The Third Murder
Note moyenne
3,5
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98 critiques spectateurs

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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2026
Avec The Third Murder, Hirokazu Kore-eda investit le polar judiciaire avec un homme, Misumi, arrêté pour le meurtre de son ancien patron. Un avocat, Shigemori, prépare la défense. Tout semble en place pour un récit d’enquête classique mais en révélant d’emblée l’identité du coupable, Kore-eda déplace immédiatement l’enjeu vers le mobile. Ainsi, le spectateur rassuré par la transparence initiale, croit savoir. Et on finit par entrer dans le film avec un sentiment de maîtrise. Cependant c’est précisément cette maîtrise que le récit va déliter. Car en peu de temps, Misumi modifie son récit, le nuance et se contredit. Kore-eda participe même à cela avec la reconstitution visuelle qui altère même ce que nous pensions avoir vu.

Porté par l’opacité de Kōji Yakusho et la rigueur de Masaharu Fukuyama, le film transforme l’enquête en enjeu morale. L’avocat croyait défendre un homme, il découvre qu’il défend surtout une idée de justice héritée d’un père juge. Car le système judiciaire (mais aussi le spectateur), obsédé par la qualification du mobile, exige un récit cohérent. Or Misumi échappe à cette fixité. Chaque version semble répondre aux attentes de l’institution ou la protection d'un autre. Le procès apparaît comme une machine narrative qui simplifie pour pouvoir condamner. Cette obligation de clarté écrase l’ambiguïté humaine.

La répétition structure la seconde partie du film. Les mêmes faits reviennent, légèrement modifiés. Ce procédé donne l'impression d’une légère insistance mais il participe d’un dispositif précis : montrer que la vérité judiciaire ne se découvre pas, elle se construit par itérations successives. Chaque répétition est une tentative de stabilisation mais toutes échouent.

Le cœur plastique du film se situe dans les scènes de parloir entre Shigemori et Misumi. Une vitre les sépare, matérialisant la distance juridique mais aussi l’impossibilité d’un accès direct à l’autre. Dans le plan final, les visages de l’avocat et de l’accusé se superposent dans le reflet. Défenseur et accusé ne sont plus nettement distincts. Le doute circule entre eux. La vérité ne réside ni d’un côté ni de l’autre.

Le titre lui-même est une énigme. Premier meurtre, celui que nous voyons. Deuxième meurtre, commis par Misumi des années auparavant. Et le troisième ? Peut-être celui de la vérité, sacrifiée sur l’autel de la cohérence juridique. Peut-être aussi celui de la singularité d’un homme, réduit à un dossier, à une qualification pénale. Quoi qu'il en soit, comme souvent chez le cinéaste, les institutions (famille, justice) apparaissent à la fois nécessaires et insuffisantes.
Max Tereygeol
Max Tereygeol

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 février 2026
Un film vide et sans finalité. Peu d'intrigue. Des dialogues plats. Pas facile de tenir jusqu'au bout et malheureusement, le final reste à l'image de cette fade histoire judiciaire.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2025
À partir d’un fait divers sordide, un polar judiciaire tortueux et intrigant qui brouille subtilement les pistes et interroge sur la justice morale. 3,25
Agnes L
Agnes L

