Benedetta
Note moyenne
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439 critiques spectateurs

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elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 novembre 2021
Érotisme saphique, blasphème mystique, mise en scène baroque, Paul Verhoeven s'attaque à la biographie de sœur Benedetta, une religieuse italienne du XVII eme siècle. Si la photo et les allégories lors des visions sont réussies, si Virginie Efira prouve s'il en était besoin qu'elle est une belle actrice, la complaisance du vieux réalisateur sulfureux de 83 ans finit par lasser et vire même parfois au grand guignolesque. Miracles ou manipulations ? le spectateur se pose évidemment la question, mais à l'arrivée, " Benedetta " finit par laisser un arrière-goût de prétentieux et démonstratif....
Vador Mir

304 abonnés 999 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2021
Virginie Efira absolument solaire dans une performance incroyable. Verhoeven et son goût de la provoc un peu dans la caricature et la pseudo-outrance. Pour le reste le film est de qualité et intelligent.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2021
En voilà un film qui va faire grincer des dents et certainement fortement diviser le public. Présenté en compétition au Festival de Cannes où « Titane » lui a volé le titre de film choc de la sélection, il est impossible d’être impassible devant cette « Benedetta » qui nous prend par surprise sur bien des points. Attention, ce n’est pas un film choquant, écœurant ou irregardable, que ce soit par la violence (« La Passion du Christ » était bien plus extrême par exemple) ni par les scènes de sexe (finalement rares et pas plus érotiques que bien des productions actuelles) mais plus par sa morale et ce qui est dit entre les lignes. C’est donc davantage le propos et le doigt d’honneur à la religion qui pourraient heurter certains esprits pieux et surtout le ton outrancier et jusqu’au-boutiste qu’a choisi Paul Verhoeven pour mettre en scène cette histoire de Sainte supposée en plus d’être soi-disant possédée par Jésus et lesbienne. Le film n’est pas non plus une pantalonnade où on rit à gorge déployée, ni une parodie et encore moins un pamphlet dopé à l’humour noir; non c’est juste une œuvre malicieuse et dévergondée qui se moque de certains aspects religieux et porte aux nues un fait divers ayant défrayé la chronique dans la Toscane du XVIIème siècle. On pense un peu au culte mais tout aussi bizarre et foutraque « La Neuvième Porte », qui lui parlait du Diable. Dans ses excès visuels, ses ruptures de ton et le côté pince-sans-rire de l’ensemble, on retrouve un peu du petit bijou fantastique de Roman Polanski. La comparaison est donc flatteuse même si notre « Benedetta » n’atteint tout de même pas les sommets du film avec Johnny Depp!



« Benedetta » c’est presque du cinéma bis italien d’antan dans ce qu’il a de kitsch et d’extrême, mais moulé dans un emballage clinquant et rutilant. Et ce qu’on aime c’est que le cinéaste hollandais se permet tout, ose tout et cela se voit. Il se fait plaisir mais en nous faisant plaisir. Parfois il se rate, certaines scènes étant vraiment too much et presque ridicules. On pense par exemple à celles des latrines, vraiment pas indispensable mais surtout à toutes celles concernant les visions de Benedetta. Elles sont inutiles et donnent des clés de compréhension du personnage sur la véracité de ses visions alors que de garder le flou aurait été plus à propos. Mais c’est surtout le fait qu’elles soient visuellement d’une naïveté pastorale désuète qui donne envie de glousser. Notons cependant que c’est peu à côté de toutes celles que Verhoeven réussit et où il nous surprend - et elles sont bien plus nombreuses. S’il n’atteint pas ici la perfection de son chef-d’œuvre précédent, « Elle », il en reprend une des actrices pour le rôle principal. Et Virginie Efira de confirmer encore son talent incroyable et versatile. Elle sait tout jouer et il ne semble pas avoir de souvenir où elle échoue à nous convaincre dans un rôle. Elle se donne à fond comme dans « Adieu les cons » en début d’année, comme dans « Le grand bain », comme dans « Un amour impossible », etc. Si cette actrice avait continué dans la télévision, on aurait perdu au change.



Même dans ses élans grotesques, le film charme par son contexte original, ses querelles de nonnes et son doit d’honneur au clergé qui en prend un sacré coup, bien plus que la religion en elle-même. Saphique, hypocrite, luxurieux er corrompu, les pontes de la religion et leurs églises n’en sortent pas indemnes tout comme l’avidité générale de toute personne ayant un tant soit peu de pouvoir en son sein. On apprécie aussi que ces plus de deux heures passent à une vitesse folle car « Benedetta » est plein de rebondissement, de scènes inattendues et de retournements de situation. Tout comme les dialogues parfaitement écrits, plein de malice, et de répliques aussi jubilatoires qu’amusantes qui enchantent nos oreilles. Et Verhoeven n’oublie pas de flatter notre regard avec quelques fulgurances de mise en scène qui nous émerveille les yeux. On pense notamment à la scène de la comète et du suicide (belle à se damner) ou au final flamboyant. Une œuvre donc généreuse, folle et impertinente qui ravira les adeptes d’un cinéma indéfinissable et mal élevé. Mais sous couvert de l’être, « Benedetta » est en plus un film qui fait réfléchir sur la religion et nos croyances. Pourtant le cinéaste se sert juste de l’histoire de cette nonne pour nous balancer ses obsessions et c’est diablement bon!



