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Jean-luc G
89 abonnés
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4,0
Publiée le 22 novembre 2020
Quelle belle parabole atypique venue de l'est. Il faut se laisser aller, ne pas se laisser emporter par le réalisme de l'intro qui rappelle la noirceur du Fils de l'homme de Cuaron. La critique du régime actuel n'est pas absente bien sur, mais le titre nous renvoie à notre bonne conscience d'européen. La caméra est extrêmement mobile, comme un monde qui part à sa perte. Les aryens ne comprennent pas Aryan le syrien. Le docteur Stern cherche la rédemption par l'argent et trouve un ange innocent. Et sublime sa vie au final, par une inspiration de paternité tardive. Au bout du couloir se trouve la liberté, derrière la vitre, qui nous rappelle celle de Vol au dessus d'un nid de coucous. Magnifique scène, tout comme la poursuite en voiture stylisée comme dans un jeu vidéo (encore un clin d'œil à nos sociétés matérialistes). Mundruczo n'est pas complètement naïf ni manichéen, en glissant, de façon un peu trop elliptique, un soldat de Allah dans le scénario. Avec son titre déconcertant, voilà l'occasion de découvrir un cinéma aux antipodes de nos standards. Sommes-nous prêts à l'accepter? TV vo novembre 2020
Un film qui peut susciter l'intérêt au début mais qui se révèle tourner en rond. Jolis effets spéciaux, idée pas mal mais le scénario a des faiblesses. Je me suis laissée porter mais j'avais le temps. Pour moi c'est 3/5 en ne notant pas sévèrement...
Véritable coup de cœur pour cet OVNI venu de Hongrie et présenté à Cannes en sélection officielle. Tant par la réussite formelle due à une caméra fluide et des plans parfaitement maîtrisés, légers dans la verticalité, que sur le synopsis sur le papier à priori imbitable, et qui se révèle d'une efficacité redoutable. Ancré dans une réalité pourtant bien triste pour ne pas dire sordide, le réalisateur réalise un tour de force en offrant une fable onirique bouleversante. En Hongrie, pays profondément conservateur et nationaliste, le film ouvre sur une scène réaliste de traque aux migrants, pour ensuite très vite développer son scénario avec une fable forte et humaniste, portée par des comédiens impeccables. Les défenseurs d'une laïcité dictatoriale n'y verront qu'un ramassis de bondieuseries insupportable alors qu'il n'en est rien, les autres, dont je fais partie, ne pourront que se laisser porter par la sensibilité et la générosité d'un film subtil au scénario ambitieux. Tout ce qu'on attends d'un cinéma complexe loin des sentiers battus. Une pépite !
Ce drame hongrois nimbé de fantastique propose une histoire mêlant le problème des migrants, la reconstruction de la Hongrie rongée par la corruption, la quête de la foi, croire ou ne pas croire... Un film étrange qui ne laisse pas indifférent et qui questionne... Nébuleux parfois mais intéressant...
Le réalisateur a voulu dénoncer la situation des migrants, ce qui est courageux dans un pays comme la Hongrie dont le gouvernement est ouvertement xénophobe. Mais il a aussi recherché l'originalité poétique, ayant recours à une parabole fantastique teintée de religiosité, et c'est franchement raté. Le scénario enchaîne des épisodes qui ont peu de liens entre eux, c'est long, répétitif et le réalisateur ne recule même pas devant une poursuite en voiture digne des plus mauvais polars américains. Dommage car l'intention était bonne.
Dommage !! J'avais tant aimé white dog je suis terriblement déçu de ce film, j'ai pas de tout aimé la mise en scène. Ça fait pas un film de qualité, pas très intéressant malgré le fond politique.
Aryan, réfugié originaire de Syrie, se fait tirer dessus alors qu'il essayait de passer la frontière Serbe pour entrer en Hongrie. Survivant à cela, il commence à léviter. Un médecin corrompu s'en rend compte et l'emmène avec lui afin de l'exploiter pour gagner de l'argent. Ce film dispose d'un rythme plutôt soutenu, mais j'ai trouvé qu'il n'y avait plus pas toujours beaucoup de sens dans l'enchaînement des événements et j'ai parfois eu un sentiment de confusion. L'histoire repose essentiellement sur la relation entre le médecin et Aryan. Le fait que ce dernier développe la capacité de volerspoiler: n'a pas réellement d'explications .
« Un ange syrien chez les migrants de Hongrie », tel pourrait être un résumé facile de ce film au scénario singulier mais trop confus dans sa réalisation et surtout dans ce qu’il présente à l’écran. Certes, des thèmes malheureusement universels comme : le sort des migrants en Europe, la corruption, la précarité du milieu hospitalier, le terrorisme y sont abordés, mais c’est trop brouillon pour convaincre. Reste deux, trois moments de grâce comme la scène sur le toit d’un immeuble. Toutefois, ce long-métrage sur ce docteur en quête de rédemption qui croise le chemin d’un jeune réfugié ayant le don de voler, reste immodérément timide dans son approche et trop désordonné dans son script. Dommage ! Et puis il faudra m’expliquer le rapport entre le métrage et l’explication laborieuse post-générique du début, censée justifier le titre !
