The Third Murder est un polar qui m’a beaucoup plu car il est tout en nuance. Montrant la vérité de manière grise, il évite le manichéisme de fort belle manière. Très bien interprété, doté d’un scénario original ce fut pour moi un belle découverte.
Du soigné, du précis, du tortueux et au final, le prisme de la culpabilité et l'ordre du jugement misent à mal. Très typé drame huis clos, piégeant et même où le manichéisme côtoie la manipulation. Un film qui ouvre de nombreuses portes sans toutefois les refermer ou du moins y laisser son libre arbitre, son jugement. 3.5/5 !!!
L'intrigue par plutôt bien. On assiste à un meurtre sans aucun doute. Mais on ne comprend pas pourquoi l'accusé change autant les éléments. Les acteurs sonnent juste. Mais le film traine un peu en longueur, mais l'enquete avance. La fin se justifie mais il demeure un probleme de rythme
Fan de film Coréen, je dois avouer que The Third Murder m'a quelques peu déçu. Cette histoire se passe à huis clos entre 3 avocats et leur client derrière les barreaux accusé du meurtre de son patron. Le déroulement de l'affaire est extrêmement lent malgré de rares et ennuyeux rebondissements, les révélations du présumé coupable ont du mal à capter l'attention et les délibérations de ses avocats n'ont que peu d’intérêt. Pourtant c'est un drame psychologique assez fin, une leçon de moral et de réflexion, le contexte change, se complique, le jeu évolue mais dans une lenteur incroyablement pénible. Ce film vous intéressera si vous êtes patient et n'attendez aucune action...
La Vérité existe-t-elle ? Entre les mots et les actes, y a-t-il forcément un lien ? Un film qui se dévoile petit à petit, avec autant de réponses que de questions, à moins que...
The Third Murder se démarque un peu du style habituel Kore-Eda avec un aspect thriller/mystère plus poussé. Malheureusement ce changement n'a pas été d'une grande réussite car c'est surtout une lourdeur générale qui ressort de ce film et de sa mécanique : on alterne continuellement entre une enquête mollassonne, brouillonne, et des scènes de parloir pesantes et trop redondantes. Le scénario navigue à vue sans jamais définir une ligne directrice claire, le propos semble un peu confus et n'étaye pas efficacement la réflexion qu'à voulu apporter le réalisateur sur des thématiques fortes telle que la peine de mort.
Un drame judiciaire passionnant et bouleversant où l’établissement de la vérité n’est pas acquis ... Plaidoyer implicite contre la peine capitale, ce film questionne sur la faillibilité d’un système judiciaire sans compromis mais aussi sur les stratégies de défense adoptées ... Kore-eda est un Maitre !
Avec The Third Murder, Hirokazu Kore-eda investit le polar judiciaire avec un homme, Misumi, arrêté pour le meurtre de son ancien patron. Un avocat, Shigemori, prépare la défense. Tout semble en place pour un récit d’enquête classique mais en révélant d’emblée l’identité du coupable, Kore-eda déplace immédiatement l’enjeu vers le mobile. Ainsi, le spectateur rassuré par la transparence initiale, croit savoir. Et on finit par entrer dans le film avec un sentiment de maîtrise. Cependant c’est précisément cette maîtrise que le récit va déliter. Car en peu de temps, Misumi modifie son récit, le nuance et se contredit. Kore-eda participe même à cela avec la reconstitution visuelle qui altère même ce que nous pensions avoir vu.
Porté par l’opacité de Kōji Yakusho et la rigueur de Masaharu Fukuyama, le film transforme l’enquête en enjeu morale. L’avocat croyait défendre un homme, il découvre qu’il défend surtout une idée de justice héritée d’un père juge. Car le système judiciaire (mais aussi le spectateur), obsédé par la qualification du mobile, exige un récit cohérent. Or Misumi échappe à cette fixité. Chaque version semble répondre aux attentes de l’institution ou la protection d'un autre. Le procès apparaît comme une machine narrative qui simplifie pour pouvoir condamner. Cette obligation de clarté écrase l’ambiguïté humaine.
