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Roub E.
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4,0
Publiée le 25 juin 2019
The Third Murder est un polar qui m’a beaucoup plu car il est tout en nuance. Montrant la vérité de manière grise, il évite le manichéisme de fort belle manière. Très bien interprété, doté d’un scénario original ce fut pour moi un belle découverte.
Les films de procès sont légion. Ici, c’est celui de Misumi [Kōji YAKUSHO et qui jouait le rôle principal dans « Cure » (1997) de Kiyoshi Kurosawa], 58 ans, qui a avoué le meurtre de son patron (dont il brule ensuite le corps et vole le portefeuille) qui venait de le licencier. Il est défendu par l’avocat Shigemori (Masaharu FUKUYAMA), originaire de Rumoi, sous-préfecture de l’île d’Hokkaidō et dont le père, juge, avait condamné à 30 ans de prison Misumi. Ce dernier change sa version des faits au cours des entretiens en prison puis au cours du procès. Le film rappelle « Autopsie d’un meurtre » (1959) d’Otto Preminger et même « Rashōmon » (1950) d’Akira Kurosawa, qui montrent que la Vérité n’existe pas, d’autant qu’ici, Misumi n’est pas le seul à mentir. Le réalisateur apporte sa touche personnelle en introduisant l’importance de la filiation (Misumi a une fille de 36 ans, l’avocat une adolescente de 14 ans et le patron décédé, Sakie, lycéenne) et l’absence de liberté quant à la naissance (ce dont regrette Misumi, estimant n’avoir pas dû naitre, à cause du mal qu’il a fait). Le film est bien construit, parfois un peu lent et où les scènes de parloir sont bien filmées (d’abord champ contre champ puis en plan général de profil et enfin à travers les reflets de l’accusé et de l’avocat sur la vitre qui les sépare.
Du suspense qui va crescendo ,qui égratigne le système judiciaire avec doigté,subtilité,et le jugement final nous plonge dans la stupeur.Impossible de savoir où est la vérité.Qui est criminel?On sort un peu sonné.
Premier polar signe par kore eda qui s essaie à.un nouveau genre mais dont on retrouve les mêmes codes au niveau de sa mise en scène. La.scene d ouverture ou l on voit qui est le meurtrier a la 1ère minute, mais qui tout au long du film on voit poindre une ambiguïté, en effet est on sur d avoir vu le meurtrier, a t on le même point de vue de ce que l on a observé dans les premières minutes. On croit qu a la fin kore eda nous manipule avec l image manquante mais la scène finale ou le tête a tête du meurtrier et de l avocat de la défense démontre avec la mise en scène proposé par le réalisateur que je ne dévoilerai pas pour ne pas éventer le scénario est prodigieux et nous donne à réfléchir quelle est la réelle justice est ce seulement un point de vue. Un très bon film
kore-eda dont j ' avais aimé ses films notre petite soeur et tel père tel fils confirme avec the third murder qu ' il est un grand cinéaste , son film est long , lent mais passionnant et les interprètes sont remarquables ! le film aborde plusieurs thèmes forts , la peine de mort , les violences sexuelles , l ' éthique des avocats ! le suspense demeure jusqu ' à la fin et même après !
Vous vous dites: Hirokazu Kore-eda réalisateur de thriller ou de film de prétoire, ça va bien la tête? Y a d'autres Japonais qui font ça très bien, sans parler des Coréens..... Rassurez vous: il le fait à la manière kore-edesque, tout en douceur et en lenteur, tout en réflexion et en mystère.
Et au centre du film, il y a ce qui passionne le metteur en scène, la relation entre adolescence et âge adulte, entre enfants et parents. Il y a les non-dits, les mensonges, le poids de la responsabilité....
Takashi Mitsumi (Koji Yakusho) est accusé du meurtre de son ex-patron -il a été licencié- de l'avoir volé, puis d'avoir brûlé son corps. Comme il a déjà passé trente ans en prison pour avoir tué deux usuriers, cette fois ci c'est la peine de mort assurée. Le jeune dirigeant d'un cabinet d'avocats, Tomoaki Shigemori (Masaharu Fukuyama) reprend cette affaire qui tourne mal pour le cabinet, et est tout de suite confronté à un étrange accusé. Mutique ou mythomane, il ne cesse de changer de version au fil des entretiens. Mais qui ment, aussi? La femme de la victime a l'air d'avoir des choses à cacher, tout comme sa fille Sakie (Suzu Hirose), qui connaissait Mitsumi, le rencontrait quelquefois, une ado étrange qui traîne un lourd appareillage sur une jambe atrophiée. Oui, qui ment? Et pourquoi? Shigemori, qui a lui aussi une fille ado dont il ne s'occupe pas assez et qui fait des bêtises pour attirer son attention, ne sait plus s'il doit oeuvrer pour le bien du cabinet d'avocats, ou pour trouver la vérité. Cette vérité, chaque fois qu'il croit s'en approcher, elle lui échappe pour une autre vérité -ou un autre mensonge. On est dans un cocon doux et moelleux, mais quelle est l'araignée venimeuse?
