Uncut Gems
Note moyenne
3,5
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214 critiques spectateurs

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Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2020
Howard Ratner ne s’arrête jamais. Ce Juif new-yorkais de 48 ans, propriétaire d’une bijouterie, vit dans un angoisse permanente. Atrabilaire, il est convaincu de souffrir du même cancer du côlon que celui qui a emporté son père. Sa vie privée est chaotique, entre sa femme, dont il est en train de se séparer, ses enfants et sa maîtresse qu’il a installée dans l’appartement qu’il possède en ville. Mais c’est surtout ses problèmes d’argent qui le minent. Accro aux paris sportifs et au basket, Howard engage le moindre dollar qu’il gagne sur des mises de plus en plus hasardeuses sans mesurer l’impatience grandissante de ses créanciers qui entendent bien récupérer leur mise. Pour résoudre tous ses problèmes, Howard a peut-être trouvé la martingale : une opale noire éthiopienne dont la valeur estimée avoisine le million de dollars.

Imaginez un semi-marathon mené au rythme d’un 400 mètres, une voiture roulant en troisième à 180 km/h, une pavane jouée au tempo d’une mazurka. Bref imaginez un film en sur-régime de 2h15. Vous aurez "Uncut Gems".

Car sitôt passée la première scène qui se déroule dans une mine éthiopienne et aboutit par un étonnant tunnel dans le colon du héros, le film démarre à un rythme haletant qu’il ne quittera jamais. "Uncut Gems" ne nous laisse pas respirer, qui suit pas à pas la course folle de Howard – dont on s’étonne qu’il ne finisse pas terrassé par un arrêt cardiaque. Ce rythme fou est encore accentué par une musique envahissante.

L’expérience est rude. Et je mentirai en disant que j’y ai pris du plaisir. J’avais éprouvé les mêmes sentiments devant le précédents films des frères Safdie, "Good Time", en 2017. Mais, après la scène finale qui m’a cloué à mon siège – ou plutôt à mon canapé, car hélas, "Uncut gems", production Netflix, n’est pas sorti en salles – et le générique de fin, au moment de réfléchir à ce que j’allais écrire dans ma critique, je n’ai eu qu’un mot : Waouh !
2985

316 abonnés 1 257 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2020
Pour une fois c'est plus l'interprétation d'Adam Sandler qui prévaut, dommage que le reste du film peine à suivre. Pas réellement de scénario, le tous n'es qu'une succession de mésaventures qui s'étale sur plus de 2h qui de plus se répète, sans réel enjeux, avec une histoire plus solide cela aurait été sûrement bien plus plaisant à regarder.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2020
Good Time le précédent film des Frères Safdie avait été une découverte très enthousiaste ! L'implication mise par les réalisateurs et l'équipe qui les accompagnait m'avais à l'époque faite forte impression. Uncut Gems est très similaire dans son approche et dans son récit, la forme se rejoins aussi à travers les marottes recensés ici et là. Pour autant mon ressentit est tout autre. Si j'éprouvais une certaine empathie - voir de la désolation - pour les " voyous " de Good Time ici je n'ai à l'égard de son personnage titre que rejet et aversion. Adam Sandler incarne ici une raclure sans scrupules dont la souffrance le galvanise. Aucun remord ne l'habite, rien ne transparaît chez lui ... Uncut Gems en cela suscite un malaise un peu déplaisant mais qui donne une fois digéré une puissance au cinéma des frères. Un long métrage qui se place en digne héritier de Bad Lieutenant et Taxi Driver ! A revoir.
Jérémie
Jérémie

179 abonnés 847 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2020
Uncut Gems montre un rôle particulier d'Adam Sandler, dans la peau d'un loser juif avide de jeux d'argent.
On suit l'histoire, regardant avec désarroi les mauvais choix constants d'Howard. On tente de comprendre ses motivations, on est troublé par tout ces enchaînements qui n'ont pas de sens, pour finir sur un drame fataliste prévisible.

