Benedetta
Note moyenne
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439 critiques spectateurs

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Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2021
Le cinéaste de la subversion, nous revient ici avec un récit christique qui détonne. Je suis toujours admiratif du cinéma qui prend la religion de front pour en faire un acte corrosif qui remet en cause une certaine bien-pensance. Ce serait extrêmement réducteur de considérer ce film seulement comme tel, mais indéniablement le parti pris est jouissif. A l'image de son interprète principale, Benedetta est autant charnelle que possédée. Comédie ou réelle ? Le personnage de la mère supérieure interprété par Charlotte Rampling est la clé du récit. Et quand on y repense à tête reposée, ce second rôle piquant est autant excitant qu'essentiel. Dans une démonstration de mise en scène, Paul Verhoeven reste parfois un peu trop dans les rails, et navigue à vu un cargo qu'il connaît par coeur. J'aurais souhaité une deuxième partie plus enlevé pour vraiment excéder de joie. Presque dommage.
Ykarpathakis157

6 193 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 août 2021
Benedetta est le dernier film du cinéaste néerlandais Paul Verhoeven. L'histoire se concentre sur les années durant lesquelles Benedetta s'est hissée au sommet d'un couvent en Toscane en Italie. Dans ce film des nonnes jouent à des jeux de pouvoir les unes contre les autres dans l'Italie du XVIIe siècle. Doté d'une réalisation banale avec des scènes de religieuses érotiques et blasphématoires qui sont inutilement sexuelles et violentes il aurait attirer l'attention dans le monde entier avec son intrigue sexuelle inutile et vulgaire son peu d'intensité émotionnelle pour le spectateur. Il y a des performances médiocres de Virginie Efira dans le rôle de la nonne titulaire de Daphne Patakia dans celui de la paysanne vulnérable Bartolomea et surtout de Charlotte Rampling dans celui de la mère supérieure Felicita que je n'ai jamais vu plus mauvaise dans aucun de ses films avant celui-ci. Ainsi que de Lambert Wilson, Hervé Pierre et Olivier Rabourdin qui n'ont jamais étaient plus mauvais aussi...
Culture Room
Culture Room

3 abonnés 97 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 août 2021
Une véritable claque visuelle. Réalisation splendide, acteurs ébouriffants avec une Virginie Efira plus que remarquable. Des décors somptueux, une musique qui donne le ton, un éclairage qui donne une ambiance pesante, propre et lugubre en même temps. L’histoire est forte, intéressante et le scénario même avec de petites longueurs est impeccablement écrit, tourné avec ses scènes chocs, durs, violentes, effrayantes, belles et émouvantes. Un véritable éblouissement que Paul Verhoeven à su maîtriser d’une main de maître.
Raphaël L
Raphaël L

