252 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
33 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
11 critiques
3
9 critiques
2
2 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
1ou2mo
11 abonnés
476 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 15 janvier 2018
Il y a eu bien avant "Les sorcières de Salem", en 2017,avec "I am not a witch" ,on est confronté aux absurdités et croyances qui peuvent compromettre la vie de tout être confronté seul à la vindicte populaire. Là , une petite fille incrédule doit supporter les superstitions d'un entourage hostile et se retrouve embarquée dans des histoires qui la dépassent. Tout cela traité sous forme de fable et allégories finement transposées par la réalisatrice.
c'est le genre de film pour lesquels un spectateur lamba comme moi ne peut pas comprendre ce que des cinéphiles avertis peuvent y trouver. L'idée de départ est bonne, surtout si c'est vrai qu'il existe un parc aux sorcières, le film démarre pas mal avec cette scène devant la policière, mais après quel ennui. Dommage, l'afrique mérite beaucoup mieux.
Doté d'une histoire touchante, ce drame se déroulant en Zambie raconte la triste destinée d'une petite fille de neuf ans accusée d'être une sorcière. Et l'ensemble est à visionner pour la très belle prestation de la petite Maggie Mulubwa, qui est la vraie révélation de ce long-métrage, et aussi pour la mise en scène de Rungano Nyoni qui ne manque pas d'inspiration.
Dans un village zambien, une femme qui transporte de l’eau, s’étale de tout son long devant une fillette d’une dizaine d’années, qui la regarde, impassible…il n’en faut pas plus pour que la fillette soit accusée au poste de police local, par la femme, de sorcellerie, appuyée par la population massée à la fenêtre, et se voit sommer par le politicien local, de choisir , entre être envoyée dans un camp de sorcières ou être transformée en chèvre !!! La réalisatrice Rungano Nyomi, née en Zambie, élevée au Pays de Galles et vivant aujourd’hui au Portugal s’est intéressée aux camps de « sorcières » qui existent en Zambie ou au Ghana, elle y a passé plusieurs semaines et il lui fut relaté l’histoire qui lui a inspiré l’ouverture du film…Evitant la gravité et la dénonciation sociale, elle a choisi le ton de la fable tragi comique, d’une grande liberté narrative , d’une beauté rare, comme une série de tableaux soignés, où la végétation d’abord verdoyante, devient de plus en plus sèche…On ne saura pas d’où vient Shula, c’est le nom que lui donne ses compagnes sorcières, ni ce qu’elle peut penser derrière son petit air buté…ces femmes sont accusées de sorcellerie sous différents prétextes, la plupart sont âgées, souvent des veuves dont on a voulu se débarrasser, ou des femmes ayant réussi qui ont suscité des jalousies…contre une relative protection, ces femmes doivent travailler gratuitement, sorte d’esclavage moderne. Rungano Nyomi symbolise la subordination de ces femmes, en les affublant d’un long ruban attaché à une grosse bobine qui limite leur déplacement, ce qui donne lieu à de sublimes tableaux…chaîne totalement symbolique, puisque aisément retirable, mais acceptée pour ne pas être transformé en chèvre…Ces camps de sorcières peuvent être aussi parfois des zoos humains quand on y amène des cars de touristes… Le potentat local, a vite compris le parti qu’il peut tirer de la petite sorcière, et l’utilise lors de simulacre de procès ou sur un plateau de télévision pour vendre des produits… et l’installe dans sa propre une villa à l’intérieur on ne peut plus kitsch, auprès de sa compagne elle-même ancienne sorcière…ce qui amusera la jeune Shula…Sans réellement porter de jugement, Rungano Nyomi, porte un regard tantôt ironique, tantôt désespéré sur les croyances populaires qui régissent encore ces sociétés patriarcales, un beau film pour un nouveau pays du cinéma, mélange à l’équilibre subtil, entre allégorie et fantasmagorie, entre drame social et comédie loufoque… A voir !!!