C'est un bon film, intriguant, prenant et qui laisse place à toutes les éventualités. On reste agrippé à cette personne, qui est fondamentalement mauvaise, mais où l'on place beaucoup d'espoir.
Tout le film gravite autour de ce concept, et c'est ce qui rend le film agréable, presque poétique.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2023
Nerveux, tendu, scorsesien, le film raconte le quotidien d'un petit truand juif vendeur de bijou dans le New Jersey. Adam Sandler est top et joue à fond son rôle. C'est bavard, c'est parfois voir souvent épuisant et la musique est il moche mais ça vaut quand même le détour. Ne serait-ce que pour la mise en scène ultra inspirée et pour le montage ultra Nerveux.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2020
A la réalisation quadrillée sur mesure et au verbe déblatéré mais sans excès, s’ajoute une figure de style soigné qui fait de Uncut Gem une sorte d’ovni à mi chemin entre la comédie dramatique et le thriller,certes basique, mais anormalement attachant.

En préambule, on aurait pu ajouter qu’il pourrait s’agir d’une sorte de Snatch qui, au centre de son intrigue, entremêle une faune de personnages convoitant chacun leur propre intérêt, et, dont le récit est en rotation autour d’un objet bien particulier. A la différence que le style employé ici reste totalement différent et nettement moins basé sur le côté humoristique ou cocasse.

Sandler, totalement à contre emploi, y trouve à ce jour et assurément son meilleur rôle, tout en justesse. Il est le moteur même de cette machine, certes de puissance moyenne au départ, mais qui une fois son rodage effectué dans l’évolution de sa narration, trouve son rythme de croisière pour nous tenir en haleine jusqu’à sa conclusion.
gregbutton
gregbutton

41 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2021
Plutôt sympa de voir Ben Stiller dans ce genre de rôle plutôt que l'idiot habituel. Sinon le film ne raconte pas grand chose mais saisit quand même par le personnage principal, sa pitoyable quête et la fin.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2021
Uncut Gems est un film qui ne m'a pas vraiment séduit. Je suis un peu surpris du succès de ce film (qui est sans doute dû à la forte baisse d'activité au cinéma).
Je n'ai jamais été un fan d'Adam Sandler (dont l'humour m'est beaucoup trop immature et imbécile) et ce n'est pas ce film qui va me réconcilier avec. Son personnage est absolument insupportable, sa tchatche inarrêtable agace dès les premières minutes et c'est bien difficile de s'attacher à ce personnage irritant qui se met tous les bâtons possibles dans les roues. Après, en tant qu'acteur, il se débrouille bien ici puisqu'il est particulièrement énervant.
A la décharge du film, je ne suis intéressé ni par le monde de la NBA, ni par le monde des paris, ni par le monde de la joailleries ; il y avait peu de chances que ce film me séduise.
Bon, comme beaucoup de films Netflix (à quelques exceptions près signées par de grands réalisateurs), c'est très moyen.
L?c!s_H00d
L?c!s_H00d

220 abonnés 395 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2021
Produisant et distribuant des films tels que Spring Breakers d’Harmony Korine, Under the Silver Lake de David Robert Mitchell ou encore A Ghost Story de David Lowery, A24 s’est consolidé comme l’un des producteurs majeurs au niveau international, devenant l’une des références du cinéma indépendant américain.

Le précédent film des frères Safdie, Good Time (2017), était remarquable par sa frénésie et Robert Pattinson y tenait sa meilleure performance. Joshua et Benny Safdie sont devenus les représentants inattendus d’un cinéma new-yorkais underground et indépendant, réalisant le clip de Marcy Me de Jay-Z en 2017 et captant la vie chaotique, interlope et sale de New York City, plus précisément de Manhattan avec Lenny and The Kids et d’Upper West Side dans Mad Love in New York. « Energie » et « intensité » sont dès lors apparus comme les maîtres-mots de leur cinéma. Chaque endroit investi, chaque quartier, chaque square, chaque vitrine, est un lieu de tension permanente, un parcours urbain accumulant les catastrophes.

Si l’écriture d’Uncut Gems par les frères Safdie a commencé en 2010, la genèse du film est bien plus ancienne. « Durant notre enfance, notre père nous racontait les histoires qui circulaient au sein du Diamond District, un quartier spécialisé dans le commerce de diamants, à Manhattan, où il a travaillé quelque temps. Ces mini-thrillers, d’une grande drôlerie, auraient très bien pu figurer dans un « pulp magazine » », confie Joshua au Monde le 31 Janvier 2020, date de la sortie de leur film en France, sur Netflix.