Film renversant sur la situation des migrants, "La lune de Jupiter" est un trip onirique aussi surprenant que fascinant. Le film commence très fort avec un plan séquence magistral qui nous plonge d’entrée au cœur de l'action. Mundruczó prouve qu'il est un metteur en scène de grand talent en jalonnant son long-métrage de plans-séquence, tous plus impressionnants les uns que les autres, qui permettent de captiver le spectateur à la manière des films de Cuaron. Visuellement époustouflant, le film bénéficie également d'une narration foisonnante qui tente d'aborder, avec le plus de précision possible, le problème migratoire que traverse actuellement l'Europe. Si le film est intéressant par cet aspect, il est plus discutable sur certains points, notamment la gestion de sa parabole religieuse qui s'avère assez lourde et maladroite. De plus, Mundruczó ne parvient pas à renouveler suffisamment sa narration et celle ci s’essouffle inévitablement dans son dernier tiers, handicapé par quelques maladresses. "La lune de Jupiter" est un film indiscutablement pertinent, qui ne maîtrise certes pas totalement son sujet, mais qui gagne à être vu ne serait-ce que pour saluer le courage du réalisateur hongrois.
Un film qui traite des migrants syriens en essayant de conserver une approche honnête et mesurée (il y a l’ange...mais il y a aussi les terroristes, et puis chaque barreau sur l’échelle de l’humanité, entre la générosité et la bassesse) venu du pays à l’avant-garde de l’opposition à leur arrivée en Europe, ce n’est pas anodin. Toutefois, Kornél Mundruczó, à travers l’histoire de ce jeune migrant blessé à mort par un garde-frontière et désormais doté du pouvoir de léviter dans les airs, parle surtout de la Hongrie, son pays, qu’il présente comme corrompu, déjà blasé par 30 ans de libéralisme économique et secrètement à l’affût d’un soupçon de Sens. Le médecin Stern, sous la menace d’un procès pour erreur médicale, est parfaitement conscient de la soif de ses contemporains pour un événement qui rendrait l’Impossible vraisemblable, et va se servir du jeune Aryan pour amasser de l’argent, alors que ce dernier souhaite simplement retrouver son père au point de rendez-vous qu’ils s’étaient fixés avant de franchir la frontière. Plus proche du polar urbain que du drame engagé, ‘La lune de Jupiter’ laisse planer un certain flou sur ses intentions : l’approche la plus évidente est celle de cet “ange� venu d’au-delà des frontières pour revivifier la foi d’une nation spirituellement morte, mais le réalisateur donne l’impression de brouiller les pistes, suggérant ici et là une explication science-fictionnesque ou un simple choix esthétique, voir de ne même pas avoir lui-même un avis très arrêté sur la question. La seule chose dont on soit sûr est que Kornél Mundruczó aime le beau, le clinquant et les influences lisibles : les lévitations d’Aryan offrent à voir des panoramas de Budapest qui rappellent les ‘Ailes du désir’ (peut-être parce qu’on soupçonne Aryan d’être de la même espèce que les héros de Wim Wenders), tandis que pour une autre scène, dans laquelle un appartement et son contenu subissent les mouvement tourbillonnants du personnage, on se croirait dans ‘Inception’ ! Dans le même ordre d’idées, le réalisateur aime beaucoup les plans-séquences à rallonge, qu’il s’agisse d’une course en voiture dans les rues ou à pied dans le dédale des couloirs d’un hôtel. Après tout, il avait déjà dévoilé son goût pour une certaine démesure en lâchant des hordes de chiens dans les artères désertes de la capitale hongroise dans ‘White god’. On jugera, sévèrement ou non, ce goût pour le tape-à-l’oeil, qui s’étale au détriment (?) d’un message politique évasif. Pour ma part, j’estime que cela confère à ‘La lune de Jupiter’ un équilibre assez inattendu, et qu’un message hésitant mais marquant vaudra toujours mieux qu’un message clair que personne n’écoute ni n’entend…
Ce petit film fantastique, à l'ambiance musicale bien pesée, parle surtout de la relation entre les hommes et leurs côtés bons ou sombres. On pourrait y voir 2 niveaux de lecture : un film fantastique moyen avec un homme qui peut léviter et les profits qu'il peut en tirer, sans compter sur les possibilités en actions.
Mais il n'en est rien !, et c'est heureux que le sujet soit plus complexe !
Entre l'actualité des réfugiés, le terrorisme, les pêchés des hommes, les miracles... tout cela ramène à un côté religieux bien appuyé, sans oublier que l'on a affaire à un film fantastique dont la fin surprendra réellement.
Je conseille fortement ce film ! À plus sur aujourdhuichezyoyovideo.blogspot.fr !
Un chef d’œuvre ! L’action est intense, la situation réelle et la musique exaltante. Les acteurs jouent parfaitement leurs rôles. Je ne comprends ni pourquoi ni comment il n’a pas eu la palme du Festival de Cannes (et de loin) ni pourquoi il n’a pas de meilleure note sur les critiques. Ce film est un véritable chef d’oeuvre. Sublime
Un réalisateur que je ne connaissais pas et dont la caméra virevoltante laisse pantois. La poursuite en voiture tournée en un incroyable plan-séquence, ou dans un registre plus poétique, la lévitation du héros le long d'une façade, sont de véritables leçons de mise en scène. Mais cette virtuosité technique et les gros moyens qui vont avec sont mis au service d'un sujet éminemment casse-gueule, spoiler: le retour sur terre de Jésus, sous les traits d'un migrant , qui le devient encore plus au vu de son traitement en mode thriller/action. Il fallait oser... Ou pas, chacun jugera selon sa sensibilité.
Excellent film, entre thriller et fantastique, qui pose de bonnes questions sur notre société, le rapport aux autres et dénonce par là l'égoïsme occidental face aux réfugiés des guerres.