The Third Murder
Note moyenne
3,5
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98 critiques spectateurs

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evave
evave

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2018
Fort ...lent ... de très bons acteurs ! Un beau jeu de psychologie ... on se pose pleins de questions .. la profondeur des personnages ! C sur on ne sort pas indemne !
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2018
Depuis le formidable Nobody knows sorti en salle en 2004, Hirokazu Kore-eda n’a cessé de livrer des drames familiaux à la qualité déclinante et bâtis sur des thématiques ressassant des réflexions sur les liens du sang. Ainsi, au fil des années, le cinéaste japonais a réalisé une œuvre cinématographique maîtrisée, limpide et bien rangée. Autant de qualités devant lesquelles nous pourrions placer l’adverbe « trop ». En l’absence de prise de risque et de renouvellement des thèmes abordés, les films de Kore-eda sont devenus prévisibles. En conséquence, notre sentiment de déjà-vu n’a cessé d’augmenter et notre intérêt de diminuer.
Présenté lors de la Mostra de Venise 2017, The third murder était, il y a quelques semaines, en compétition à Beaune dans le cadre de la dixième édition du Festival international du Film Policier ! Ce long-métrage semble donc matérialiser le changement de registre tant attendu et donc un possible regain d’intérêt. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 avril 2018
J'aime tellement la finesse habituelle de Hirokazu Kore-Eda que je suis un peu déçu par l'aspect didactique et appliqué de The third murder.

La tentative de se renouveler et d'essayer un autre genre est certes bienvenue, mais ce mix de procedural et de thriller à rebondissement m'a laissé dubitatif : si la mise en scène reste souveraine, le propos est ici curieusement alambiqué. Les ressorts psychologiques qui amènent les différents protagonistes à faire ce qu'ils font m'ont paru en grande partie tirés par les cheveux, alors que les autres oeuvres du cinéaste semblent le plus souvent couler de source.

Au-delà de ces réserves, principalement d'ordre scénaristiques, il faut souligner la qualité de la photographie, volontairement grisâtre et froide, et l'interprétation convaincante des deux personnages principaux.

Ce n'est pas mon Kore-Eda préféré, mais ce n'est pas mal quand même.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 avril 2018
Film envoûtant et déroutant, sommes nous face à une "mise en scène" de la part du coupable (l'est il réellement ?), des proches de la victime, de l'institution judiciaire ? La vérité est elle vraiment celle que l'on oui montre? L'une des phrases finales " qui décide de ce qui doit être jugé ?" C'est un peu la clef du film. On reste dans le doute. Le réalisateur prend son temps, c'est lent mais on se laisse embarquer. Les deux comédiens principaux (l'avocat, le " coupable") sont excellents. J'avais beaucoup aimé "still alive", et celui ci est du même niveau, dans un registre tout à fait différent. Un grand réalisateur!
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2018
Un drame judiciaire et psychologique où faux-semblants et mensonges, voir manipulations permettent au cinéaste de questionner sur la justice et, surtout, sur la Peine de Mort (rappelons qu'elle existe toujours au japon où 80% des gens sont encore pour). Dans un premier temps on pense très fort au concept du film "La vie de David Gale" (2003) avant de s'apercevoir qu'il y a encore pas mal de couche de lecture. Le premier bémol vient du rythme. Monocorde et donc assez ennuyeux surtout pour une affaire qui doit être sous tension. Alors qu'il en est rien bien évidemment. Un très bon film auquel il manque juste un peu de passion.
Site : Selenie
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 avril 2018
J'ai beaucoup aimé.
Mélange de genres intéressants, entre thriller, comédie de moeurs ou drame, l'action se déroule lentement et met progressivement en lumière un homme en proie au doute.
desiles ben
desiles ben

