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CinÉmotion
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3,5
Publiée le 24 mars 2020
Un film SF mais surtout une sorte de thriller psychologique, avec un univers en huis clos bien maîtrisé et construit. J'ai bien aimé le propos du film, et la lecture qui en est faite, où en tout cas que je pense être retranscrite. Le fait que l'accès à la propriété fasse partie d'un contrat social et du but absolu à atteindre dans sa vie familiale, avec l'endettement inclus pour aboutir à ce rêve, entouré d'une dénonciation d'une certaine uniformité des banlieues pavillonnaires, tout se ressemble, sans aucune personnalité propre. Au final, le film dresse le portrait d'un monde abondé par le consumérisme et le système capitaliste. Le carton avec la phrase laissée par le promoteur est claire "Élevez cet enfant et vous serez libre.", alors que c'est le contraire que le système moderne impose, où élever un enfant demande du temps, de l'énergie, et une participation obligatoire et vitale à la société de consommation... où le temps accordé à l'éducation d'un enfant, n'ait pas celui accordé à la rébellion ou la critique d'un système profondément ancré et paraissant naturel aux yeux de tous. L'enfant représente ce système. L'effet de mimétisme, de duplication, de colère dés qu'on ne s'occupe plus de lui... et son père, le promoteur, représenterait alors l'Etat qui contrôle ce système, et qui semble inaccessible, parfois invisible. Une histoire qui se répète année par année, chef d'Etat après chef d'Etat... une boucle dans la boucle. L'univers est donc posé intelligemment, et à la manière d’un épisode de La quatrième dimension, par la prisme de ce que la société attend de nous, c'est en réalité une démonstration de l'absurdité de celle-ci. Le décor en huis clos est bien pensé, et extrêmement visuel, inspiré de l'oeuvre "L’Empire des lumières" de Magritte. Et c'est aussi les effets spéciaux qui créer l'ambiance anxiogène. À l'origine c'est 12 maisons qui devaient être construite en décor en studio, mais le budget le permettant pas, ils ont décidé de n'en construire que 3, avec 3 jardins et une partie de la route qu'ils empruntent, le travail consistait ensuite à dupliquer numériquement en 3D et en peinture 2D les différents éléments afin de créer l'environnement d'un réel lotissement sans issue. Le casting est très bon et convainquant, surtout le promoteur qui inspire une réelle angoisse rien qu'en le voyant. Et le duo Jesse Eisenberg/Imogen Poots fonctionne très bien ! Je reste tout de même un peu sur ma fin, il y avait matière à trouver une issue plus impactante et originale je pense, car la fin reste un peu téléphonée. Je m'attendais à une conclusion qui mènerait vers un mythe et une explication plus large et étonnante. Mais cela reste un très bon premier film, surtout pour la double lecture du propos !
Voilà un film au concept bien barré que je voulais vraiment voir avant la fermeture imminente des salles de cinéma. Huis clos pavillonnaire, critique de la standardisation de notre société à la sauce "Back Mirror", "Vivarium" ne fait pas vraiment peur mais a le chic pour déranger en rendant le banal anxiogène. Deux trentenaires à la recherche de leur nouveau foyer acceptent de suivre aveuglément un agent immobilier dans un lotissement pimpant vert-menthe. Ce qui devait être une visite express se transforme en séjour éternel. L'idéal devient infernal, et la routine confinée sous un ciel artificiel devient un pur cauchemar. L'esthétique amenée par Lorcan Finnegan est efficace et rappelle le côté épuré des tableaux de Edward Hopper. C'est étouffant au possible, et le mystère est plutôt bien préservé grâce à des indices disséminés un peu partout à la façon d'un escape-game labyrinthique. La touche philosophique, questionnant notre besoin de posséder et de rentrer dans le moule domestique, ouvre la farce horrifique à bien plus de nuances. Bon, et même si cette atmosphère singulière ne manque pas de surprises et d'humour, j'ai tout de même eu l'impression de tourner en rond au bout d'un moment. Pourtant, Imogen Poots et Jesse Eisenberg rendent compte de cette folie confinée, de ce piège malsain, de cette moisissure se cachant derrière la parfaite sobriété de cette maison. Je ne vais pas dire que le dénouement ne m'a pas étonné mais il reste convenu. Heureusement, il y a une scène clés, s'échappant un instant de ce carcan, qui vient re-stimuler notre adrénaline et notre intérêt. "Vivarium" fourmille d'originalité mais son ambiance aseptisée, peut-être trop propre et raisonnée (à la fin, il ne reste aucun mystère en suspens), manque de nous marquer durablement.
