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BigDino
9 abonnés
473 critiques
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3,0
Publiée le 13 mai 2018
Une relative déception que ce film. Attendant le grand film, on se retrouve avec un sujet trop maîtrisé pour réellement convaincre. C'est sur la longueur qu'il aurait en effet pu jouer, profitant de la lenteur de son rythme pour développer plein d'à-côté. Las, tous les dialogues semblent centrés sur le sujet, rendant trop artificiel l'ensemble. Et les rares scènes tendant à humaniser l'ensemble ne font qu'accentuer la vacuité du reste. La scène de la fille de Shigemori, notamment, personnage aussi vite évacué, qu'introduit, la scène de la logeuse, sont des scènes qui semblent inutiles car trop isolées, alors qu'elles auraient pu très efficacement constituer le centre du récit, qui vire en choisissant le chemin de la démonstration pure à l'abstraction. Pourquoi cette note, du coup, c'est parce que malgré tout le postulat, celui en quelque sorte du magnifique 12 hommes en colère, est très beau et suffira peut-être à nous faire trouver malgré tout de l'intérêt grâce à une mise en scène qui pour être trop froide n'en est pas moins brillante.
Bon drame judiciaire, qui soulèvent des questions intéressantes, et l'ou on cherche la vérité constamment tout le long du film, avec plusieurs hypothèses, cependant il faut rester accrocher car l'histoire se déroule sur le même rythme c'est à dire trop lentement . La psychologie des différents personnages est convaincante, en revanche la fin est un peu alambiquée, en effet le réalisateur laissent plusieurs pistes possibles, quelle est la vérité ? La vraie raison du meurtre ? Même si on peut se faire une idée avec la dernière scène. Je trouve dommage qu'on abordent plusieurs pistes intéressantes pour le mobile du meurtre avec les paroles du meurtriers et les ont-dit , pour se retrouver à la fin avec une simple histoire de vengeance, enfin je trouve l'avocat trop naïf , il se laisse berner trop facilement pour au final se faire ridiculiser au procès et perdre toute crédibilité. Ça reste un bon drame psychologique, mais quelques détails font qu'il n'est pas parfait. Le point fort et qu'il faut démêler le vrai du faux et cerner la psychologie du personnage afin de connaître toute la vérité.
J'ai beaucoup aimé. Mélange de genres intéressants, entre thriller, comédie de moeurs ou drame, l'action se déroule lentement et met progressivement en lumière un homme en proie au doute.
Intrigue suspens mélancolie et subtilité suite à une meute tout sauf banal ...? Un meurtre et son jugement par le justice japonaise sublimée par une excellente réalisation.
Une des questions de ce film est, peut-on douter de ce que l'on a vu ? Le film débute par la scène de crime, il n'y a donc pas de doute, ce n'est pas un" whodonit" on sait et aucun doute n'est possible puisqu'il nous l'a montré. En plus le criminel avoue. Le réalisateur va s'évertuer tout le long du film a nous faire douter de ce qu'on a vu. C'est je crois ce qu'il y a de plus fort dans ce film. Ce n'est pas le seul sujet du film. La mécanique judiciaire, la culpabilité, qui est capable de tuer sont d'autres thème abordés très subtilement dans ce film.
KORE-EDA change ici de registre (le clan familial) pour un thriller juridique. On suit l'emprisonnement et le procès d'un homme qui a à nouveau tué, son ex patron cette fois. Trois avocats cherchent à le défendre mais l'homme est plutôt mystérieux, change de version à chaque fois, semble mentir, reste évasif. Les avocats décident donc de mener leur propre enquête pour essayer de comprendre cet homme. Les scènes de procès sont plutôt rares, ce qui intéresse surtout KORE-EDA c'est la psychologie des personnages, les relations familiales (encore) et il y a beaucoup de questionnements : a-t-on le droit de tuer certaines personnes "qui n'auraient jamais dû naître"? ; Est-ce que la peine de mort est défendable ou non? ; Les avocats ont-ils le droit de nier la vérité et de la transformer afin de réduire la peine de leur client ? Bref pas mal de questions, beaucoup de dialogues, dommage que le film tire un peu en longueur, 1h45 auraient suffi.
Un film vide et sans finalité. Peu d'intrigue. Des dialogues plats. Pas facile de tenir jusqu'au bout et malheureusement, le final reste à l'image de cette fade histoire judiciaire.
meme si quelques longueurs se font jour au cours du 1er tiers du film,il en ressort une leçon de psychologie et d'humanité qui donne au cinéma cette force qui nous prend aux tripes;2 acteurs dont la présence à elle seule vaut le déplacement avec toute l'émotion qui en découle.Merci.......
Le film pose des questions fondamentales sur la culpabilité, le bien et le mal, et traite ces questions avec finesse. Le problème est qu'il agit ce qu'il dénonce : sa réalisation est aussi froide et mécanique que semble l'être la justice japonaise! Cela rend assez difficile l'identification aux personnages et j'ai décroché de nombreuses fois durant le visionnage
UN sujet classique de chez classique vu revu ... Mais on peut s en rendre compte des le synopsis et si j ai été le voir c est que j ai accepté le côté classique du film. J ai donc mis trois étoiles tout de même pour la maitrise totale de ce film dans l esthétique tout de même
Je ne m'y attendais pas mais j'ai adoré tout et je ne me suis pas du tout ennuyée. Les acteurs sont fantastiques et beaux en plus. Belle musique, la cinématographie magnifique, pas un mot de trop, tout tombe juste. J'y pense depuis. C'est une sorte de rappel du Rashamon, le vieux film japonais classique sur le même sujet et c'est fort. Pas du tout froid mais réservé, exacte, comme une gravure.
'Le troisième meurtre' est un très bon film. Dans un registre très différent de ses films précédents, Kore-eda s'illustre avec brio, et ajoute à l'enquête policière ses thèmes de prédilection : la famille, le voisinage, la vie professionnelle de la génération salary-man, la jeunesse japonaise en perdition qui semble marcher en équilibre sur un fil etc. C'est un film très critique, quand bien même, parce que japonais, le réalisateur la formule de manière beaucoup plus tendre que le ferait un réalisateur français. Et pourtant, tout y passe : la justice, les institutions, l'éducation. On assiste tout le long du film à un véritable retournement des valeurs morales. Finalement, qui protège la jeune Sakie? Face aux non-dits, à la lâcheté et à l'hypocrisie, l'individu devient terriblement seul dans la société dont Kore-eda dresse le tableau. Le Japon se trouve sûrement à un carrefour de son histoire, au même titre que spoiler: Shigemori perdu à un croisement de circulation, dans une des dernières scènes du film. On a souvent accusé Kore-eda de mièvrerie dans ses films. Celui-ci est aussi grave et sombre, que lucide et éclairant.
Libéré après trente ans passés en prison pour un double meurtre, un homme récidive ou peut-être récidive. Et l’avoue ou peut-être l’avoue. Pour ce film pièce de théâtre, la caméra scrute avec panache l’accusé, l’équipe de la défense, deux femmes liées à l’affaire et quelques seconds rôles. Au fil du classique travail d’enquête les multiples rebondissements installent une atmosphère digne de Pirandello. Mais la justice est faite pour trancher : douter demeure un luxe réservé à ses auxiliaires. Pour nous accompagner dans les méandres et les non-dits de la société japonaise, d’excellents acteurs et une prise de vue particulièrement soignée avec quelques images d’anthologie.