Magnifique film d'une extrême subtilité. A voir absolument
Film envoûtant et déroutant, sommes nous face à une "mise en scène" de la part du coupable (l'est il réellement ?), des proches de la victime, de l'institution judiciaire ? La vérité est elle vraiment celle que l'on oui montre? L'une des phrases finales " qui décide de ce qui doit être jugé ?" C'est un peu la clef du film. On reste dans le doute. Le réalisateur prend son temps, c'est lent mais on se laisse embarquer. Les deux comédiens principaux (l'avocat, le " coupable") sont excellents. J'avais beaucoup aimé "still alive", et celui ci est du même niveau, dans un registre tout à fait différent. Un grand réalisateur!
J'ai beaucoup aimé. Mélange de genres intéressants, entre thriller, comédie de moeurs ou drame, l'action se déroule lentement et met progressivement en lumière un homme en proie au doute.
Une des questions de ce film est, peut-on douter de ce que l'on a vu ? Le film débute par la scène de crime, il n'y a donc pas de doute, ce n'est pas un" whodonit" on sait et aucun doute n'est possible puisqu'il nous l'a montré. En plus le criminel avoue. Le réalisateur va s'évertuer tout le long du film a nous faire douter de ce qu'on a vu. C'est je crois ce qu'il y a de plus fort dans ce film. Ce n'est pas le seul sujet du film. La mécanique judiciaire, la culpabilité, qui est capable de tuer sont d'autres thème abordés très subtilement dans ce film.
KORE-EDA change ici de registre (le clan familial) pour un thriller juridique. On suit l'emprisonnement et le procès d'un homme qui a à nouveau tué, son ex patron cette fois. Trois avocats cherchent à le défendre mais l'homme est plutôt mystérieux, change de version à chaque fois, semble mentir, reste évasif. Les avocats décident donc de mener leur propre enquête pour essayer de comprendre cet homme. Les scènes de procès sont plutôt rares, ce qui intéresse surtout KORE-EDA c'est la psychologie des personnages, les relations familiales (encore) et il y a beaucoup de questionnements : a-t-on le droit de tuer certaines personnes "qui n'auraient jamais dû naître"? ; Est-ce que la peine de mort est défendable ou non? ; Les avocats ont-ils le droit de nier la vérité et de la transformer afin de réduire la peine de leur client ? Bref pas mal de questions, beaucoup de dialogues, dommage que le film tire un peu en longueur, 1h45 auraient suffi.
meme si quelques longueurs se font jour au cours du 1er tiers du film,il en ressort une leçon de psychologie et d'humanité qui donne au cinéma cette force qui nous prend aux tripes;2 acteurs dont la présence à elle seule vaut le déplacement avec toute l'émotion qui en découle.Merci.......
Je ne m'y attendais pas mais j'ai adoré tout et je ne me suis pas du tout ennuyée. Les acteurs sont fantastiques et beaux en plus. Belle musique, la cinématographie magnifique, pas un mot de trop, tout tombe juste. J'y pense depuis. C'est une sorte de rappel du Rashamon, le vieux film japonais classique sur le même sujet et c'est fort. Pas du tout froid mais réservé, exacte, comme une gravure.
'Le troisième meurtre' est un très bon film. Dans un registre très différent de ses films précédents, Kore-eda s'illustre avec brio, et ajoute à l'enquête policière ses thèmes de prédilection : la famille, le voisinage, la vie professionnelle de la génération salary-man, la jeunesse japonaise en perdition qui semble marcher en équilibre sur un fil etc. C'est un film très critique, quand bien même, parce que japonais, le réalisateur la formule de manière beaucoup plus tendre que le ferait un réalisateur français. Et pourtant, tout y passe : la justice, les institutions, l'éducation. On assiste tout le long du film à un véritable retournement des valeurs morales. Finalement, qui protège la jeune Sakie? Face aux non-dits, à la lâcheté et à l'hypocrisie, l'individu devient terriblement seul dans la société dont Kore-eda dresse le tableau. Le Japon se trouve sûrement à un carrefour de son histoire, au même titre que spoiler: Shigemori perdu à un croisement de circulation, dans une des dernières scènes du film. On a souvent accusé Kore-eda de mièvrerie dans ses films. Celui-ci est aussi grave et sombre, que lucide et éclairant.