The Fabelmans
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garnierix

306 abonnés 600 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2023
Cette autobiographie de Spielberg, romancée, donc fictionnelle (pour une part qu'on ne saura pas), est un film des plus humbles qui soient, et pourtant efficace.

L'air de rien, lentement, il démontre comment le cinéma s'impose à l'enfant, et finit par en faire un adulte. Il en est d'abord victime, des images vues un jour le hantant après jusqu'à l'obsession. Puis il en est le maître. Il devient l'auteur de vérités qu'il ne voulait même pas connaître, après les avoir fortuitement dénichées dans la pellicule. De ces vérités qui nichent dans le caché et le non-dit. Un montage de pellicule les rendra ensuite évidentes pour tout le monde. Est-ce alors un tour de passe-passe ?

Il semble que tout soit démontré dans un petit film réalisé pendant des congés scolaires. Il a eu des rapports délicats avec ceux qui jouent (sans le vouloir) dans ce petit film. Et ces acteurs (des copains et copines de classe) réagissent de façon inhabituelle après le visionnage. Le réalisateur a recréé un monde différent ! Reste à savoir ensuite si ce monde différent est plus réel que le réel qui a servi de base... Peut-on faire un dieu d'un salaud ? Ou vice-versa ?

David Linch signe quasiment la fin du film, d'une signature fulgurante au bas de cette dissertation, un peu monotone au départ, sur la création artistique au cinéma. Est-ce que John Ford (qu'il interprète) a vraiment dit ce qu'il dit à Spielberg (sur la place de l'horizon pour qu'une image soit efficace)? On a envie de le croire.

De toute façon, on est forcé de le croire. C'est le talent de Spielberg de faire croire.

A.G.
Louis DCiné
Louis DCiné

228 abonnés 872 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2023
Admirable! J'ai enfin vu une réalisation de Monsieur Spielberg au cinéma! Il s'agit certainement de son métrage le plus personnel et en même temps le moins spectaculaire. À 76 ans, l'homme propose un auto-boipic centré sur sa jeunesse, en nous racontant ses débuts pour l'amour du cinéma en parallèle à sa vie familiale mouvementée. "The Fabelmans" détient 7 nominations aux Oscars 2023 dont celui de "Meilleur film". Il est l'un des favoris pour remporter le plus de statuettes. A mon sens, il a plus de mérite qu'un "Everything everywhere all at once" par exemple (qui lui a 11 nominations). Si j'ai été séduit par la première heure de "The Fabelmans", j'ai malheureusement eu le temps assez long par la suite. Je trouve qu'il y a beaucoup de passages plutôt dispensables, qui n'ajoute pas forcément d'intensité au scénario ou de profondeur aux personnages. En fait, je crois que j'aurais voulu en voir plus, que le film ne se résume pas qu'à l'enfance de l'un des plus grands réalisateurs, si ce n'est le plus grand réalisateur de l'histoire à mes yeux. Certes, l'objectif est de nous montrer en quoi le cinéma lui a permis de se construire et faire face aux péripéties qui tournent autour de son plus jeune âge. Mais j'ai eu cette légère frustration en sortant de la salle, qui me fait dire que j'espérais un long métrage plus marquant et poignant. Je n'ai par exemple pas été passionné par la partie où le protagoniste est au lycée. Je m'attendais également à être plus touché émotionnellement. Certaines scènes m'ont fait réagir, par le rire, un sourire sincère ou un sentiment de tristesse, sachant qu'on s'attache rapidement à ce jeune Sammy Fabelman. Mais au final, je pense ne pas avoir apprécié le film à sa juste valeur. Dans tous les cas, je suis content de l'avoir vu. J'ai très hâte de voir les résultats des Oscars. Même si je n'ai pas forcément adoré autant "The Fabelmans" que beaucoup d'autres, le film mérite des récompenses, surtout en pensant au fait qu'il n'aura pas trouvé son succès à travers le box office us (un peu comme "Babylon" d'ailleurs). La direction artistique est aux petits oignons. L'immersion au milieu du XXIe siècle est totalement réussie. La mise en scène est géniale. Les acteurs, notamment ceux jouant les parents, sont très forts. La bande son de John Williams (signant ici sa dernière collaboration avec Spielberg) n'est pas si présente dans le film mais est tendre, jolie et agréable à écouter. Bref, ce portrait intimiste est un très beau film mais trop étiré en longueur pour moi.
Jean-Flavien P
Jean-Flavien P

