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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 décembre 2019
En voyant le titre on peut s'attendre à un film ou tout se passerait dans le train , mais non bien plus fin que cela Clint Eastwood retrace la vie de ces 3 copains de leur enfance à leur vie d'adulte jusqu'au moment où ils stopperont de manière héroïque ce fou furieux !!! Un film bien pensé comme sait les réaliser Clint Eastwood
Etonnant ratage de la part de Eastwood, son adaptation des faits réels interprétés par les trois héros qui ont permis d'éviter un drame. Le film raconte les jours précédents le voyage, qui n'a failli pas avoir lieu. Des déambulations touristiques sans intérêts où les trois protagonistes ne font pas grand chose à part visiter d'un œil distrait des lieux de carte postale. La volonté est évidemment de coller au réel, à ce que ces militaires ont vécu mais sans aucun point de vue. En très peu de temps, le film est court, on en vient presque à les trouver antipathiques. L'ennui prime, jusqu'au dénouement que l'on connaît. On attendait pas un film spectaculaire, mais on attendait plus qu'une chronique vide et superficielle. Surtout de la part de Clint Eastwood.
J’ai regardé ce film après avoir vu un documentaire dans lequel les personnes peuvent (enfin) prendre le temps de raconter les événements de manière précise et surtout concise. Ce que je trouve incroyable c’est qu’on se concentre uniquement sur ces trois jeunes Américains (dont l’un est franchement pas si utile que ça) alors que la personne qui s’est prise une balle et qui a tout de même désarmer le terroriste, ne figure même pas dans la liste des acteurs. Cette personne ainsi que celle qui saute sur l’assaillant à la sortie des toilettes ont elles aussi eux un rôle majeur ! Ce film est décevant, les dialogues sont bâclés (même pendant la scène importante du film) et surtout j’ai le sentiment que puisque ce film est américain, tout a été tourné de façon à embellir les personnages quitte à tomber dans un cliché monstrueux et presque ridicule. On ne peut rien ressentir, la première partie est longue et inutile et la fin est tellement bâclée et approximative que j’avais peine à croire que c’était un film de CE. Quel gâchis.
La France est un pays étonnant. Clint Eastwood sort en 2005 un film sur une boxeuse, dont l’interprète, certes athlétique, fait montre d’un niveau en boxe très médiocre. Le scénario de cette « baby d’un million de dollars » et extrêmement bateau, et exagérément larmoyant. Le gros des critiques et du public en France voient un tel génie dans cette œuvre d’Eastwood, que ce dernier reçoit, en France, et ailleurs, une pluie d’éloges et de récompenses. En revanche, pour « Girlfight », sorti 4 ans auparavant, silence radio des critiques en France, et quasi indifférence du gros du public ! Si le thème était le même que celui d’Eastwood, le scénario de Karyn Kuzama, lui, était super bien ficelé, et parfaitement crédible. De plus, il était émotionnellement juste, avec une Michelle Rodriguez, qui avait une patate, et une technique à faire douter n’importe quel boxeur de haut niveau. Mais le comble de l’étonnement vient lorsque Eastwood sort ce « 15h17 pour Paris ». Son intrigue est quasiment identique, au scénario que raconte les protagonistes, les témoins, et les reporters qui ont fouillé l’affaire. Le gros du Public et des critiques en France, crie à l’imposture ou à la banalité. On se demande si le légendaire anti Américanisme en France n’est pas devenu si primaire et si inepte, qu’on ne peut plus applaudir l’Amérique, que dans ce qu’elle a de plus médiocre, et de factice, et qu'on ne peut plus que la huer même dans ce qu'elle fait de plus authentique et de plus sincère. Comme si raconter l’histoire de ces 3 bons pti gars, fils de l’Oncle Sam, et de leur acte éblouissant de bravoure, qui sauva des centaines de Français de l’horreur, serait quelque chose d’indécent, d'insupportable à voir et à entendre, pour notre fierté française, mal placée.
C'est bien le tout premier film de ce bon vieux Clint qui me déçoit. Il faut tout de même attendre 1H12 (sur 1H33 que dure le film), avant qu'il ne se passe quelque chose. Cela dure moins de 10mn et ensuite on passe à l'hommage - réel - de ces 3 héros par le président Hollande. Bon ok, le film est entièrement centré sur eux, de leur enfance à cet attentat dans le Thalys qu'il est difficile de faire durer plus de 10mn, mais bon sang que c'est mièvre pour en arriver là !
Nous avons beaucoup aimé ce film avec mon épouse. Une histoire extraordinaire avec les acteurs qui sont les héros dans la réalité, décorés de la légion d’honneur !
un film très ennuyant en quel que sorte, mais je trouve que c'est ça qui est intéressant. C'est la vie banale et ordinaire des 3 hommes, qui deviennent des héros lors de l'attentat. J'ai pris du plaisir à voir ce film, car cela relate quand même l'histoire des 3 personnes qui ont risqué leur vie pour en sauver
Sur ce coup là, Clint aurait peut être dû prendre quelques mois de plus pour peaufiner son casting (en prenant de vrais acteurs peut être?), et sa réalisation...