20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2025
KORE-EDA change ici de registre (le clan familial) pour un thriller juridique.
On suit l'emprisonnement et le procès d'un homme qui a à nouveau tué, son ex patron cette fois. Trois avocats cherchent à le défendre mais l'homme est plutôt mystérieux, change de version à chaque fois, semble mentir, reste évasif.
Les avocats décident donc de mener leur propre enquête pour essayer de comprendre cet homme.
Les scènes de procès sont plutôt rares, ce qui intéresse surtout KORE-EDA c'est la psychologie des personnages, les relations familiales (encore) et il y a beaucoup de questionnements : a-t-on le droit de tuer certaines personnes "qui n'auraient jamais dû naître"? ; Est-ce que la peine de mort est défendable ou non? ; Les avocats ont-ils le droit de nier la vérité et de la transformer afin de réduire la peine de leur client ?
Bref pas mal de questions, beaucoup de dialogues, dommage que le film tire un peu en longueur, 1h45 auraient suffi.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2025
Bien qu’en apparence le réalisateur Hirokazu Kore-eda semble s’éloigner de son registre de prédilection en signant un drame judiciaire, il n’en est rien tant le long-métrage évoque en filigrane les rapports familiaux entre père et fille. D’une mise en scène soignée avec notamment un sens du cadrage aiguisé et d’une interprétation très sobre, le cinéaste tisse un récit bien écrit dénonçant en toile de fond les dérives de la justice japonaise.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mai 2025
L'intrigue par plutôt bien. On assiste à un meurtre sans aucun doute. Mais on ne comprend pas pourquoi l'accusé change autant les éléments. Les acteurs sonnent juste. Mais le film traine un peu en longueur, mais l'enquete avance. La fin se justifie mais il demeure un probleme de rythme
Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2025
Kore- Eda Hirokazu démonte et met à bas le système judiciaire nippon.
Voici une œuvre cinématographique où la mise en scène confine au génie, en plaçant le spectateur en état mental d' apesanteur face aux sillons sinueux des procédures judiciaires, face à la souffrance d' une adolescente qui a subi le viol incestueux et face aux maux sociétaux du Japon ...........
En ayant vu ce long métrage époustouflant de simplicité, on reste coi! Rien n' y est limpide et les soleils noirs de la mélancolie brouillent le clair obscur de la vie quotidienne.......
Juger ! Jauger ? Recopier ! Refaire !
Recommencer ..........
Seulement, écouter et essayer d' agir pour la vérité ? Non , pour sa part de clarté citoyenne .........
Après Notre petite sœur, la jeune actrice Suzu Hirose livre une prestation encore plus aboutie!
Impressionnante démonstration.....
Merci pour la lecture.
Gérard Michel
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2025
Kore Eda a réaliser dans un genre différent de son style habituel un film noir d'une grande virtuosité . Pendant deux heures, les dialogues fouillent l'âme d'un assassin pour en extraire une substantifique moelle de l'humanité.....Challenge parfaitement réussi, et attendez vous à être assommé par la vérité qui se dégage à chaque instant. Il y a énormément de coups de théâtre et de rebondissements dans The Third Murder mais au-delà, ce qui rend l'oeuvre excitante, c'est son atmosphère, humour, poésie et onirisme ne sont pas absents, et son intelligence narrative constante.  Adoptant l’esthétique d’un polar néo-noir, The Third Murder décrit patiemment un engrenage qui met le spectateur sous pression et le casting son tous de haut volet .
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2024
Premier polar signe par kore eda qui s essaie à.un nouveau genre mais dont on retrouve les mêmes codes au niveau de sa mise en scène.
La.scene d ouverture ou l on voit qui est le meurtrier a la 1ère minute, mais qui tout au long du film on voit poindre une ambiguïté, en effet est on sur d avoir vu le meurtrier, a t on le même point de vue de ce que l on a observé dans les premières minutes.
On croit qu a la fin kore eda nous manipule avec l image manquante mais la scène finale ou le tête a tête du meurtrier et de l avocat de la défense démontre avec la mise en scène proposé par le réalisateur que je ne dévoilerai pas pour ne pas éventer le scénario est prodigieux et nous donne à réfléchir quelle est la réelle justice est ce seulement un point de vue.
Un très bon film
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2024