Film étrangement long, on n’arrive pas à s’intéresser au sort de cette petite fille, on a aucune empathie avec aucun personnage... un film africain plein de défauts.
Parce qu'une villageoise a chu devant elle en revenant du puits, Shula, neuf ans, est accusée de sorcellerie. Elle est condamnée à rejoindre un groupe de sorcières. Les pouvoirs de divination qu'on lui prête la valorisent autant qu'ils la stigmatisent.
"I am not a witch" nous vient de Zambie. Un pays moins connu pour sa production cinématographique que... que pour quoi au fait ? La Zambie fait partie de ces pays du monde qu'on serait bien en peine de caractériser. Aucune dictature sanguinaire, aucune guerre civile ne lui ont valu l'attention des médias. Ni safari ni huitième merveille du monde - sinon peut-être les chutes Victoria qu'elle doit partager avec le Zimbabwe limitrophe - n'attirent les tours operators.
À défaut d'autres titres de gloires, la Zambie pourra désormais se targuer d'avoir un film qui en porte les couleurs - même si sa réalisatrice a grandi au Pays de Galles et vit désormais au Portugal et que le film est une coproduction internationale. Pour autant l'image de ce pays d'Afrique australe n'en sortira pas grandie. Car c'est à une de ses facettes les plus sombres qu'il est consacré : la stigmatisation dont ses soi-disant sorcières font l'objet. Un phénomène qui n'est pas propre à la Zambie et qu'on retrouve dans d'autres pays africains. "White Shadow", sorti en 2015, traitait un thème analogue, qui avait pour héros un albinos en Tanzanie, victime de brimades.
Rungano Nyoni aurait pu choisir le registre de la tragédie pour traiter de ce sujet. Elle prend une voie moins évidente : celui de la fable voire de la farce. C'est non sans humour qu'elle décrit les situations cocasses dans laquelle Shula est plongée, comme par exemple lorsqu'on lui demande d'identifier l'auteur d'un vol-à-la-tire.
Le problème est que la situation dramatique de Shula ne prête jamais à rire. Sans doute l'écueil du drame décrivant avec forces trémolos les injustices subies par cette enfant innocente a-t-il été opportunément évité. Pour autant, le registre de la comédie ne fonctionne guère mieux.
pour son premier film, la réalisatrice fait mouche en dénonçant sous forme de fable à l'humour caustique, ces camps de sorcières qui existent en Zambie ou encore le Ghana. Porté par des comédiens amateurs rendant le propos plus réaliste encore, ces femmes dénoncées par superstition, parce qu'elles sont vieilles et qu'on veut s'en débarrasse, ou encore par jalousie, finissent isolées dans des camps, exploitées par l'état ou livrées aux touristes qui viennent les photographier. Cruel sur le fond et poétique dans la forme avec ces rubans blancs attachés dans le dos pour éviter qu'elle ne s'envolent, ce cente troublant et révoltant ne laisse indifférant et donne envie de suivre la carrière de la réalisatrice.
Pffff... la barbe ! Hier soir, nous avions envie de regarder un film sur la sorcellerie alors ce film était comme le bienvenu car au moins il allait être réaliste... et bah au final il l'a était certes mais un peu trop ! Au final il ne se passe rien, les sorcières sont inintéressantes, les scènes sont à rallonge et je me suis ennuyé à mourir devant cette histoire zambienne et notre 'chamane' aussi et son echus'wv aussi et c'est malin car ils en attendaient beaucoup ! Quel dommage...
Prétendument accusée de sorcellerie, Shula, une jolie gamine de 9 ans est envoyée dans un camp, avec d’autres exclues comme elle, plus âgées, persuadées d’être vraiment des sorcières. Elle sera ensuite utilisée par un fonctionnaire qui cherche à vendre ses services. Le film est joliment onirique et … féerique, quand il nous montre notamment les rassemblements et la communion de ces si gentilles sorcières, rattachées au sol par de longs rubans. Il change de ton pour ridiculiser, de façon réaliste, triviale et drôle, l’exploitation commerciale qu’un petit escroc tente de faire des dons de Shula. Cette alternance produit un doute sur les limites entre narration poétique et dénonciation… On gardera cependant le souvenir de superbes images sans pesanteur, et du regard transperçant de la Shula.
