En Guerre
Note moyenne
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280 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mai 2018
Tellement vrai ! Vincent Lindon renforce ce cas social du combat d'ouvriers, d'employés confrontés à cette dure situation. Quel dévouement de ces femmes et hommes qui luttent pour la sauvegarde de leur travail.
Kel C.
Kel C.

4 abonnés 22 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2018
Un film pessimiste qui fait bien réfléchir sur la lutte de classe. Très bien joué par V L’Indon qui habite le rôle. Je regrette des longueurs et le parti pris du brouhaha.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 mai 2018
Bon, alors je suis allé voir ce film avec envie de voir quelque chose que j'ai connu personnellement car j'ai été aussi délégué CGT, et j'ai aussi fait face à un plan "social"... Avec un conflit qui a duré moins longtemps, et peut-être moins désespérant que dans ce film, car c'est sans issue.
Je n'ai pas compris vraiment le sens du film, le parti-pris non plus. Le jusqu'au-boutisme, la répétition des slogans ou des raisonnements un peu primaire, la vie personnelle a peine ébauchée, des liens entres les salariés inexistants... on ne voit que des engueulades, de la division, un délégué qui va droit dans le mur, comme disent "les traitres" au mouvement, des délégués qui capitulent.
La lutte est vue de manière assez basique avec un ou deux leaders, et les ouvriers comme des pions.
Le seul moment que j'ai apprécié, c'est les prises de vues de ses gueules de prolos dans le crépuscule en train de causer entre eux, avec le visage grave, inquiet...
Les scènes de négociation avec la direction ne sont pas intéressante, car les arguments sonnent souvent creux ou finissent par tourner en boucle.
Vincent Lindon est quand même crédible, mais les délégués capitulards encore plus finalement.
J'aurais préféré une autre fin...
Maintenant, pour des gens qui ne connaissent rien aux conflits sociaux, c'est surement très instructif, schématique certes, mais pas idéaliste non plus.
"Avec des syndicats comme ça, les patrons, ils peuvent être tranquilles pour longtemps", c'est peut-être ça le message à retenir.
ADalton
ADalton

10 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2019
17 min d'ovation au festival de Cannes... la consécration est là. Le Festival de par son ampleur internationale, malgré la force du film, ne pouvait pas couronner ce film.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2018
La force du nouveau film de Stéphane Brizé, qu'on rapproche un peut trop facilement de La loi du marché avec lequel il n'a finalement pas grand-chose à voir, c'est le sentiment d'immersion totale qu'il procure dès les premières secondes, et qui ne faiblit quasiment pas pendant tout le film.

En guerre propose donc une sorte de grand huit syndical, un roller-coaster de sensations physiques, mêlant empoignades, dédains et révoltes, dialogues de sourds, moments de communions, bousculades avec les CRS, discours enflammés. On est bien loin de la pondération et l'équidistance qui constituaient la structure de La loi du marché.

L'impact quasi physique du film sur le spectateur est impressionnant, avant de devenir dans la deuxième partie un peu répétitif. Brizé peine à trouver des ressorts narratifs pour la deuxième partie de son film. L'accumulation de poncifs et le manque de contrechamps nuisent à l'intérêt de l'histoire : le film aurait probablement gagné à montrer les débats des syndicalistes négociateurs, ou ceux de la direction.

La façon dont la figure quasi christique de Laurent Amadéo monopolise, voire cannibalise le film, constitue probablement à la fois son point fort (en terme d'impact car Vincent Lindon habite son personnage) et son point faible (son jeu semble au fil du film de moins moins incarné, de plus en plus programmatique). Ce parti-pris accule littéralement Brizé à proposer une fin too much, en décalage avec le reste du film, à tel point que le réalisateur doit inventer l'astuce de la montrer à travers un smartphone pour lui donner un vernis de réalité.

Du naturalisme extrémiste et sensoriel.
Olivier G.
Olivier G.

24 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2018
Du tragique social.