Un jeune couple recherche leur première maison. Après avoir accepté de suivre un agent immobilier un peu bizarre, Gemma et Tom se retrouvent dans un nouveau lotissement encore vide et où toutes les maisons se ressemblent. Peu convaincu par ce premier achat, le couple cherche à repartir mais va rapidement se rendre compte qu’il est piégé dans ce labyrinthe gargantuesque. Enfermés dans cette horreur aseptisée, les deux jeunes gens vont devoir y vivre tout en élevant un enfant particulièrement spécial. L’idée de critiquer notre société de consommation et capitaliste apparaît évidente dans un premier temps. L’évolution des personnages est également intéressante. Mais le film est à l’image des protagonistes, il finit par tourner en rond et part dans une quatrième dimension peu convaincante dans sa dernière partie. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Sur le papier, cela avait l'air très excitant. Quelques chose de Black Mirror dans la bande-annonce (qui, bien sûr, en montre beaucoup trop). On pense beaucoup à la série, et ceci pourrait en être un des épisodes. Au final, c'est prenant, étrange, et rien ne nous est expliqué, ce qui est aussi bien, chacun se fera son avis. Une angoisse qui monte progressivement pour une descente aux enfers parfaitement orchestrée. Mise en scène solide, scénario surprenant (abordant plusieurs thèmes actuels, engagement, consumérisme, maternité, couple...), et une très belle interprétation d'ensemble. La direction artistique est magnifique et rend le tout encore plus anxiogène. Manque peut être un peu plus de glauque, de puissance, mais voilà un deuxième film pour le réalisateur irlandais Lorcan Finnegan bien maitrisé et intéressant. On est curieux de voir la suite pour lui. Ce Vivarium, sans révolutionner le genre, nous fait donc passer un moment stressant tout autant que distrayant. Une bonne surprise.
Vraiment compliqué de noté ce film qui dès le début a l'air vraiment intéressant, mais qui au fil du temps devient très très vite incompréhensible, on ne sait pas trop ou le scénariste a voulu en venir, le film est vraiment malaisan a tel point que je me suis demandé plusieurs fois ce que je fesais devant un tel film . Malgrés un bon debut , ça tourne au n'importe quoi malheureusement meme ci le film n'est pas catastrophique . Je ne conseillerais pas vraiment aux gens de le regarder .
film complètement inutile. j'y suis allée pour la comparaison avec Black Mirror je me dis que j'aurais dû faire comme un monsieur dans la salle et m'en aller. ce film est d'un ennui qui me fascine ! on cherche un rebondissement, quoique ce soit qui vienne créer du suspense, un début d'explication et on attend. j'ai repéré des références à Men In Black, Alice aux Pays des Merveilles, les Simpsons même, sans savoir si j'étais dans le vrai. certains diraient que le couple, obsédé par le fait de trouver la maison parfaite est piégé par un monde qui au final exige d'eux de répondre à certains codes et d'agir comme il est attendu d'eux pour le bien d'une société dont on ne sait rien. la fin est assomante et m'a limite mise en colère. je me suis sentie trompée parce que l'effet de loop qu'ild ont voulu créer n'est pas expliqué et difficile à comprendre. SPOILER A DEUX FRANCS : l'extraterrestre leur dit que le devoir du couple était de l'élever pour qu'il sache se comporter dans la société humaine, mais de ce qu'on voit, une fois l'âge adulte, il n'interragit pas avec l'humain mais ne fait que de vendre des maisons à des couples. c'est tout. il ne sélectionne pas les couples selon leurs coeurs, leurs apparences, il suffit qu'ils poussent la porte de son agence. ses seules activités c'est d'aller de l'agence au quartier factice jusqu'à ce qu'un autre vienne le remplacer. ou alors je n'ai vraiment rien compris et dans ce cas j'aimerais VRAIMENT etre éclairée.
Beaucoup de critiques font allusion à la Quatrième Dimension. Et c’est vrai que l’on retrouve ce côté décalé, angoissant, mystérieux et proposant une vraie réflexion sur notre société.
Film sans queue, tête ni explication. C'est la première fois en 3 ans de cinéma illimité que je sors en étant incapable d'expliquer le film vu. En même temps il est sans intérêt. Un naufrage complet. À éviter.
Vivarium est un film très curieux qui laisse une impression bizarre, présente longtemps dans le temps, pour savoir si on aime ou pas cette fiction troublante, forte de grands moments mais aussi de répétitions pesantes. Le film souffre tout d'abord du poids de ses références : Un épisode de la Quatrième dimension (Etape dans une petite ville) (pour le récit pure), d'Un jour sans fin (pour la réitération des comportements), de 2001 odyssée de l'espace (pour l'évolution et l'usage du temps) et de Shining (pour les décors et l'enfant). C'est le problème des films hommages dont on cherche les références. Le problème vient aussi du film concept qui tourne en rond parfois. Cependant, Vivarium est assez maîtrisé sur l'usage des décors et la sensation d'enfermement qui ressort de ce récit. Solitude, perte des repères identitaires. Il est aussi une critique de la société, surtout de la famille et de la désincarnation des comportements devenus sans âmes. Les acteurs s'en sortent bien. Notons que la fin du film est bourrée d'idées et d'une terreur jusqu'au bout assumée. A l'image de la Quatrième dimension, aucune solution n'est apportée aux événements et le pessimisme abouti. Finalement, la réflexion et la perversité assumée rendent Vivarium intéressant.
