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Preko
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2,0
Publiée le 21 janvier 2021
Le film pose des questions fondamentales sur la culpabilité, le bien et le mal, et traite ces questions avec finesse. Le problème est qu'il agit ce qu'il dénonce : sa réalisation est aussi froide et mécanique que semble l'être la justice japonaise! Cela rend assez difficile l'identification aux personnages et j'ai décroché de nombreuses fois durant le visionnage
Bon drame judiciaire, qui soulèvent des questions intéressantes, et l'ou on cherche la vérité constamment tout le long du film, avec plusieurs hypothèses, cependant il faut rester accrocher car l'histoire se déroule sur le même rythme c'est à dire trop lentement . La psychologie des différents personnages est convaincante, en revanche la fin est un peu alambiquée, en effet le réalisateur laissent plusieurs pistes possibles, quelle est la vérité ? La vraie raison du meurtre ? Même si on peut se faire une idée avec la dernière scène. Je trouve dommage qu'on abordent plusieurs pistes intéressantes pour le mobile du meurtre avec les paroles du meurtriers et les ont-dit , pour se retrouver à la fin avec une simple histoire de vengeance, enfin je trouve l'avocat trop naïf , il se laisse berner trop facilement pour au final se faire ridiculiser au procès et perdre toute crédibilité. Ça reste un bon drame psychologique, mais quelques détails font qu'il n'est pas parfait. Le point fort et qu'il faut démêler le vrai du faux et cerner la psychologie du personnage afin de connaître toute la vérité.
Devenu le chouchou du Festival de Cannes depuis le prix d’interprétation masculine récolté en 2004 par Yuya Yagira pour « Nobody knows », suivi par la Palme d’or en 2018 pour « Une affaire de famille », Hirokasu Koré-Eda qui enchante par ses chroniques familiales douces-amères a rejoint la catégorie des « intouchables ». En 2017, il a souhaité faire un pas de côté en se frottant au film néo-noir. Ce sera « The third murder» qui emprunte la voie du film de procès, spécialité typiquement hollywoodienne où a régné en maître Sidney Lumet tout au long de sa prestigieuse carrière. Un homme (Koji Yakuso) est arrêté après avoir avoué le meurtre de son patron qui venait de le licencier. Il est défendu par un prestigieux avocat (Masaharu Fukuyama) dont le père avait évité au même homme la peine de mort trente ans plus tôt alors qu’il avait déjà été accusé de meurtre. Point de départ intéressant dont Koré-Eda qui écrit comme toujours le scénario de son film ne saura tirer parti. L’accusé ayant spontanément avoué le meurtre, la stratégie de l’avocat sera d’amener son client à présenter la version des faits et les motivations les mieux à même de lui voir infligé la peine la moins sévère. En somme, le fils marche sur les traces de son père.spoiler: La tâche sera compliquée par la propension de l’accusé à changer de version des faits au gré de son humeur très versatile. L’avocat fatalement finit par s’y perdre , étant soumis au supplice de Sisyphe par un client à la mine débonnaire clairement empruntée au fameux Keyser Sösé interprété par Kevin Spacey dans le non moins fameux « Usual Suspects » (1995) de Bryan Singer . Le problème est que Koré-Eda n’est pas Bryan Singer et comme son avocat joué par le plutôt terne Masaharu Fukuyama, chanteur à succès à l’origine, il n’arrive pas à transcender une intrigue dont la complexité emberlificotée ne mène à rien de concret hormis de contribuer à ranger « The third murder » dans l’exercice de style plutôt vain. Cette tentative aura tout de même été saluée par la critique, eu égard au nouveau statut dont jouit désormais Koré-Eda. Le réalisateur a aussitôt replongé dans l’univers qui lui est familier avec « Une affaire de famille ». Il a eu cent fois raison.
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18 103 critiques
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1,5
Publiée le 3 juillet 2020
Le film est douloureusement lent et rempli de scènes de conversation inutiles. Le personnage principal n'est pas aimable et je ne me souciais peu de sa punition. L'histoire est vraiment étirée et le rythme n'est pas terrible. Les couleurs sont si fades ce qui rend le film encore plus froid qu'il ne l'est. Regarder ce film c'est comme regarder le beurre fondre au soleil du printemps car c'est tellement ennuyeux comme histoire. Ce film n'est recommandé que si vous avez oublié où vous avez laissé vos comprimés pour dormir...
Kore-eda abandonne les films familiaux mais pas sa sensibilité. Avec The Third Murder, il nous livre encore une fois une oeuvre passionnante, où la vérité est toujours fluctuante. Il s'interroge et nous interroge sur le droit qu'un homme a d'en juger un autre. Il affirme qu'il n'y a pas de vérité et que tout jugement est donc entaché d'erreur.
