Le film débute avec une mise en place d'une paranoïa qui situe l'effroi dans toute une région avec un tueur en série introuvable qui ne semble pas agir avec logique, de surcroît dans une zone désertique. Mais le film débute mal, ou du moins avec une incohérence peu compréhensible, à savoir pourquoi le tueur ne tue pas les deux amis ?! Jusqu'ici il ne discute pas et tue de sang froid, pourquoi soudain il s'emmerde (c'est le mot !) avec deux hommes otages ?! Néanmoins, le périple se fait et on s'attend alors à un virage psychologique important ou essentiel dans le récit au vu des premiers films de Ida Lupino. Mais là aussi on reste sur notre faim. Les deux amis sont peu intéressants, deux beaux gaillards qui ne tentent pas grand chose devant un tueur qui a une particularité physique qui donne toute sa singularité. Puis arrive encore deux autres passages trop maladroits pour qu'on y adhère... Dommage car ces erreurs ou ces moments mal écrits nous sortent du récit déjà peu passionnant. Le film reste une déception et le film de la réalisatrice le moins abouti malgré le potentiel. Site : Selenie.fr
Un des premiers films noirs avec que des hommes tournée par une femme indépendante. Efficace, ramassé, ce voyage sans issue monte en tension. Le spectateur doit garder un œil ouvert comme Emmet, autostoppeur sadique, autant que personnage désespéré sans futur, qui préfigure le Belmondo de A bout de souffle, ou Al Pacino de L'impasse. Contemporain du Salaire de la peur, ce film de série B porte la même tension (toute proportion gardée). Le cinéma de Ida Lupino cache bien des surprises. streaming 1 - mars 2026
Cet ancêtre de « The hitcher » tourné en noir et blanc, est en quelque sorte la description réaliste de ce qui pourrait arriver à des gens ordinaires qui font soudain face à d’extraordinaires événements. C’est d’autant plus ancré dans la réalité que le scénario est inspiré de l’histoire vraie de William Edward Cook, un vagabond qui tua des gens l’ayant pris en stop dans le sud-ouest des Etats-Unis durant les années cinquante ! Mais l’atout majeur du film réside dans le fait que notre méchant de service (formidablement campé par William Talman au faciès plus qu’inquiétant) ne peut physiquement fermer l’œil droit à cause d’une paralysie nerveuse de ce côté-ci du visage. Ce qui rend les scènes de nuit au bord du feu de camp improvisé très jouissives ! Les otages ne peuvent ainsi jamais savoir si leur kidnappeur est oui ou non réveillé et sont de fait dissuadés de toute tentative d’évasion. Quelle ingéniosité scénaristique ! Alors certes, on pourra dire que le cinéma des années 50 a vieilli car pas assez dynamique et trop théâtral, mais bon, dans l’ensemble ce film contient tout de même certains éléments qui en font un spectacle tout à fait divertissant. Qui plus est, c’est l’œuvre d’une femme, Ida Lupino, réalisatrice et actrice, ce qui dans les années cinquante, était un véritable tour de force. Sa vision est forcément différente des grands réalisateurs de cette époque car moins machiste et mâtinée d’un peu plus de sentiments. Alors laissez-vous tenter !
Considéré comme la meilleure réussite en tant que cinéaste de Ida Lupino ( actrice de talent qui passa aussi à la réalisation) et accessoirement premier film noir dirigé par une femme, " Hitch Hicker" ( l'auto stoppeur) - 1953- est une grande réussite à la hauteur de sa réputation.
Tiré d'un fait réel ( c'est clairement affiché dès le début) , le scénario conte l'histoire d'un serial killer, pervers, psychopathe qui tue les automobilistes qui le prennent en stop. Deux citadins qui partent à la pêche, s'arrêtent à leur tour sans savoir ce qui les attend.
Bouclé avec maestria en 70 minutes, on a ici affaire à un classique indémodable, inoubliable et dont le suspens se poursuit sans relâchement jusqu'à la toute fin.
La cinéaste interroge le spectateur sur le courage, la fragilité de l'existence qui peut basculer d'un moment à l'autre, le sang froid, le mal et l'esprit de vengeance tapi en nous.
Tout amateur de cinéma du patrimoine devra voir ce film. Aujourd'hui, Ida Lupino pourrait donner des leçons de mise en scène et de montage à la plupart des cinéastes.
Série B courte mais aux cadrages et à la photographie noir et blanc réussis. Le titre français est stupide. " L'auto stoppeur" suffisait, et l'acteur qui le joue est inquiétant à souhait. Ida Lupino avait aussi du talent en tant que réalisatrice.
Ce thriller noir et épuré revêt surtout un intérêt historique (tant documentaire que pour son influence sur ltut un pan du cinéma de genre). En terme de rythme ou de richesse visuelle et psychologique, l'infernal Hitcher le supplante complètement. A voir pour gonfler son bagage culturel.
Outre le fait d ' être une femme réalisatrice de film dans les années 1950 aux Etats Unis d' Amérique. Ida Lupino est une des premières cinéastes indépendante des studios Hollywoodiens. Elle nous conte un thriller des plus inventif et étonnant avec très peu de comédiens et elle filme un acte narratif épuré et matiné par un suspense fort sobre et efficace. Comment allez - vous après ce film intriguant ? Bien à vous. Gérard Michel
ce film des années 50 mêle plusieurs genre sans être un fourre-tout. un tueur et ses deux proies sont les protagonistes d'un road-movie (et huis-clos psychologique) dans le désert des routes américaines.
ils sont joués par des supers comédiens dans des situations limites ; les scènes sont super bien tournées, avec les influences de séries Z d'époque et d'oeuvres expressionnistes, les clairs-obscurs tranchants. et comme le film est court, ça permet de ne pas l'occuper avec des lenteurs superflues. visionnaire et super bien mené.
Le film tient en grande partie sur les épaules de l'acteur principal qui tire son épingle du jeu. Pour le reste, un bon petit film qui se laisse voir, et qui sait maintenir un certaine tension... mais dommage que la fin soit baclée.