30 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2023
Ce film est un véritable chef d'œuvre, tout simplement.
Je n'étais pas plus fan que ça de Spielberg réalisateur, hormis La liste de schindler et Il faut sauver le soldat Ryan, qui étaient extraordinaire, notamment le 1er, le reste de sa filmographie n'était pas du même niveau, bien qu'il est etait le précurseur du film de divertissement avec les premiers blockbusters. Dans le cas de ce présent film on voit un film que j'aime à nommer "de Cinéma".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 décembre 2022
VUE EN AVANT-PREMIERE : Enorme flop lors de sa sortie aux Etats-Unis, le 36ème long métrage de Steven Spielberg intitulé «The Fabelmans» a déjà des critiques élogieuses et est même un des favoris pour la saison des prix (déjà le film totalise 5 nominations aux Goldens Globes). Exit le genre de la comédie musicale avec son somptueux «WEST SIDE STORY» : le génie américain décide de faire un film sur son enfance. Une idée qui pouvait donner à la fois le pire et le meilleur, au vue de cette mode, car en effet depuis 2019 le film autobiographie n’as eu de cesse de se développer. Chacun veut faire son film autobiographie. Il y a de belles réussites (comme «Licorice Pizza»), des choses moyennes (comme «Belfast») ou même parfois décevante (comme «Armageddon Time»). C’est dans la première catégorie que se situe donc «The Fabelmans». Qui compte a déjà pu voir le film avant sa sortie nationale en France sait combien c’est un immense cadeau voir un honneur d’avoir était convier à découvrir «The Fabelmans».

Pour ce nouveau film : Steven Spielberg retrouve son éternel comparse depuis 2006 : Tony Kushner avec qui il signe sa quatrième collaboration et avec qui il a coécrit le scénario. C’est dire si le petit monsieur, avait à cœur de faire ce projet. J’avais peur d’être grandement déçu après la claque que fus «WEST SIDE STORY» mais «THE FABELMANS» est tout aussi excellent voir meilleur que son ainé. On retrouve parfaitement la patte du duo dans l’écriture, les dialogues aux petits oignons et la narration à la fois limpide, précise et authentique. L’histoire aurait pu être ennuyante, les personnages caricaturaux mais bien au contraire Kushner et Spielberg nous surprennent de bout en bout. Globalement ce genre de film traine souvent en longueur sur le rapport qu’entretiennent les artistes avec leurs famille, le contexte politique de leurs enfance etc...faisant finalement de celui qui aurait du être le personnage central, un visage parmi tant d’autres. Dans les Fabelmans, chaque personnages a son identité propre, mais ils sont tous là soit pour pousser le jeune Sammy dans ses retranchements, soit le faire dévier de sa voix, soit l’épauler. Résultat à la fin du film : un véritable changement s’est opérer tout le long pour le héros. Certes, Spielberg est attacher à retracer son enfance, mais c’est surtout sa vocation de cinéphile puis ses prémices comme cinéaste qu’il retrace. La famille passant finalement un peu en second plan, même si elle n’est jamais très loin. On est face à un personnage avec celui de Sammy tirailler entre l’envie de faire du cinéma, et celui de plaire à sa famille. Et c’est ce tiraillement qui intéresse davantage Spielberg et donne finalement la saveur au film tout en faisant un film autobiographique révolutionnaire car malgré son classicisme visuel, à l’opposé dans le fond des codes du genre.

Clacissisme ne voulant pas dire démoder, car sous ces allures : le film regorge d’idée visuelle en tout genre. Alors oui, c’est moins claquant que ‘‘Ready Players One’’ ou ‘‘Lincoln’’ voir ‘‘West Side Story’’ mais c’est tout aussi beau. Ce qui est formidable dans «The Fabelmans» c’est qu’on a l’impression d’avoir un album de famille prendre vie devant nos yeux, et c’est ça qui est à la fois hyper émouvant et peut mettre mal à l’aise, aussi. Les interprétations des comédiens sont toutes magnifiques. Gabriel LaBelle est une révélation (une de plus dans le cinéma de Spielberg) et semble promis un avenir très prometteur. Quelle tache que d’incarner un alter égo de Spielberg mais du haut de ses vingt ans à peine, il démontre une maitrise incroyable, un naturel étonnant et une grande sincérité dans son jeu. A ses côtés Paul Dano fait un peu tache même s’il se débrouille plutôt bien, je l’ai trouver parfois un peu faux. Puis, il y a Michelle Williams ! La grande ! On connaissait son énorme talent et son côté caméléon mais là elle offre une performance bouleversante et totalement inattendue. Peut-être l’un de ses plus beaux rôles.

