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Sabine
11 abonnés
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3,0
Publiée le 11 juin 2022
J'aime énormément Virginie Efira. C'est pour moi actuellement l'actrice francophone la plus intéressante et j'essaie de suivre de près son travail. Aussi j'attendais beaucoup de ce film. J'ai été déçue. Non pas par elle, mais par le film. Je trouve que Verhoeven a malheuresement un peu baclé son travail... Le film me semble bancal, pas abouti, mal construit. Pas mauvais, mais vraiment tellement moins bon que "Elle". J'avais déjà eu un peu ce sentiment avec "Showgirls". comme si il était allé trop vite ou n'avait pas assez pensé son film... C'est subjectif et discuttable... Mais j'ai le sentiment que cela aurait pu être tellement mieux !
Tiré d'une biographie de sœur Benedetta publiée à la fin des années 1980, ce film est une nouvelle occasion pour Verhoeven de faire parler de lui. Le procédé est parfois assez grossier, car plusieurs scènes visent de toute évidence à choquer le bourgeois avant tout. À cause de cela, on ne sait pas toujours quelles intentions animent véritablement Verhoeven ici : parler de foi ? d'amour ? de la liberté de disposer de son corps ? Probablement de tout cela à la fois, mais avec une justesse très variable. Malgré tout, on croit un peu à cette reconstitution de l'Italie du 17e siècle et l'on se prend d'intérêt pour le sort de Benedetta.
Un très bon film de Paul Verhoeven sur deux bonnes sœurs religieuses qui tombent amoureuses. Mais au XVIIe siècle, cette attirance fut considérée comme un crime de luxure contre la chair.
Un film a regardé comme une comédie-érotique et non comme un drame. Le personnage le plus anachronique, le plus délirant, le plus ubuesque, est joué par Lambert Wilson. La façon dont il joue l’évêque m’a fait penser au grand inquisiteur dans Les Visiteurs 2 ! A la fin du film il beugle comme un âne « Au bûcher ». Le pire c’est qu’il joue avec un tel sérieux que ça en devient comique. Digne de Lambert (encore un) Christophe dans Vercingétorix. Les costumiers du film ont bien fait de lui refiler un costume de kermesse, avec une mitre ridicule sur la tête. Par ailleurs le film est complètement anachronique, les dialogues sont modernes, les situations sonnent faux (on a droit à un banquet où les bonnes sœurs rigolent avec l’évêque, les bonnes sœurs sont toujours à poil, on ne sait pas trop si l’on est dans un couvent ou un bordel). Le film est un genre de mélange foireux entre Les Visiteurs et Le Nom de la rose. Les points positifs sont Virginie Efira et sa collègue qui ne jouent pas trop mal, et on voit de la miche fraiche ! Ça titille nos sens ! On voit que le réalisateur est vieux, ses fantasmes tournent autour de la religion et du cul (il a dû se faire fouetter le fessier dans un pensionnat religieux quand il était jeune). On oscille tout le temps (et pas de manière fine !) entre les 2. Je ne suis pas sûr que cela excite beaucoup nos jeunes. On peut souligner aussi la qualité de la photographie, par moment on se croirait dans un tableau.
Une fable médiévale radicale, ironique et sulfureuse qui surprend jusqu'aux connaisseurs de Verhoeven. Il y a plus de "La Chair et le Sang" que de sa récente filmographie dans cette nouvelle réalisation de par une certaine liberté punk qui, au-delà des thèmes abordés, se traduit également par l'anachronisme ambiant et un flirt constant avec le kitsch et le grotesque. Un inconfort qui refuse au spectateur une immersion trop passive, impose une distanciation brechtienne toutefois malmenée par un érotisme débridé, voire choquant. Un film qui sollicite donc, bouscule, se révèle généreux, entier et inspire le sentiment qu'une telle liberté de ton est trop précieuse pour ne pas être défendue!
C'est toi mon église, c'est toi mon plaisir. L'amour joue l'apôtre. Chaque jour que Dieu fait s'incline en silence. Résurrection et provocation, les saints de Verhoeven.