32 abonnés 204 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 avril 2018
Je me suis imposé de rester jusqu'au bout au mépris de mon ennui. Ma patience n'a pas été récompensée. En sortant, comment ne pas se dire : tout ça pour ça ???
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 avril 2018
Un beau film. Avec une vrai photo, des moments de réflexion, et des moments de doute et de suspicion ...
Mais un peu long.. (Bcp de réflexion et un beau jeu d'acteurs)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 avril 2018
Je ne m'y attendais pas mais j'ai adoré tout et je ne me suis pas du tout ennuyée. Les acteurs sont fantastiques et beaux en plus. Belle musique, la cinématographie magnifique, pas un mot de trop, tout tombe juste. J'y pense depuis. C'est une sorte de rappel du Rashamon, le vieux film japonais classique sur le même sujet et c'est fort. Pas du tout froid mais réservé, exacte, comme une gravure.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2018
Un drame judiciaire passionnant et bouleversant où l’établissement de la vérité n’est pas acquis ... Plaidoyer implicite contre la peine capitale, ce film questionne sur la faillibilité d’un système judiciaire sans compromis mais aussi sur les stratégies de défense adoptées ... Kore-eda est un Maitre !
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 avril 2018
un peu lent, scénario alambiqué mais intéressant bien filmé bien joué. La touche Kore-Eda est bien là
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 avril 2018
Une complexe et fascinante interrogation sur notre rapport à la « vérité » et sur sa place dans le fonctionnement de la justice pénale. Comment renoncer à croire que les juridictions sont des véridictions ? Comment cesser d’imaginer que la vérité est le critère suprême de l’établissement des faits et de leur qualification ? Comment abandonner l’idée que la valeur procédurale réelle des témoignages et des aveux n’est pas indépendante de leur valeur de vérité ? Comment concevoir qu’un avocat soit susceptible de défendre un criminel sans chercher à comprendre ses « vrais » mobiles ? Autant de questions captivantes que pose "The Third Murder", un film où le besoin de vérité renaît incessamment chez ceux-là mêmes qui le négligent ou qui le tournent en dérision. Dans le rapport des humains à la « vérité », rien de plus fort sans doute que le besoin de (se) raconter des « histoires ». Ainsi, nombreuses sont les histoires possibles pour s'expliquer le fait que Misumi ait tué son patron (satisfaction d’une pulsion, meurtre crapuleux, assassinat commandité, vengeance, punition). Aux yeux de Shigemori, l’avocat cynique et pragmatique qui assure la défense de Misumi, seule compte la version des faits la moins préjudiciable à son client, celle qui pourrait lui éviter la peine de mort. Il prétend que l’empathie ne sert à rien, car il s’agit non pas de comprendre son client, mais d’obtenir de lui des « arguments » utilisables pour sa défense. Cependant, face aux réponses changeantes et évasives de Misumi, il est contraint de rechercher les éléments psychologiques et biographiques de ce qui s’offre à lui comme un puzzle. Un supposé puzzle qui n'est peut-être en fait que la surface réfléchissante sur laquelle l'avocat projette sa propre manière de fonctionner, ses propres angoisses, ses propres scrupules. Quant à Sakie, la fille du patron assassiné, elle voit dans Misumi l’exécutant du parricide qu’elle désirait : illusion d’avoir enfin trouvé quelqu’un qui la comprend ? Comment le savoir ? Nous sommes nous-mêmes contraints de spéculer en projetant sur Misumi des considérations éventuellement très éloignées de sa psychologie. Bien plus, en cherchant la vérité de ses comportements, nous sommes dans une attente de sens qui n’a peut-être pas d’objet, ou qui du moins se trompe d’objet. D’ailleurs, Shigemori se le voit signifier par Misumi lui-même : « Vous attendez trop d’un meurtrier comme moi ». Quoi qu’il en soit, au Japon, dans les cas de récidive comme celui de Misumi, la vérité du second crime (ses « vrais » mobiles) n’a que peu d'importance dans le fonctionnement de la machine judiciaire. En effet, le criminel récidiviste n’a quasiment aucune chance d’échapper à la peine capitale : s’il a donné deux fois la mort, il doit lui-même trouver la mort. En ce sens, la peine capitale peut bien alors être qualifiée de « troisième meurtre ». Pour autant, le