Bref, «The Fabelmans» est un tourbillon d’émotions magnifiquement orchestrer par un cinéaste habiter par son sujet. Au-delà d’un simple récit iniatique : Spielberg dynamite le genre du film autobiographique comme il avait pu le faire pour celui de la comédie musicale. Bref certainement l’un des films les plus personnels du cinéaste et le plus émouvant depuis «Hook» : un beau divertissement familial.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 décembre 2022
Pour son film le plus intime, Steven Spielberg signe une nouvelle fois un chef d'œuvre. "The Fabelmans" est une chronique familiale extrêmement touchante portée par un casting absolument incroyable. Le jeune Gabriel LaBelle sera l'une des révélations les plus prometteuses des prochaines années. Tandis que Paul Dano trouve enfin un rôle qu'il mérite, Michelle Williams est fougueuse dans celui de la mère. Spielberg s'amuse à mettre en scène des années 50 idéales pour les costumes, les décors et surtout l'âge d'or du cinéma hollywoodien.
Georges P.
Georges P.

96 abonnés 866 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2023
2h30 de subtilité, de douceur, d'émotion. 2h30 de cinéma brillant, intime, pudique. Spielberg livre l'un de ses meilleurs films. Incontournable !
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2022
On aurait aimé l’aimer encore plus le dernier film de Steven Spielberg. Parce que c’est certainement son film le plus personnel à ce jour, celui d’un artiste parmi les plus célèbres et méritoires du septième art qui, sentant le crépuscule de sa vie arriver, a voulu partager avec le monde et sans prétention un film qui le résume. Une œuvre autobiographique donc où le cinéaste a mis beaucoup de lui et de sa science intacte du cinéma pour nous faire partager la naissance de cette passion et une partie de son enfance et de son adolescence. « The Fabelman » peut donc se voir comme une œuvre somme, le testament d’une carrière auréolée d’une pluie de récompenses et constituée de nombreuses œuvres majeures qui ont marqué l’Histoire et le box-office entre blockbusters (« Jurassic Park », « La Guerre des mondes », ...) et films plus sérieux (« Munich », « La Liste de Schindler », ...) voire même le mélange des deux comme avec « Il faut sauver le soldat Ryan ».

Grâce à « The Fabelmans », on comprend certaines de ses obsessions et ce qui a mené Spielberg à faire tel ou tel film de telle ou telle façon. C’est donc intéressant à mettre en perspective mais on pensait être davantage touché, davantage émerveillé. Malheureusement, le long-métrage est parfois un peu long et certains passages semblent de trop comme si le maître avait eu plus de mal à couper au montage une histoire qui lui tenait tant à cœur. Néanmoins, la magie de son cinéma reste intacte sur le plan technique où rien ne dépasse et où tout frôle la perfection. Mais le contraire eut été étonnant vu le CV du monsieur. De la reconstitution de l’époque aux films tournés avec les moyens d’antan et retranscrits ici tel quel en passant par les décors, les costumes et les plans confectionnés par Spielberg, tout est parfaitement à sa place.

Et puis le film peut compter sur l’impeccable composition de Michelle Williams qui est le cœur vivant de « The Fabelmans ». Dans le rôle de la mère elle illumine le film et lui donne ses plus beaux moments d’émotion. On pense à la scène où le jeune Spielberg, joué par le tout aussi fantastique Gabriel LaBelle, lui montre le film de vacances tourné par ses soins et qui lui a révélé l’adultère de sa maman. Une scène juste et poignante, en un mot : belle. On prend aussi plaisir à voir l’imagination du jeune homme pour tourner ses productions amateures ou encore l’antisémitisme dont il a été victime à l’école tout comme les déracinements perpétuels dus au métier du paternel. C’est donc une œuvre riche et ambitieuse même si elle reste plus confidentielle et personnelle que le reste de sa filmographie. Une œuvre qui reste plaisante, bien écrite et réalisée mais à laquelle il manque un peu de la passion que le cinéaste a voulu nous faire partager. Mais pour tout fan de cinéma qui se respecte, cela reste une expérience à ne pas louper. Pour les autres ou ceux qui ne sont pas spécialement fans du réalisateur, cela pourra être moins engageant.