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Bénédicte B
Bénédicte B

312 abonnés 47 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 novembre 2021
Triste star system… Un réalisateur connu (VERHOEVEN), une actrice depuis assez peu de temps "bankable" (EFIRA), et hop : on écope de ce film, bourré de poncifs, d'effets spéciaux et d'argent, et finalement assez dénué d'intérêt. Surtout que Efira est en fait trop vieille pour le rôle, donc ça frôle le ridicule.
neronis
neronis

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 octobre 2021
Le sujet était bien choisi, passionnant sur le papier : une vrai/fausse sainte faisant des miracles/supercheries pour gagner sa liberté. La première scène, enlevée à souhait et haute en couleur, était prometteuse. Alors comment expliquer qu'à la fin du film, ce que l'on en retient se résume à peu près à : "Vachement bien foutues, les nonnes d'autrefois" ?

Réponse : ce film n'est pas un film historique, et ne cherche pas vraiment à nous raconter quoi que ce soit. Son unique ambition est de choquer. Et attention : choquer comme on choquait le bourgeois dans la culture libertaire des seventies, c'est-à-dire par la bonne vieille transgression des bons vieux repères religieux de grand-papa et grand-maman qui veulent pas que j'écoute du Bob Marley parce qu'ils sont fans de Tino Rossi ouin ouin z'avez vu chui un rebelle je me fais pas couper les cheveux. Donc en détail, on montre des nonnes toutes nues sous toutes les coutures, elles font du sexe ensemble, elles utilisent bien sûr des substituts phalliques car c'est ce qui va flatter le spectatEUR (hein, où ça une spectatRICE ?). L'ensemble des scènes de sexe de ce film sont bel et bien un exemple des plus indigestes de "male gaze", de surexploitation décomplexée de la plastique des actrices sans aucun propos autre que l'exhibition voyeuriste. J'ai d'ailleurs passé la plus grande partie de mon temps, pendant ces scènes, à plaindre sincèrement la pauvre Virginie Efira pour ce qu'elle a du endurer avant d'arriver à ce résultat. On voit la même femme (jouée par Daphné Patakia) qui vient d'être soumise à la poire d'angoisse courir à toutes jambes quelques heures plus tard !

Bref, ce film est clairement la provocation terriblement datée d'un vieil hippie qui n'a pas vu la société évoluer, comme le montre par ailleurs son esthétique très particulière, ses lumières ultra-contrastées et saturées, qui évoquent fortement les BD sulfureuses de Milo Manara dépeignant l'histoire des Borgia, dans la même veine et la même génération d'artistes. Pas de doute qu'il puisse plaire à un ado boutonneux. A un adulte un minimum éclairé, ou à une femme, je ne crois pas !
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2021
La force qui émane de ce grand film tient en différents éléments : les deux comédiennes principales sont époustouflantes de vérité, la reconstitution est sublimée par la modernité de la mise en scène et la qualité des dialogues. Tiré d'une histoire vraie, ce récit, qui aurait aisément embrassé l'univers de Pasolini, est passionnant car, malgré une attention remarquable aux détails, il reste d'un parfait réalisme, pointant la puissance du clergé avant la révolution tout autant que ses turpitudes. Le personnage de Benedetta, hors du commun, nous entraîne dans une aventure personnelle (sa découverte de la sexualité) et dans un défi choral (ses visions, dont on ne connaîtra le fin mot qu'à la toute fin). Une merveille.
Bdfoucher
Bdfoucher