film de Kore-eda n’est pas un plaidoyer frontal et explicite contre la peine de mort. Certes, il souligne l’aspect mécanique de son application dans le système japonais lorsqu’elle sanctionne une récidive. Cependant, il met dans la bouche de Misumi et de Shigemori un même raisonnement, à la fois nihiliste et fataliste, contraire à l’optimisme humaniste : si l’existence ne nous est pas attribuée parce que nous méritons de naître, mais arbitrairement, sans que rien ne la valide ou ne la justifie a priori, alors la conséquence logique est que « certaines personnes n’auraient jamais dû naître ». Face à ce sombre pessimisme, seules deux voix contestataires s’élèvent brièvement dans le film, à savoir celle du jeune collègue de Shigemori, et celle de Sakie… En les mettant dans cette position minoritaire, peut-être Kore-eda a-t-il voulu nous inciter à prendre le relais de leur indignation ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 avril 2018
Libéré après trente ans passés en prison pour un double meurtre, un homme récidive ou peut-être récidive. Et l’avoue ou peut-être l’avoue. Pour ce film pièce de théâtre, la caméra scrute avec panache l’accusé, l’équipe de la défense, deux femmes liées à l’affaire et quelques seconds rôles. Au fil du classique travail d’enquête les multiples rebondissements installent une atmosphère digne de Pirandello. Mais la justice est faite pour trancher : douter demeure un luxe réservé à ses auxiliaires. Pour nous accompagner dans les méandres et les non-dits de la société japonaise, d’excellents acteurs et une prise de vue particulièrement soignée avec quelques images d’anthologie.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2018
Ces dernières années, les cinéastes coréens ont démontré leur habileté à investir les genres du polar et du thriller et c'est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j'attendais "The Third murder". Peut-être que je plaçais d'ailleurs un peu trop d'attentes en ce film qui tient globalement la route mais mais dont j'ai trouvé l'exécution laborieuse. La mise en scène est très inspirée et porteuse de sens, notamment lors des remarquables scènes d'interrogatoire. Je découvre avec ce long-métrage le cinéma de Hirokazu Kore-eda qui m'a séduis par son travail du cadre et par le regard très profond qu'il porte sur des problématiques très complexes. Mais cette réflexion sur la justice et la culpabilité porté par le cinéaste coréen reste à mon sens un peu pompeuse, le film s'enfermant dans des dialogues interminables et des métaphores gratuites. C'est un film difficile d'accès, rendu quelque peu indigeste par son intrigue complexe et la foisonnance de ces dialogues. "The third murder" n'est pas un film dénué d'intérêt mais j'ai eu tout de même eu du mal à appréhender cette oeuvre ambitieuse et foisonnante.
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 avril 2018
Hirokazu Kore eda, change de style et de discours....On est dans un registre plus grave, voire terrible......Pendant deux heures, les dialogues fouillent l'âme d'un assassin pour en extraire une substantifique moelle de l'humanité.....Challenge parfaitement réussi, et attendez vous à être assommé par la vérité qui se dégage à chaque instant.....Que ce soit sur le
meurtre, la corruption, le mensonge, les dialogues sont implacables......Il sont je le répète terribles et noirs, et les quatre ou cinq personnages, semblent échangé leur culpabilité par rapport cette vérité difficilement contestable....." Tout le monde ment" Le film plus il avance démontre cela de façon presque "mathématique"....L'âme nippone est sombre qu'on se le dise...
Le titre s'explique peut être par le fait que le criminel va exposer trois versions de son crime......"The third murder" .....les assertions se succèdent et se balaient les unes les autres jusqu'à une conclusion ultime......On est dans le psychologique dramatique, et le tout résonne comme Shakespeare (c'est ce que j'écris quand la vérité est insupportable)....Je dirais âmes sensibles abstenez vous , on a parfois envie de ne plus réfléchir....Côté technique le film a de beaux passages et d'autres plus conventionnels et sans grand intérêt.....A mon avis le film est très abouti, autant au niveau psychologique que policier, mais devant tant de vérités distillées, il faut parfois garder le "moral".....Je conseille fortement
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