20 abonnés 69 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2021
Benedetta fait s'entrechoquer les thèmes de la religion, du pouvoir et de la sexualité de manière brillante. Dès le début, l'Église nous est montrée comme un commerce (le recrutement de Benedetta ressemble à un entretien d'embauche qui fait l'objet de négociations financières entre le père et la mère supérieure) et une scène de théâtre littéralement. De ce point de vue, le film va tenir jusqu'au bout une ambiguïté sur le personnage de Benedetta : Est elle vraiment une sainte qui a des visions ou une actrice qui veut monter au sein de l'Église en manipulant ses sœurs ?
La forme du film est comme infectée par la foi durant scène kitchissime d'apparition de Jésus.
Enfin, il ya des saillies humoristiques vraiment géniales.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2021
Virgin Efira
A chaque nouveau film de Verhoeven, on se demande ce qu’il peut encore ajouter à ses thèmes de prédilection. Benedetta ne fait pas exception. L’attente était d’autant plus grande que ce nouveau projet sentait le souffre dès le départ et qu’il a été retardé par la pandémie. Nous sommes en Toscane au XVIIème siècle. La jeune Benedetta est confiée par ses riches parents au couvent des Théatines. Il faut dire que la môme serait en communication directe avec la vierge. Plus tard, l’arrivée d’une jeune, jolie et effrontée paysanne va totalement bouleverser Benedetta et la pousser à toujours plus d’excentricité. Cachée derrière une envolée mystique, Benedetta va doucement prendre le contrôle de la communauté et s’opposer aux intérêts des puissants mâles. Bon, ce pitch est volontairement tronqué pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte. Une chose est sûre, on est à 100 % chez Verhoeven. Comme souvent, le personnage féminin est à la fois manipulateur, revanchard et victime du patriarcat. La religion n’est qu’un ensemble de codes de bonne conduite destiné à contrôler socialement la femme et la déposséder de son corps. En réponse, Verhoeven nous présente comme à son habitude de la chair et du sang et toutes les manifestations physiques de la douleur, du plaisir et du besoin. C’est quand Benedetta retrouve son corps qu’elle devient libre. Et c’est son corps qu’on voudra brûler. Quant à la foi, elle est avant tout un instrument de manipulation des crédules. L’Église le sait fort bien et Benedetta prend à son compte les bonnes vieilles méthodes. Donc oui, ça tire à balles réelles. Pour autant, on ne tient pas là un film à thèse, ou du moins, pas que. Car derrière son air de film d’auteur engagé, se cache un bel hommage à un autre cinéma, loin, très loin du tapis rouge de Cannes. Ce filou de Paulo nous a fait un bon vieux film de nunsploitation, genre très masculin, moribond et cradingue des années 1970. En effet, tout les poncifs et les fantasmes y passent de la bonne sœur saphique aux châtiments corporels en passant par le saint godemichet homemade. Du cinéma bis maquillé et déguisé en somme. Du coup, il est logique de trouver dans tout ça de l’outrance voire du kitsch, la pente est glissante et Verhoeven décide de la descendre tout schuss. On trouvera donc quelques références too much au Jeanne D’arc de Besson, à Satanico Pandemonium et surtout aux Diables de Ken Russel dont Bendetta est vraiment très proche. Enfin, on notera l’engagement et la performance de l’ensemble du casting, Efira en tête bien sûr. En bref, un film à ne pas mettre entre toutes les mains mais un vrai moment de cinéma qui fait du bien et qui rassure quant à la capacité du cinéma français de proposer des expériences et de prendre des risques. Une belle réussite !
a p
a p

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2021
Le film est vraiment plombé par le jeu des acteurs. Mis à part Virginie Elfira et Charlotte Rampling tous jouent comme des cochons !! Et le film n'est pas très soigné visuellement, on est à des années lumières de la Chair et le Sang. On a vite fait le tour des décors. Donc pour résumer acteurs pas bons, photo pas bonne, direction artistique nulle et pourtant qq chose surnage de Verhoeven malgré tout. Mais ça ne vaut pas Spetters ou le Quatrième Homme. Le cinéma français est plus dur à dynamiter que ses homologues bataves ou américains. Encore un effort mr Verhoeven...
rooney
rooney

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2021
très bon et beau film le jeu des actrices est excellent . film palpitant et intense, dramaturge progressive à voir
ClémentBZH
ClémentBZH

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2021
Une histoire intéressante sur les phénomènes de visions divines, servit par une mise en scène relativement classique mais efficace. Un casting bien choisi avec des acteurs investis dans leur rôle. Quelques développements complémentaires auraient apporté un petit plus à l'immersion dans l'histoire.
SophieW
SophieW

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 août 2021
Je comprends qu'on puisse être choqué ou ne pas comprendre ...

je garde une effira inspirée et juste
et une charlotte rampling qui crève l'écran

des excès et des bassesses inutiles, oui, un très bon film quand même
Antoine Dufour-Ikni
Antoine Dufour-Ikni

