Proxima
Note moyenne
3,6
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208 critiques spectateurs

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Laura U
Laura U

7 abonnés 14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2020
Vous avez été touché par Ad Astra de J. Gray ? Il y a fort à parier que l'univers de Proxima saura se créer une place dans votre coeur. Une fois de plus, on a droit à une plongée sensible, intimiste et introspective en l'histoire de Sarah, une mère qui aime profondément sa fille, Stella. Ce que Sarah aime peut-être tout autant mais différemment, c'est l'astronomie. Sa passion depuis qu'elle est enfant. Tout comme Ad Astra, il nous faudra accepter d'être confronté à de forts moments de silence. Pour la réalisatrice, "l'espace, c'est faire l'expérience de la fragilité humaine". Ce qui intéresse énormément Alice Winocour, ce sont les capacités du corps et ses limites. Nous avons donc, certes, des fragilités mais qui sont portées par une figure féminine déterminée. Eva Green incarne le portrait de cette femme qui s'affirme et se surpasse pour sa passion, face aux hommes, face à elle-même et pour elle-même. Sarah n'est pas fermée aux autres. On la voit souriante, affective. Pourtant, on est déchiré devant cette relation mère-fille pleine d'amour mais d'épreuves, de compromis.
Stella, petite-fille introvertie est souvent montrée à l'image comme isolée dans le plan, avec derrière elle un fond sombre traduisant toute sa solitude intérieure tandis que d'autres enfants jouent gaiement dehors.
Sa maman s'apprête à quitter la Terre, mais dans le même temps, à la quitter elle.

Ne vous méprenez cependant pas, notre voyage s'arrête à la vie Terrienne du personnage et au temps de préparation que son grand départ lui demande. Procédé tout aussi intéressant, si l'on est pas assoiffé de science-fiction.
JudyCarlotta
JudyCarlotta

82 abonnés 166 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 décembre 2019
Un film que je n'irai pas revoir. Eva Green et Zélie Bouland sont très bien. Je n'arrive pas à saisir s'il s'agit d'un film sur l'amour maternel, qui est tellement plus compliqué que l'amour paternel, d'après ce film, ou de la critique d'un ex-conjoint, peu coopératif (jaloux de sa carrière?) – qui a la manie de faire rater l'avion à sa fille qui veut voir sa mère, ou de celle de l'enfant-roi qui passe avant tout. Peut-être tout cela à la fois. Si vous vous passionnez pour la conquête de l'espace, ce film a une valeur documentaire indéniable sur la préparation des astronautes, alors pourquoi pas ? Moi, je me suis un peu ennuyée.
Loïck G.

394 abonnés 1 832 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2019
Grande idée que de parler de l’amour filiale à travers ce récit d’une aventure spatiale qui se passe avant tout sur le plancher des vaches. Comme Damien Chazelle l’a remarquablement exprimé dans « First man », Alice Winocour nous rappelle que le plus dur pour aller sur la lune, c’est d’avoir les pieds sur terre. Ou l’histoire d’une astronaute française qui doit expliquer à sa petite fille les enjeux de son métier et ce qu’elle va faire pendant un an, très très loin d’elle. Subtile, touchant , ce n’est pas un film à hauteur d’enfant selon l’expression consacrée, mais à hauteur des questionnements du gamine, subtile et pertinente . Mais aussi très peinée par l’histoire qu’elle s’apprête à vivre. Zélie Boulant-Lemesle qui l’interprète est incroyable d’assurance et de naturel. Elle est quasiment de tous les instants, et ne flanche jamais, toujours sûre d’elle et crédible au possible. Bien soutenue par sa maman de fiction Eva Green qui se révèle elle aussi à la hauteur des enjeux engagés par la jeune cinéaste. Un grand film.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Pauline R
Pauline R

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2019
Une magnifique Eva Green dans ce rôle d'astronaute qui lui va si bien. Une belle histoire d'amour mère/fille qui est traitée subtilement et en respectant la réalité qui n'est pas toujours un conte de fée. Elle aurait peut-être mérité d'être plus poussée sur la petite fille et son histoire.
De très belles images, toutefois il ne se passe pas grand chose dans ce film mis à part l'entraînement de la mère qui se prépare à aller dans l'espace. Des débuts d'histoire et de problématique auraient pu être développé davantage spoiler: comme le sexisme qui devient inexistant simplement après un training par exemple.
.
Counch88
Counch88

6 abonnés 28 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 décembre 2019
Le film est froid. La réalisation est fade, pas de prise de risque, un récit linéaire qui se focalise essentiellement sur la relation mère/fille. Le thème du voyage spatial n'est qu'un prétexte. On n'y apprend pas grand chose car finalement ce n'est pas le sujet du film. Reste cette relation, qui manque de vie, on ne s'attache pas vraiment aux personnages, malgré une très bonne interprétation, surtout la petite fille. Ca manque d'émotion. Je dirais que le traitement des personnages est raté,le film n'est pas très intéressant. On ne ressent rien, on ne se pose pas de question, le film ne nous fait pas réfléchir. A quoi sert ce film?
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