On suit donc dans Uncut Gems Howard Ratner, un bijoutier, au sein de Diamond District à New York, qui voit sa vie bouleversée lorsque son opale (son « uncut gem ») fraîchement arrivée est dérobée, l’entraînant dans une étourdissante course contre la montre.

Le scénario d’Uncut Gems n’a rien d’original, le film est un peu long, mais paradoxalement il parvient à allier modestie et ambition, virtuosité et agacement pour une belle proposition de cinéma. Uncut Gems questionne le ressenti du spectateur face à un travail de mise en scène pertinent, mais ô combien éprouvant. Ce film est une crise d’hystérie collective, et en ce sens, Uncut Gems peut être insupportable. Les personnages hurlent pour échapper à une bande originale trop forte et se débattent, serrés les uns les autres, dans un espace le plus souvent confiné et sans échappatoire pour le regard (bijouterie, bureau, escalier, vestiaire, rooftop). Comme pour Good Time, par une caméra constamment à l’épaule et un travail sur les gros plans (voire les très gros plans), les frères Safdie capturent chaque secret de ces micro-territoires voire de ces micro-univers (chaque lieu a son esthétique et introduit un rapport de force amenant à un échec) où s’amassent les micro-péripéties, favorisant alors un sentiment d’enfermement et d’étouffement pour nous et le personnage. New York est donc présenté comme un milieu morcelé où tous se connaissent, jamais envisagé à grande échelle (les plans vraiment larges sont inexistants), une succession d’espaces épuisants et galvanisants gouvernés par la fortune et le risque, et les deux metteurs en scène épousent ainsi le point de vue d’Howard Ratner. Howard fonce tête baissée et s’appuie sur la chance dans une course contre la montre de tous les instants. Il joue avec l’exaspération de ceux qu’il fréquente pour tenter des coups de plus en plus gros, il emprunte à l’un pour rendre à l’autre tout en en gardant pour lui et sa famille ; il est un loser magnifique qui donne le rythme du long-métrage, notamment dans l’euphorie quasi béatifique d’un évènement sportif qui tend à nous faire oublier les problèmes qui courent après lui, une illusion qui disparaitra rapidement.

Comme ce fut le cas pour Robert Pattinson, Adam Sandler tient, grâce aux frères Safdie, à son tour son meilleur rôle. Depuis Punch-Drunk Love (2002) de Paul Thomas Anderson, il n’avait plus retenu une telle attention. Dans Uncut Gems, il endosse avec virtuosité et charisme ce rôle mélangeant arrogance, roublardise, mythomanie et lâcheté qui font toute l’ambiguïté du personnage qui ne peut plus tenir compte des contingences entre le gain et la perte et qui s’est affranchi de toute morale. Adam Sandler a d’ailleurs remercié les frères Safdie aux Spirit Awards 2020 de lui avoir apporté pour la première fois une reconnaissance critique avec ce film. Les deux frères ont poussé le comédien dans les retranchements de sa bêtise et de son génie, de sa force et de sa faiblesse. « This is how I win », lance Howard à Kevin Garnett (le champion américain de basketball jouant son propre rôle) dans le dernier tiers du film, qui peut finalement sonner comme une réelle victoire pour Adam Sandler. Il fait l’unanimité.