Kore-eda quitte sa zone de confort, le drame familial, pour s'aventurer du côté du polar. Pas un film spectaculaire et haletant, mais une enquête psychologique qui s'attarde sur les versants sombres de ses protagonistes. J'avoue n'avoir pas trop bien suivi l'histoire. Beaucoup de bavardages, de scènes très longues, et un rythme finalement très mou. Une lenteur assez soporifique, en tout cas sur moi. C'est dommage, car Kore-eda sait faire des portraits intéressants. Ici, les codes sont repris mais trop de lenteur tue l'intérêt.
Difficile d'accrocher complètement dans ce long exposé juridique, surtout bercé de silences et de contemplations. Au bout d'une heure (et le film en fait deux) on a l'impression de ne pas avoir avancé d'un iota dans l'intrigue, ce d'autant plus que les interprètes semblent vraiment monolithiques pour la plupart et que l'empathie joue peu. Une petite déception.
Authentique peintre impressionniste de la société japonaise à travers une approche quasi documentaire d’une finesse rarement prise en défaut, Hirokazu Kore-Eda s’octroie de temps à autre une petite échappée dans un registre qui lui est moins familier : la comédie légère avec ‘Air doll’ et aujourd’hui, le Thriller juridique. Un entrepreneur est assassiné, son portefeuille dérobé. Le principal suspect est un vieux récidiviste, déjà condamné à la prison pour un possible crime crapuleux 30 ans plus tôt. L’homme ne nie pas les faits, et en explique calmement les tenants et les aboutissants aux enquêteurs, d’autant plus qu’au Japon, un aveu de culpabilité permet souvent d’éviter la peine capitale. C’est sans compter la pugnacité de l’avocat chargé de le défendre, qui découvre trop de failles dans le dossier pour croire que les choses puissent s’expliquer aussi aisément. S’il peut leur arriver de se révéler passionnants, les films de procédure comme celui-ci courent toujours le risque d’ennuyer profondément, d’autant plus que le système judiciaire japonais présente finalement peu de différences avec ce que les films, séries et documentaires m’ont appris de son équivalent américain, que le crime est banal, et que les spécificités culturelles nationales, toute en réserve et en politesse qu’il s’agisse du suspect, des témoins, de la famille de la victime ou des représentants de la justice, ne laissent guère espérer d’emportements ou de coups de théâtre soudains. C’est que Kore-Eda utilise son film comme un support, pour faire réfléchir sur les notions parfois contradictoires de culpabilité, de justice et de droit, d’une façon qui n’est peut-être pas spécifiquement japonaise mais plus universelle, sans jamais apporter de réponse définitive au whodunit que sert de pivot au scénario. Empreint d’une froideur toute juridique, au contraire des autres films de Kore-Eda, ‘The third murder’ peine à passionner sincèrement, même s’il aura le mérite d’alimenter les méditations post-séance, ce que relativement peu de films arrivent à accomplir.
The Third Murder se démarque un peu du style habituel Kore-Eda avec un aspect thriller/mystère plus poussé. Malheureusement ce changement n'a pas été d'une grande réussite car c'est surtout une lourdeur générale qui ressort de ce film et de sa mécanique : on alterne continuellement entre une enquête mollassonne, brouillonne, et des scènes de parloir pesantes et trop redondantes. Le scénario navigue à vue sans jamais définir une ligne directrice claire, le propos semble un peu confus et n'étaye pas efficacement la réflexion qu'à voulu apporter le réalisateur sur des thématiques fortes telle que la peine de mort.
The Third Murder est un polar qui m’a beaucoup plu car il est tout en nuance. Montrant la vérité de manière grise, il évite le manichéisme de fort belle manière. Très bien interprété, doté d’un scénario original ce fut pour moi un belle découverte.
Vérité, mensonges, mystère, faux-semblants... On se perd un peu dans cette intrigue à tiroirs. La réalisation est un peu austère mais ne manque pas de classe.
Ce film relatant un procès au japon sort totalement du sous-genre (affaire policière dévoilée au tribunal), il s’intéresse tout autant à l’accusé qu’à son avocat et au strict minimum aux faits réels. Ce qui fait qu’il est difficile à suivre et qu’une seconde vision s’impose pour en découvrir toutes ses richesses. Kore-Eda est un grand cinéaste intelligent et rigoureux, il est avare d’explications. Il faut bien écouter, bien regarder et connaître un minimum d’art cinématographique pour tout comprendre sans se tromper. The third murder est une sorte d’huis clos entre deux hommes, l’un voulant sauver la tête de l’autre pour justifier sa réputation et l’autre voulant racheter ses fautes quitte à y laisser sa vie. Tout cela débouche sur un chef d’œuvre difficile d’accès mais que l’on a envie de redécouvrir et d’en discuter avec des amis. ''The third murder'' procure un plaisir à retardement tant il est austère. Question spectacle et ressentis immédiats c’est le contraire de ‘’notre petite sœur’’ mais la même rigueur y est présente. C’est un grand film qui n’a qu’un seul défaut : ne pas enthousiasmer le spectateur à sa sortie de salle.