234 abonnés 1 518 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2019
Après First Man et Ad Astra voici encore un film sur l'exploration spatiale qui relie l'intime à l'infinité de l'espace, même si ici on se cantonne à l'entrainement des cosmonautes. Avec le temps j'avais fini par oublier qu'Eva Green est française et suis content de la voir tourner dans sa langue maternelle. Ici donc pas d'effets spéciaux mais simplement la relation d'une mère et de sa fille, d'une mère qui va disparaître momentanément dans les étoiles et d'un petite fille qui va grandir sans elle. Un film sur le manque et la maternité qui malheureusement ne m'a pas emporté ni touché plus que çà. On est très loin de l'émotion suscitée par les films de Chazelle et Gray.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 décembre 2019
"Proxima" est un grand film touchant et sensible qui te fait grandir, loin de Mars, et même temps t'ouvrir les yeux sur le fond de l'humanité des êtres qui ne cessent de se projeter vers d'autres univers, loin de leur planète.
On y voyage intérieurement, en restant sur Terre tout en se rapprochant de nos proches.
Magnifique
Narnet
Narnet

34 abonnés 166 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2019
Vu en avant première le lundi 25 Novembre. Un petit 3 : pas convaincu ni par le film, ni par la prestation d'Eva Green ...
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 254 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2019
Une idee simple: filmer les preparatifs d'une femme astraunote. Tout se passe sur terre, sauf l'avant dernière scene. C'est filmé au plus pres, sans esbrouffe, avec juste la retenue et l'emotion necessaires. Et on sort de là enthousiasmé et heureux! Oui, heureux!
Charles P.
Charles P.

12 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2019
Bon jeu d'acteur. Thème profond et intelligent, ça fait du bien
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eliacam
eliacam

24 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2019
Attention ceci ressemble à un film de science fiction mais n'en est pas un du tout ! Il s'agit d'un film sur la passion d'une jeune femme astronaute et de ce que cela veut dire pour sa petite fille à qui elle doit annoncer qu'elle va la quitter pour une année entière passée en orbite autour de la terre ... pas sûr qu'un enfant puisse comprendre cela, pas sût que je le comprenne non plus ... quand on vit une passion aussi dévorante, aussi extrême, aussi dangereuse, peut on y mêler d'autres personnes a fortiori ses enfants ?
CinÉmotion
CinÉmotion

222 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2019
Très beau film. Il ne faut pas s'attendre à un film sur l'espace avec pléthore d'effets spéciaux. Non, les seuls effets spéciaux sont les effets dégagés par ce magnifique scénario, cette histoire forte sur la relation mère-fille. La jeune actrice Zélie Boulant-Lemesle y est incroyable de justesse et Eva Green bouleversante. On vit littéralement cette comparaison de l'éloignement de la terre avec l'éloignement de sa famille et sa fille. Quitter ce que l'on connait pour un univers si vaste et imprévisible. Quitter ce qu'il y a de plus cher pour soi avec ce risque de le perdre à jamais. Le jeu est toujours juste et le rythme lent du film ne fait qu'appuyer l'émotion qui se dégage. Sentir cette peur maternelle à mesure que le départ se rapproche. Puis cette scène de spoiler: la quarantaine où une vitre sépare littéralement l'amour et l'affection mère-fille rendue abstraite.
Il y a juste la scène qui suit qui me parait peu crédible, le fait que spoiler: la mère puisse s'échapper du centre de préparation et quarantaine de cette façon pour rejoindre sa fille à l'hôtel et tenir la promesse à laquelle elle s'était engagée,
sans qu'elle se fasse voir, sans caméras de surveillance, en brisant clairement le protocole de sécurité et sanitaire. Le film présente aussi le combat des femmes pour intégrer ce milieu qui se veut très masculin, les femmes ne représentant que 10% des astronautes aujourd'hui. A ce titre, j'aurai apprécié que le personnage de Mike Shanon, l'un des autres astronautes partant en mission avec elle, et qui a quelques répliques sexistes, puisse finalement lui aussi être montré comme ému et touché de l'éloignement de ses enfants à la fin, simplement pour ne pas signifier que l'amour maternelle serait la faiblesse des femmes, et difficile uniquement pour les femmes ce qui tend à renforcer la discrimination envers elle dans ce milieu. Malgré tout le film est sublime et fort. Le courage et la force maternelle/féminine une fois de plus prouvé et démontré et joué admirablement bien par Eva green. Sympas aussi de voir la participation de l'excellent Thomas Pesquet au projet.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 décembre 2019
Vraiment trop bien, la seule chose qui m'empêche de mettre 5 étoiles est la scène de la quarantaine, qui casse un peu le réalisme du film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 décembre 2019
Les films de la réalisatrice Alice Winocour sont assez rares, le dernier remontait à 2012, elle est le plus souvent scénariste, on se souvient avec délectation du film franco-turc « Mustang », lequel avait raflé une dizaine de Prix, de Cannes aux César et ailleurs. Aujourd’hui est sorti en salles, son dernier film en tant que réalisatrice, « Proxima » comme la planète du Centaure, la plus proche de chez nous en dehors du système solaire, à quand même un peu plus de 4 années lumière. Belle balade à faire !