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Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2022
Un premier constat s’impose : The Fabelmans est un film qui détonne dans le cinéma de Steven Spielberg, lui si habitué au grand spectacle porteur de grands enjeux humains ou historiques. Rien de tel ici. Le grand spectacle est absent, et si spectacle il y a, il est raccordé aux ficelles, aux trucages, aux balbutiements qui le composent ; il nous est donné à voir depuis les coulisses, un spectacle d’abord destiné à l’entourage direct, familial ou associatif, mais qui se charge progressivement d’une ambition supérieure à mesure que naît un réalisateur à part entière. Le récit alterne les séquences de conflits entre membres d’une famille juive pratiquante et celles représentant les phases d’élaboration, de tournage, de montage et de projection de films ; de ce croisement voit le jour un dilemme, celui qu’explicite l’oncle fantaisiste venu pleurer sa sœur disparue : tout artiste est un paria aux yeux de sa famille, destiné à la blesser, à la négliger, à la décevoir.

L’enjeu principal du long métrage consiste alors à interroger ce qui s’apparente à une vocation, à montrer les louvoiements d’un garçon qui, plongé dans une adolescence mouvementée – découverte de la sexualité, violences scolaires, déménagements à répétition qui en sont la métaphore –, doit faire un choix et, donc, accepter de décevoir ou de se décevoir lui-même. Spielberg présente la famille comme un espace de conflits, et le cinéma comme un territoire alternatif par le biais duquel accéder à la partie cachée du réel : le film de vacances se transforme, après isolement et montage des scènes, en preuve d’un adultère, changeant le jeune réalisateur en enquêteur des mœurs, en moraliste involontaire percevant par son art des aspérités du réel jusqu’alors insoupçonnées. Dès lors, faire du cinéma ne relève plus du hobby, rapprochement dégradant opéré par le père, mais d’une maturité plus grande ; c’est placer l’horizon ou en haut ou en bas, suivant l’adage de John Ford – l’homme maître du paysage ou écrasé par lui, grandeur ou petitesse de l’être humain.

La fascination de l’enfant pour la collision entre une locomotive et un véhicule, empruntée à un long métrage vu en salle, traduit une esthétique du choc inhérente au septième art, en ce qu’elle montre ce qui jusqu’alors ne l’avait pas été, en ce qu’elle donne accès à des zones du cœur et de l’esprit humains à défricher. Elle est liée aussi à l’interdit, puisque le père gronde son enfant pour avoir malmener des objets précieux, chers, fragiles. C’est là manquer deux choses : des jouets pour jouer, des jouets pour dire l’homme dans la relation conflictuelle qu’il entretient avec autrui. Nul hasard si le nom de la famille laisse entendre la « fable », orientée vers l’imaginaire comme l’est le nom du cinéaste, Spiel signifiant le « jeu » en allemand. Cette réflexion sur la création convertit l’autobiographique en matière universelle ; nous regretterons alors que Spielberg ne parvienne davantage à s’affranchir de son histoire pour dynamiser des séquences plombées par des dialogues interminables qui écrasent tout, même la très belle partition de John Williams. Il s’avère plutôt paradoxal de chanter la grandeur du cinéma muet et de signer une œuvre aussi bavarde, dans laquelle tout doit être explicitée, expliquée au spectateur de peur qu’il ne comprenne. Peut se percevoir ici la peur d’un cinéaste devant un genre qu’il ne connaît pas vraiment, à savoir le drame intimiste, éloigné des blockbusters aux images éloquentes ; il ne peut alors s’empêcher de surligner au marqueur jaune ses thèses et utilise sa caméra de façon spectaculaire, loin du dépouillement attendu pour le genre investi. Par souci d’être reconnu, il applique le cahier des charges qui fait sa patte : plans opérant des rondes autour des personnages, caméra volatile qui passe de l’intérieur d’un véhicule à l’extérieur...

