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fabrice d.
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3,0
Publiée le 2 juin 2026
J’ai été un peu déçu par ce film de P. Verhoeven, avec V. Efira en tête d'affiche, dont la prestation ne m’a pas particulièrement touché. Elle y incarne une religieuse devenue abbesse en Toscane, à l’époque de la peste noire. Se disant « touchée » par Dieu, elle affirme être l’épouse du Christ, s’exprime parfois en son nom et sa voix prend alors celle d’un homme. Elle présente également les stigmates, ces blessures associées au Christ, tout en s’adonnant aux plaisirs de la chair. Pour toutes ces raisons, elle est dénoncée puis jugée par le nonce, incarné par L. Wilson. Cette histoire nous plonge dans les heures sombres du Moyen Âge, en pleine période de peste. Entre croyance, manipulation et fanatisme, il devient difficile de distinguer le vrai du faux, tandis que la torture et le châtiment ultime par le bûcher tiennent lieu de justice. Verhoeven, fidèle à son style, filme sans retenue plusieurs scènes saphiques, mais le film évite en revanche la violence gratuite. Un film intéressante pour sa dimension historique et son atmosphère, mais qui ne m’a finalement pas davantage emballé.
J'ai découvert le film "Benedetta" hier soir et j'ai beaucoup aimé son histoire. Même si mes croyances me laissent penser qu'il s'agit d'une fiction librement inspirée de faits réels, voire réinterprétée, le film n'en demeure pas moins clivant et captivant. Quant à Virginie Efira, elle livre une excellente performance, comme à son habitude.
Benedetta, diffusé sur Arte, se présente comme une fresque sulfureuse du XVIIe siècle, mais ressemble davantage à une sorte de fantasme contemporain vaguement déguisé en film historique. Paul Verhoeven y livre une charge appuyée contre l’Église catholique, entre hypocrisie institutionnelle, hystérie mystique et obsessions sexuelles à peine sublimées — un programme qui, sur le papier, pouvait promettre une véritable exploration des tensions entre foi, pouvoir et corps. Mais très vite, le film bascule dans une étrange zone de flottement : une “Vie d’Adèle” version couvent, où les élans charnels semblent avoir traversé les siècles sans la moindre transformation culturelle. Les scènes intimes, moins explicites que chez Kechiche mais tout aussi insistantes, paraissent surtout plaquées sur un décor historique qui ne les absorbe jamais vraiment. Le plus déroutant reste sans doute la langue et les dialogues : un XVIIe siècle où l’on parle comme dans un drame contemporain un peu approximatif, avec des répliques parfois si décalées qu’elles frôlent le burlesque involontaire. L’illusion historique se fissure à chaque échange, comme si les personnages avaient oublié dans quel siècle ils étaient censés vivre. À cela s’ajoute une accumulation de motifs — peste, sexe, visions mystiques, torture, bûcher — traités avec une insistance presque mécanique. Le film semble cocher toutes les cases du “film scandaleux sur la religion” sans jamais vraiment les articuler. Résultat : un mélange étrange où le sacré, le grotesque et le sensationnel cohabitent sans véritable cohérence, comme si l’excès tenait lieu de propos. Au lieu d’une véritable réflexion sur la foi ou le désir, Benedetta donne parfois l’impression d’un exercice de provocation un peu daté, où l’ironie du regard ne suffit pas à masquer un certain mauvais goût assumé — ou peut-être revendiqué.
Ce film de Paul Verhoeven a ce côté sulfureux et subversif qui constitue son style emblématique et récurrent. Malgré une mise en scène par moments inspirée et recherchée, l'ensemble tient malheureusement pas le cap très longtemps. Les acteurs semblent réciter leur texte même si certains tirent leur épingle du jeu. Il y a peu de surprises au final, peu de choc, avec des arrières-plans pauvres et vides, on dirait manque de budget sur certains plans. Heureusement que l'histoire se déroule avec constance et sans fioritures sinon le naufrage était pas loin. Ce film sur Benedetta qui retrace une soeur mise au pilori à cause de ses visions et de ses relations homosexuelles n'amène rien de nouveau dans la thématique ; le film est comme si trop tard par rapport à son époque. Virginie Efira, Lambert Wilson et Charlotte Rampling s'en sortent bien dans cette histoire religieuse à peine transparente. Dommage car Verhoeven avait déjà fait ses preuves en cinéma, là c'est brouillon, scolaire et à peine captivant.
Ce que j'ai aimé, c'est le fait d'être plongé dans une époque lointaine, très différente de la notre avec ses interdits et ses personnages sulfureux. Les acteurs et actrices sont tous très bien choisis et même la petite fille ressemble à l'actrice Efira. Verhoeven arrive toujours à créer une ambiance, à nous immerger dans un autre monde, à nous étonner. Ma note ne monte pas très haut à cause de l'excès de scènes de sexe qui rend le film trop racoleur.
Navet érotico-mystique de 2h, c'est long. Dans ce désastre, quelques décors à sauver. Franchement, je pensais a priori moins mauvais, on rit plus ou moins jaune de temps en temps, tellement la caricature est lourde. A part Mlle Efira dénudée avec la novice, que viennent faire dans cette galère des comédiens chevronnés ? passons sur la sauce musicale...