« Proxima », c’est un très bel hommage aux femmes cosmonautes. J’emploie le terme russe parce que seuls les russes envoient aujourd’hui des êtres humains dans l’espace à bord des Soyouz, et parce qu’une grande partie du récit se déroule à Baïkonour, au Kazakhstan,

Sarah, magnifiquement interprétée par Eva Green, rêve depuis son enfance de voler dans l’espace. On la retrouve en plein entraînement à Cologne, au Centre spatial européen. Elle a une fille, Stella, environ 8 ans, est séparée de son compagnon, bien que ce dernier vive aussi au Centre spatial. Sélectionnée pour partir dans le prochain vol vers la station orbitale, puis vers Mars, elle quitte sa fille pour un séjour, d’abord à la Cité des Etoiles, puis à Baïkonour. Séparation pas simple du tout entre la fille et la mère, remarquablement décrite par Winotour. La réalisatrice propose deux histoires parallèles, celle de la mère en Russie, celle de la fille en Allemagne, histoires qui se rejoignent parfois quand Stella va rejoindre sa mère.

On est plongé en plein cœur de l’entraînement des cosmonautes, sorte de documentaire, manifestement les russes ont ouvert en grand leur centre spatial à la réalisatrice. On découvre que ces hommes et ces femmes ne sont que des êtres humains, en aucun cas des surhommes (ou surfemmes), chacun pouvant avoir des moments de faiblesse, quelque blessure, mais à la fin, on part. Le final est somptueux : d’abord, lorsque les 3 cosmonautes arrivent devant la fusée, la caméra devient l’œil de Sarah sous son scaphandre, le pope est là pour bénir (c’est toujours ainsi à Baïkonour), puis le départ avec les caméras de Winotour, placées sous la fusée nous offrent un spectacle son et lumières absolument fabuleux.

Petit reproche : on aurait pu se passer de l’extravagante escapade de Sarah et de sa fille, la veille du départ, en pleine nature. C’est totalement irréaliste ! Même si cela règle une fois pour toutes les problèmes de la fille qui ne verra plus sa mère pendant un an, Stella repartant en Allemagne avec son père, le cœur apaisé.

Et ne manquez pas le générique final avec les photos de toutes ces femmes qui depuis Terechkina en 1963, ont volé dans l’espace. Il y en a plus qu’on ne croit. La française Claudie Haigneré en fait partie.
Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 décembre 2019
Le rêve de Sarah Loreau est sur le point de se réaliser. cette brillante astronaute a été retenue pour participer à la prochaine mission internationale Soyouz vers la Station spatiale internationale (ISS) en orbite autour de la Terre. Objectif : préparer la conquête de Mars.
Sarah, qui travaille à Cologne, à l'Agence spatiale européenne (ESA) va devoir quitter sa fille unique pour se préparer. D'abord à la Cité des étoiles près de Moscou puis à Baïkonour sur le pas de lancement. Même si elle est séparée, elle peut compter sur Thoma, le père de Stella, pour prendre soin d'elle.

Depuis quelques années, suite peut-être au succès de "Gravity" et d'"Interstellar", la conquête spatiale redevient à la mode. Mais elle n'est pas traitée sur le mode épique des décennies passées façon "L'Étoffe des Héros" ou "Appolo 11". Le genre est plutôt le prétexte à une introspection métaphysique - comme l'était déjà en son temps le génial "2001". C'est le cas du très raté "High Life" comme des très réussis "Ad Astra" ou "Premier contact".

"Proxima" explore le même filon, sur un mode quasi-documentaire. On y suit le parcours d'obstacles que doit franchir un astronaute avant son départ. Et l'épreuve est d'autant plus éprouvante que c'est une femme qui la subit, en proie non seulement à la dureté objective d'un programme épuisant, mais aussi au machisme ambiant - incarné ici par Matt Dillon. Le film du coup se teinte de féminisme.

Mais le vrai sujet du film est, comme l'annonce son affiche, dans la relation mère-fille. Le plus dire pour Sarah Loreau ne sera pas en effet de s'arracher à l'attraction terrestre, mais de couper le cordon ombilical qui l'unit à son enfant. Le dilemme est cruel qui l'oblige à choisir entre vivre l'accomplissement de sa carrière professionnelle et abandonner pendant une longue année sa fille.

Le dilemme est sans doute poignant quoique - et j'écris la phrase qui suit en tremblant de me faire arracher les yeux par mes lectrices et par la moitié de mes lecteurs - il le soit sans doute plus pour une mère que pour un père. Mais plus grave, il ne fonctionne pas ; car, pas l'ombre d'un instant on ne doute de la détermination de la froide astronaute à aller au bout de sa mission.

"Proxima" ne décolle pas. Il ne quitte pas la surface de la Terre pas plus qu'il ne suscite de vraie émotion.
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