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Cinephille
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4,0
Publiée le 27 novembre 2018
Il fallait bien qu'un jour le cinéma aborde la question des attentats. Et c'est plutôt bien que ce soit Mikhael Hers qui le fasse avec la délicatesse dont il avait déjà fait preuve dans son premier film. Voir cette petite fille orpheline et ce jeune homme devenu plus qu'adulte en très peu de temps donne à toucher du doigt les conséquences bien réelles des attentats. Et encore on nous épargne les problèmes matériels et les très grands blessés. C'est la première fois que je trouve Vincent Lacoste juste, il sonnait toujours faux dans ses films précédents. Là il n'en fait pas trop et est tout à fait le personnage. Les rôles secondaires sont intéressants aussi et la mise en scène juste et sobre.
Comme dans son film précédent film : Ce sentiment de l'été, Mickaël Hers construit son film à partir d'une "disparition". Je suis sorti plutôt enthousiaste ! Le sujet central c’est le poids des responsabilités, la difficulté de faire des choix, et la relation « fine » qu’un jeune adulte (Vincent Lacoste) construit peu à peu avec la fille (7 ans?) de sa soeur. Toutes les situations semblent « vraisemblables » et particulièrement bien exposées, sans lourdeur…. Vincent Lacoste déploie et élargit sa palette « fantaisie » à une gravité et une profondeur…. Comme souvent la petite fille est épatante de justesse. De nombreuses scènes sont d'une extrême sensibilité. Paris est joliment filmé, une fois encore…. Bref, une réussite…..
je n'ai pas vécu le film de façon tragique malgré l'inimaginable que va vivre Amanda. j'ai cherché et depuis mon fauteuil c'est plus simple je vous l'accorde le beau , le bon le meilleur qu'elle allait découvrir malgré ce drame horrible. Vincent Lacoste joue très bien cet oncle rempli de gentillesse et de tendresse. La petite avec ses beaux yeux bleus ne transmet pas l'émotion recherchée mais nous offre une belle répartie et joue très bien. j'ai aussi beaucoup aimé Stacy Martin très convaincante et très jolie.
Quel beau film poignant plein de tendresse . Et surprise la presse à l'air d'accord avec les spectateurs c'est tellement rare que c'est bien de le remarquer
Après 15 minutes de légèreté totale, d images d amour maternel et fraternel, surgit comme un grand vide le drame, tout est tenue à distance, nos émotions aussi, mais les paroles et surtout les silences, l incapacité à formuler l impensable m ont atteint au cœur, la ville de Paris, pratiquement déserte pour cause de couvre feu et de peurs bien légitimes, est filmé comme une œuvre d art consolatoire, par contre j ai été déçu par la prestation de Vincent Lacoste, le costume est trop grand pour lui, et je l ai tellement aimé dans le dernier film de Christophe honoré, la petite amanda est bouleversante, et merci au film d avancer vers la renaissance des endeuillés et de leur ville.
Une très belle histoire "d'amour", entre une petite fille de 7ans qui a perdu sa mère lors d'un attentat, et son oncle, jeune adulte qui voudrait rester l'éternel adolescent. Vincent Lacoste, à contre-emploi, et la petite Isaure Multrier, sont vraiment admirables. Très beau film.
Si cette « œuvre » n’avait pas dépassé son statut d’honnête téléfilm, et était passée un lundi soir sur une chaîne généraliste, ma chronique n’aurait pas lieu d’être. J’aurais juste tiqué sur la scène finale à Wimbledon ; rapprocher la remontée d’un joueur de tennis mené 0 40 aux affres d’un traumatisme post attentat m’apparaît plus que douteux ! Ce qui motive surtout mon intervention est l’enthousiasme quasi général des critiques . Qu’un cinéaste souhaite s’emparer des attentats parisiens récents pour décrire le deuil des familles frappées et secouer les spectateurs, n’a rien d’infamant en soi ! Malheureusement le milieu décrit (bobos parisiens du 12 ème en vélo et autolib,) respire beaucoup trop l’entresoi. D’où une absence totale de profondeur : personnages peu fouillés, dialogues plats, pas de scène forte …….Evidemment filmer à Melun un réparateur de moto et une serveuse (par exemple !) aurait demandé un effort d’écriture insurmontable , je suppose. Les Buttes Chaumont, la gare de Lyon, la place Daumesnil, c’est tout de même plus photogénique ! Et une prof d’anglais, une musicienne, et un élagueur d’une mairie d’arrondissement (caution prolétaire ?), on devine le terrain connu. L’ennui c’est que nous ne sommes pas dans Chacun cherche son chat, un vieux Klaplisch qui se déroulait dans le 11ème , mais qui n’avait d’autre prétention que de décrire une vie de quartier. Là il s’agit d’un thème grave : comment les proches des victimes d’attentat survivent ? A mon humble avis, cela mérite beaucoup plus de travail. Ne fallait-il justement pas éviter d’insérer le scénario dans le microcosme bobo ? Ne serait ce que pour tenter d’élargir le propos. Il est d’ailleurs probable que le réalisateur ne s’attendait pas à ce déluge d’éloges ; du moins je l’espère. Il paraît qu’on ne serait pas dans le pathos (ton pathétique excessif) ; on en est tout de même pas très éloigné. Il ne s’agit pas de déconseiller un film tout juste honorable, mais il n’y a aucune raison de s’esbaudir comme le petit bonhomme de Telerama.