Cette tendance est conjurée un temps par les salves burlesques bienvenues, qu’il s’agisse de protagonistes caricaturaux – pensons à l’oncle ou à la fervente catholique soucieuse de convertir Sammy à Jésus – ou de la clausule géniale rassemblant John Ford et David Lynch sous la dénomination « plus grand(s) cinéaste(s) de tous les temps ». Spielberg referme ainsi son œuvre sur les notions de transmission et de partage, essentielles à sa pratique d’un cinéma hollywoodien fédérateur, famille de substitution créatrice de mille et une fables explorant nos angoisses, nos déceptions et la nécessité de (se) raconter.
Rony Bass
Rony Bass

11 abonnés 355 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 février 2023
Un film de Spielberg sans être du Spielberg. Certes, les acteurs sont tops, la réalisation et l'image propres, la musique très belle et mélancolique. Mais ce film aurait pu être réalisé par n'importe quel grand réalisateurs, je ne vois juste pas la patte de Spielberg qui transforme une histoire intéressante en un chef d'oeuvre encore jamais vu. Ceci-dit, c'est un joli hommage au film amateur, dommage qu'il manque... ce "truc".
elbandito

391 abonnés 994 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2023
Cette chronique familiale évoquant la jeunesse de Steven Spielberg est le récit initiatique d’un jeune surdoué du 7ème art. La finesse du trait, la justesse du scénario et la qualité de l’interprétation permettent à cette œuvre très personnelle de découvrir le génie créatif du réalisateur acclamé dans sa plus grande intimité.
bobmorane63
bobmorane63

248 abonnés 2 227 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mars 2023
Steven Spielberg signe son autobiographie à la fois humble, instructif et touchant sur ses moments de vie de jeunesse commençant au début du film sur la première fois ou il est allé au cinéma avec ses parents et qu'il fera des maquettes filmés des scènes après et ce qu'il suivra sa passion pour la pellicule, les images et le cinéma que tous connaissons. Ce long métrage parle de sa famille, son père aimable qui doit souvent déménager pour ses postes de travail et sa mère qui le cajole jusqu'à ce que le jeune homme s'aperçoit qu'elle a une liaison avec son beau-frère. Toute la construction intéressante mise à l'écran qui a fait ce qu'est Steven Spielberg, son adolescence, les années durs de lycée, sa religion Juive, sa première petite amie catholique et c'est très passionnant a suivre qu'on ne voit pas les 2 heures 30 passées. Le cinéaste épate dans une oeuvre personnelle intimiste. Il offre le role de sa mère à la somptueuse Michelle Williams, le père à l'excellent Paul Dano, son role à Gabriel LaBelle qui lui ressemble de façon frappante, Seth Rogen, Judd Hirsh, David Lynch. J'ai adoré et je lui mets le maximum d'étoiles amplement mérité.
Audrey L

817 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2023
Steven Spielberg se dévoile, tel un sympathique grand-père qui s’assoie pour vous raconter sa vie, mélangeant quelques éléments, confondant d'autres, évoquant de terribles moments de vie avec une légèreté qui sent le recul avec le temps, et vous passionnant à chaque instant. The Fabelmans n'est donc pas une auto-biographie exacte (pour cela, on vous conseille les magnifiques docus Arte), mais plutôt une divagation personnelle sur un passé qu'il fait sien. On retrouve donc Samuel (le véritable nom de Steven Spielberg) dans une famille juive au papa créateur d'ordinateur et à la maman pianiste, aux trois sœurs aux caractères bien trempés, et dont les déménagements ont peu à peu raison du bonheur familial. Toutes les grandes lignes y sont, mettant en lumière la passion innée pour la narration, pour le curieux objet qu'est le film, pour l’œil qui sait trouver un angle magique (transformant une maquette de train en locomotive immense) qui a touché le jeune "Sam". Dans ce rôle, le jeune Gabriel LaBelle (qui, maquillé, vous ferait jurer de voir l'original) est brillant, rivalisant amicalement avec la performance (comme toujours : excellente) de Paul Dano en père qui se cache sa propre tristesse, et l'on découvre Seth Rogen dans un rôle sérieux qui lui va bien au teint. A cela on rajoutera tous les plans incroyables qui nous rappellent qui est aux commandes (le train miniature, les copains au cinéma disposés à la West Side Story, les longs regards en gros plans qui en disent beaucoup...), couplé à un amour du cinéma qui nous fait forcément plaisir (les tournages bricolés sentent la bienveillance sincère). Qu'on se le dise pourtant, The Fabelmans n'est pas sans défauts, ainsi il est un peu trop long (quelques problèmes de rythme dans la deuxième heure), parfois niais (la dernière partie, avec la spoiler: rédemption-éclair du garçon antisémite, la demande de pardon de la mère qui ressemble à du forcing émotif, et le caméo drôle - mais totalement gratuit - de David Lynch, qui fait terminer le film de façon assez abrupte : juste le temps de râler qu'il "n'a rien écouté, on a dit pas d'horizon au mil... Oh ! Je me suis fait avoir."
), mais reste dans l'ensemble un beau divan de psy qui explique beaucoup de la vision narrative du réalisateur. Car, si vous venez pour voir la "carrière" de Spielberg, autant vous prévenir : The Fabelmans évoque seulement son enfance, et s'arrête juste avant son premier grand succès télévisuel (Duel). Peut-être est-ce là une façon de créer un film plus intime, dont on connaît moins les ressorts par avance (si l'on connaît sa filmo par cœur), de faire découvrir l'enfant triste derrière l'homme qui a toujours cherché à mettre en scène des enfances cabossées, mais qui finissent bien. The Fabelmans est une ode aux passionnés de cinéma, un divan de psy pour un des plus grands réalisateurs, et un pansement (et le bisou de maman) sur les déceptions d'enfance qui aident à grandir... Tout cela.
tisma