spoiler: Il est évident qu'En Guerre porte en germe une critique radicale mais conjoncturelle du processus de libéralisation "En Marche" de notre société. Pour autant, si l'auteur a résolument choisi son "angle", En Guerre est une immersion saisissante dans un conflit social qui se construit, dans toutes ses complexités, devant nous. La caméra naturaliste de Brizé sert ce film paradoxalement très écrit et nous rend acteurs du drame qui se déroule implacablement. Bien sûr, le film n'est pas exempt de biais simplificateurs, avec un patronat forcément cynique, une DRH ou un conseiller social de bonne volonté mais impuissants. Je suis DRH et j'aimerais voir un jour à l'écran un film montrant une figure positive et courageuse de cette fonction. La très grande majorité de mes pairs se battent au quotidien pour accompagner les entreprises et les salariés et éviter la survenance de catastrophes humaines comme celle des usines Perrin. Mais laissons ce point pro-domo de côté... Le film montre également, en germe, la difficulté croissante pour nourrir le dialogue social dans nos entreprises, avec une violence verbale et physique qui s'y substitue parfois, dans le film entre les représentants des salariés même. Le sentiment individuel et collectif de perte de contrôle sur son destin déconstruisent le lien social et conduisent à l'extrême désespérance. Et c'est en cela, y compris jusqu'à sa fin paroxystique, que En Guerre est un film finalement intemporel s'apparentant à une tragédie grecque. Pour Aristote, la tragédie comporte un certain nombre de traits intemporels. Une tragédie se noue entre des protagonistes liées par des relations d'amitié (philia) ou d'amour familial (storgê). La désintégration violente du collectif intersyndical, au-delà d'une lecture marxiste simpliste de la désunion de la "classe"ouvrière, illustre d'abord la destruction des liens humains qui s'étaient forgés dans la lutte. Par ailleurs, une tragédie met en scène l’affrontement entre deux normes incompatibles et irréconciliables. Les acteurs sont pris au piège de conceptions extrêmes ayant chacune leurs justifications et leurs (ir)rationalités propres. L'enfermement des protagonistes dans leurs logiques propres les éloigne de la recherche de consensus, les conduit à s'affronter dans un face à face voué à l'échec. Mondialisation contre survie des territoires, émotions et lutte pour son emploi local contre rationalité économique et compétitivité des entreprises, le film expose sans fard et sans caricature ces différentes logiques inconciliables. Brechtien, Brizé choisit son camp mais son film a le mérite de nous faire réfléchir sur l'évolution de nos sociétés, la place du travail... Pouvons-nous vivre dans une société du travail "tragique", au sein de laquelle des "Dieux" de plus en plus omnipotents, de plus en plus désincarnés (Actionnaires de multinationales "invisibles", décideurs anonymes actionnant des directeurs "salariés comme les autres" comme des pantins sans pouvoirs propres...) excluent des individus qui ne peuvent plus s'adapter aux évolutions des lois du marché? Comment penser l'évolution du travail, de sa place dans nos vies, quand la logique de destruction créatrice schumpeterienne ne semble plus être compatible avec la capacité humaine d'absorption de changements de plus en plus rapides, quand l'on sait que ce sont désormais les métiers de "cols blancs" qui sont désormais "disruptés" par l'automatisation digitale et demain par l'IA?... Enfin, les tragédies naissent d'une erreur initiale du protagoniste central (ici Vincent Lindon) et ne procèdent jamais du vice ou d’une méchanceté de sa part. En l'espèce, Laurent Amédéo est profondément convaincu que l'instauration d'un rapport de force radical, par un blocage des moyens de production, sera de nature à nouer un dialogue social, que lui et son organisation syndicale refusent par ailleurs. Cette erreur, conduisant à un basculement absolu de la situation du personnage principal (passage du bonheur avec l'obtention d'une réunion avec le PDG au malheur avec l'effondrement de l'espoir représenté par l'échec d'un plan de reprise irréaliste sur le plan économique), construit dans l'amplification le dénouement funeste de toute tragédie, avec une disproportion entre la cause et les effets tragiques engendrés. C'est en ce sens que le dénouement paroxystique de En Guerre, peut-être outrancier eu égard à la situation d'espèce, représente une conclusion logique de cette oeuvre tragique.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2018
Stéphane Brizé est bluffant dans sa recherche d'équilibre entre réalité et fiction. En Guerre est puissant, brillant et jamais chiant, grâce à un réalisme embelli par une mise en scène léchée.

https://www.facebook.com/la7emecritique/

http://www.justfocus.fr/cinema/critique-en-guerre-de-stephane-brize-le-film-politique-coup-de-poing-du-moment.html
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2018
On ressort complètement sonné d'un film comme celui là. Les films de Stéphane Bizé savent nous parler de notre époque, Jamais la violence sociale n'avait été aussi bien mise en évidence !
Revo67
Revo67

17 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2018
Dans ce drame social touchant, les acteurs sont très bons.Malheureusement on a l’impression de suivre un journal télévisé en boucle. C’est répétitif et criard, tant au niveau de la voix que de la musique . A force de surenchérir, la lutte devient contre productive, mais la fin est un peu extrême dans ce cas.
Laurent S
Laurent S

3 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2018
Excellent film pour vivre et comprendre une grève de l"intérieur avec grande finesse et humanité Vincent LINDON mais aussi les autres acteurs non professionnels éblouissants.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 21 mai 2018
Grosse déception.
Impression de regarder Envoyé spécial, filmé par des apprentis cameramen.
Musique assourdissante et Lindon qui joue les martyrs.
Scénario répétitif et fin grotesque.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2018
Film magnifique. Très réaliste, émouvant, bien pensé, crédible: une leçon de vie et de cinéma.

A voir !!!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2018
le film nous montre le monde du travail dans la mondialisation et la finance,sujet d actualité très fort et Vincent Lindon toujours excellent .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2018
Un film bouleversant de vérité pour ceux qui ont connu ça. Tourné par moment comme un reportage ou un documentaire, ce drame, qui à mon sens, colle tellement à la réalité, a suscité en moi, une forme d'état de choque, de tétanie.
Bravo. Merci.
ydure
ydure

87 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2018
Stéphane Brizé montre le cinéma social comme personne, un peu à la Ken Loach, ici il narre cette grève qui va mal tournait, la mise ne scène caméra à l'épaule rend le récit plus étouffant encore et fait monter la pression jusqu'à sa scène finale bouleversante, Vincent Lindon habite complément son rôle, il est encore une fois impressionnant. Malgré tout le film "pêche" par ses longueurs..
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