Je ne comprends pas cette levée de bouclier contre un film paraît-il de droite ou dit-on de propagande pro-américaine voire résolument réactionnaire dans ses tréfonds patriotiques... Le film n'est pas exempt de défauts c'est sûr... Mais de là à lui faire ce genre de reproches ? Je ne comprends pas et je m'en explique.
D'abord sur les faiblesses. Venise, Munich, Amsterdam... C'est platitude et compagnie, on est bien d'accord. En même temps, si je me mets deux secondes à la place du réalisateur, l'idée c'est bien de nous faire sentir très à l'aise et en empathie avec les personnages, facile de s'identifier complètement à leurs trajectoires ultra balisées : "Hier c'était notre meilleure soirée, c'était chaaaaud... Waow qu'elles sont jolies ces italiennes ! Est-ce qu'on va à Paris ? Paraît que les parisiens sont pas sympas... J'ai mal à la tête ce matin, on ne prendra pas de bière, merci... On va faire des photos devant la Tour Eiffel". Bref le tout venant pour des millions de touristes chaque année. Vu comme cela, la naissance d'une situation complètement exceptionnelle, hors normes, est finalement d'autant mieux amenée que ce qui la précède est d'une banalité confondante. Plus le terrain est connu juste avant, plus on prend dans la gueule la dimension un peu hystérique de l'attentat. L'adaptation et la décision qu'on y offre en retour devient dès lors une question de réflexe, d'intuition, de réaction animale où la réflexion n'a pas voix au chapitre. C'est le but du film me semble-t-il. Que fait-on dans une situation d'urgence émotionnelle où il en va de votre vie et celles de ceux qui vous entourent. Parfois on n'y peut rien, l'avion va s'écraser et je n'ai plus qu'à fermer les yeux et attendre... Mais là c'est diffèrent. Le destin a mis un certain Spencer dans ce train pour Paris. Et le film pour moi ne parle ni de l'attentat ni des trois héros (décorés in fine etc.) mais de Spencer et ce qui dans son parcours, sa jeunesse, son éducation, ses handicaps, ses échecs l'auront rendus invulnérable pendant ces quelques minutes. D'ailleurs, son camarade qui lui est allé sur le terrain de guerre "pour de vrai" n'a pas du tout les bons réflexes et reste planqué pendant le climax... C'est pourquoi le film raconte d'abord les mécanismes secrets qui mènent à un homme habité à une heureuse décision dans l'urgence. Spencer.
Je crois que là où le film est bel et bien un film d'Eastwood c'est dans cette volonté de mettre en valeur des petits évènements en apparence négatifs qui s'entremêlent silencieusement pour faire ensemble pleinement sens le jour J dans nos vies. Je veux dire que c'est d'abord un acte de désobéissance qui sauve Spencer et tous les gens présents dans ce train. Désobéissance à une foi qu'on voulut lui imposer dans cette école à caractère religieux durant sa jeunesse. Ce refus de rentrer dans le rang qui se révèle être une chance dan ce train quand à l'école les parents et l'encadrement le vivaient comme un tare (évocation par sa prof de traitements médicamenteux à lui administrer pour le ramener à l'ordre, au juste milieu, à une forme de passivité...), désobéissance à l'inéluctable qui veut qu'on se planque derrière un fauteuil en attendant qu'on nous tire comme des lapins effrayés. On repense évidemment à sa vocation contrariée pour un déficit d'évaluation de la profondeur de champ. Comme celle qui le sépare du fusil d'assaut lorsqu'il se lance à corps perdu sur l'assaillant ? Sûrement, bien sûr que ce qui fut rédhibitoire à l'examen lui est salvateur au moment d'apprécier le temps qui le sépare de l'impact avec le tueur lors de son rush désespéré. Tout comme nous revient en mémoire une jeunesse passée à manipuler et jouer avec des armes factice. Est-ce que cela joue sur l'absence de peur ressentie ou l'adrénaline des jeux d'antan (avec ces mêmes amis dans ce train !!!) ? Bien sûr. L'arme s'enraye d'ailleurs en produisant le bruit creux d'un jouet de cette époque, comme un clin d'oeil de leur histoire commune. Les classes militaires qu'il aura faites lui auront par ailleurs permis d'apprendre les rudiments de l'étranglement arrière. Tous ces petits éléments s'ajoutant à son rêve de toujours de "sauver des vies", d'être un héros, d'être dans l'action, de refuser la fatalité ou l'ordre établi trouvent un sens aigu dans son comportement presque sacrificiel. Même blessé, il court au secours d'un homme touché à la carotide et le sauve.
En filigrane, c'est nous tous qui sommes ramenés à nos échecs, nos handicaps, qui dans le langage cinématographie de Clint Eastwood sont autant de miracles et de chances dont les effets se feront tôt ou tard sentir. Par nos actes, à travers notre descendance, subrepticement un jour sans crier gare, tout ce qui nous semble aujourd'hui nous enfoncer fera de nous une personne providentielle pour notre entourage. Pour les autres. Dans cet abord, dans ce moment de bascule où Spencer "se lance" vers son destin héroïque, n'y a-il pas un peu de ces peurs qui nous paralysent, nous ralentissent, et qu'un jour on laisse de côté pour entrer dans la lumière et se réaliser ?
