs emplois et pour la dynamique économique de leur région. Et à la fois, je comprenais les différents intervenants (Directeur, Cadre, Ministre,...) qui ne peuvent pas aller plus loin que leur rôles. On aimerait bouger davantage les cadres, notamment ceux du MEDEF qui m'ont foncièrement fait rager, pour qu'il contribue à cette lutte avec leur moyen.On suit le mouvement de grève du début à sa fin, en passant par les différentes étapes d'un mouvement. Cela ne m'a pas empêché de me prendre une belle claque au clap finale. J'ai beaucoup aimé le film, même si je dois avouer qu'1h50 sur un mouvement de grève c'est quand même un peu long. On a plusieurs fois le sentiment de tourner en rond (ce qui est proche de la réalité), et j'avais que l'avant fin m'a été pénible à suivre. Il n'empêche que le film est très beau, le sujet intéressant, le casting impressionnant avec un Vincent Lindon au top de sa forme et une prestation en béton. J'ai d'ailleurs pensé qu'en-dehors de Vincent Lindon tous les protagonistes étaient de réels grévistes. La bande originale est superbe, elle est courte mais reste bien en tête et marque les événements importants. Un très bon film !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 juin 2018
J'ai adoré ce film à 95%.
Il est superbement interprété, surtout par Vincent Lindon éclatant de sincérité.
Les enjeux et la complexité des luttes syndicales sont bien décrites.
Les 5% qui m'ont déçu concernent la fin, trop théâtrale à mon sens, et qui cadre mal avec la combativité du personnage.
Il aurait mieux valu faire une fin ouverte...
crachou94
crachou94

25 abonnés 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2018
Un film très dur interprété par un Vincent Lindon incroyable de justesse et de sincérité.
Tout est présent, le cynisme des dirigeants à la botte des actionnaires,la langue de bois des gouvernants, les luttes de pouvoir entre les syndicats, la détresse des salariés qui veulent juste garder leur travail.
Je suis sortie bouleversée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juin 2018
Ce n est pas une bouffée d air car il n y a pas d espoir et de victoire gratuite. c est la dureté des luttes des salariées pour sauver leurs emplois et leurs familles qui est exposée ici. Pas de compromis et de solution miracle. D un côté les salariées, d un autre les costards cravates. Ca peut pas bien finir. Mais au moins on le sait.
janus72
janus72

52 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2018
Un sacré bon film et une suite logique et haut dessus du lot avec ce duo Brizé-Lindon, après le superbe Quelques heures de Printemps et La loi du marché déjà très humainement engagés.
J'ai trouvé ce film totalement emballant avec tout plein de terribles morceaux vécus (un peu par moi aussi) plus que convainquants (toutes ces joutes entre syndicats et malheureusement aussi entre simples salariés...).
La présence de Lindon est admirable et tous ce qui l'entourent sont terribles.
Vraiment, une immersion totale dans les méandres d'une sale affaire de délocalisation à la mode de chez nous.
La fin me semble un peu capillotractée mais elle n'enlève rien à la puissance de ce film bien dans l'air du temps . . .
On en redemande !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juin 2018
un film d'une vérité glaçante qu prend au tripes et qui fait mal physiquement.mal de voir cette guerre de luttes sans précédent,ce film reflète à merveille la dure réalité et la violence de ce monde économique et social.
Sylvie Y.
Sylvie Y.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2018
Un film qui remue... D'un réalisme dramatique, une fiction qui n'en est pas une...Un regard vrai et un jeu d'acteurs magnifique.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2018
Le duo Brizé-Lindon est de nouveau associé pour un film politico-social qui montre avec précision – c'est le mot qui s'impose – le combat d'ouvriers qui se battent pour garder leur emploi, alors que la direction a décidé de la fermeture de l'un des sites. Le parti pris est clair mais ne fait pas perdre pour autant l'objectivité du regard dans la mesure où Brizé ne caricature jamais les stratégies des patrons mais décrit avec réalisme leurs intérêts : ce pouvoir ferme une usine parce qu'elle ne fait pas assez de bénéfices et parce qu'elle est donc déficitaire par rapport aux autres sites; au contraire, les ouvriers ne comprennent pas qu'ils puissent perdre leur emploi alors que, de leur point de vue, l'entreprise se porte très bien. Toutefois, si le film s'en était tenu au simple constat, à l'image de "La loi du marché", il aurait été intéressant sur le plan formel mais limité dans sa démonstration; or, Brizé va ici plus loin en louant le courage d'employés qui surenchérissent dans la provocation de leurs actions pour parvenir à leur fins. Au milieu de ces hommes et femmes qui luttent se trouve Laurent Amédéo (Vincent Lindon toujours aussi percutant), leader jusqu'au-boutiste d'un groupe syndicaliste dont la radicalité va trancher avec l'avis d'autres ouvriers, prêts à négocier une somme de départ avec le patronat. La division entre les employés leur fait perdre le combat mais elle est pourtant inévitable, et donc difficilement critiquable : il est plus facile de prôner l'union quand on a le pouvoir que lorsqu'on a une situation précaire et une famille à nourrir. Être avec son personnage tout en le remettant en question, c'est le double mouvement opéré par Brizé, sensible notamment au maniement de la parole. Par exemple, quand Laurent discute avec ses collègues et négocie avec ses patrons directs, il a le contrôle relatif de la discussion car les échanges sont vifs et concrets; tandis que lorsque la parole circule beaucoup moins vite pendant l'entretien avec le grand patron Martin Hauser, le syndicaliste se heurte à un mur et apprend la différence entre un dialogue social et une réunion politique, uniquement destinée à marquer les différences de positions entre les intervenants. Cette scène d'humiliation n'est pas sans liens avec la manipulation médiatique fortement critiquée par le cinéaste car, en insérant des images de journaux télévisés diffusant des éléments extérieurs aux négociations, il rend compte avec lucidité du rôle erroné que les journaux veulent bien attribuer aux salariés, celui de casseurs n'acceptant pas la "juste" évolution d'une mondialisation impitoyable broyant tous ceux qui refusent de s'y soustraire.
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2018
le film est réaliste ,un peu trop, presque un documentaire ou un reportage. tres instructif et bien documenté, le film fait réfléchir sur la luttes des classes et la mondialisation....
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2018
Cinéma vérité dans la veine du réalisme social et psychologique, encore un grand film de Stéphane Brizé et son interprète fétiche Vincent Lindon. Acteurs excellents, dans une direction d'acteurs qui laisse, apparemment, la part belle à l'improvisation des dialogues. Une dénonciation des logiques aberrantes du capitalisme financier mondialisé, sans complaisance avec les débordements que de tels mouvements sociaux provoque par une sorte de spirale des émotions. A ne pas manquer.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 juin 2018
film nul et méprisant pour la classe ouvrière. immolation finale ridicule pour obtenir ....un rdv avec un patron ...allemand comme par hasard opposé à un soit disant patron bon celui là bien français... chauvinisme et stupidité .
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