Attention, Vivarium n'est absolument pas un gentil Feel-good-movie fantastique dans la lignée de "Un jour sans fin" ou "Truman show". C'est un cauchemar éveillé, assez éprouvant (dont j'essaierai de révéler le moins possible). La bande-annonce insiste sur l'étrange lotissement où nos deux personnages se trouvent enfermés. Et effectivement, toute une partie du film porte sur une lecture décalée de l'univers péri-urbain et de ses codes (l'impersonnalité de maisons identiques, les intérieurs sans goût, le petit jardin à la con, la voiture garée devant le trottoir, etc.). De ce point de vue, le film dénonce un monde aseptisé où rien n'a de goût ni de relief. Même les nuages ne ressemblent à rien d'autre qu'à des nuages. Ce monde sans limites est savamment conçu : ce lotissement a sa propre vie organique, il élimine ses déchets, incurve sa propre spatialité en dépit de toute logique, fait renaître instantanément une maison incendiée, etc. Mais ce que ne dit pas la bande-annonce, c'est l'importance de l'enfant, ou plutôt de "la chose". Et là, vous découvrirez l'un des êtres les plus abjects du cinéma récent (pensé volontairement par le cinéaste comme abject, je précise). Je ne peux pas trop en dire, mais la façon dont ce machin parle, crie, mange, regarde la télé, se promène dans les rues, regarde ses "parents" fixement faire l'amour, imite le chien, danse, etc. est tout bonnement effrayante. Le malaise s'accroît par le fait que l'on ne vous fournit aucune explication, et que vous n'en aurez jamais. Face à ça, les deux acteurs jouant les parents sont parfaits ; ils incarnent une normalité en phase avec l'idée du scénario et vrillent chacun à leur façon en un jeu pleinement maîtrisé (hormis une scène de dialogue un peu lourde vers la fin). Il faut me taire sur le dénouement final, mais si vous voulez passer une soirée légère et détendue, allez plutôt voir "La bonne épouse"... ;-) Une chose est sûre de mon point de vue : ce film conserve une indéniable présence dans la mémoire du spectateur, c'est sans doute le signe de son importance à plus long terme.
la première demi-heure est pas mal et fait penser a "black mirror " ou "Twilight Zone" . sur la durée le film devient répétitif inutilement...et donc trop long et perd de son intérêt
Si vous envisagez d'acheter une maison , éloignez vous de ce film ! Sinon l'histoire de ce jeune couple ( maîtresse d 'école et jardinier) en recherche d'une maison démarre de façon banale pour se transformer en cauchemar . Les images sont bien léchées , belles couleurs mais sans saveur . C 'est du reste le message du réalisateur de créer un monde parfait ou le paradis se transforme en enfer pour nos deux jeunes héros . une critique féroce d'un monde aseptisé , de promesses d'un catalogue publicitaire que la realite cuelle va vite faire dechanter les principaux protagonistes.A voir pour celles et ceux qui apprécient le fantastique, l étrange et le subversif sur papier glacé .
D'un ennuie sans fin... l'idée était bonne mais pas développée sur certains aspects. Dès le générique on se doute qu'il y a eu des difficultés de financement vu le nombre de boites de production. Même les décors sont trop simples et l'intérêt part aussi vite que l'intrigue.
Gemma (Imogen Poots) et Tom (Jesse Eisenberg) forment un jeune couple idéal. Elle enseigne dans une classe maternelle ; il travaille aux espaces verts. Ils cherchent, non sans mal, une maison pour s'y installer ensemble. Aussi, malgré leurs réserves sur son comportement bizarre, accompagnent-ils Martin, un agent immobilier, dans un lotissement de banlieue où ils visitent une petite maison sans charme. La visite tourne court avec la disparition de Martin qui laisse le jeune couple éperdu, incapable de trouver la sortie du lotissement. Voilà Gemma et Tom pris au piège d'une maison qu'ils n'ont jamais voulu habiter.
"Vivarium" est un film étonnant. À commencer par son titre dont le sens ne s'éclairera jamais vraiment, laissant le spectateur seul avec ses spéculations (ou moins seul si vous avez vu le film et acceptez de partager les vôtres avec moi en mp). C'est un film hyperstylisé avec des décors incroyables. Un ciel à la Magritte avec ses petits nuages blancs floconneux. Une acoustique qui fait penser à un décor artificiel comme dans "The Truman Show". Et puis surtout "Vivarium" est un conte philosophique. Une métaphore cruelle de la vie. Une vie qui contraint un jeune couple à s'installer dans une habitation où il ne se plaît pas. À s'enfermer dans une routine aliénante. À s'épuiser dans l'éducation d'un enfant hystérique. Et on se taira ici, pour conserver le suspense, sur l'issue de cette vie absurde et aliénée.
Le sujet de "Vivarium" et son traitement rappellent un épisode de "Black Mirror", l'anthologie britannique qui place ses personnages dans un futur dystopique souvent cauchemardesque. Son pitch est séduisant en diable et sa bande-annonce met l'eau à la bouche. Mais, passé la première demi-heure et nos deux héros coincés dans leur "jour sans fin", "Vivarium" peine à relancer l'histoire. Le scénario, trop plat, n'y parvient pas. Du coup, ce qui aurait sans difficulté meubler quarante-cinq minutes d'un épisode de série ne tient pas la distance des quatre-vingt dix minutes d'un film.