69 abonnés 94 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 octobre 2021
Difficile de trancher. Je ne me suis pas ennuyé… le film n’est pas mauvais mais il n’est pas bon non plus. En fait, il ne choisit pas son angle. Vieille querelle quand on porte l’histoire en costume à l’écran: les liaisons dangereuses vues par Stephen Frears (1988) ou par Milos Forman (1989)? Lire Montaigne dans le texte ou sous une forme modernisée ? Parler du corps au 17 ieme est une gageure, sur fond de peste, pandémie courante alors, qui pousse à la dévotion, renforce l’église très puissante … et suscite le mysticisme, les délires en tout genre, vrai ou faux, simulés ou non dans un monde où la peur domine … Paul Verhoeven est un authentique réalisateur dont la force des obsessions est sa marque de fabrique -sexe, violence et religion- et on pouvait s’attendre à mieux, à ce que les moyens qu’il déploie pour mettre en scène l’histoire de Benedetta dans son jus s’accorde finement à sa grille de perception … Dans ce schéma, Charlotte Rampling est extraordinaire et crédible. C’est le meilleur rôle. Le couple Benedetta (Virginie Efira) et Bartolomea (Daphné Patakia) est emporté par une passion saphique, trop envahissante, au point d’affaiblir l’ensemble. On ne peut pas traiter un sujet comme celui-ci à la manière de Basic Instinct. L’influence de l’Amérique, patrie d’adoption de l’auteur, avec ses codes d’aujourd’hui, n’a pas que du bon.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 16 octobre 2021
Comment Virgine Efira allait pouvoir se sortir d'un truc hollywoodien aussi scabreux ! Je suis allé le voir pour elle. Heureusement pour le metteur en scène et ses collègues comédiens qu'elle était là pour donner le maximum. Elle a sauvé les meubles d'un film raccoleur, pas une oeuvre d'art mais plutôt un produit du commerce probablement destiné à séduire le consommateur américain. L'essentiel de la distribution n'est pas crédible et joue tellement mal que c'est presque comique. Ça se veut à la fois mystique comme le Nom de la rose et vénéneux comme basic instinct mais ça ne décolle jamais et ce n'est au final qu'un sous produit de l'industrie du cinéma mystico érotique.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2021
Benedetta est sans aucun doute un grand film, car il est parsemé de nombreuses audaces visuelles et scénaristiques. De la part de Paul Verhoeven, c’est presque sans surprise, mais ses réalisations sont suffisamment rares pour s’en enthousiasmer une nouvelle fois. Le propos est très fort, parfois provocateur, et souvent sans compromis. C'est très audacieux, à la limite de l’outrance, mais c'est pour ça que l'on aime son cinéma. Il a, en plus, la chance d'avoir à son casting une Virginie Efira, une nouvelle fois formidable, convaincante de bout en bout. Quelques seconds rôles font également fortes impressions, surtout Charlotte Rampling et Lambert Wilson. L'ambiance moyenâgeuse est également bien rendue à l'écran, surtout lors des séquences liées à la peste, assez glaçantes. Âmes sensibles s’abstenir.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 286 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 septembre 2021
La grosse rigolade de l’été , ce film qui a attendu deux ans pour sortir sur nos écrans tout auréolé du prestige de Cannes. Enfin, ça devait être l’idée. Mais au final on a droit à tout le matériel kitsch de la reconstitution medievale ( la calèche qui grince, la saleté ambiante) , de la possession à deux balles ( effira en doublure de Linda Blair dans l’exorciste), du sexe provoquant ( mention spéciale à l’accessoire en forme de vierge Marie), une vague dénonciation de l’église catholique, et puis les moments qui se veulent tendres : la pureté de la nudité de l’heroine dans les champs (on croirait un pastiche des Nuls). Bref , pas de quoi être choqué ni ému. Une petite étoile pour les triois actrices qui dans des rôles ingrats, relèvent un peu le film : Louise Chevillotte, Guilaine Londez et, toujours impeccable, Charlotte Rampling.
Fabrice Docteurman
Fabrice Docteurman

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2021
Film annoncer comme prometteur mais qui ne tient pas trop la route , outre l'une ou l'autre anachronisme comme cité le Vatican qui n'existera que 300 ans plus tard , des chorales qui chantent en play-back et la moitié des acteurs qui jouent pas très bien...le film se laisse tout de même regarder mais ne laisse guerre de doutes sur l'issue des protagonistes , la lumière du film est crue et sans relief bref pas terrible comme film,
seule Charlotte Rampling y est très biencomme toujours , Virginie Efira n'est pas très crédible par contre ...
Victor A.
Victor A.

88 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2021
Paul Verhoeven nous offre encore un très gros film, porté par une Virginie Efira toujours juste. La musique, les décors, le maquillage, les figurants, on sent que tous les moyens ont été mis pour nous offrir un film de qualité. Malgré une absurdité énorme sur certaines scènes (ce qui colle quand même assez bien avec la religion ), un kitsch parfois sur certaines scènes (non, ce n'est pas dans ce film que le réalisateur est le plus inspiré) et une partie d'introduction assez moyenne, il nous reste en tête à la fin du métrage quelques scènes très marquantes et un film fort et provocateur (dans le bon sens).
Carlddk
Carlddk

5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2021
Plus c'est gros, plus ça passe. En l'occurrence, on se prend vite à l'intrigue, avec une fin qui laisse un goût doux-amer au palais.
missalila
missalila

11 abonnés 205 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2021
Film qui permet au moins de mettre en lumière Benedetta, figure historique italienne, inconnue en France.
Pas fan de Verhoeven et de l'ambiance de ses films, qu'on retrouve ici, on reste quand même dans l'attente du dénouement jusqu'au bout, donc le but est atteint.
Forman France
Forman France

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2021
Loin de s'accrocher à un film sulfureux (qui a servi d'argument de vente), ce qui interroge et fascine dans Benedatta c'est le doute ! Le doute pour le spectateur de savoir si Benedetta est habitée par l'esprit saint ou est ce un mensonge de sa part. Jusqu'au au bout le cinéaste joue avec nous et laisse planer cette interrogation. Etonnant film qui prolonge le travail enthousiasmant de ce grand cinéaste.
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