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benitoberlon
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3,5
Publiée le 18 janvier 2018
Le scénario reflète bien la vie des agriculteurs(pour ce que j'en connais), divers aspects sont évoqués, à divers degrés (l'absence de vie sociale, le métier dur et épuisant, la vie amoureuse, la transmission de l'exploitation et le regard de tes parents, la maladie des vaches, etc). Bien encré dans notre présent, entre drame agricole et épidémie animale. Moi, j'ai aimé, après, on pourra lui trouver des défauts (la réaction de cet agriculteur, qui s'enfonce dans les mensonges et les mauvaises décisions) mais c'est pas mal joué, et c'est un sujet tellement sous médiatisé, que ça mérite de s'y pencher!
Excellent! Très bien interprété, histoire tellement réaliste. On se met aisément dans la peau du personnage principal... que ferions-nous? En même temps, les contrôles montrés sont rassurants s'ils sont réellement tels que dans le film.
Hubert Charuel a été particulièrement marqué par la crise de la vache folle durant les années 1990. Fils de paysans, c’est au cours de ses études à la Fémis que celui-ci aura l’idée de Petit Paysan. Pierre est un jeune éleveur de vaches laitières. Alors que les premiers cas d’une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’une de ses bêtes est infectée. Mais comme bon nombre de producteur, Pierre n’a rien d’autre dans sa vie et ne peut se résoudre à perdre son troupeau. Nous avions déjà croisé Swann Arlaud plusieurs fois au cinéma. Mais le voici dans un rôle qui lui colle tellement à la peau, que nous avons juste l’impression d’être dans un documentaire et suivre sa vie. Car tout pourrait être vrai, que ce soit les pratiques de la sœur vétérinaires, les parents oppressants, ou les poches de fatigues se retrouvant peu à peu sous les yeux de notre protagoniste. Le film va alors dénoncer un fait social sous l’œil des intéressés et nous faire ainsi mieux comprendre les conséquences de ces problèmes sanitaires. Mais Petit Paysan se concentre tellement sur notre jeune éleveur, qu’il insuffle aussi une pression introspective bluffante. Le film ne prendre aucun risque dans sa mise en scène, mais pourquoi faire compliqué quand l’impeccable est déjà là. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
C'est un film très cru, trop cru, mais qui montre avec un oeil très ancré dans les problèmes des paysans actuels. La politique, la vie éprouvante de ce personnage, ses choix, ses décisions, ses craintes, tout ça nous est transcrit si réellement devant nos yeux.
Entre drame sociale et thriller, Petit Paysan est plus que passionnant, même dérangeant, face aux choix qui s'engagent entre la santé de chacun et le combat d'une vie.
Faire d'une épidémie de vache laitière un thriller haletant est une vraie prousse. Franchement le film ne m'attirait pas plus que cela mais je n'ai pas été déçu de le visionner. Swann Arlaut est franchement bluffant dans son rôle on pourrait vraiment croire qu'il a fait cela toute sa vie.
On ressens vraiment sa détresse l'étau qui se resserre autour de lui et l'impossibilité de trouver des solutions. C'est captivant voire oppressant. Le monde de la ferme est franchement très tes bien représenté on sent vraiment que le réalisateur est issu du milieu cela change de la vision bobo parisienne du monde agricole
Quel beau film sur un petit paysan qui ne vit que pour sa ferme et ses vaches entouré de sa soeur vétérinaire et ses parents retraités et quand apparaît la maladie dans son troupeau il est désemparé. Ce paysan est d'une tendresse avec les vaches c'est très beau et touchant à voir par tous
Au son des machines à traire s’orchestre un polar agricole des plus réussis où les malheurs qui touchent aujourd’hui l’agriculture se voient non seulement réinvestis avec véracité mais surtout pensés comme les rouages d’une mécanique implacable. Avec l’annonce de l’épidémie, un compte à rebours est lancé. Les aiguilles filent à toute vitesse. On en ressent les coups à chaque fois que la caméra capte le regard de Pierre, saisit l’urgence qui régit ses mouvements et ses silences. Et ce qui bouleverse le plus, c’est certainement d’observer avec quel acharnement le personnage interprété par Swann Arlaud tente de repousser l’échéance, prêt pour cela à accueillir en lui le mal dont souffrent ses bêtes : une scène le montre guérissant ses plaies dans une baignoire à l’aide d’un produit chimique. Or, l’ombre de la mort plane d’emblée sur ce qu’il s’efforce de maintenir en vie, à commencer par ce jeune veau confortablement installé sur le canapé en cuir… Ironie tragique qui annonce le sort qui l’attend (devenir à son tour le cuir d’un fauteuil). En refusant la grandiloquence et le discours à charge, le réalisateur Hubert Charuel réussit à nous immerger dans l’immédiateté du mal-être paysan : l’image et la mise en scène sont pensées comme les vecteurs d’une expérience de la douleur ainsi que des espoirs qui en découlent. Les allées et venues de Pierre traînent une lente agonie perlée de solutions provisoires : dérober la vache du voisin, brûler un corps, menacer le vieil homme qui a découvert la supercherie. Petit Paysan est un grand film noir et investit le cinéma de genre pour traiter d’un sujet qui s’en tenait jusqu’alors écarté ; en croisant polar et agriculture, il donne à voir et à vivre une tragédie contemporaine, reflet terrible d’une profession à bout de souffle pourtant détentrice des clefs de la survie de l’humanité.
Je ne serais pas aussi dithyrambique, on voit bien que le scénario est écrit par quelqu'un qui ne vit pas au quotidien dans une ferme avec les difficultés que cela génère. C'est bien filmé, plutôt émouvant, parfois dure. Mais c'est surjoué. Ce film a bon esprit car il veut souligner la souffrance des agriculteurs et des éleveurs, mais il a été jugé par des critiques bobos qui ne mettent pas les pieds en dehors de leur maison de campagne ! On passe néanmoins un bon moment.
Surprenant polar social, à la fois très ancré et virtuose dans sa mise en scène, un cinéaste à suivre, dont on attend le prochain opus très prochainement je crois.
La bande annonce était moyenne mais le film est superbe ! Très bien réalisé, on compatit pour le personnage. Très contente de l'avoir vu. Comme quoi pas la peine de dépenser je sais pas combien de millions pour faire un très bon film !
Un film sur un éleveur de vache, il y a de quoi se réjouir par les temps qui courent, d’autant qu’Hubert Charuel ne démérite pas, et que le film nous en apprend beaucoup sur la vie des paysans : leur attachement aux bêtes, leur solitude aussi – les femmes ne se pressent pas autour d’eux, et les vrais amis se font rares. L'intrigue, une maladie mystérieuse qui oblige à abattre les troupeaux dès qu’un animal est atteint, donne le beau rôle au vétérinaire, une jeune femme qui est aussi la sœur du héros paysan joué par Swann Arlaud. On peut presque deviner la suite, surtout si l’on a vu le superbe Béliers de l’Islandais Hakonarson, qui sur un sujet fort semblable touchait au sublime. Il faut donc bien ajouter que l’intrigue reste un tantinet maladroite, avec trop de personnages secondaires abandonnés au bord du chemin, et que la fin manque totalement d’imagination. Mais l’ensemble est suffisamment riche, les acteurs et les prises de vue assez convaincants, pour que ces défauts n’apparaissent vraiment qu’après coup !
Complètement irrationnel et idéal pour effrayer les Parisiens. Ca me rappelle les feuilletons des années 60, plus proches du roman photo que du cinéma.