Quelle déception à l'arrivée, on ne peut même pas de faire une idée de la fin... Pas de trame solide, on a du mal à comprendre la réalité du personnage de Benedetta. Bref, ce film ne me laissera pas un souvenir impérissable, c'est de l'ordre d'un bon gros navet pseudo historique mais avant tout voyeur.
Mal joué !!!Effira en bonne sœur il fallait s’y attendre Charlotte et Lambert mieux ,l’histoire loin de la réalité.. je n’ai à aucun instant pu rentrer dans ce film .
Je suis ce qu’on appelle un nouveau converti : athée pendant les trente premières années de ma vie, j’ai appris à connaître Jésus, son enseignement, sa doctrine, et par la foi et énormément de raison, j’ai compris que le christianisme était le chemin, la vérité et la vie. Je précise cela car c’est important que les téléspectateurs sachent d’où je parle.
Concernant le film, autant le dire tout de suite : il est d’une médiocrité inouïe. J’avais rarement vu aussi peu de talent réuni en un seul projet. Si vous avez peu de culture, peu de vocabulaire et que vous êtes complètement déchristianisé, il y a une petite chance que vous soyez séduits (après tout, tout nanard a son public). Pour les autres, passez votre chemin : on a des acteurs qui parlent comme en 2020 (le film est censé se passer au XVIIe siècle), les acteurs jouent faux, l’histoire est plate, et bien évidemment on humilie et tape abusément et injustement sur le catholicisme comme il en est désormais coutume en France. 0/5.
Benedetta suit une religieuse au cœur d’un couvent, entre visions, désir et pouvoir. Un film qui se prend très au sérieux mais qui m’a surtout donné l’impression d’assister à une catastrophe.
Avant de le voir, il faut savoir que le film s’inscrit dans le parcours de Paul Verhoeven, habitué à explorer les rapports entre pouvoir, corps et institutions. Inspiré de l’histoire réelle de Benedetta Carlini, le récit prend place dans une Italie du XVIIᵉ siècle marquée par l’emprise de l’Église. Sur le papier, tout est réuni pour jouer sur l’ambiguïté entre foi, désir et manipulation.
J’attendais un film historique un minimum solide sur une figure que je ne connaissais pas. Je me retrouve face à une lourdeur abyssale. Au bout de dix minutes, je me suis sincèrement demandé si c’était volontaire d’être aussi mauvais. Le ton part dans tous les sens, entre sérieux, grotesque et pseudo-satire, sans jamais trouver d’équilibre. J’ai d’abord cru à une intention avant de comprendre que c’était simplement raté. La mise en scène frôle souvent le ridicule, avec un côté involontairement comique et kitsch qui casse toute immersion. Tout sonne faux, des images plates dignes d’un téléfilm aux interprétations caricaturales qui basculent régulièrement dans la parodie.
Les dialogues enfoncent encore le clou. Anachroniques, vulgaires, creux, ils enchaînent les répliques gênantes avec une régularité presque traumatisante. Entre deux échanges grotesques, les scènes de sexualité arrivent avec leurs gros sabots, lourdes, gratuites, sans nuance ni subtilité. Le film réussit même l’exploit d’être à la fois prévisible dans ses dialogues, que l’on voit venir à des kilomètres, et totalement incohérent dans sa construction. Il y avait pourtant matière à proposer quelque chose de solide sur les plans théologique et philosophique, mais tout reste au stade du gâchis et du mauvais goût.
Sur le papier, le film veut interroger la foi, la frontière entre mysticisme et manipulation, ainsi que les rapports entre pouvoir, corps et institution religieuse. Il aborde aussi la répression du désir et la place des femmes dans un système fermé. Mais tout est traité de manière appuyée, sans délicatesse ni nuance, avec une approche souvent grossière.
Au final, Benedetta donne l’impression de vouloir provoquer pour provoquer, sans jamais vraiment maîtriser quoi que ce soit. Un film où tout sonne faux, au point de rendre l’ensemble impossible à prendre au sérieux.
Verhoeven écrit ses fantasmes sans vraiment aller plus loin, les personnages sont trop stéréotypés. Virginie Efira aurait pu apporter une touche de modernité mais raté: le film reste poussiéreux.
la libération de la femme, l'emprise de l'homme et de la société - à travers le prisme de la religion, d'un couvent, de ses conflits, de la hiérarchie ecclésiastique exclusivement masculine - le parti pris de l'angle de la religion est peu convaincant - mais la mise en scène est excellente, le jeu des acteurs aussi
Au-delà de ce casting tellement dingue, il y a déjà ce numéro de très haute volée de Charlotte Rampling. Virginie Efira est spoiler: mystique et possédée , étonnante dans ce registre. La fringante Daphné Patakia est enthousiasmante. Lambert Wilson est merveilleusement troublant, comme souvent. Et la réalisation de Paul Verhoeven brillantissime. Que dire des dialogues et de la mise en scène, si justes ? spoiler: Jésus est-il parmi nous ? Est-il une femme ? Est-il lesbienne ? Est-il folle de désir ? spoiler: Un grand moment de cinéma blasphématoire.