Un film qui désarçonne le public, car on a du mal à le classer dans un genre particulier. Cela commence comme un film historique : la Toscane, la Renaissance, la peste aux portes des villes, mais cela dérive très vite sur une sorte de pastiche Pasolinien à « La Décameron » , empreint d’un anticléricalisme assez rude, puis dans la dernière partie une forme de néo-fantastique irrationnel, presque Gore .
Sans oublier le plus réussi : l’érotisme latent, avec ces scènes saphiques, et ces nudités très bien filmées, qui rappelle là aussi le cinéma érotique , « le bon » ,des années 70 de Borowczyk ou Robbe Grillet.
Mais ce mélange de genre empêche une adhésion totale, on est souvent désarçonné, on rit quand il ne le faudrait pas, on se moque des excès. Le scénario est mal ficelé. Reste l’interprétation excellente de l’ensemble de la troupe : Charlotte Rampling, Lambert Wilson, mais surtout les deux héroïnes : Virginie Efira qui donne tout d’elle-même , se livrant totalement, sans pudeur, sublime , pour ce rôle difficile, et la jeune Daphné Patakia , vu récemment dans le petit film plein de charme « Sur la branche" , très bien dirigée et qui donne beaucoup.