Je finis avec l'absence de père ou de figure paternelle chez Spencer qui semble être un moteur supplémentaire (on repense au jeune homme et sa fantastique mère célibataire de The Changeling) dans tout ce qui le fait avancer. Encore un manque ou une absence qui devient une force chez lui. Lorsque les 3 copains de Mystic River avaient échoué à se protéger les uns les autres, n'ayant pas eu les armes lorsqu'on était venu marquer leur jeunesse et leur innocence au fer rouge, la catharsis est venue grâce au 17h15 pour Paris . On a toujours une deuxième chance.
L'idée de ce film est excellente : Se glisser dans la peau de ces héros qui sans leur bravoure, et héroîsme, aurait permis un attentat d'une ampleur rare. Mieux, Clint Eastwood a eu l'idée géniale d'offrir aux trois héros d'un jour, de jouer leur propre rôle. Loin de comédiens qui n'auraient pas pu nous faire vivre avec exactitude ce que ces héros ont véçus ce jour là. Beau pari du réalisateur. Malheureusement, le film est très long à démarrer et a du mal à décoller. On découvre la jeunesse de ces trois soldats, et tout le déroulé de leur séjour européen précédent ce fameux trajet du 15h17... Et c'est justement là ma petite déception... J'aurai justement aimé voir l'attaque. La comprendre. Ainsi que l'après attaque... Je l'ai vu. Mais bien longtemps après le début du film. Et de manière assez courte (une quinzaine de minutes), comparée à toute la première partie (les 3/4 ?) de ce film... Le film se laisse voir malgré tout. Sans problème même. Néanmoins, je m'attendais à mieux.
Le choix d'évoquer l'attentat par le biais de souvenirs est désastreux. Ce procédé nuit à la tension car une fois l'attentat en lui-même montré, on connaît déjà la trame et on vit cela de façon détaché. Aucune empathie, aucune identification. Les défauts souvent reprochés à Eastwood sont ici sus-jacents : propos dégoulinants de bons sentiments et censés toucher (la scène du fast food entre Stone et un Marine), l'ultra patriotisme et l'héroïsme grossièrement amené sans aucune subtilité. C'est dérangeant et surtout maladroitement présenté ! Montrer la vie des héros c'est bien, mais cela aurait du être seulement en complément d'une scène marquante sur l'attentat en lui-même. En effet, une scène mémorable de l'attentat dans le Thalys aurait dû être l'apothéose du film. Or, ici, ce dernier n'est que suggéré. Il faut attendre l'heure de film pour enfin voir l'attentat être retracé sans coupure. Cela dure 10 petites minutes et accouche d'une souris. On est loin, très loin de Traque à Boston ! En résumé, ce n’est pas très passionnant. Un loupé rare pour Eastwood ! Un film banal, de seconde zone !
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2,0
Publiée le 1 mai 2019
On peut devenir du jour au lendemain un hèros mais c'est le hasard qui nous emmène à être là au bon moment et au endroit! Le 21 août 2015, Spencer Stone, Anthony Sadler et Alek Skarlatos ont aidè à empêcher une attaque terroriste dans le train Thalys entre Amsterdam et Paris! Tout le monde doit tirer une leçon de cette histoire incroyable et comprendre que n'importe qui peut se retrouver dans une situation similaire! il y a tellement de choses qui auraient pu se passer autrement et donner lieu à une autre histoire! Une question se pose : Quelle est l'utilitè de faire un long-mètrage là-dessus si ce n'est de mettre en avant l'hèroïsme amèricain ? Clint Eastwood n'en a cure et s'empare de ce fait divers avec un culot monstre puisque les vrais hèros jouent ici leur propre rôle! Bien menè, "The 15:17 To Paris" est intèressant pour l'histoire en elle-même mais en tant que film il n'y a rien de sensationnel si ce n'est la scène de l'attentat, très rèaliste, qui ne dure finalement que quelques minutes! En conclusion ? Plus qu'un bel hommage, qu'un film essentiel de Clint...
On va dire que ça arrive aux meilleurs de se planter, même l’immense Clint Eastwood. Son film relate d’une manière totalement insignifiante l’acte en effet héroïque de trois américains dans un train lors d’une tentative d’attentat terroriste. Insignifiante parce qu’au final le film ne raconte rien, ne soulève pas d interrogation, ne prend pas partie, c’est d’une neutralité problématique, j’ai eu l’impression de lire un article de presse relatant des faits, mais pas un film de cinéma. Car l’attaque en elle même prenant un quart d’heure à tout casser dans le film le reste est totalement vide, on nous dit que les trois garçons étaient amis dès l’enfance ok, l’un d’eux a fait de gros efforts pour entrer dans l’armée d’accord et après on a d interminables scènes de leur voyage en Europe qui n’ont strictement aucun intérêt. Le film est assez laid la photo elle aussi totalement neutre c’est interminable malgré sa durée d’une heure trente.