Existerait-il des superlatifs à pudique, retenu qu'il faudrait les utiliser pour qualifier ce film de Mikhaël Hers ! Avec une délicatesse infinie, une subtilité sans faille dans la description de ce lien si ténu puis de plus en plus fort entre cet oncle à peine sorti de l'adolescence (Vincent Lacoste est bouleversant de naturel, d'émotion dans sa nonchalance) et sa nièce, taiseuse et mature (formidable et touchante Isaure Multrier) face à l'horreur de la perte d'un être cher dans un attentat, il sait garder empathie avec tous ses personnages, solarité dans sa description amoureuse d'un Paris marqué par ce cauchemar, fluidité dans les changements de rythme de sa mise en scène, pudeur mêlée à une certaine audace en évitant les scènes trop ouvertement émotionnelles (passage obligatoire à l'institut médico-légal, enterrement) sans pour autant nier l'horreur de l'attaque dont seul le résultat est filmé. Tous ces gestes du quotidien, ces quelques mots maladroitement lâchés pour essayer de construire ou de maintenir le lien, ces accès de colère ou de larmes qu'on ne peut contenir face à l'indicible sont autant de raisons de toucher et d'émouvoir le spectateur. Il est donc d'autant plus regrettable de voir le film se terminer sur une scène certes magnifiquement scénarisée et dialoguée mais alourdie par une musique trop lénifiante. Il n'en reste pas moins qu' "Amanda" restera un des plus beaux films 2018.
Amanda est un joli film admirablement servi par Vincent Lacoste et ses partenaires, convaincantes. Le scénario a le mérite d'aborder le sujet sensible des attentats islamistes, de la reconstruction et de la vie qui coule malgré tout. On n'évite pas quelques scènes obligées du politiquement correctspoiler: (la scène de la femme voilée agressée verbalement dans une recherche vaine d'un "équilibre"?) Et une certaine superficialité de traitement : on est (très) loin d'un certain cinema intimiste asiatique, de certaines coproductions iraniennes récentes. Cela reste "un film francais", plombé par une écriture qui se cherche.
Vincent Lacoste est encore jeune pour un rôle dramatique, même si cet acteur est un coup de cœur . Le contexte de l attentat n’est peut être pas nécessaire et déplace l intrigue . Le film se passe dans le 12ème quasiment dans son intégralité , et c’est un régal !
Encensé par la critique et le public, Amanda a tout pour plaire au plus grand nombre : un récit limpide, une interprétation incarnée, un sujet dramatique et des situations à forte charge émotionnelle.
Difficile donc de ne pas adhérer à ce récit d'un jeune homme de 23 ans apprivoisant tout doucement l'idée de de venir le tuteur de sa jeune nièce, dont la mère a été tuée dans un attentat.
Mikhaël Hers est un cinéaste de la litote. Il évite ainsi de montrer de nombreuses scènes clés (les démarches administratives ou médico-légales) pour se concentrer sur le récit de l'intime et des sentiments. Mais alors que dans ces films précédents (Ce sentiment de l'été, Memory Lane) sa retenue pouvait confiner à la préciosité, il parvient ici à recentrer son propos sur une dramaturgie suffisamment explicite pour être émouvante. Son talent d'évocation, qui est grand, trouve donc un terrain d'expression parfaitement adapté dans cette belle et simple histoire. Hers a un talent indéniable pour filmer Paris en été.
Vincent Lacoste trouve l'occasion d'exprimer une palette d'émotions qu'on ne lui connaissait pas encore. La petite Isaure Multrier est confondante de naturel et Stacy Martin trouve probablement ici un de ses meilleurs rôles.
Beaucoup d'aspects positifs dans Amanda, qui force le respect et fait inévitablement couler quelques larmes.
Comme son film précédent "le sentiment de l'été" Mikhaêl Hers traite du deuil après une disparition brutale. Les personnages déambulent dans un Paris ensoleillé qui n'est pas celui d'Amélie Poulain, mais celui du quotidien des parisiens lambda. Ca traite du sujet brûlant des attentats et de la vie après. spoiler: La scène où l'on voit les victimes après l'attentat au bois de Vincennes n'est pas très réussie et aurait pu nous être épargnée.
Dans ce très beau film, où un jeune homme et sa nièce font face à un deuil, on retrouve le talent de Mikhaël Hers pour filmer la ville et ses parcs. Il parvient grâce à sa mise en scène précise à rendre compte de la vie de tous les jours des personnages. Il s'attache en particulier à filmer leurs déambulations dans la ville, ce qui donne au film un caractère musical accentué par une belle bande son. Les acteurs sont très naturels et la fin très belle. Une leçon d'optimisme et de résilience. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Très déçue par ce film que je me réjouissais de voir. Il y a des longueurs (mais pourquoi tous ces plans interminables de rues?) un manque de rythme, un manque d'émotions réelles mais beaucoup de sensiblerie. Pour la défense de ce film et des acteurs (qui ne sont pas mauvais ) ce sujet est difficile à traiter.