Avec Howard se tient le chaos, une chute telle qu’elle peut apparaître pour un héros scorsesien. Cependant les frères Safdie n’iconisent aucunement le personnage, ils dépeignent un homme. En ce sens, Howard agit comme une déflagration qui peut parfois être pénible à suivre, démontrant alors un travail d’écriture réussi. Howard ne peut s’empêcher de se mettre en danger, c’en est à la limite du masochisme. Sa vie n’est que suspense et angoisse, stupidité et exaltation, nous amenant à croire en lui malgré l’antipathie qu’il dégage. Cette antipathie est due à sa névrose, mais également au fait que l’opale (l’« uncut gem ») est pourrie au plus profond : elle est le symbole d’un commerce égoïste et autolâtre aussi captivant qu’avilissant (la séquence d’ouverture se déroule dans une mine et nous montre la jambe cassée d’un ouvrier éthiopien, accompagné par une révolte, révélant les mauvaises conditions de ces travailleurs). Par l’accumulation abusive des humiliations et des obstructions dans une chute perpétuelle, cela tend même vers le comique, échos à l’After Hours (1985) de Martin Scorsese (producteur d’Uncut Gems), on se place entre deux eaux : d’un côté on espère qu’Howard retrouve cette pierre et que le vacarme finisse, d’un autre on condamne cette exploitation déconnectée du réel et la futilité d’une telle agitation dans une épuisante fuite en avant.

Cependant, une telle frénésie fatigue. Là où Good Time est plus onirique et sensoriel, jouissant d’une frénésie comparable certes mais avec des enjeux plus forts et évidents, Uncut Gems enchaîne ses péripéties pour faire d’Howard un homme rongé par le manque de temps et d’argent, un épicurien piégé par un système qu’il rêve pourtant d’animer. Epicure écrivait d'ailleurs dans Les lettres à Ménécée : « Gardez-vous de regarder la fortune comme une déesse. »

Uncut Gems nous emmène de force dans une spirale électrisante, à travers boutiques, clubs, trottoirs et hôtels, sans prendre le temps de respirer. Tout peut basculer, à chaque instant. Le visionnage devient parfois éreintant, car un peu long, par les engueulades incessantes et les constants allers-retours des personnages. Le film manque d’une pause, d’un moment de calme, permettant d’appuyer cette fougue du personnage et cette virtuosité de l’image (le chef opérateur Darius Khondji travaille superbement les couleurs pour une imagerie clinquante) et permettant de faire repartir de plus belle cette descente en enfer, comme d’un moment de lucidité pour Howard qui retrouverait alors notre empathie. La course constante empêche le film d’avoir un climax percutant et bouleversant, un point culminant où les émotions explosent. Si le plan-séquence dans la bijouterie est une maîtrise d’intensité, le film ne retrouve pas par la suite cette apothéose qui marquerait à plus grande ampleur l’esprit. On regrettera également de ne pas voir Uncut Gems sur grand écran en France, ce qui aurait donné lieu à une expérience plus forte.

Uncut Gems est pourtant une réussite, malgré un paradoxal essoufflement, car témoigne d’un aboutissement du cinéma des frères Safdie qui certes ressassent la même vitalité de leur précédent film mais égalent leur travail de mise en scène. Good Time est sur un personnage voué à chercher un « chez soi » qui n’existe pas, Uncut Gems poursuit cela avec un personnage qui n’a pas sa place au sein de son « chez soi », l’obligeant à courir après matérialité et succès tout en prenant du plaisir à se mettre en danger. Epicure écrivait également dans ses lettres : « Il n'y a pas moyen de vivre agréablement si l'on ne vit pas avec prudence.»
Silence ça tourne
Silence ça tourne

27 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2020
Après la réussite Good Time sortie en 2017, les frères Safdie sont de retour avec Uncut Gems avec au casting Adam Sandler dans un rôle à contre emploi qui lui va à merveille. Dans leurs mise en scène les frères Safdie réussissent à retranscrire l'urgence et l'étouffement de son personnage principal par l'utilisation de gros plan, d'une caméra tremblotante, avec l'utilisation de la bande son ou encore par les nombreux dialogues. Un film étouffant dans la veine de leur précédent en fois 2. Certes un peu long mais ils gèrent la tension et le malaise à la perfection surtout dans son final puissant avec une métaphore amené avec le diamant d'une superbe manière autant sur la mise en scène que sur ceux qu'ils racontent.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2021
Un film très malaisant, poisseux, pervers, vicieux, nerveux, comme sous acide, très bavard et avec un personnage des plus antipathiques, une vraie atmosphère en tout cas. Quoiqu'on pense du personnage, de sa moralité et de son appât au gain maladif, le film s'avère plutôt intéressant dans sa manière de diagnostiquer une société profondément malade, pervertie par le dieu-argent, et reposant sur l'exploitation et les rapports de force totalement déséquilibrés - un bijoutier véreux s'accaparant ainsi d'une gemme éthiopienne. On peut aussi apprécier la virtuosité de la mise en scène et du scénario, le rythme extrêmement haletant, l'énergie et l'inventivité du film. Adam Sandler, bien loin des comédies décomplexées auxquelles il nous avait habituées, réalise un vrai tour de force, et se révèle méconnaissable et très convaincant.
paulo l
paulo l