La répétition structure la seconde partie du film. Les mêmes faits reviennent, légèrement modifiés. Ce procédé donne l'impression d’une légère insistance mais il participe d’un dispositif précis : montrer que la vérité judiciaire ne se découvre pas, elle se construit par itérations successives. Chaque répétition est une tentative de stabilisation mais toutes échouent.
Le cœur plastique du film se situe dans les scènes de parloir entre Shigemori et Misumi. Une vitre les sépare, matérialisant la distance juridique mais aussi l’impossibilité d’un accès direct à l’autre. Dans le plan final, les visages de l’avocat et de l’accusé se superposent dans le reflet. Défenseur et accusé ne sont plus nettement distincts. Le doute circule entre eux. La vérité ne réside ni d’un côté ni de l’autre.
Le titre lui-même est une énigme. Premier meurtre, celui que nous voyons. Deuxième meurtre, commis par Misumi des années auparavant. Et le troisième ? Peut-être celui de la vérité, sacrifiée sur l’autel de la cohérence juridique. Peut-être aussi celui de la singularité d’un homme, réduit à un dossier, à une qualification pénale. Quoi qu'il en soit, comme souvent chez le cinéaste, les institutions (famille, justice) apparaissent à la fois nécessaires et insuffisantes.
un très grand nouveau Kore Eda. Ce qui fait plaisir c'est qu'il arrive à se renouveler, en faisant un bon polar qui questionne la justice et la vérité. la mise en scène est magistrale et la thématique vertigineuse. Un pied total !
Un thriller judiciaire captivant malgré sa lenteur et sa réalisation basique. Jeu complexe autour de la vérité et du mensonge, tout en manipulations. Questions existentielles. Thématique de la filiation chère au réalisateur. Mais à trop vouloir faire dans le tarabiscoté, on finit par en perdre son japonais, à se lasser des revirements. Et on reste sur une impression floue et ambiguë quant au discours du film.
Les films de procès sont légion. Ici, c’est celui de Misumi [Kōji YAKUSHO et qui jouait le rôle principal dans « Cure » (1997) de Kiyoshi Kurosawa], 58 ans, qui a avoué le meurtre de son patron (dont il brule ensuite le corps et vole le portefeuille) qui venait de le licencier. Il est défendu par l’avocat Shigemori (Masaharu FUKUYAMA), originaire de Rumoi, sous-préfecture de l’île d’Hokkaidō et dont le père, juge, avait condamné à 30 ans de prison Misumi. Ce dernier change sa version des faits au cours des entretiens en prison puis au cours du procès. Le film rappelle « Autopsie d’un meurtre » (1959) d’Otto Preminger et même « Rashōmon » (1950) d’Akira Kurosawa, qui montrent que la Vérité n’existe pas, d’autant qu’ici, Misumi n’est pas le seul à mentir. Le réalisateur apporte sa touche personnelle en introduisant l’importance de la filiation (Misumi a une fille de 36 ans, l’avocat une adolescente de 14 ans et le patron décédé, Sakie, lycéenne) et l’absence de liberté quant à la naissance (ce dont regrette Misumi, estimant n’avoir pas dû naitre, à cause du mal qu’il a fait). Le film est bien construit, parfois un peu lent et où les scènes de parloir sont bien filmées (d’abord champ contre champ puis en plan général de profil et enfin à travers les reflets de l’accusé et de l’avocat sur la vitre qui les sépare.
Kore-eda change de genre mais continue d'explorer ses thèmes favoris. A nouveau, ici, les pères sont défaillants, absents, voire abject pour l'un, et les enfants en subissent les conséquences. Intéressantes scènes de parloir où la progression des liens entre l'accusé et l'avocat est illustrée à travers des jeux de reflet sur la vitre les séparant. Un bon cru du réalisateur japonais. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Du suspense qui va crescendo ,qui égratigne le système judiciaire avec doigté,subtilité,et le jugement final nous plonge dans la stupeur.Impossible de savoir où est la vérité.Qui est criminel?On sort un peu sonné.