Scabreux, prétentieux, lourdeur des dialogues, libertés historiques, faiblesse de la mise en scène… Et dire que le même réalisateur est l’auteur de l’excellent Basic Instinct ! Quelle déchéance !! On se demande que viennent faire tous ces bons acteurs dans cette galère ! Question : Paul Verhoeven se serait-il permis une telle liberté de ton avec une Benedetta juive ou musulmane ?
La note de 2 étoiles sur Allociné correspond a "Pas Terrible" mais je voudrais requalifier ça en "Bizarre" ! Pourquoi cette histoire ? L'intrigue me semblait bien construite et intéressante jusqu'à l'ajout de cette statuette......
Très bonne surprise ! Film au scénario original et captivant. Fan de Virginie Efira, je ne suis jamais déçue par son jeu ou par les films dans lesquels elle joue !
A l’heure d’un capitalisme brutal, autoritaire et répressif , Comme pour mieux masquer son innocuité et sa pusillanimité politique , le cinéma français inoffensive industrie du divertissement, ,tente en multipliant les représentations de la sexualité par la profusion de vignettes suggestives , de se donner des airs de radicalité subversive. Avec ses galipettes de nonnes lesbiennes , et leur statuette de la vierge transformée en godmiché, Benedetta, nanar digne d’un Jesus Franco , confine au grotesque et au pathétique , dans sa prétention à la subversion ultime, qui ne débouche en réalité que sur l’exhibition navrante et racoleuse de chromos saphiques, pour vieux pervers libidineux. En prime une mise en scène insipide saupoudrée du gratin des têtes à claques du cinéma français. Ne manquait que Vincent Macaigne en Frère Tuck. De profundis…
J'étais très déçu l'histoire de l'amour entre deux femmes dans un cloître est assez iconoclaste comme sait tres bien le faire Paul Verhoeven dans tous ses films mais les scènes d’amour ne sont pas crédibles, La façon de la peste est décrite manque de réalisme et des moments qui auraient pu être épiques manquent beaucoup d'émotion
D’après un fait historique, Paul Verhoeven signe une satire (un peu trop) sulfureuse et grotesque mais non moins captivante de l’Eglise au 17e siècle, portée par un séduisant casting, avec notamment la prestation remarquable d’ambiguïté de Virginie Elfira (récompensée à Cannes).
Bien subversif et une super compo d'acteur ! J'ai adoré ! Du pur Verhoeven toujours aussi fascinant... La morale n'est jamais sauve avec lui mais c'est toujours pour une bonne cause et jamais gratuitement.
Paul Verhoeven qui raconte l’histoire vraie d’une none qui aurait miraculeusement protégé un village italien de la peste et qui a été condamnée pour lesbianisme, ce n’est rien de dire que le projet sentait le soufre. Et pour le coup j’ai trouvé le hollandais violent bien sage avec ce Benedetta. Oui on retrouve dans ce film sa volonté de décrire le monde qui l’entoure avec des histoires qui ne s’y déroulent pas forcément. Bien évidemment Benedetta parle du contrôle et de la soumission des femmes par la religion (elle est marchandée dans les premières minutes du film par ses parents et la mère supérieure). Mais plus généralement de la religion comme outil de contrôle des masses et comme appareil politique. S’il interroge et critique par ces aspects la religion, Benedetta n’est pas à mon sens un film à charge ou blasphématoire. Dans le sens où il laisse le mystère planer sur elle et sur la réalité de son miracle et de ses visions. Ni voyeur, ni trash, c’est le film d’un cinéaste qui maîtrise son art mais qui du coup n’ose plus, n’essaie plus et en ce sens oui je l’ai trouvé fade, presque convenu (un comble quand on repense à son sujet). L’interprétation est très convaincante même si l’accent de Charlotte Rampling et le maquillage de Virginie Efira ne font pas très nones italiennes du 17ème; même si pour le coup je me demande si cela n’a pas été fait exprès pour faire un pont avec la modernité du sujet. Paradoxalement trop froid, peut être trop calculateur Benedetta est certes un bon film, mais assez moyen dans la filmo de Verhoeven.