Vu au festival VISIONS D'AFRIQUE le 22 octobre 2018
je revient sur ce film vu que peu de gent ont compris le malaise de ce film. ça ce veux en réalité documentaire mais il n'y a pas d'interview, pas de rébellion ni rien en fait présenter pendant deux heures comment faire souffrir des femmes des enfant Ce n'est PAS BIEN. sinon pour parler du film tout est foiré les acteur sont 10 fois pires que des amateurs (et j'ai vu des amateurs de grand talents), scénario plus que mauvais certaines scènes sont malsaines comme quand l'un des soi disant sorcier fait une dance en criant tu as pitié plus qu'autre chose, toute cette ambiance est malsaine le tribunal et les policier relève plus d'un jeux pour enfant, pas de méchant pas de voix off pour expliquer le scénario rien c'est une page blanche. le racisme est la base du film avec les gros clichés ULTRA INSULTANT rien est a garder et j'ai mit des 1/2 étoiles pour large moins pire que ça c'est dire a quel point c'est foiré ça ne mérite même pas la demi étoile !!!
Je m'attendais pas à voir un film aussi "choquant", c'était le soir du jour de l'an, bienvenue la nouvelle année avec ce film limite à effet de reportage documentaire sur les mœurs et coutumes zambiennes sous les traits de cette petite fille au visage imperturbable, avec ses yeux noirs et profonds. Personnellement, je n'ai pas apprécié ce film, je l'ai trouvé "pessimiste" au plus haut point, les paysages désertiques, ces femmes emprisonnées, très "'glauque", limite "sadique". Si vous avez le moral "dans les baskets", optez pour une bonne comédie française, il n'y en a pas que des mauvaises ....
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 14 décembre 2020
I Am Not a Witch est un de ces films où vous finirez par être confus. Pourquoi demandez-vous. D'une part vous ne serez pas certain de ce qui se passe ou plutôt de la raison pour laquelle les choses se passent. Et deuxièmement vous ne serez pas certain si vous êtes censé vous sentir mal à l'aise tout au long du film ou si c'est juste le résultat possible de votre propre interprétation. C'est de bon augure pour cette vieille question sur la sorcellerie que voulait dire l'auteur ou dans ce cas, le réalisateur je n'en suis pas sûr. Bien sûr il y a ici des traces de féminisme, de critique socioculturelle et de réappropriation de l'africanisme plutôt que des structures postcoloniales en place en Afrique. Tout cela est très bien mais l'histoire est trop rigide et trop vague. Il n'y a pas vraiment de sens dans tous ca je veux dire...
Un film au thème original (les camps de sorcières en Zambie), aux images magnifiques (la réalisatrice est douée, en particulier elle a un beau sens du cadre, la dernière séquence est visuellement splendide), et très bien interprété (par des interprètes non professionnels) mais au traitement qui m'a laissée un peu perplexe. Après un début (au commissariat de police) qui laisse en effet penser que le film traitera le sujet sous forme d'une fable teintée d'humour et de satire sociale, ces aspects -là sont un peu laissés de côté. En fait, à cause sans doute d'un mauvais dosage entre tous les éléments : le réalisme du cadre, la part de satire et d'humour, et le côté tout de même très dramatique de cette histoire. On ne sait même plus si on est dans une sorte de conte (assez cruel finalement) ou si c'est du réalisme teinté de surnaturel (?). On en viendrait, sans le carton initial, à douter de l'existence à notre époque de ces camps, ce qui dessert un peu le propos du film (dénoncer leur existence, et au-delà de ce sujet, l'utilisation des croyances et superstitions pour asservir -ici les femmes). Dommage...