Révision dans la foulée de l'innocence: Kore-eda avait concocté un Anatomie d'une chute avant l'heure!
C'est brillamment obscur, car volontairement semblerait-il, nous ne saurons pas qui a tué qui, seulement qui a été tué reste certain!
La charge contre le système judiciaire est en revanche pleinement assumée par le réalisateur. Le procès doit avoir une conclusion rapidement, on ne va pas tergiverser une éternité avec un accusé qui a avoué et qui de plus est un récidiviste…
Le jeu du chat et de la souris fait écho également au récent Procès Goldman, pas sur le plan politique, mais plutôt sur un terrain philosophique entre l'accusé et son avocat: quel vie mérite d'être vécue? Quelle personne ne méritait pas vraiment de vivre?
Koji Yoshuko est impérial, et les face à face dans le parloir filmés en long plan fixes, jouant des reflets de la vitre, sont d'une densité émotionnelle inattendue. Et dans un scène finale, les deux profils vont venir s'aligner, dans une image audacieuse d'identification.
Le puzzle joue de l'incertitude autour de la fille du petit patron assassiné lors de la première scène. Violent? Abuseur social ou sexuel?
Voilà un long métrage dense, parfois un peu trop bavard, et qui prétend garder tout son intérêt lors de visions successives. On aurait tendance à le croire. Kore-Eda ne promet certainement sans raison.
DVD vo - janvier 2024
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2024
Film qui possède de très beaux moments, surtout les confrontations
entre le présumé meurtriers et son avocat qui en nous entraînant dans les séances de vérité où mensonge nous lasse parfois. Le procès n'est pas vraiment réussi. On peu penser à anatomie d'un meurtre de Preminger qui de ce point de vue était plus maîtrise.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2022
Les films de procès sont légion. Ici, c’est celui de Misumi [Kōji YAKUSHO et qui jouait le rôle principal dans « Cure » (1997) de Kiyoshi Kurosawa], 58 ans, qui a avoué le meurtre de son patron (dont il brule ensuite le corps et vole le portefeuille) qui venait de le licencier. Il est défendu par l’avocat Shigemori (Masaharu FUKUYAMA), originaire de Rumoi, sous-préfecture de l’île d’Hokkaidō et dont le père, juge, avait condamné à 30 ans de prison Misumi. Ce dernier change sa version des faits au cours des entretiens en prison puis au cours du procès. Le film rappelle « Autopsie d’un meurtre » (1959) d’Otto Preminger et même « Rashōmon » (1950) d’Akira Kurosawa, qui montrent que la Vérité n’existe pas, d’autant qu’ici, Misumi n’est pas le seul à mentir. Le réalisateur apporte sa touche personnelle en introduisant l’importance de la filiation (Misumi a une fille de 36 ans, l’avocat une adolescente de 14 ans et le patron décédé, Sakie, lycéenne) et l’absence de liberté quant à la naissance (ce dont regrette Misumi, estimant n’avoir pas dû naitre, à cause du mal qu’il a fait). Le film est bien construit, parfois un peu lent et où les scènes de parloir sont bien filmées (d’abord champ contre champ puis en plan général de profil et enfin à travers les reflets de l’accusé et de l’avocat sur la vitre qui les sépare.
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 septembre 2022
Incessant, somptueux est le piano.
Vérité et mensonge s'entremêlentdans un métrage aussi ennuyeux, prétentieux que long.
Caroline Durand
Caroline Durand

75 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2022
Un film japonais poignant et tragique magnifiquement interprétés avec d'excellents acteurs. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 novembre 2021
Le talentueux et multi-récompensé réalisateur Hirokazu Kore-eda s'attaque au thriller judiciaire avec The Third Murder, s'éloignant ainsi des sujets familiaux et sociétaux auxquels il nous a habitué et sur lesquels il excelle. La verdict est tout aussi positif même si l'oeuvre ici-présente, intellectuelle et subtile, manque peut-être d'un poil de rythme. Jouant sur un face-à-face entre le condamné que tout accuse et son avocat qui tente à la fois de découvrir la vérité et de protéger au mieux son client, le cinéaste parvient à maintenir un mystère constant, une ambiguïté déstabilisante, troublante, et à dépeindre un système judiciaire arbitraire, inadapté aux zones grises. L'exercice est remarquable et parfaitement réussi, avec des passages exceptionnels, magnifiés par le charisme des deux acteurs principaux.
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