21 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2020
“Uncut gems” des frères Safdie, sur Netflix, vaut surtout pour la superbe interprétation d’Adam Sandler dans le rôle d’un bijoutier un peu filou et plein de gouaille qui se retrouve embarqué dans une ronde faite de dettes et de paris insensés. Passionnant, bien réalisé, mélangeant la bouffonnerie et le drame, “Uncut gens” fait penser à Mean Streets de Scorsese et aux anti-héros magnifiques de John Huston.
Lionel Mesnier
Lionel Mesnier

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 octobre 2022
A lire toutes ces critiques 5 étoiles de professionnels avec des commentaires du type, ce film "est une prise d’otage artistique qui relève du génie." j'aurais du me douter que ce n'était pas un film pour moi. J'aime les films dont je comprends l'histoire, ou je suis en empathie avec les personnages. Si vous êtes simplement à la recherche d'un bon film et non pas d' "une expérience qui grise le spectateur en même temps qu’elle l’asphyxie" comme l'indique une autre critique 5 étoiles, passez votre chemin.
Yves 4.
Yves 4.

123 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2021
un tchatcheur , un loozer , beaucoup de blabla limite saoulant , grossier et injurieux , une vie dissolue et décomposé comme sa famille qui se dissout.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2020
Apparemment assez réputés par chez eux mais inconnus de mes services, les frères Safdie s’étaient fait remarquer jusqu’ici avec ‘Good time’, en 2017, une tentative tardive de casser l’image lisse de Robert Pattinson (qui n’en avait plus vraiment besoin à ce stade de sa carrière). ‘Uncut gems’ nourrit le même but inavoué vis-à-vis d’Adam Sandler, qui incarne ici un diamantaire new-yorkais, prolixe, charmeur et manipulateur, aussi matérialiste qu’il est possible de l’être mais qui éprouve une admiration mystique pour les pierreries dont il fait commerce et, côté sombre, père absent, mari infidèle, parieur compulsif et qui possède un don improbable pour se propulser au bord du gouffre à chaque fois que les événements semblent prendre une tournure positive : une figure aussi horripilante qu’attachante, en somme, mais qui permet à Sandler de s’extraire des comédies un peu nazes dans lesquelles il végétait depuis de nombreuses années et au film de fonctionner presque intégralement sur sa seule présence hyperactive. Dans un New-York qu’on n’avait plus vu aussi bouillonnant depuis des années, on assiste au flux et au reflux de ces torrents de dollars qui coulent à flot, qui se gagnent et se perdent dans un même mouvement, des possibilités qu’ils ouvrent et des dangers qu’ils recèlent. Pour rester dans le milieu des diamantaires juifs dépassés par les événement qu’il ont eux-mêmes provoqué, on n’est parfois pas si éloigné de ‘Snatch’, dont il ne possède certes pas l’humour absurde mais avec qui il partage la même énergie vibrante, le même goût pour les compromis mal pensés et les plans sur la comète les plus foireux. L’ensemble peut déplaire, sa frénésie se révèle parfois épuisante, mais au moins les Safdie n’ont-ils pas oublié que dans ce genre de traitement, la ville était un personnage à part entière : sa pulsation vitale accompagne ici à la perfection les efforts désespérés des uns et des autres pour attirer l’argent à eux, pour le retenir et le récupérer à n’importe quel prix, et ils n’en profitent pas pour poser le moindre jugement facile, ni se gausser des échecs et des cataclysmes provoqués par cette éternelle soif de l’or ; simplement, ils prennent acte d’un monde devenu dingue, accro à la vitesse, aux transactions et à la mystique capitaliste.
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