359 abonnés 2 327 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mars 2023
Avec des acteurs et actrices au top, une belle mise en scène, et un développement des personnages bien établi, on passe un excellent moment entre larmes et rires et entre tension et tendresse.
legend13
legend13

291 abonnés 1 099 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mars 2023
Je n'avais plus vu de films de Spielberg sur grand écran depuis le plutôt bon "Ready Player One. Je n'ai pas eu l'opportunité ou tout simplement certains ne m'attirait et ne m'attire toujours pas comme sa version de "West Side Story".

C'est donc avec un bonheur non dissimulé que je suis allé voir "The Fabelmans" dont le succès critique est indéniable mais qui, hélas, fait un flop monumental au box office. Spielberg n'a plus l'air d'attirer les gens en salles et c'est fort dommage tant le maître est toujours au sommet de son art à l'image de ce long métrage.

"The Fabelmans" c'est l'histoire du jeune Steven. De sa famille, ces amours, ces ennuis. C'est surtout la naissance de sa passion pour le 7eme art et sa grande attirance pour la mise en scène. Le pari était risqué mais est remporté haut la main grâce au talent et à la subtilité du maître.

Une œuvre intimiste et prodigieuse qui transpire l'amour du cinéma.
Le tout porté par un excellent casting. Michelle Williams en tête. Très touchante en mère de famille pas vraiment heureuse. Et que ça fait plaisir de voir Paul Dano dans un autre rôle que celui d'un psychopathe. Lui aussi est très touchant. Le jeune acteur qui campe le fameux "Sammy" est lui aussi très bon.

Bref, Steven Spielberg nous dévoile ces souvenirs d'enfance avec une grande maestria et dans un torrent d'émotion. Juste époustouflant.

Le drame de ce film c'est donc son naufrage au box office. Je ne peux que vous dire d'aller le voir. Je ne peux rien faire de plus avec cette humble critique si ce n'est essayé de vous motiver à y aller.

Ps : J'espère qu'il va décrocher l'oscar du meilleur film.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

221 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2023
"The Fabelmans", film biographique américain coécrit et réalisé par Steven Spielberg, sorti en 2022.
Un film très librement inspiré de la vie du réalisateur relatant l'enfance et l'adolescence du jeune Sammy Fabelman, passionné par le cinéma. Un film centré sur la vie de famille des Fabelman. Le film est bien réalisé, de très bonne facture, une belle reconstitution des années 50 et 60. Un réalisation irréprochable qui est la marque de fabrique du réalisateur.
Un film avec Gabriel LaBelle, Paul Dano, Michelle Williams et Seth Rogen. Une durée généreuse et une belle scène finale.
La focalisation sur la vie de la famille Fabelman reste cependant un élément beaucoup moins intéressant que la partie qui parle du cinéma.
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