15 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2021
Magnifique film sur une sainte lesbienne devant faire face à une église conservatrice. Les confirmés Virginie Efira, Lambert Wilson et surtout Charlotte Rampling sont parfaits, les seconds rôles aussi (Olivier Rabourdin, Hervé Pierre) et le film offre deux belles révélations : Daphné Patakia et Louise Chevillotte.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2021
Dire de "Benedetta" qu'il est un film clairement anticlérical semble risqué, bien que l'ensemble ne soit pas dépourvu de piques assumées contre l'Eglise. Néanmoins, les personnages sont globalement beaucoup trop mobiles, remarquables de par leur opacité et leur ambivalence pour percevoir une quelconque univocité dans ce film qui surprend à bien des égards. "Benedetta" n'est en tout cas pas un film contre la foi, mais pas non plus contre le désir ; plutôt que de séparer hypocritement les deux – il faut voir quel degré de vulgarité atteint le Nonce, joué par Lambert Wilson, prêt à défendre l'interdiction des plaisirs de la chair, mais qui ne se prive pas de mettre enceinte une de ses servantes –, il s'agit avant tout de dire que religion et sexe peuvent cohabiter sans contradiction, qu'on peut tout à fait être proche de Dieu et s'enfoncer un crucifix dans le vagin. Cette cohabitation, dont Verhoeven sait qu'elle ne s'impose pas naturellement, passe par des images kitsches et provocantes qui pour le coup n'ont jamais été vues – Le Christ doté d'un sexe féminin ! –, manière de fleurter avec le ridicule pour mieux déranger un spectateur qui vient à se demander si la spiritualité n'est pas dépréciée, au point où l'on ne saura jamais si Benedetta ment ou pas quant à sa prétendue connexion avec Jésus. Ce n'est pas la foi qui est ici véritablement remise en cause – Benedetta revient d'ailleurs dans le couvent de Pescia à la fin du film, et ce pour y finir ses jours –, mais ce sur quoi Verhoeven insiste c'est le droit d'exhiber ou plus sobrement de faire usage de son corps comme on l'entend : droit de faire l'amour avec une personne du même sexe, droit de se déshabiller pour dévoiler une poitrine décharnée, droit aussi d'anéantir son corps à travers des suicides d'une grande violence. Et si l'utilisation de son corps permet le rapprochement avec Dieu, dans le cas où Benedetta ne mentirait pas, alors l'acte sulfureux deviendrait nécessaire. Le tour de force réussi par Verhoeven est bien d'avoir su filmer beaucoup d'événements et, malgré le nombre important d'images explicites – qu'elles soient d'ordre judiciaires, sexuelles ou mystiques –, d'avoir en même temps entretenu le mystère autour de son personnage, campé par l'énigmatique Virginie Efira.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 510 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2021
Si l'on fait abstraction des scènes d'une violence parfois extrême et de la sempiternelle critique de l'église comme il est devenu normal au cinéma et qu'on se contente de l'aspect purement historique Benedetta est réussi.

Merci à la grande Virginie Effira.
levirois
levirois

4 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2021
Alors comment dire !
Je pensais vraiment m'ennuyer, ben pas du tout.
Virginie Efira, est plus qu'impeccable dans son rôle de Soeur parfois possédé par le Christ.
Je ne suis pas fan du réalisateur mais j'ai été agréablement surpris
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2021
"Mais qu'est que c'est que ce truc." Ainsi sont les mots qui me sont venu quand j'ai regardé Benedetta enfermé dans ma salle de cinéma.
Benedetta est turbo chelou. Si vous vous souvenez de la parodie des inconnus sur les films de Stallone (c'est à dire: Jésus II - le retour, si je ne me trompe pas); et bien ça fait un peu beaucoup complètement ça. Le film fait très américain, et c'est bien normal vue que c'est Paul Verhoeven qui est aux commandes de de machin.
Autant le dire tous de suite, c'est un bon film. Il y a des idées assez excellentes. Le film est très vulgaire par son montage sur découpé, par ses dialogues proche d'une comédie, ou même par ses séquences qui ont ce goût de blockbuster bourrin n'ayant aucunement l'habitude de venir pénétrer les platebandes des films français dit "dramatique".
Pourtant c'est un film qui marche du feu de Dieu (avec bons jeux de mots). On est tendu, le jeu des acteurs est de qualité, c'est sale comme on ne s'y attends pas et puis c'est original. Original sans l'être car c'est avant tout un camoulox qu'avait déjà proposé sur le ton de l'humour (à contrario) les inconnus, comme je le disais précédemment.
Enfin allez voir Benedetta si vous aimez voir Paul Verhoeven faire joujou. Car c'est un peu ça, en étant très premier degré (ou peut-être pas?).
C3333C
C3333C

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 août 2021
C’est fait au gros feutre, pas de subtilité, tout est forcé, tracé. L’émotion ressentie est basse. J’ai lu qu’à l’origine c’est Benedetta qui force et séduit. Le film montre l’inverse. Cela aurait fait un film beaucoup plus intéressant, y compris pour l’actrice principale qui est assez déphasée dans ce film
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